La persistance de la crise de la dette souveraine dans la zone euro et une croissance du PIB faible, voire négative, sont les principaux facteurs qui vont, en Europe, Moyen-Orient et Afrique (EMEA), déterminer en 2013 la qualité de crédit des sociétés non financières, annonce Moody’s Investors Service dans une nouvelle étude publiée le 6 décembre (« EMEA Corporates: 2013 Outlook »).« S’agissant des émetteurs, Moody’s s’attend à une fragilité persistante des profils de crédit, avec un nombre de déclassements qui va, en 2013, vraisemblablement être encore supérieur aux relèvements de notation », précise Jean-Michel Carayon, Senior VP chez Moody’s qui co-signe cette étude. Conjuguée aux mesures d’austérité toujours en cours des gouvernements, la faiblesse de la croissance devrait, selon l’agence, brider les dépenses de consommation. Les opérateurs de télécommunications, les groupes de grande distribution et les fabricants automobiles en seront les plus sévèrement touchés. Début décembre, le nombre de « perspectives sectorielles » - soit les opinions de l’agence sur les conditions opérationnelles par secteur reflétées dans ses notations d’entreprise - stables en EMEA n’a été que modérément supérieur aux perspectives jugées négatives. Si ces tendances défavorables devaient se poursuivre, Moody’s pourrait, courant 2013, éventuellement réviser à négatives un plus grand nombre de perspectives sectorielles. L’agence de notation a, en février, revu à négative sa perspective pour les groupes de grande distribution situés en Europe et les équipementiers automobiles de la zone EMEA, la perspective de l’industrie chimique pour l’Amérique du Nord et la zone EMEA ayant, quant à elle, été réévaluée à négative en novembre. Compte tenu de la faible confiance dans une reprise économique, les émetteurs issus de secteurs par nature cycliques comme les groupes sidérurgiques, chimiques et les fabricants de matériaux de construction présentent une faible tolérance à une dégradation des performances s’ils veulent pouvoir maintenir leurs niveaux actuels de notation. L’atonie de la demande pèsera également sur les résultats dans plusieurs branches de l’industrie chimique, affectant même de grands groupes comme Akzo Nobel NV (Baa1, sous surveillance négative) qui demeure exposé à des segments de marchés peu performants. S’agissant du secteur des matériaux de construction, les sociétés comptant parmi les moins diversifiées géographiquement, telles que Italcementi SpA (Ba2, perspective négative), sont plus vulnérables. Les écarts de performance opérationnelle entre les sociétés fortement exposées à l’Europe du Sud et celles qui sont davantage exposées à l’Europe du Nord demeurent importants, comme l’attestent notamment les résultats de Fiat SpA (Ba3, perspective négative) ou Telefónica SA (Baa2, perspective négative). Moody’s insiste par ailleurs sur la montée du risque que le marasme économique touchant les pays d’Europe du Sud ne s’étende à l’Europe du Nord. S’agissant des émetteurs non financiers notés, une dégradation plus poussée des profils de crédit se traduisant par le passage en catégorie spéculative (SG) de grands groupes initialement considérés de qualité investissement (IG) - les « Fallen angels » - pourrait, en outre, remodeler le paysage européen et accentuer une instabilité déjà présente sur les marchés financiers. ArcelorMittal (Ba1, perspective négative) en constitue d’ailleurs, pour la zone EMEA, l’exemple significatif le plus récent. Le ralentissement récent de la croissance économique sur les marchés émergents, et notamment en Chine, devrait également constituer l’an prochain un important facteur de crédit pour des industries cycliques comme la chimie et sidérurgie, estime Moody’s. Les entreprises européennes qui se sont tournées vers les marchés émergents pour compenser la fragilité de la croissance dans leurs pays d’implantation traditionnelle en Europe occidentale pourraient en voir leur chiffre d’affaires affecté.
Si, dans l’ensemble, les ETF européens ont collecté en net 21,18 milliards de dollars entre le 1er janvier et le 30 novembre, dix des vingt plus grandes maisons subissent des remboursements nets. Les plus fortes sorties ont affecté ComStage (1,45 milliard), EasyETF (831 millions) et db x-trackers (788 millions), selon les calculs d’ETFGI.En revanche, les plus fortes rentrées nettes ont été enregistrées par iShares, 14,7 milliards, Source (2,87 milliards) et SPDR ETFs (2,07 milliards).En matière d’encours, iShares domine de très loin le peloton, avec 132,06 milliards de dollars à fin novembre, devant db x-trackers (44,38 milliards) et Lyxor (37,39 milliards).
Les politiques budgétaires restrictives engagées depuis début 2011 par les gouvernements européens ont pénalisé leur activité économique. A elles seules, elles ont retiré 0,6 point de croissance à la zone euro en 2012, selon une étude publiée le 6 décembre par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).Cet impact négatif est dû à la fois directement aux mesures d'économies et aux hausses d’impôts engagées dans chaque pays et à celles menées chez ses principaux partenaires commerciaux via le canal du commerce extérieur. Mais ce deuxième facteur est beaucoup plus faible.Ainsi, l’Espagne et l’Italie, qui ont fortement alourdi leurs restrictions budgétaires en 2012, devraient voir cette année leur croissance privée de respectivement de 1,3 et 1,1 point de produit intérieur brut (PIB) auxquels il faut ajouter 0,1 point seulement pour l’effet induit par la réduction des exportations due aux plans de rigueur des pays voisins. L’effet négatif total des cures d’austérité est de 0,4 point de PIB en 2011 tant pour l’Allemagne que l’Espagne, la France, l’Italie ou l’ensemble de la zone euro. En 2012, l’effet s’estompe pour l’Allemagne (0,2 point) et augmente pour la France (0,8 point). «Il convient toutefois d'être prudent dans l’interprétation de ces chiffres», avertit l’Insee. «Il est possible que sans ces consolidations budgétaires, l’incertitude sur la soutenabilité des dettes publiques de la zone euro aurait augmenté», explique-t-il dans un communiqué.
Pour janvier-novembre, où les ETF ont drainé en net 201 milliards de dollars dans le monde, les produits de iShares se sont classés en tête avec des rentrées nettes de 65,85 milliards de dollars, devant Vanguard, avec 54 milliards et SPDR ETFs avec 4,68 milliards, indique ETFGI.Les plus fortes sorties nettes sur les onze premiers mois de l’année ont été subies par ComStage (Commerzbank) avec 1,45 milliard, Direxion (887 millions) et EasyETF (BNP Paribas) avec 831millions.A fin novembre, l’encours mondial des ETF ressortait à 1.688 milliards de dollars, soit 2 % de plus que fin octobre (1.655 milliards) et 24,6 % de plus que fin décembre 2011 (1.355 milliards). Les trois premiers promoteurs d’ETF sont iShares (707,24 milliards de dollars fin novembre), devant SPDR ETFs (251,26 milliards) et Vanguard (242,76 milliards). A titre indicatif, le quatrième acteur est Invesco PowerShares avec seulement 60,91 milliards de dollars. Autrement dit, les trois premières maisons trustent à elles seules 71,2 % de l’encours total des ETF.
Pour novembre, les 4.747 ETP dans le monde ont enregistré des souscriptions nettes de 25 milliards de dollars contre 11 milliards pour les 4.721 produits recensés à fin octobre. L’encours du 30 novembre ressortait à 1.871 milliards de dollars contre 1.842 milliards un mois plus tôt, constate le BlackRock Institute.Sur les onze premiers mois de l’année, les rentrées nettes ont porté sur 218,9 milliards de dollars, un nouveau record, et ce montant est largement supérieur aux 173,4 milliards enregistré pour l’ensemble de 2011. le précédent record pour janvier-novembre datait de 2008, avec 208,5 milliards de dollars.En matière de flux, les ETP américains, qui représentent 70 % de l’encours total, ont bénéficié de 73 % des souscriptions nettes depuis le début de l’année, et de 82 % pour le seul mois de novembre.
L’agence Standard and Poor’s (S&P) a placé le 5 décembre la Grèce en situation de «défaillance partielle», à un cran du défaut de paiement, à l’heure où le pays est engagé dans un complexe programme de rachat de sa dette visant à débloquer l’aide de ses bailleurs de fonds.L’agence d'évaluation financière avait déjà placé la Grèce dans cette catégorie de «selective default» en février avant de remonter sa note d’un cran à «CCC» en mai. En août, elle avait toutefois attribué au pays une perspective «négative» laissant augurer d’une possible dégradation dans les mois à venir. S&P n’a pas immédiatement fourni de communiqué pour expliquer ce nouvel abaissement, toutefois visible sur le site internet de l’agence. Le défaut partiel signifie que SP considère que la Grèce ne peut déjà plus faire face à ses obligations de paiement sur une partie de sa dette.
Le 3 décembre, BNY Mellon et OTC Markets Group Inc ont annoncé la création de l’indice OTCM ADR qui couvre actuellement les ADR (American depository receipts) de 535 grandes capitalisations internationales de 38 pays et dix secteurs. Ces valeurs sont cotées sur les places de marché OTCQX, OTCQB et OTC Pink.Il s’agit d’un indice capi-pondéré ajusté du flottant et calculé en temps réel.
Au 30 septembre, on recensait en Europe 32.138 fonds d’investissement bénéficiant d’un agrément de commercialisation en Europe. Selon Lipper, c’est le résultat, pour le troisième trimestre de 404 lancements (contre 417 en avril-juin) et de 712 radiations, dont 471 liquidations (contre 535) et 241 fusions (contre 340).Par rapport au troisième trimestre 2012, le nombre de créations a chuté de 219 unités pendant que celui des liquidations augmentait de 39 unités et que celui des fusions diminuait de 39 unités (lire Newsmanagers du 8 août).Par classe d’actifs, les fonds les plus nombreux étaient fin septembre ceux d’actions (37 %) devant les diversifiés (24 %) et les obligataires (18 %). Les fonds monétaires représentaient 5 % du total et les «divers» les 16 % restants ventilés entre fonds immobiliers, matières premières, garantis et fonds de hedge funds.Lipper souligne que les fonds d’actions ont été ceux avec les fermetures les plus nombreuses, avec 166 liquidations et 90 fusions, tandis que les fonds obligataires ont connu le plus nombre le plus élevé de créations (121).Le Luxembourg était le premier pays d’implantation avec 8.562 fonds devant la France, avec 4.856 produits.
Le munichois DAB bank a annoncé la création des indices de valeurs mobilières FIPOX-S et FIPOX-C destinés à mesurer la performance des gestionnaires indépendants, le premier en version prudente (Safety) et l’autre plus dynamique (Chance).Ces indices répliquent les expositions des dix meilleurs gérants de portefeuilles parmi les clients de la DAB bank, qui compte les deux tiers des professionnels allemands du secteur disposant d’un agrément de la BaFin. La banque directe établira chaque année quels gérants ont généré la meilleure performance sur les trois dernières années. Les meilleurs dans les classes obligations et fonds obligataires entreront dans le FIPOX-S tandis que les mieux classés sur les actions, les certificats ou les fonds diversifiés feront partie du FIPOX-C. La pondération des valeurs sera actualisée chaque mois.Le calcul, la composition et la publication des deux indices seront distribués par ICF Kursmakler avec une valeur par minute pour chacun des indices.
Le bon comportement des marchés d’actions au mois de novembre a rendu ces derniers difficiles à battre. Notamment sur la zone euro. Des stocks-pickers ont néanmoins pu s’illustrer et enregistrer, sur un mois, des progressions nettement supérieures à celle de l’indice de référence. A l’inverse, les gestions quantitatives systématiques ont souffert. Au sein du mandat euro d’amLeague, sept portefeuilles sur dix-huit sont parvenus à faire mieux que l’Eurostoxx net return (+2,78 %). Dexia AM, Ecofi Investissements et Mandarine Gestion affichent ainsi des gains respectifs de 4,45 %, 4,29 % et 4,08 %. Sur une période d’observation de trois mois, ces sociétés de gestion se caractérisent logiquement par leur surexposition au marché (via un beta supérieur ou égal à un) et des choix de valeurs qui se sont montrés payants (avec un alpha positif). En bas de tableau, les sociétés de gestion quantitatives se singularisent par des caractéristiques inverses – faible exposition au marché et choix de valeurs pénalisant : Swiss Life AM et Tobam ne progressent que de 1,65 % et 1,54 % respectivement tandis qu'à la dernière place, ING IM est le seul portefeuille dans le rouge (-0,20 %), le stock picking ayant eu une contribution négative importante. Dans le mandat Europe, le panorama est peu ou prou identique. Les surexpositions au marché et des choix de valeurs positifs ont porté les meilleurs. Un cran en deça, toutefois. Dexia AM, Sycomore AM et Edmond de Rothschild AM (Edram) occupent sur le mois de novembre les trois premières places – avec des gains respectifs de 5,78 %, 3,80 % et 3,70 %. Ils figurent parmi les douze portefeuilles sur vingt à faire mieux que l’indice de référence, le Stoxx 600 net return (+2,19 %). En bas de tableau, Ossiam (+1,42 %), Tobam (+0,86 %) et Swiss Life AM (+0,51 %) ont été pénalisés ce mois par leurs gestions moins exposées au marché (avec un beta d’environ 0,5) et une contribution négative du choix de valeurs. Enfin, au sein du mandat Global Equities, six portefeuilles sur treize ont battu l’indice Stoxx 1800 net return (+0,87 %). La gestion active s’est illustrée puisque le trio de tête est composé d’Edram (+2,30 %), Ecofi Investissements (+2,18 %) et AllianzGI High Alpha Strategy (+1,40 %). Edram se distingue également en occupant la tête du classement avec une sous-exposition au marché (0,7 ) sur les trois derniers mois. En revanche, le stock picking a été judicieux. Aux dernières places, les gestions quantitatives de Swiss Life AM (-0,13 %), Theam (-0,38 %) et Tobam (-0,40 %) présentent elles-aussi une nette sous-exposition mais, sur trois mois, le choix de valeurs des gérants n’a pas été payant.
Les décideurs européens appellent les pouvoirs publics à abandonner leurs plans d’austérité en faveur de mesures de dépenses permettant de revitaliser le marché des fusions/acquisitions en 2013. Telles sont les conclusions de la troisième édition de «Doing the Deal», l'étude annuelle réalisée par NetJets Europe sur le marché européen des transactions (1).L'étude révèle qu’un peu moins de la moitié des décideurs européens (48%) anticipent une hausse des activités de fusions/acquisitions en 2013. L’augmentation des transactions est estimée à 227 milliards d’euros en valeur, ce qui porterait le montant total à plus de 1 700 milliards d’euros, soit un recul de 300 milliards par rapport aux prévisions de 2012. On observe en outre que 26 % estiment que l’activité F&A se repliera en 2013, contre 8 % en 2012, témoignant d’un manque de confiance persistant et, au mieux, d’une vision prudemment optimiste pour l’année à venir.Le rapport a examiné de plus près la crise de la zone euro et son impact potentiel sur l’activité de F&A en 2013. 55 % des personnes interrogées ont déclaré que les mesures d’austérité globalement privilégiées par les autorités européennes entravaient actuellement les activités de fusions/acquisitions et la prospérité économique. 79 % des décideurs estiment que la solution aux problèmes économiques réside dans l’injection de capitaux par les économies nationales, contre seulement 13 % qui prévoient un retour de la croissance grâce aux mesures d’austérité. Étonnamment, malgré les opinions négatives, seul 1 % des participants anticipe une sortie de la zone euro par l’un de ses États membres. À la question de savoir de quel État membre il pourrait s’agir, la plupart ont cité la Grèce..Le secteur de l'énergie et des ressources devrait être le plus actif en termes de F&A en 2013. En revanche, les services financiers, classés au second rang l’an passé, créent la surprise en chutant à la cinquième place, seuls 18 % des participants prévoyant qu’il s’agira d’un secteur actif en 2013. Bien que 17 % des participants aient cité Internet / e-commerce comme un secteur actif en 2013, seuls 10 % pensent qu’il le restera durant les cinq prochaines années, ce qui laisse entrevoir une bulle Internet susceptible d’exploser.Lorsqu’on leur demande d’indiquer les pays qui, selon eux, constitueront les cibles les plus actives en termes de fusions/acquisitions cette année, les décideurs citent avant tout la Chine (71 %) les États-Unis (58 %) et la Russie (30 %). En revanche, certains signes indiquent que la Chine et les États-Unis pourraient ne pas être en mesure de soutenir ce niveau de croissance à long terme, les participants prévoyant que l’activité de F&A chutera dans ces régions au cours des cinq prochaines années. Cette situation contraste avec celle du Brésil (39 %) et de l’Inde (46 %), pays dans lesquels les participants anticipent un redoublement d’activité au cours des cinq prochaines années dans la mesure où leurs économies continuent de se renforcer. Étonnamment, le Royaume-Uni est passé cette année du huitième au sixième rang au classement des marchés de fusions/acquisitions les plus actifs, devançant ainsi ses voisins européens comme la France (15e) et l’Allemagne (9e).(1) L'étude «Doing the Deal» a examiné les réponses de 175 décideurs européens évoluant au sein de sociétés de capital investissement, banques d’investissement, cabinets comptables et cabinets juridiques, et qui ont travaillé sur des transactions représentant au total plus de 136 milliards d’euros l’an passé. Menée par Remark, le service de recherche sur les fusions/acquisitions et les introductions en bourse du cabinet mergermarket,
Les émissions obligataires libellées en yuans sur la place de Hong Kong, ou «dim sum bonds», semblent retrouver actuellement les grâces des investisseurs, rapporte Les Echos. En novembre, ces obligations ont atteint un point haut en quatre mois. Les groupes internationaux, en particulier, se laissent de nouveau séduire par ces obligations, puisqu’ils ont levé 5,4 milliards de yuans par ce moyen en novembre, contre 1,2 milliard en octobre. Ce regain d’intérêt doit beaucoup à la conjoncture, puisque la Chine publie presque toutes les semaines actuellement des statistiques qui pointent une stabilisation, voire un réel rebond de son économie cet automne.
A l’occasion de la troisième édition de son forum financier à Hong Kong, Paris Europlace, l’association de promotion de la place financière de Paris, a présenté sa feuille de route pour contribuer à l’internationalisation du Renminbi (RMB) et faire de la place de Paris un pôle européen leader pour l’accès à la devise chinoise. Trois priorités ont été fixées. Il s’agit premièrement de renforcer et élargir les services financiers existants à Paris pour accompagner les entreprises françaises et européennes, y compris les PME. L’objectif est de leur permettre une plus grande maîtrise des risques de taux et de change, et d’améliorer leurs conditions de financement.Ensuite, Paris Europlace souhaite développer à Paris un pôle de liquidité en RMB offshore, à même de permettre la gestion des flux commerciaux en devise chinoise, notamment pour les transactions effectuées entre les entreprises chinoises et africaines, compte tenu de l’expertise française sur les échanges commerciaux avec l’Afrique.Enfin, la troisième priorité est d’offrir la meilleure liquidité aux banques internationales actives sur le marché RMB en Europe, et notamment sur les fuseaux horaires complémentaires à ceux de Hong Kong. Pour déployer sa stratégie, Paris Europlace compte «mener une série d’actions concrètes ": informer et sensibiliser les entreprises, y compris les PME, sur les opportunités offertes par l’internationalisation croissance du RMB, et mieux faire comprendre les règles et pratiques sur ce marché, promouvoir les services déjà développés par les banques françaises et chinoises auprès des entreprises et des investisseurs européens, et enfin renforcer la mobilisation des acteurs de marché et des autorités de tutelle français et européens pour favoriser l’internationalisation du RMB.
Les membres du Panel Allocation de L’Agefi comptent bien profiter du mouvement haussier qui se dessine sur le marché actions jusqu'à la fin de l’année. Les actions sont la seule classe d’actifs qu’ils surpondèrent. Elles représentent désormais 50% de leur portefeuille. Du côté de l’obligataire les opinions restent équitablement partagées mais les gestions restent largement sous-pondérées pour les grands souverains et les corporates bien notés, dont le rendement est très faible. Enfin côté cash, la moitié des gestions ont réduit leur part de cash, la moyenne reste stable à 5%.
Le nombre de hedge funds alternatifs recensés par la banque de donnée Absolute Hedge est passé à 299 pour le troisième trimestre contre 292 pour le second tandis que les actifs gérés par ces fonds atteignait 84,7 milliards d’euros fin septembre contre 82,5 milliards trois mois auparavant, selon la dernière édition du Alceda Quarterly UCITS Review.Malgré la multiplication des stratégies alternatives, le long/short equity reste le segment comptant le plus de produits, avec 113 fonds et un encours de 11,1 milliards d’euros. Cela posé, les 53 fonds global macro pèsent 32,2 milliards et les 28 fonds crédit atteignent 21,5 milliards d’euros.L’indice AH UCITS a gagné 1,81 % au troisième trimestre et sa performance depuis le début de l’année ressort ainsi à 2,21 %. En dehors des managed futures, qui ont accusé une perte moyenne de 0,81 %, toutes les stratégies alternatives ont été dans le vert en juillet-septembre. Le long/short equity, qui avait perdu 2,77 % en avril-juin, a signé la plus forte performance au troisième trimestre, avec 2,88 %.
Sur le marché du financement immobilier, les compagnies d’assurances et les fonds de dette prennent en partie le relais d’autres acteurs comme les établissements de crédit, rapporte L’Agefi. La présence de ces prêteurs alternatifs sur le segment de la dette immobilière est appelée à croître en Europe. Leur part de marché pourrait représenter plus de 20% des encours d’ici à 2020 en France et en Europe contre à peine 5% aujourd’hui. La demande de crédit ne faiblit pas, les investisseurs immobiliers (foncières, fonds, institutionnels) faisant face à d’importantes échéances de refinancement entre 2012 et 2015. Sur cette période, le défaut de capacité de financement («financing gap») du secteur bancaire est estimé à environ 20 milliards d’euros en France, note le quotidien.
Le britannique FTSE Group a annoncé le lancement d’une nouvelle gamme large de 11 indices capi-pondérés calculés en temps réel et en fonction du flottant, FTSE Super Liquid Index Series (SLQ). Ils répliquent les caractéristiques des principaux indices FTSE dans un univers d’actions plus petit mais très liquide.Ces nouveaux indices utilisent une nouvelle méthodologie pour déterminer la taille des indices et sélectionner les actions les plus liquides dans chaque secteur de l’indice sous-jacent. Cela permet de réduire les coûts de mise en œuvre, de maintenance et de réplication tout en conservant les pondérations sectorielles et les caractéristiques de performance de l’indice originel.
En 2012, la participation moyenne aux assemblées générales des sociétés faisant partie de l’indice Ibex 35 a encore diminué, revenant à 66,52 % contre 70,22 en 2011, 70,45 % en 2010 et 73,71 % en 2009, révèle une étude effectuée par l’IESE et Inforpress.Cette étude fait également ressortir que, sur les 504 administrateurs de ces sociétés, 438 sont des hommes. Les femmes constituent donc seulement 13,1 % du contingent, pour une moyenne européenne de 13,7 %.
Les actifs sous gestion des ETF Real Estate dont les évolutions sont calées sur l’indice FTSE EPRA/NAREIT ont atteint 7,1 milliards de dollars, soit une augmentation de plus de 90 % en un an. Les rendements élevés, la diversification et la performance de l’immobilier coté comparé à celle des indices d’actions généralistes ont été des arguments décisifs, selon le fournisseur d’indices Footsie EPRA, tant pour les investisseurs institutionnels que pour les particuliers.Par ailleurs, le fournisseur d’indices a noté qu’une société de gestion comme Lyxor AM a récemment changé de référence pour ses ETF Real Estate internationaux, au profit de l’indice FTSE EPRA/NAREIT et que des établissements comme HSBC, BlackRock iShares ou Deutsche Bank, First Trust et EasyETF l’utilisent également. Depuis octobre 2011, l’indice FTSE EPRA/NAREIT Global a progressé de 26 % en euros (17 % en dollars US).
Alors que les volumes sur les marchés actions ont fortement chuté dans le sillage de la crise européenne, les commissions touchées par les brokers actions en Europe ont reculé de 29% cette année, à 865 millions d’euros, contre un montant cumulé de 1,2 milliard d’euros sur 2011, selon une étude du cabinet de conseil Tabb. Sur cette période, les flux d’ordres ont chuté de 27%, précise L’Agefi. Dans le cadre de la quatrième édition de cette étude annuelle, reposant sur un panel de soixante courtiers issus de sociétés de gestion ou de hedge funds interrogés entre août et octobre 2012, 45% des sondés ont indiqué avoir réduit le pourcentage d’ordres à destination des bureaux de courtage traditionnels. Deux tiers d’entre eux se sont reportés sur du courtage algorithmique.