L’indice HSBC EMI qui suit les évolutions mensuelles des 16 principaux pays émergents (*) a retrouvé en avril ses plus bas niveaux d’il y a dix-huit mois. Cet indice a reculé à 51,3, après avoir atteint 52,5 au mois de mars. La baisse reflète un ralentissement de la croissance dans 3 des pays BRIC, et notamment en Chine, indique un communiqué de la banque. «La faiblesse des indices PMI du secteur des services laisse penser qu’une décélération plus étendue et plus domestique est en cours aussi dans les pays émergents, même si la plupart sont encore en croissance " a détaillé Frédéric Neumann, co-directeur de la recherche économique Asie pour HSBC. (*) Arabie Saoudite, Brésil, Chine, Corée du Sud, Egypte, Emirats Arabes Unis, Hong Kong, Inde, Indonésie, Mexique, Pologne, République Tchèque, Russie, Taïwan, Turquie et Vietnam
Le président de la Fed Ben Bernanke a mis en garde vendredi contre le risque d'émergence d’une bulle obligataire aux Etats-Unis, rapporte L’Agefi qui note que l’avertissement vaut aussi pour le Vieux Continent. Dans une étude publiée hier, Markit accrédite aussi le scénario d’une bulle sur le crédit à haut rendement en Europe tant que les politiques resteront accommodantes. En attendant, l’euphorie règne sur le marché primaire avec encore près de 1,8 milliard d’euros de papier high yield qui a été placé la semaine dernière. «Les émetteurs de catégorie CCC affichent tout de même une probabilité de défaut élevée de plus de 40% sur 5 ans selon S&P», souligne Marnik Hinnekens, responsable de la recherche crédit chez Tullett Prebon.
Encouragées par la hausse de Wall Street et les premiers signes de reprise économique, les entreprises sont de plus en plus nombreuses à revenir s’introduire en Bourse aux Etats-Unis, rapporte Les Echos. Au cours de la seule semaine dernière, 2,4 milliards de dollars ont été levés au travers de 11 opérations (dont 7 opérations le 8 mai). Une véritable renaissance : le marché américain des introductions en Bourse n’avait plus connu une telle activité depuis la semaine du 10 décembre 2007, selon le cabinet Dealogic. En tout, depuis le début de l’année, le volume des introductions en Bourse atteint 16,8 milliards de dollars aux Etats-Unis, contre 13,1 milliards de dollars à la même période de l’année dernière. L’activité reste toutefois en retrait par rapport à 2011. A cette époque de l’année, 24,4 milliards de dollars avaient déjà été levés.
L’indice de prix EDHEC IEIF Immobilier d’Entreprise France a reculé de 0,3% en avril après une hausse de 0,2% en mars. Sur un an l’indice perd 1%. L’indice de performance globale - revenus réinvestis - affiche cependant une hausse de 1 % sur un mois et de 4,4% sur un an. Le rendement du dividende de l’indice sur le premier trimestre 2013 s'élève à 5,3%. Selon l’IEIF, la performance annuelle moyenne de l’indice depuis 1980 est de 2,5% avec une volatilité de 7,3%. Quant à l’indice de performance globale, sa performance annuelle moyenne depuis 1980 est de 8,8% avec une volatilité de 8 %.
Les marchés des matières premières tanguent, car ils reflètent l'état de la crise, estime le rapport CyclOpe dirigé par Philippe Chalmin, professeur à l’Université Paris-Dauphine et dont « Les Echos » sont partenaires. Selon le spécialiste, « la baisse des cours aujourd’hui s’explique assez bien - au-delà de l’humeur des investisseurs - par le vague à l'âme économique dans les pays avancés. » Dans cette période d’incertitude, la Chine et le climat restent les deux inconnues majeures. Les doutes se sont notamment accumulés sur le premier consommateur de la quasi-totalité des matières premières produites sur Terre. Le recul de la production industrielle inquiète. Le coup de frein de sa croissance au premier trimestre a fait vaciller les prix des métaux industriels. La plupart d’entre eux - aluminium, zinc, nickel - accusent une baisse supérieure à 10 % depuis le début de l’année. Le minerai de fer enregistre un repli similaire. Le monde observe le comportement chinois, en particulier la gestion de ses réserves, jugée déterminante pour les mois à venir. Quant aux accidents climatiques, ils ont parsemé l’année 2012, provoquant une flambée historique des prix des matières premières agricoles.
Funds People rapporte que, grâce à l’absorption du Banif Fondepósito, du Fondo Depósitos et du Banesto Fondepósitos, le fonds Santander Fondepósito Clase C, anciennement Santander Depósitos Plus, affichait fin avril un encours de 1,25 milliard d’euros. Quant au Foncaixa GarantíaRenta Fija 25, il se situe à 1.001 millions. Le club des fonds milliardaires en Espagne compte maintenant dix membres, le premier étant le Foncaixa Estabilidad avec 2,3 milliards d’euros et le deuxième le Santander Banif Inmobiliario avec 2,13 milliards.Cependant, il y a trois ans, ce club des milliardaires comptait encore 20 fonds.
Selon les statistiques publiées par l’association allemande BVI des sociétés de gestion, les fonds de valeurs mobilières offerts au public ont drainé au premier trimestre des rentrées nettes de 12.161 millions d’euros.Cette fois, le premier de la classe n’est plus Allianz, avec ses 1.928,9 millions d’euros, mais la galaxie Deutsche Bank, avec 2.874,3 millions. Union se classe troisième, avec des souscriptions nettes de 1.721,9 millions. Quant à Deka, ses remboursements nets se limitent désormais à 414,7 millions pour les trois premiers mois de l’année.Sur le front des ETF, la palme revient à db x-trackers, avec des rentrées nettes de 890,3 millions, devant les iShares de BlackRock avec 187,8 millions et les produits d’ETBlab (non consolidés dans Deka) avec 165,8 millions. En revanche, ComStage (Commerzbank), affiche pour le premier trimestre des sorties nettes de 116,8 millions d’euros.
Au 31 mars, les 3.913 Spezialfonds, fonds institutionnels allemands, ont atteint un encours de 1.011,31 milliards d’euros, contre 981,66 milliards fin décembre, rapporte l’association BVI des sociétés de gestion. Pour leur part, les 7.466 fonds offerts au public affichaient des actifs sous gestion de 687,52 milliards trois mois plus tôt.Les Spezialfonds ont collecté en net 22,97 milliards d’euros, contre 13,98 milliards pour les fonds offerts au public et 1,98 milliard pour les mandats hors fonds.
Interrogé par L’Agefi sur le marché actions de la zone euro, Christophe Besson, directeur des gestions chez CM-CIC Asset Management, note que depuis fin 2009, l’indice anglais progresse de +38% et l’indice américain de+ 44%, quand les valeurs de la zone euro déclinent de 7%. Le marché actions de la zone euro n’a pas salué les efforts de gestion des entreprises, ce qui s’est pourtant concrétisé sur les spreads «corporate» et pour d’autres marchés, a indiqué Christophe Besson. Par ailleurs croissance économique locale et progression des résultats des entreprises sont de moins en moins corrélées, a t-il ajouté.
D’après les statistiques de l’association espagnole Inverco des société de gestion, les fonds de valeurs mobilières ont drainé 1.075 millions d’euros de souscriptions nettes en avril, le quatrième mois de collecte nette consécutif, et l’encours à fin avril est ressorti à 130.745 millions d’euros contre 128.257 millions fin mars. Les fonds ont ainsi collecté 4,79 milliards en net depuis le début de l’année.Avril a été marqué par un nouveau passage de témoin, Santander Asset Management redevenant le premier gestionnaire espagnol avec un encours de 19.452 millions au 30 avril, et reprenant ainsi le leadership au bout de dix huit mois à BBVA Asset Management, qui termine à 19.335 millions d’euros. Il convient surtout de remarquer que les deux leaders du secteur sont désormais talonnés par InverCaixa, dont l’encours fin avril se situait à 18.269 millions d’euros, soit 22 % de plus que douze mois auparavant. Cela tient moins aux souscriptions nettes (qui ont été de 177 millions pour avril, contre 88 millions pour le Santander et des sorties nettes de 6,8 millions pour le BBVA) qu’à l’absorption des sociétés de gestion de Bankpyme et de Banca Civica (cette dernière a apporté plus de 2 milliards d’euros).
Le projet Fund Market Infrastructure, une infrastructure de marché dédiée à la distribution transfrontalière des fonds d’investissement, porte désormais le nom de Fundsquare, a annoncé le 6 mai la Bourse de Luxembourg.Le démarrage opérationnel de la plate-forme Fundsquare, dont le projet a été lancé en 2012, est prévu pour le troisième trimestre de 2013.En centralisant les données, en standardisant les procédures relatives à la gestion des ordres et le reporting des données relatives aux fonds, Fundsquare est censée permettre des économies d’échelle significatives «tout en assurant transparence et simplification des flux de communication», précise un communiqué.Pour sa réalisation technique, Fundsquare s’appuie sur la technologie de pointe développée par SWIFT ainsi que sur celle d’Altus.Enfin, pour sa mise en œuvre, Fundsquare bénéficie du soutien d’acteurs majeurs du secteur des fonds opérant à Luxembourg réunis en un groupe de consultation «User Group». Ce dernier est composé de distributeurs internationaux et d’agents de transfert prépondérants au Grand Duché.
Le 8 mai, Stoxx Ltd a présenté son nouvel indice, le Euro Stoxx 50 BuyWrite 100 % Index, qui mesure la performance d’un indice d’une position longue sur l’Euro Stoxx 50 et de la vente d’une option d’achat sur ce même indice. Ce produit est destiné à servir de sous-jacent pour des ETF et d’autres produits investissables. Il reprend la méthodologie de l’Euro Stox 50 BuyWrite, mais le prix d’exercice pour l’option sur l’Euro Stoxx 50 est fixé à 100 % au lieu des 105 % de l’indice existant.A fin 2012, les options sur l’indice Euro Stoxx 50 ont atteint un volume de 280 millions de contrats négociés, ce qui les place en troisième position dans le monde, après celles sur les Kospi 200 et le S&P CNX Nifty, précise Stoxx Ltd.L’indice Euro Stoxx 50 BuyWrite 100 % combine l’indice Euro Stoxx 50 et une option d’achat sur cet indice en quantités égales, ajustée mensutellement.L’historique des données est disponible jusqu’au 18 janvier 2002. Il est calculé en euros et disponible en versions cours et performance nette.
Selon le BlackRock Institute, les ETP européens ont globalement accusé pour avril des sorties nettes de 0,8 milliard de dollars, ce qui ramène leurs souscriptions nettes pour les quatre premiers mois de l’année à 6,7 milliards de dollars. A fin avril, l’encours des 2.142 ETP domiciliés en Europe représentaient 376,8 milliards de dollars, soit 9,3 milliards de plus que fin décembre.Trois des dix grandes maisons ont néanmoins affiché pour avril des souscriptions nettes. Il s’agit de Source (0,4 milliard, de iShares (0,3 milliard et d’Amundi (0,1 milliard). Depuis le début de l’année, la collecte nette d’iShares ressort à 6,5 milliards de dollars, devant Source (0,9 milliard), UBS 0,7 milliard), Amundi (0,6 milliardà et Deutsche Asset & Wealth Management (db x-trackers), avec 0,3 milliard.En revanche, Lyxor Asset Management et Credit suisse ont subi pour janvier-avril des sorties nettes de 1,1 milliard de dollars chacun, devant la BCZ (ou ZKB) avec 0,9 milliard) et ETF Securities (0,8 milliard).
Faute de financements, le suisse Naisscent Capital vient de publier ce qui sera la dernière édition de son Alternative UCITS Performance Guide. Elle référence 963 single hedge funds coordonnés et 108 fonds de hedge funds coordonnés sur 175 pages, avec des statistiques récapitulatives.Le Luxembourg est le pays européen où sont dominiciliés en plus grand nombre ces fonds alternatifs coordonnés, avec 51,3 % du total, devant 20,6 % pour l’Irlande et 10,8 % pour la France.Les stratégies comptant le plus grand nombre de produits sont l’equity long/short, avec 198 fonds et l’obligataire, avec 180 unités, loin devant les fonds de fonds multistratégies (73) et le multiclasses d’actifs (69).
Sur le mois d’avril, l’Institut de l’Epargne Immobilière et Foncière (IEIF) a relevé des indices immobiliers en nette hausse, dont l’Euronext IEIF REIT Europe qui progresse de plus de 7%. Pour sa part, l’indice Euronext IEIF SIIC France engrange un gain de 6,9%."A travers la publication de leurs résultats trimestriels, les foncières ont à nouveau affiché la solidité de leurs fondamentaux notamment avec un montant de distribution égal à celui des années précédentes renforçant ainsi la confiance de leurs partenaires», indique un communiqué. A titre de comparaison, les marchés d’actions ont connu une progression nettement plus modérée. Outre-Atlantique, l’indice Dow Jones Stoxx 50 n’enregistre qu’une performance de 1,6%. alors que l’indice CAC 40 augmente de 3,7%.Depuis le début de l’année, l’écart est plus resserré: les indices immobiliers Euronext IEIF REIT Europe et l’indice Euronext IEIF SIIC France augmentent de 6,3% et 9,4% respectivement tandis que l’indice Dow Jones Stoxx 50 et le CAC 40 affichent des gains de 7,4%, 7,4% et 6,5%.
Après 1,03 % en janvier, 0,14 % en février et une remontée à 0,41 % en mars, la performance moyenne des fonds alternatifs coordonnés est retombée pour avril à 0,21 % selon l’indice UCITS Alternative calculé par le suisse Alix Capital. Depuis le début de l’année, le gain moyen ressort à 1,80 %.Quatre stratégies sur douze, comme en mars, ont été dans le rouge durant le mois sous revue. Trois sont les mêmes que le mois précédent: les matières premières (- 1,05 %), l’equity market neutral (- 0,28 %) et la volatilité (- 0,77 %), la quatrième étant cette fois les devises (FX), avec un recul de 1,23 %.La plus forte hausse a été enregistrée par les fonds de CTA, avec un gain de 1,81 %.L’encours total des single hedge funds coordonnés à fin avril ressortait à 160 milliards d’euros contre 147 milliards fin mars, 143 milliards fin février et 141 milliards fin janvier.
Le 7 mai, la Deutsche Börse a lancé la gamme d’indices Xetra Prime et Entry Standard Bond Index pour les obligations d’entreprises cotées sur les segments Prime Standard et Entry Standard de la plate-forme électronique Xetra à Francfort.Cette nouvelle famille se compose de trois indices, chacun disponible en version cours et en version performance. Ils sont calculés par Stoxx Limited (filiale de la Deutsche Börse) selon la même méthode que les indices eb.rexx, avec la capitalisation pondérée multipliée par le volume nominal de l’émission.Ces indices sont les suivants:XETRA Prime Standard Corporate Bond Price Index EUR (DE000A1EX3J6)XETRA Prime Standard Corporate Bond Total Return Index EUR (DE000A1EX3K4)XETRA Entry Standard Corporate Bond Price Index EUR (DE000A1EX3L2)XETRA Entry Standard Corporate Bond Total Return Index EUR (DE000A1EX3M0)XETRA Overall Corporate Bond Price Index EUR (DE000A1EX3N8)XETRA Overall Corporate Bond Total Return Index EUR (DE000A1EX3P3)
Selon une enquête européenne du cabinet de consultants Roland Berger, les structures de distribution des sociétés de gestion de fonds vont souffrir parce les banques limiteront de plus en plus l’éventail des fonds qu’elles proposent à leurs clients, rapporte la Börsen-Zeitung. Plus de la moitié des intermédiaires financiers songent à basculer à l’architecture dirigée et les listes de fonds recommandés ont déjà été réduites de moitié.Les banques réclament de plus en plus fréquemment des commissions chiffrables en centaines de milliers d’euros pour référencer les fonds dans une liste de recommandations.
Les Allemands ont constitué en 2012 une épargne de 157 milliards d’euros en nominal (contre 148,2 milliards en 2011), ce qui est presque aussi élevé que le record de 159 milliards enregistré pour 1993. Sur ce total, 86 milliards sont allés à des dépôts bancaires (contre 67 milliards en 2011), ce qui reflète une propension plus marquée pour les actifs liquides, notamment à cause d’un environnement de taux faibles et des incertitudes liées à la crise de la dette, indique le dernier rapport mensuel de la Bundesbank.En ce qui concerne les produits du marché des capitaux, les ménages allemands ont réduit de 17 milliards d’euros sur 2011 leur exposition aux obligations et instruments monétaires (après des sorties de 2 milliards l’année précédente).Les ménages ont été par ailleurs vendeurs nets d’actions en direct de 0,5 milliard d’euros, ce qui représente le premier solde négatif depuis l’intensification de la crise en 2008. En revanche, l’allocation aux parts de fonds d’investissement a été positive par solde de 0,08 milliard d’euros, les épargnants se concentrant sur les fonds immobiliers et obligataires tout en étant vendeurs nets de parts de fonds d’actions.A fin décembre, l’encours détenu sous forme de parts de fonds d’investissement représentait 420,1 milliards d’euros contre 394,9 milliards un an plus tôt.En termes globaux, l'épargne financière des ménages allemands avait augmenté fin 2012 de 229 milliards d’euros ou de 4,9 % sur fin décembre 2011, à 4.939 milliards d’euros (contre 4.7120,2 milliards), sachant que, sur cette variation, 72 milliards d’euros sont provenus de l’effet de marché. En termes nets, compte tenu de la dette, l'épargne financière des ménages allemands a augmenté sur l’ensemble de 2012 de 214 milliards d’euros, à 3.373 milliards.
Après 38,7 milliards de dollars en décembre 2012 et 23 milliards en mars 2013, les ETP dans le monde ont enregistré pour avril des souscriptions nettes de 10,3 milliards de dollars, selon l’estimation du BlackRock Institute. Depuis le début de l’année, les rentrées nettes ont totalisé 79,9 milliards de dollars contre 66,3 milliards pour janvier-avril 2012.Pour avril, les souscriptions nettes de 9,5 milliards de dollars affichées par les ETF obligataires et celles de 8,7 milliards enregistrées par les ETF actions ont été partiellement compensées en partie par les 8,7 milliards de dollars de sorties nettes pour les ETP sur l’or, qui atteignent désormais 17,9 milliards de dollars pour janvier-avril.Au 30 avril, l’encours des ETP se situait à 2.112 milliards de dollars contre 2.080 milliards fin mars, 1.944 milliards au 31 décembre et 1.716 milliards un an auparavant.Les ETP européens ont accusé pour leur part des sorties nettes de 0,8 milliard de dollars et des souscriptions nettes de 6,7 milliards pour les quatre premiers mois de l’année.