Pour janvier-avril, les fonds et mandats des maisons communiquant leurs souscriptions et leurs encours à l’association allemande BVI des sociétés de gestion ont enregistré des souscriptions nettes de 43,73 milliards d’euros contre 18,33 milliards sur les quatre premiers mois de 2012. Les fonds institutionnels ont collecté 30,4 milliards d’euros contre 18,67 milliards, les mandats ont drainé 2,82 milliards contre 3,31 milliards et les fonds offerts au public (immobiliers compris) ont bénéficié de rentrées nettes de 10,5 milliards d’euros contre des remboursements nets de 3,66 milliards.Il convient toutefois de remarquer que le résultat d’avril 2013 a été faussé pour les fonds offerts au public par le fait qu’au sein du groupe Union Investment un mandat de gestion diversifié de 4,4 milliards d’euros confié jusqu'à présent à la filiale luxembourgeoise IPC Concept a été transféré à une autre entité du groupe qui n’est pas adhérente au BVI. De ce fait, Union Investment affiche pour janvier-avril des sorties nettes de 2,42 milliards sur les fonds de valeurs mobilières offerts au public, alors que la société de gestion des banques populaires allemandes affiche régulièrement ses souscriptions nettes.Deka (caisses d'épargne) subit encore des sorties, mais elles se limitent pour les quatre premiers mois de l’année à 711 millions, tandis qu’Allianz Global Investors engrangeait 2,83 milliards d’euros et Deutsche Bank, 2,67 milliards.Aux ETF, les produits db x-trackers de la Deutsche Bank ont collecté 358 millions en janvier-avril, ceux d’ETFlab (Deka) drainant 214,6 millions. En revanche, BlackRock subit des sorties de 408,2 millions sur ses iShares pendant que ComStage (Commerzbank) accuse des remboursements nets de 129,5 millions.
La responsabilité sociale et environnementale des entreprises (RSE) s’enrichit d’un nouveau rapport, indique L’Agefi. Mandaté par Bercy et dévoilé jeudi 13 juin, le rapport Brovelli Drago Molinié promeut notamment un référentiel européen de notation extra-financière et invite à ouvrir un dialogue sur cette question. Pour encourager l’investissement responsable, la mission est également favorable à la création d’un label ISR unique et enrichi. Pour être labellisé, un fonds devrait adhérer au code de transparence FIR/AFG, décrire explicitement ses objectifs, s’appuyer sur une analyse ESG, décrire son processus d’investissement responsable, attester d’une démarche d’engagement, et faire preuve en continu d’une transparence et d’une information approfondie auprès de ses mandants.
L’UCITS Alternative Index Global des hedge funds coordonnés calculé par le suisse Alix Capital affiche pour mai une performance de 0,53 % contre 0,21 % pour avril, ce qui porte son gain sur les cinq premiers mois de l’année à 2,34 %. De même l’UCITS Alternative Index Funds of Funds a enregistré sa cinquième hausse mensuelle consécutive en gagnant 0,65 % en mai contre 0,22 % en avril. Il signe une hausse de 3,14 % depuis le début de l’année.Seules deux stratégies sont dans le rouge pour les single hedge funds en mai: les CTA perdent 1,34 % et la volatilité, 0,12 %. Le seul gain remarquable est celui du long/short equity, avec 1,53 %, ce qui permet à cette catégorie de fonds d’être en tête pour les cinq premiers mois de l’année avec une performance de 4,77 %.L’encours total des single hedge funds coordonnés ressortait fin mai à 161 milliards d’euros contre 160 milliards un mois plus tôt.Il était de 147 milliards fin marsn 143 milliards fin février et 141 milliards fin janvier.Actuellement, l’indice UCITS Alternative se compose de 860 hedge funds et fonds de hedge funds .
L’Europe reste une destination attrayante pour les fusions et acquisitions, rapporte L’Agefi. Sur 370 dirigeants d’entreprises de tous secteurs d’activité interrogés dans le cadre de l’enquête mondiale réalisée pour le compte du cabinet d’avocats Clifford Chance, 42 % citent le Vieux Continent, une proportion proche des 47 % d’investisseurs pour qui l’Asie-Pacifique est la région la plus attrayante.Loin derrière arrivent le continent américain et la zone Afrique/Proche-Orient, cités par respectivement 31% et 17% des répondants. Au sein de l’Europe, Le Royaume-Uni et l’Allemagne sont les pays privilégiés pour des opérations de croissance externe, devant la Scandinavie. La France prend la 6e place, à égalité avec la Russie.
Nette décollecte en mai pour les fonds de droit français. Selon les statistiques d’Europerformance SIX Telekurs, les rachats se sont élevés à 2 milliards d’euros. Les difficultés économiques sur le Vieux Continent ont pénalisé les fonds investis sur les marchés actions de cette zone d’investissement. A eux seuls, ils sont responsables des deux tiers des sorties nettes. Les fonds obligataires ont, à l’inverse, enregistré des entrées nettes de 303,80 millions. Les fonds d’obligations convertibles ont également collecté (36,32 millions d’euros). Pour leur part, les fonds monétaires ont vu sortir 350,21 millions d’euros le mois dernier. Dans le détail, au sein de la catégorie des fonds actions, ceux investis sur l’Europe sont donc responsables d’une grande partie de la décollecte. Ils perdent 1,36 milliards d’euros tandis que les fonds Asie/Pacifique, enregistrent des sorties de 111,59 millions. Les autres fonds en revanche collectent. C’est le cas de ceux investis sur le marché américain et à l’international dont les souscriptions nettes s'élèvent respectivement à 58,84 millions d’euros et 61,72 millions d’euros. En matière de performances cependant, les fonds investis en actions - à l’exception de ceux sur l’Asie/Pacifique et les fonds MENA (*) - ont progressé. A commencer par les fonds sur l’Europe (+3,49 %), ce qui permet à l’encours global de la catégorie de s’accroitre de 2,41 %. De la même façon, avec un gain moyen de 3,04 %, les fonds investis sur le marché américain voient leurs actifs sous gestion progresser de 3,15 %. Les fonds d’actions internationales enregistrent une performance moyenne de 1,37 % qui permettent à leur encours d’augmenter de 1,33 %. Changement de décor au sein de la catégorie obligataire. Les souscriptions nettes sur les fonds de la zone euro ont largement contribué à la collecte d’ensemble. Ces OPCVM ont capté 157,32 millions d’euros. Derrière, les fonds d’obligations des pays émergents ont enregistré une collecte nette de 77,45 millions tandis que les fonds investis en obligations internationales et ceux composés de titres à haut rendement ont enregistré des entrées nettes de respectivement 42,26 millions et 38,59 millions. En revanche, côté performances moyennes, les fonds d’obligations de la zone euro ont enregistré une baisse de 0,43 % entraînant une diminution de l’encours de 0,14 % - malgré la forte collecte. A l’inverse, en dépit d’une perte moyenne de 2,74 %, les fonds composés d’obligations émergentes ont vu leur encours progresser de 1,85 %. De la même façon, les fonds d’obligations internationales ont affiché une baisse moyenne de 0,71 % tandis que leurs actifs sous gestion ont fait un quasi-sur place (+0,02 %) grâce à l’effet collecte. Pour les fonds d’actions convertibles, ceux investis sur la zone euro ont collecté en net 30,72 millions d’euros comme ceux à l’international (+16,76 millions). En revanche, sur l’Europe, ce sont des sorties nettes qui ont été constatées (-11,16 millions). Les performances moyennes de ces fonds sont respectivement de 2,19 %,1,46 % et 2,48 %. De fait, l’encours des fonds d’obligations convertibles investis sur la zone euro, à l’international et sur l’Europe progressent de 2,83 %, 2,5 % et 2,51 %. Enfin, concernant les fonds monétaires, ceux appartenant à la catégorie «Trésorerie régulière» ont enregistré, à eux seuls, des sorties nettes de 1,37 milliard d’euros. La collecte nette de 1,11 milliard d’euros sur les «monétaires dynamiques» explique des sorties pour la catégorie limitée à 350,21 millions d’euros.(*) Middle East North Africa
Les émissions d’obligations high yield ont totalisé 60 milliards de dollars sur les cinq premiers mois de l’année, selon le dernier bulletin mensuel de Moody’s «High Yield Interest» consacré au marché européen, indique l’agence d'évaluation financière dans un communiqué publié le 13 juin. Un montant record à comparer à un total de 70 milliards de dollars sur l’ensemble de l’année 2012, ce qui constituait déjà un niveau jamais vu précédemment. Au cours du seul mois de mai, les émissions se sont élevées à 11 milliards de dollars, précise Moody’s qui estime toutefois que l’activité devrait diminuer compte tenu de conditions de marché défavorables mais devrait malgré tout se maintenir à un niveau significatif compte tenu des besoins de refinancement et de la tendance lourde à la désintermédiation.
Sur les cinq premiers mois de cette année, les fonds espagnols de valeurs mobilières ont bénéficié de rentrées nettes de 6.784 millions d’euros, dont 1.525 millions en mai. Les souscriptions entes ont été les plus fortes pour les fonds à gestion passive (2.230 millions) et les fonds obligataires court terme en euros (1.786 millions), selon les données de l’association espagnole Inverco des gestionnaires d’actifs. Les plus fortes sorties nettes ont concerné les fonds garantis à dominante actions.En mai, les trois maisons qui ont le plus collecté ont été InverCaixa (348 millions d’euros), Santander AM (291 millions) et Bankinter Gestión de Activos (164 millions). A fin mai, l’encours des fonds ressortait à 132.743 millions d’euros, ce qui représente un gonflement de 10.421 millions ou de 8,5 % par rapport au 31 décembre 2012 et une hausse de 1.576 millions ou de 1,2 % sur le 30 avril.L'écart entre les trois premières maisons en matière d’actifs sous gestion se resserre : Santander AM se classe premier avec 19.770 millions d’euros, devant BBVA AM (19.400 millions), qui est désormais talonné par InverCaixa (18.880 millions d’euros)
Le fournisseur d’indices MSCI a modifié la classification de la Grèce dans ses indices. Le pays perd son statut de pays développé et sera désormais traité comme un pays émergent.L’indice MSCI de la Grèce ne respecte plus plusieurs des critères permettant de caractériser un pays développé. Parmi les critères déficitaires, MSCI relève notamment l’incapacité du pays à améliorer les pratiques de marché en ce qui concerne le prêt de titres, les ventes à découvert ou encore les transferts de titres. Russell Investments a déjà pris une décision similaire sur la Grèce.
Seulement 5,6% des membres des conseils d’administration des 50 plus grandes entreprises européennes en termes de capitalisation boursière viennent des pays émergents, alors que plus de la moitié de ces sociétés réalisent au moins 20 % de leur chiffre d’affaires sur ces marchés, révèle une nouvelle étude d’Axa Investment Managers*. Exemple emblématique, L’Oréal, qui tire 62 % de son chiffre d’affaires hors d’Europe, ne compte aucun administrateur non-européen ! Pour la société de gestion française, ces chiffres montrent ”un décalage entre les ambitions des entreprises et la diversité des conseils d’administration”.Les conseils d’administration et la direction des entreprises restent très européens, voire très nationaux. Ainsi, 84 % des membres des conseils d’administration et 76 % des cadres supérieurs sont des ressortissants européens. Et dans les deux tiers des conseils d’administration (66%), une seule nationalité constitue la majorité de ses membres. Trois sociétés se distinguent même avec un conseil composé uniquement d’une seule nationalité! Il s’agit de la banque espagnole BBVA, qui réalise pourtant 50 % de son chiffres d’affaires en Amérique latine, soit bien plus que son marché domestique (30 %) ; de la chaîne de vêtements suédoise H&M dont le premier marché est l’Europe (32 %) et le deuxième les Etats-Unis (21 %) ; et enfin le groupe pétrolier italien Eni, qui réalise 30 % de son chiffre d’affaires en Europe et 30 % en Italie.L’étude d’Axa IM a par ailleurs analysé la présence des femmes au sein des 50 plus grandes entreprises européennes et mis en lumière un ”effet sablier”. Ainsi, la parité entre les sexes est plus élevée en bas des organigrammes (35% des employés sont des femmes), diminue en remontant la hiérarchie vers la direction (seulement 11% des comités exécutifs incluent des femmes), pour finalement augmenter à nouveau au niveau des conseils d’administration (18% de femmes). Treize des 50 entreprises n’ont pas de cadre supérieur féminin et aucune n’a de femme directrice générale au moment de l’étude.* Diversité dans les entreprises de l’Euro Stoxx 50 : les dirigeants à l'épreuve du futur.
L’Australian Stock Exchange (ASX), l’opérateur boursier australien a annoncé hier avoir procédé à une augmentation de capital qui vise à renforcer ses filiales de compensation, rapporte L’Agefi. L’opérateur compte utiliser 200 millions pour leur développement, le reliquat devant servir à financer le développement d’autres filiales. Le directeur général, Elmer Funke Kupper, a également fait du marché local des dérivés OTC un axe de croissance majeur pour le groupe.
NYSE Euronext a annoncé le 10 juin la nomination d’Eric Forest, un spécialiste des marchés d’actions, à la tête de sa filiale Enternext chargée de mobiliser tous les moyens d’Euronext pour à ouvrir les marchés de capitaux aux petites et moyennes entreprises, confirmant ainsi une information de L’Agefi (Newsmanagers du 6 juin 2013).Dans un communiqué, NYSE Euronext indique qu’Eric Forest, un ingénieur des Mines, a intégré en 1992 l'équipe Equity Capital Markets (ECM) de Société générale avant de rejoindre Oddo Coporate Finance pour diriger l’activité ECM.
L’agence d'évaluation financière Standard & Poor’s a confirmé la note de long terme AA+ des Etats-Unis tout révisant à la hausse sa perspective sur le pays qui passe de négative à stable, selon un communiqué publié le 10 juin. Standard & Poor’s souligne que la révision à stable de la perspective indique que la probabilité d’une révision à la baisse de la note des Etats-Unis est inférieure à un sur trois.
Les remboursements nets des 2.137 ETP européens ont diminué en mai à 0,3 milliard de dollars contre 0,8 milliard pour avril (2.142 ETP), ce qui a réduit les souscriptions nettes pour les cinq premiers mois de cette année à 6,2 milliards de dollars, selon les statistiques du BlackRock Institute. Néanmoins, au 31 mai, l’encours de ces produits avait augmenté à 378,1 milliards de dollars contre 376,8 milliards fin avril. Depuis le début de l’année, il s’est accru de 10,7 milliards de dollars.Parmi les dix premiers promoteurs d’ETP européens, seuls iShares et Deutsche Asset & Wealth Management (DeAWM) ont bénéficié de souscriptions nettes en mai, avec respectivement 1,8 milliard et 0,3 milliard de dollars, tandis que ComStage (Commerbank) affichait des souscriptions et rachats en équilibre. Les plus fortes sorties nettes ont été supportées par ETF Securities et Lyxor, avec respectivement 1,1 milliard et 0,6 milliard de dollars.Sur les cinq premiers mois de l’année, iShares se distingue avec des rentrées nettes de 8,3 milliards de dollars, devant DeAWM, UBS et Source, qui ont chacun collecté en net 0,6 milliard de dollars. En revanche, ETF Securities et Lyxor accusent des sorties nettes de 2,1 milliards et de 1,8 milliard de dollars, respectivement.
Interrogé par L’Agefi sur le marché japonais, Jean-Louis Mourier, économiste chez Aurel BGC se dit réservé. Selon lui, une grande partie de la forte hausse du Nikkei, de 76% entre le 30 octobre 2012 et le 22 mai, s’explique par la forte dépréciation du yen, amplifiée par les anticipations liées à la «nouvelle politique économique». Or, la réussite des mesures prises tient du pari. Après les annonces les plus spectaculaires, il faut désormais des éléments concrets, explique-t-il.
Le secteur moyennes surfaces de la zone Paris Rive Gauche se montre particulièrement dynamique, constate BNP Paribas Real Estate dans une récente note. L’immobilier d’une taille situé entre 1.000 et 5.000 m2 devrait en 2013 vivre une année proche des années record 2010 et 2011, «contrairement à l’ensemble du marché des bureaux en Ile-de-France», souligne BNP Paribas Real Estate. Depuis le début 2013, 13 transactions représentant au total 33.000 m² ont été réalisées, comparé aux 29 transactions (soit 60 000 m²) en 2010 et aux 25 transactions (soit 57.000 m²) en 2011.
Le terrain réglementaire n’est pas très éloigné mais ce sont avant tout les conditions de marché qui préoccupent le plus aujourd’hui les directeurs des investissements des compagnies d’assurance européennes. Selon une étude publiée mercredi 5 juin par le Boston Consulting Group (BCG) et AXA IM (*) réalisée auprès de 30 compagnies d’assurance européennes représentant plus de 3000 milliards d’euros d’actifs sous gestion, il ressort que près des deux tiers des sondés (68%) ont identifié la faiblesse des taux d’intérêt comme leur principal défi, devant les nouvelles réglementations (58%) et la complexité de la gestion des risques (47%). En revanche, les craintes liées à l’incertitude macro-économique et la volatilité des marchés financiers génèrent moins d’inquiétude. Ils ne sont que 26% et 16% respectivement à citer ces risques comme principal défi, ce qui tendrait à indiquer «que les assureurs sont désormais habitués à cette « nouvelle normalité » des marchés», indique l'étude. Près d’un tiers (30 %) restent toutefois préoccupés par la permanence d’une possible intervention politique sur le plan économique, interprétée comme une entrave à leurs prévisions et à leurs décisions d’investissement.Pour pallier la faiblesse des taux, l'étude révèle dans un deuxième temps que, si ils expriment une vraie volonté d’investir dans des sources de rendement alternatives, le mouvement vers une réelle diversification des portefeuilles d’investissement est resté pour l’heure très limité. En chiffres, les intentions de la plupart des assureurs de consacrer jusqu'à 10% du portefeuille dans des classes d’actifs alternatives, se traduit en fait par une allocation comprise entre 2 et 3%. Pour Laurent Seyer, global head of Multi- Asset Client Solutions chez AXA IM, «la crise financière et les nouvelles réglementations ont incité les assureurs à conserver leur allocation en actifs obligataires». S’orienter vers des actifs alternatifs peut également aider les assureurs à s’assurer des rendements moins volatils que ceux des actifs cotés, note également l'étude. Les assureurs reconnaissent aussi la nécessité de mieux gérer la volatilité de leur bilan en utilisant des stratégies de couverture. Cependant, près de la moitié d’entre eux (45%) n’ont pas recours à ces mécanismes, mentionnant le manque de savoir-faire interne, de ressources et d’infrastructures comme principaux freins. De fait, ils s’interrogent sur la façon dont ils géreront la volatilité de leurs bilans lors de l’introduction des normes IFRS 4 et Solvabilité II au cours des années à venir... Par ailleurs, toujours selon l'étude, moins de 5% des actifs d’assurance européens sont sous-traités à des gestionnaires d’actifs tiers non affiliés, contre 20% des actifs d’assurance américains. Aucun des directeurs interrogés n’a indiqué une raison structurelle à cet «échec de l’externalisation» mais ils citent « la perte de contrôle des portefeuilles d’investissement » et « la moindre transparence et contrôle des risques » comme des obstacles.Toujours selon l’enquête, la gestion actif-passif (ALM ou Asset and Liability Management) joue également un rôle de plus en plus important dans la gouvernance d’entreprise des sociétés d’assurance, sujettes à des pressions plus élevées pour atteindre les objectifs d’investissement. 75% des grands assureurs interrogés ont ou sont en train de passer leur fonction ALM d’un niveau business à un niveau groupe, afin de créer une unité centrale forte qui permet de gérer toutes les lignes d’actif et de passif de l’ensemble de leurs activités. Enfin bien que de nombreux assureurs ne disposent toujours pas d’un processus ALM en place, l'étude démontre que les plus avancés d’entre eux ont investi massivement dans la centralisation et l’optimisation de leur processus ALM ; ils évaluent leurs besoins en matière d’investissement et de couverture afin de gérer activement les risques de taux d’intérêt et d’incompatibilité. «Il sera intéressant à l’avenir de voir si, pour les compagnies d’assurances, une gestion « surperformante » devient une source reconnue d’avantage concurrentiel», conclut l'étude.
Bien que le seuil obligatoire de 20% en 2014 soit déjà atteint, la féminisation des conseils du CAC 40 continue à progresser, de 23,4% en 2012 à 28,1% en 2013, rapporte L’Agefi. En revanche, les femmes peinent toujours à prendre leur place au sein des comités exécutifs, ne pesant que 8,3% (7,9% en 2012), avec en tête PPR (désormais Kering), passé de 11,1% à 27,3% en un an. Toutefois, désormais plus de la moitié du CAC 40 se fixe des objectifs chiffrés en matière de mixité.
Les hedge funds ont un accès bien plus important aux dirigeants des entreprises américaines que les gérants traditionnels, rapporte le Financial Times fund management qui cite des données collectées par Thomson Reuters. Les hedge funds ont ainsi représenté 53 % des entretiens individuels organisés par les 900 entreprises américaines servies par Thomson Reuters en 2011, alors qu’ils ne représentent que 6 % du marché des actions américaines.
Paradoxe. D’un côté, le marché français de la gestion n’a pas fait exception à la règle. D’un autre, il a encore mis en évidence certaines de ses particularités, dans un environnement de plus en plus concurrentiel. Telles pourraient être les conclusions de l’AFG qui publie ce mercredi 5 juin son bilan de l’industrie française de la gestion d’actifs en 2012.Grâce à des «effets marché» largement positifs tant pour les actions que pour les produits de taux, les encours globaux ont progressé de 164 milliards d’euros l’an dernier pour atteindre fin décembre un montant record de 2 932 milliards d’euros - en hausse de 5,9 % par rapport à l’année précédente. Pour les seuls fonds de droit français, la hausse atteint 8,6 % (+119 milliards d’euros), à 1 506 milliards d’euros tandis que pour les actifs gérés sous mandat, la progression est de 3,3 %, à 1 426 milliards d’euros. Il n’en reste pas moins que la collecte sur les OPCVM de droit français manque à l’appel. L’an dernier, les sorties nettes ont atteint 24,1 milliards d’euros (-2,2 % de l’actif net) à rapprocher des 72,4 milliards d’effet marché. Hormis les souscriptions nettes en recul de 17,7 % sur les fonds à formule - qui pâtissent entre autres de la faiblesse des taux - les classes d’actifs risquées ont été les plus touchées. La décollecte sur les fonds actions atteint 24,8 milliards (-10,7 %) et celle sur les fonds alternatifs 2,4 milliards (-15,9 %). «La persistance de l’aversion au risque de la part des investisseurs, l’alourdissement important de la fiscalité de l’épargne des particuliers, l’attrition programmée de réserves de nombreux investisseurs institutionnels et la vive concurrence de l’épargne réglementée et des produits de bilan bancaires», ont pesé confirme l'étude. Comparativement, les classes d’actifs composés de produits de taux se sont nettement mieux comportées. Elles ont ainsi bénéficié à la fois d’un effet marché positif comme les classes d’actifs risquées, mais elles ont également collecté en net. Les fonds monétaires ont aussi retrouvé une collecte nette positive en 2012 (+13,9 milliards d’euros), après trois années de sorties nettes. Les souscriptions nettes représentent 3,7% de l’actif net moyen. Pour leur part, les fonds obligataires ont engrangé 3,4 milliards de souscriptions nettes, soit 1,7 % par rapport à l’actif net. En dépit de ces chiffres en trompe l'œil, où la progression des encours masque des sorties de capitaux, l’industrie française de la gestion d’actifs conserve ses spécificités. Et notamment son dynamisme en matière de créations de sociétés de gestion de portefeuille. Ainsi, fin 2012, l’AFG en recensait 604, à la suite de 34 créations brutes et cinq en net. Certes, ces chiffres restent un cran en deçà de ceux de l’année précédente où 608 sociétés étaient recensées fin décembre 2011 du fait notamment de 39 créations brutes et 16 en net. Il n’en demeure pas moins remarquable alors que le marché a continué en 2012 son mouvement de fusion et consolidation. Dans un autre genre, en matière de produits, le mouvement de rationalisation des gammes s’est également poursuivi. Un mouvement que justifie l’AFG comme «la conséquence de l’entrée en vigueur d’UCITS IV et des efforts d’adaptation de la structure des coûts, de l’offre et des stratégies de gestion aux nouvelles conditions de marché». Résultat, le nombre de FCP a continué de diminuer en 2012. «La baisse est de près de 1 000 unités depuis le point haut de septembre 2008, alors que l’on constate désormais une stabilité du nombre de Sicav», indique l’AFG. Reste le monde concurrentiel de la gestion d’actifs en Europe et la place de l’industrie française. Avec un encours de 8 944 milliards d’euros fin 2012 en progression de 984 milliards d’euros, l’année 2012 peut être considérée comme favorable pour les gestions européennes. L’association se félicite à ce titre que la France reste leader si l’on considère les marchés où la gestion financière des fonds d’investissement est réalisée. Pour autant, la marge et désormais étroite, avec une part de marché de 19,1% suivie par l’Allemagne et le Royaume-Uni, tous les deux avec 19 %. Un an auparavant, la France représentait 20,1 % de l’ensemble, l’Allemagne 19,2 % et le Royaume-Uni, 17,1 %...
BlackRock et le prestataire de services de règlement international d’opérations-titres Euroclear Bank ont annoncé mardi 4 juin des projets de réforme du traitement et du règlement des opérations portant sur des ETF, réalisées dans toute l’Europe en lançant le premier ETF iShares revêtant la forme d’un titre international. «Au terme du programme pilote, qui sera lancé dans les prochains mois, nous émettrons d’autres ETF dans le cadre de cette structure internationale», précise un communiqué.Contrairement au règlement des opérations internationales dont font l’objet d’autres ETF, qui est actuellement effectué par les dépositaires centraux nationaux (DCN), le règlement des transactions portant sur le nouvel ETF d’iShares sera assuré pour la première fois par Euroclear Bank, un dépositaire central international (DCI). De quoi éviter des inéfficiences lorsque les ETF sont négociés dans plusieurs pays. Par ailleurs, l’utilisation d’une seule plateforme européenne de règlement devrait accroître la liquidité des ETF internationaux, faciliter le traitement des opérations réalisées sur ces titres et permettre de réduire fortement les coûts de transaction pour les investisseurs. En simplifiant la structure de l'émission et l’environnement post-trade du marché européen des ETF, les fournisseurs de liquidités pourront répondre plus facilement aux besoins des clients et, à terme, réduire le coût de détention des ETF en diminuant le coût des opérations dont ils font l’objet.