L’agence Fitch Ratings a annoncé le 21 novembre l’abaissement d’un cran la note de la confédération des caisses d'épargne (Ceca), à BBB-, juste au-dessus de la catégorie spéculative, et cessera désormais de l'évaluer pour surveiller à la place sa structure bancaire CecaBank, à qui elle attribue la même note.La dégradation reflète l’opinion de l’agence selon laquelle le volume d’activités des caisses d'épargne espagnoles pourrait encore baisser avec le mouvement de concentration en cours dans le secteur, explique un communiqué de Fitch.Fitch annonce aussi qu’elle ne notera plus la Ceca, en raison de la réorganisation de l’entité, qui a transféré le 12 novembre la majorité (89%) de ses activités bancaires à une nouvelle structure appelée Cecabank. Cette dernière se voit attribuer la même note, BBB-, à un cran seulement de la catégorie spéculative, avec une perspective négative, ce qui signifie que Fitch pourrait la dégrader à moyen terme.
Interrogé sur la santé de la gestion d’actifs dans les groupes bancaires, Pierre-Ignace Bernard, directeur associé en charge de la gestion d’actifs chez McKinsey, note dans l’Agefi Hebdo que les réseaux décollectent de manière importante depuis le début de l’année. Ils restent néanmoins des partenaires privilégiés pour les acteurs affiliés à des banques, mais ils ne sont plus le moteur de développement qu’ils ont été avant la crise. L’international constitue un nouveau relais de croissance. Ce qui exige de disposer de produits avec un bon track record, de taille significative et sur des segments en demande, ajoute le responsable. Autre exigence : la mise en place d’infrastructures et un middle-office commercial à même d’interagir avec les acheteurs de fonds locaux. Enfin, conclut Pierre-Ignace Bernard, «il faut répondre à un défi de visibilité et d’appréciation de la marque : appartenir à un groupe bancaire peut soulever des réticences chez certains acheteurs de fonds.»
La mégafusion de la branche des matières premières entre Glencore et Xstrata a obtenu le 20 novembre le feu vert des actionnaires du géant des matières premières et de ceux du groupe minier. Ces derniers ont toutefois refusé un plan de rémunération controversé des dirigeants de Xstrata, lequel n’a pas obtenu la majorité qualifiée.Réunis mardi à Zoug et à Londres, les actionnaires de Xstrata ont ainsi accepté à une large majorité de 90% l’offre de 33 milliards de dollars émanant du géant des matières premières Glencore. Ce dernier, pressé par certains gros actionnaires de Xstrata, avait relevé son offre après le report d’une première assemblée générale. En revanche, le plan de rémunération d’un montant total de 144 millions de livres destiné à quelque 70 responsables de Xstrata n’a pas passé la rampe. La proposition n’a pas obtenu la majorité qualifiée des trois quarts nécessaire à son acceptation.
Les valorisations dans le non-coté poursuivent leur repli, entamé en début d’année, rapporte L’Agefi. Le multiple moyen d’Ebitda observé en zone euro sur les opérations de taille moyenne (valorisée jusqu'à 150 millions d’euros) s'établissait à 6,3 à fin septembre contre 7 à fin juin, selon le dernier indice Epsilon Research, réalisé pour le fonds Argos Soditic, précise le quotidien.
Après la perte de Aaa, un retrait de la part de certains investisseurs institutionnels ou banques centrales contraints dans leurs placements par les notations devrait intervenir, rapporte L’Agefi. Notamment à la Banque nationale suisse (BNS) dont la part des actifs notés AA ne représente que 10% des placements. Soit la BNS modifie sa politique d’allocation, soit elle procède à des arbitrages. Mais ce sont surtout les réactions des plus gros acheteurs de dette française, les fonds asiatiques et les investisseurs moyen-orientaux, qui seront déterminantes, précise le quotidien. Par ailleurs, selon un stratégiste interrogé, l’abaissement de la note de la France n’a pas de conséquence sur sa représentativité dans les indices obligataires souverains globaux, le rating minimum pour pouvoir les intégrer étant en général la note A. La plate-forme de trading obligataire MTS a d’ailleurs fait savoir hier qu’il n’y aurait aucun impact sur son indice des dettes souveraines les mieux notées.
Une enquête de Cerulli Associates auprès de quatorze groupes paneuropéens de gestion d’actifs très diversifiés* montre que les spécialistes interrogés concentrent leurs efforts sur les stratégies mondiales plutôt que sur les fonds pays, dans les segments où leur offre présente des lacunes.Le sondage laisse présager que, durant les douze prochains mois, les lancements de produits se focaliseront sur des fonds gérés activement dans les domaines du haut rendement mondial, des actions de rendement à l'échelon mondial ainsi que de la performance absolue, également mondiale.Les nouveaux fonds seront complexes et coordonnés. Une des tendances dominantes constatées par Cerulli est que les investisseurs aussi bien institutionnels que retail s'écartent du long-only au bénéfice des stratégies long/short.En tout état de cause, insiste Barbara Wall, director chez Cerulli, «l’accent est clairement sur la gestion active» et il ne faut pas s’attendre à ce que les grands noms mondiaux de la gestion d’actifs se lancent en masse sur le segment des ETF.Concernant les efforts de commercialisation, ils viseront prioritairement la clientèle institutionnelle, puis le wholesale, bien devant le discrétionnaire et l’architecture dirigée pour le retail, tandis que le retail de masse «demeure un rêve distant et inaccessible».Cerulli note enfin avec surprise que, dans un environnement où la notion de marque constitue un élément décisif de la stratégie marketing de nombreuses sociétés de gestion, l’utilisation des médias sociaux s’avère encore relativement limitée.* The Cerulli Edge—Europe Edition
Au cours des deux dernières années, le nombre de millionnaires britanniques a progressé de près de 8% malgré les aléas de la conjoncture, selon le cabinet de recherche Coredata.Le nombre de millionnaires est passé de 284.317 à 306.655, soit 1,16% de l’ensemble des ménages. La richesse moyenne des ménages fortunés (HNW) s'élève à 1,34 million de livres.
La semaine dernière avec la cotation de deux nouveaux ETF, ETFPlus, le marché de Borsa Italiana dédié aux ETP, a dépassé le seuil de 800 instruments négociés, dix ans après son lancement, rapporte Bluerating. Dans le détail, l’offre de 11 émetteurs comprend 196 ETF actions de marchés développés, 96 ETF actions de marchés émergents, 126 ETF obligataires, 31 ETF Style, 168 ETF autres classes d’actifs, 172 ETC et 12 ETN sur les devises.
De deux pour septembre, le nombre de stratégies de hedge funds suivies par l’Edchec-Risk Institute est passé à quatre pour octobre. Le CTA global, notamment, perd encore 3,22 % après 1,05 % en septembre. Les global macro et arbitrage de fusions reculent de respectivement 0,94 % et 0,91 % tandis que les fonds de fonds cèdent 0,24 %. La plus forte performance est signée par les distressed securities, qui gagnent 1,35 % après 1,71 % en septembre.La dispersion maximale des performances depuis le début de l’année s’accroît encore, entre la perte de 14,4 % subie par les ventes à découvert et le gain de 10 % des distressed securities.
Sur la base des statistiques fournies par l’association espagnole Inverco des sociétés de gestion, Cotizalia a constaté qu’aucun fonds monétaire ne peut évidemment concourir avec la rémunération des dépôts bancaires.Dans l’environnement actuel de «guerre du passif», seuls 6,95 % des fonds obligataires de court terme, soit 16 produits sur un total de 230, ont affiché un rendement supérieur à 5 % sur les douze mois à fin octobre*, contre 57 % des fonds obligataires à long terme, qui sont cependant plus risqués. Quant aux fonds diversifiés à dominante obligataire, seuls 13 % «battent» les dépôts.Les fonds obligataires garantis sont en revanche 39,7 % (146 sur 368) à avoir affiché un rendement supérieur à 5 %. * Le Leaseten RF Corto et l’Eurovalor Bonos Corporativos alignent cependant des performances respectives de 10,4 % et 10 %, devant le foncaixa RF Corporative avec 9,39 %.
D’après Alec Papazian, analyste senior chez Cerulli Associates, les actifs gérés dans les ETF américains se situaient fin 2011 à 1.050 milliards de dollars et devraient atteindre 1.330 milliards fin 2012, rapporte InvestmentNews. Pour 2016, ils devraient avoir pratiquement triplé à 3.450 milliards.
Les opérateurs des Bourses de Moscou et de Francfort ont posé le 16 novembre dans la capitale russe les bases d’un partenariat stratégique, qui, selon le groupe russe, va faciliter l’intégration de la place moscovite dans le système financier mondial. Deutsche Börse et le RTS-Micex «ont signé une lettre d’intention» prévoyant «une coopération stratégique et un large échange d’informations» à l’occasion de la visite d’Angela Merkel à Moscou.
Le réseau international des Principes pour l’investissement responsable a annoncé le 19 novembre la nomination de Fiona Reynolds en qualité de managing director.Dans le cadre de ce poste nouvellement créé, Fiona Reynolds qui est actuellement CEO du Australian Institute of Superannuation Trustees, une organisation qui veille aux intérêts du secteur des fonds de pension australiens, sera responsable du développement de l’organisation et des activités au jour le jour. La responsable devrait prendre ses fonctions à Londres en février 2013.Par ailleurs, à la date du 9 novembre 2012, le réseau comptait 254 nouveaux signataires depuis le 12 septembre 2011, ce qui porte le total des signataires à plus de 1.100 signataires originaires d’une cinquantaine de pays et représentant un encours d’actifs sous gestion de plus de 32.000 milliards de dollars. Sur la même période, 61 signataires ont été retirés de la liste pour différentes raisons (démarche volontaire, non-paiement des cotisations ou non-participation à l'évaluation annuelle).
En moyenne, les 1.748 hedge funds et fonds de hedge funds ayant publié leurs résultats d’octobre au 16 novembre ont affiché pour octobre une performance de 0,26 %, ce qui porte leurs gains à 6,04 % pour les dix premiers mois de l’année, selon les estimations de BarclayHedge.Cinq stratégies ont été dans le rouge pour le mois dernier, notamment celles concernant les 26 fonds technologiques (- 1,98 %) et les 27 fonds d’arbitrage de fusions (- 1,96 %), les 98 fonds global macro perdant en moyenne 0,95 %. En revanche les 29 fonds de distressed securities ont gagné 2,10 %.Depuis le début de l’année, les 7 fonds equity short bias sont les seuls en perte (- 17,15 %), tandis que les 21 fonds santé et biotechnologies gagnent 13,51 % et que les 29 fonds distressed s’adjugent 9,70 %.
Investment Property Databank GmbH (IPD) a annoncé s’être associée avec l’association allemande BVI des sociétés de gestion pour développer l’indice trimestriel Spezialfonds Index (SFIX) des fonds immobiliers institutionnels et des fonds immobiliers offerts au public mais réservés aux investisseurs institutionnels. Le SFIX, disponible avec un historique remontant à décembre 2006, mesure la performance totale des fonds en valeur liquidative, nette de l’effet de levier, de la liquidité et des frais. Il sera publié six semaines après la fin de chaque trimestre Pour le troisième trimestre 2012, le SFIX a couvert 110 fonds d’un volume de 27,5 milliards d’euros en valeur liquidative, ce qui représente une couverture de 60 % du marché. Les données servant au calcul de l’indice permettent également de générer des indices régionaux et sectoriels en fonction du segment des fonds. Pour juillet-septembre, le SFIX affiche une performance totale de 0,2 %, mais les fonds dont le portefeuille se compose à au moins 70 % d’actifs situés en Allemagne ont gagné 0,8 % alors que ceux investissant de manière prédominante dans le reste de l’Europe ont subi une perte moyenne de 0,1 %. Par catégorie, les fonds investis dans le commercial ont affiché une performance de 1 % alors que ceux spécialistes des bureaux ont perdu 0,1 % et que les fonds diversifiés sectoriellement ont gagné 0,4 %. Sur les douze mois à fin septembre, le classement des divers sous-indices est identique et sur cinq ans, les fonds Allemagne ont également fait la course en tête avec une performance annualisée de 4,3 % alors que celle des fonds diversifiés ressortait à 3,6 % et dépasse donc celle des fonds spécialistes de l’immobilier de bureaux avec 2,5 %.
A fin 2011, les cinq premiers gestionnaires d’actifs au Royaume-Uni affichaient des encours correspondant à 28 % du total du secteur, contre 30 % un an auparavant, constate The CityUK dans une étude publiée par Fundweb.Les plus grands acteurs étaient BlackRock, avec 556 milliards de livres gérés au Royaume-Uni, devant Legal & General et M&G Investments.Plus de la moitié des actifs totaux de 5.100 milliards de livres étaient gérés par des sociétés étrangères opérant au Royaume-Uni, tandis que 37 % de l’encours total, soit 1.900 milliards de livres, provenaient de l'étranger.Selon The CityUK, la gestion de fonds a généré un montant proche d’un point de PIB l’an dernier, sur les 9 points de contribution du secteur financier dans son ensemble. Le chiffre d’affaires a représenté 18,8 milliards de livres de chiffre d’affaires, bien que les marges en pourcentage du chiffre d’affaires soient demeurées inférieures aux 34 % de 2007.La gestion d’actifs affichait un effectif de 35.000 personnes, principalement à Londres mais avec 9,9 % du total en Ecosse.
Filiale de Guggenheim Partners, l’américain Guggenheim Investment Advisory a annoncé le 14 novembre le lancement de la Guggenheim Alternatives Platform qui doit faciliter aux professionnels de la gestion de fortune l’accès aux hedge funds.C’est une solution Internet conçue spécialement pour les conseillers financiers indépendants, les banques privées et les fiducies. Ces acteurs peuvent l’utiliser pour construire et mettre en œuvre des portefeuilles personnalisés de hedge funds pour leurs clients en leur ouvrant un vaste carnet de plus de 50 gestionnaires de hedge funds sélectionnés (dont certains avec une limite de capacité) sur un univers de plus de 10.000 gérants, avec une assistance thématique et du «support».Le plancher pour pouvoir accéder à ce service est très bas (100.000 dollars) et les flux sont intégrés dans le service Alternative Investment Products (AIP de The Depository Trust and Clearing Corporation ou DTCC) qui offre une meilleure transparence grâce à un reporting standardisé et simplifié, la réconciliation, et un suivi constant des fonds sur la Guggenheim Alternatives Platform.
Avec un encours de six milliards d’euros au 30 juin 2012, les PERCO (Plans d’Epargne pour la Retraite Collectifs) affichent une progression de 25 % sur un an selon la dernière enquête de l’AFG. Un chiffre qui doit être mis en perspective avec le nombre d’entreprises équipées - 155 000 - et le nombre de salariés bénéficiaires - 1 200 000 - en hausse de 15 % et 35 % respectivement sur la même période d’observation. Dans le détail, l’abondement de l’entreprise reste le premier contributeur aux flux qui se sont élevés à 940 millions (+16,5 % par rapport à la même période en 2011) : il représente 37 % contre 28 % pour la participation, 20 % pour l’intéressement. Les versements volontaires des salariés se sont limités à 15 %. «Le PERCO est un des rares produits d’investissement qui contribue au financement de nos PME et de notre économie en général, «note dans son étude l’AFG qui qualifie les sommes investies d’ « épargne utile ». De fait, en dépit des bons chiffres qu’elle vient de publier, l’association s’inquiète que «la loi de finances rectificative pour 2012 a malheureusement instauré un nouvel alourdissement du forfait social dont le taux passe de 8 % à 20 % qui s’applique indifféremment aux sommes perçues immédiatement et aux sommes épargnées utilement à long terme. En outre, le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2013 prévoit d’augmenter les taux et d’élargir l’assiette de la taxe sur les salaires en y incluant les sommes issues de la participation, de l’intéressement et de l’abondement versé par l’employeur dans les plans d’épargne salariale.»
FTSE s’est associé à NAREIT et à l’US Green Building Council (USGBC) pour développer les premiers indices investissables de l’immobilier vert pour les investisseurs institutionnels et particuliers sur la base des indices FTSE NAREIT combinés à des données vertes (notations LEED et Energy Star), sachant que LEED est un programme mondial de certification verte des immeubles développé par USGBC.Les indices sont en cours de finalisation et devraient être commercialisés à brève échéance. L’intérêt consiste à regrouper un spécialiste des indices, un autre du marché des Reit et un troisième des normes environnementales pour l’immobilier.
Dans le secteur de l’immobilier de bureaux, les transactions dans les neuf principales villes en Europe de l’Ouest ont baissé de 10% à quelque 5,9 millions de m2 au troisième trimestre en glissement annuel, rapporte L’Agefi qui cite une étude publiée par BNP Paribas Real Estate.Les quartiers centraux de Londres et Paris sont ceux qui ont le plus ralenti, les villes allemandes tirant leur épingle du jeu. Cette disparité se retrouve aussi au cours du dernier trimestre dans l’investissement qui, cependant, a continué d’augmenter en glissement annuel de 19% et a même atteint son niveau le plus élevé depuis le deuxième trimestre 2008.