Entre avril et mai, les souscriptions nettes ont progressé de plus de 31 % selon les statistiques publiées lundi 14 juillet par l’association allemande des sociétés de gestion BVI. Elles ont atteint 8,44 milliards d’euros contre 6,42 milliards en avril un mois plus tôt. Ce sont les fonds institutionnels qui ont bénéficié du regain d’intérêt le plus important : les souscriptions nettes se sont élevées à 5,37 milliards en mai contre 2,88 milliards en avril. Une hausse de près de 85,5% alors que les fonds offerts au public sont passés de 3,04 milliards à 3,94 milliards, soit une hausse de la collecte nette de 29,6%. A noter que les mandats ont subi des sorties nettes de 0,87 milliard contre 0,486 milliard de rentrées nettes en avril."Sur les cinq premiers mois de l’année, la collecte nette est ressortie à 37,15 milliards d’euros (contre 50,9 milliards pour janvier-mai 2013), dont 30,45 milliards (contre 29,56 milliards) pour les fonds institutionnels. Les mandats ont accusé des sorties de 6,46 milliards (contre des rentrées nettes de 3,84 milliards)», indique un communiqué. Les fonds obligataires et diversifiés ont séduit en enregistrant des rentrées nettes de respectivement 5,44 milliards et 9,27 milliards d’euros. A l’inverse, les fonds d’actions offerts au public ont supporté des remboursements nets de 2,2 milliards d’euros. AllianzGI est la première société de gestion a profiter du regain d’intérêt des investisseurs. Elle a enregistré une collecte nette de 8,8 milliards. d’euros. A l’opposé, Deka a subi des sorties nettes de 2,2 milliards d’euros.
Les riches britanniques sauvent l’Europe... Selon un test mené par le centre de recherche appliquée de State Street auprès de 16 pays pour mesurer le niveau de connaissances financières d’investisseurs particuliers (*) , les sujets de Sa Majesté concernés se classent 3ème derrière leurs alters ego à Singapour et en Australie. Ils parviennent même à battre les canadiens et leurs homologues à hong-kong. Et les Français ? Loin de briller, ces derniers se classent... 16ème et derniers du classement. Maigre consolation : les américains figurent, pour leur part, dans le ventre mou du tableau, à la 10ème place. Indépendement de cette étude - mais finalement, pas très éloignée - une deuxième enquête de State Street a pointé la méconnaissance fondamentale des investisseurs de certains mécanismes financiers. Notamment, celui concernant le fonctionnement des obligations et leur rôle dans un portefeuille de retraite. Ainsi, en chiffres, plus d’un tiers des participants ont indiqué que les obligations aident à atténuer l’impact de l’inflation, alors qu’en fait celles-ci sont extrêmement vulnérables à une hausse de l’inflation. D’autre part, près de la moitié des personnes interrogées semble ignorer que les obligations présentent un « risque moins élevé que les actions » et 70% d’entre elles semblent ignorer que les obligations affichent une « volatilité plus faible » que les actions. Par ailleurs, les investisseurs se sont dits convaincus que - jusqu’à présent - « l’achat d’un terrain ou d’une propriété » a été leur meilleur placement, devançant toutes les autres formes d’investissement, y compris l’achat d’actions, de produits de taux, de fonds communs de placement et de matières premières. Deux-tiers d’entre eux (66%) pensent également qu’à ce jour, leur meilleur placement est entièrement attribuable à leur propre décision, ce qui ne manquera pas d’alimenter les débats alors que les conditions de mise en œuvre de la directive européenne sur les marchés financiers, dite MIF II, adoptée le 15 mai dernier par le Parlement européen suscite de fortes polémiques... Enfin, une dernière enquête de State Street concernant l’allocation d’actifs met en évidence la prudence des investisseurs particuliers. Malgré les records enregistrés sur les marchés boursiers, ces dernier ont considérablement accru leur poche de liquidités. Au cours des deux dernières années, cette classe d’actifs est ainsi passée d’une moyenne mondiale de 31% en 2012 à 40% en 2014. Aux États-Unis, ces allocations ont augmenté de 26% en 2012 à 36% en 2014. Au Japon cette part atteint 57%, ce qui constitue un record mondial. La France arrive en 7ème position dans ce classement avec une part à 43%.(*) 2880 investisseurs particuliers interrogés au premier trimestre 2014, disposant un patrimoine investissable compris entre 250 000 dollars et 1 million de dollars
Les résultats de l’enquête « Fund Manager Survey » pour le mois de juillet réalisée par Bank of America Merrill Lynch Global Research montrent que 61% des gérants d’actifs sont à présent surpondérés en actions, une part qui n’a été aussi importante depuis début 2011. Cet optimisme sur les actions qui montre la confiance des investisseurs dans la reprise économique au cours de ce 2ème trimestre, se retrouve dans les anticipations d’inflation. En effet, 71% des gérants d’actifs s’attendent à ce que l’indice des prix à la consommation «core CPI global» progresse au cours des 12 prochains mois alors qu’ils n’étaient que 58% à partager cet avis le mois précédent. Paradoxalement la part des investisseurs estimant que les marchés actions sont maintenant survalorisés à atteint 21% en juillet soit son plus haut niveau depuis 2000.Par ailleurs, en juillet, l’Europe n’a visiblement plus les mêmes charmes qu’au début de l’année. Ainsi, seuls 10% des gérants déclarent surpondérer les actions du vieux Continent contre 21% le mois précédent. Le marché allemand est particulièrement concerné par cette évolution, puisque les gérants ne sont plus que 12% à vouloir surpondérer les actions allemandes dans les 12 prochains mois contre 31% en juin. Concernant l’Italie cette part est passée de 16% à 3% entre juin et juillet signe que l’engouement pour les périphériques s’érode également.
Le montant total des actifs alternatifs gérés au niveau mondial atteint actuellement 5700 milliards de dollars selon l’étude « Global Alternatives Survey 2014 » réalisée par Towers Watson, en collaboration avec le Financial Times. Le montant total des actifs gérés par les 100 principaux gestionnaires d’investissement alternatif dans le monde a, quant à lui, atteint 3300 milliards de dollars en 2013 (contre 3100 milliards en 2012). L’étude « Global Alternatives Survey », qui couvre sept catégories d’actifs et sept types d’investisseurs, précise que parmi les 100 principaux gestionnaires d’investissement alternatif, les gestionnaires d’actifs immobiliers représentent la part la plus importante (soit 31% et plus de 1.000 milliards de dollars), suivis par les gestionnaires de fonds de private equity directs (23% et 753 milliards de dollars), les hedge funds (22% et 724 milliards de dollars), les fonds de fonds de private equity (10% et 322 milliards de dollars), les fonds de hedge funds (5% et 173 milliards de dollars), l’infrastructure (4%) et les matières premières (2%). L’étude indique également que les actifs des fonds de pension représentent un tiers (33%) des actifs des 100 principaux gestionnaires d’investissements alternatifs, suivis par les gérants de fortune (18%), les compagnies d’assurances (9%), les fonds souverains (6%), les banques (3%), les fonds de fonds (3%) et les fondations (3%).
«De nombreuses institutions financières pourraient passer à côté des opportunités qui s’offriront à elles lorsque la génération du « baby boom » cèdera ses actifs aux clients de la prochaine génération. Elles pourraient également être témoins du recul important de leur activité de gestion de patrimoine, celle-ci prenant la position de conseil et de gérant aux particuliers et familles fortunées.» A l’aune de cette conclusion tirée du dernier livre blanc publié par l’institut financier mondial de Deutsche Asset & Wealth Management, l'étude pointe les différences des enfants des “baby-boomers” âgés de 30 à 45 ans (Génération X) et ceux qui sont nés avec l’informatique, âgés de 15 à 30 ans (Génération Y). Ignorer leurs besoins et ne rien faire pour aller dans leur sens constituent l’une des plus grandes menaces pour les institutions financières et ce d’autant que les populations concernées hériteront de plusieurs milliers de milliards d’euros dans les 15 prochaines années. Par ailleurs, les personnes concernées se caractérisent par des idées radicalement différentes au sujet de la transparence et de la spontanéité des relations avec les institutions financières, indique l’enquête. A l’avenir, précise-t-elle, le contact personnel sous la forme de réunion, qui prédomine aujourd’hui, sera remplacé par les canaux de communication virtuelle. Dès lors, relève l'étude, «les solutions multimédia créeront des moyens d’organiser des réunions avec leur conseiller de manière totalement nouvelle.»
Les Abenomics, qui désignent le plan de relance budgétaire et monétaire, accompagné de réformes structurelles, mis en place par le gouvernement de Shinzo Abe au Japon, semblent bénéficier pleinement au marché ETF local, selon Asia Asset Management.Le 19 juin dernier, l’ETF Nikkei 225 a atteint 21,3 milliards de dollars (2160 milliards de yen) d’encours. Sur les 12 mois terminés en mai le fonds a gonflé de 4,4 milliards de dollars (445,5 milliards de yen), soit le taux de croissance le plus élevé parmi les 119 ETF domiciliés au Japon. Une performance d’autant plus remarquable qu’elle ne résulte pas d’un effet marché, puisque sur la période, l’indice sous jacent composé des 225 plus grosses capitalisations japonaises, n’a pas progressé. Depuis son lancement en 2001, Le fonds attire des flux aussi bien en provenance des investisseurs institutionnels que des particuliers. Entre fin 2012 et fin 2013, les volumes échangés sur le marché japonais des ETF ont été multiplié par cinq.
L’industrie financière chinoise représente environ un quart de la dette émise à l’international par l’ensemble des sociétés financières émergentes depuis le début de l’année, selon le Financial Times qui s’appuie sur de données fournies par Dealogic. L’année dernière, à la même époque, cette part n’était que de 6,1%. Pour les sociétés financières chinoises, il s’agit de satisfaire les exigences de fonds propres plus sévères en vertu des règles de Bâle III.
Un haut fonctionnaire de la China Securities Regulatory Commission (CSRC), Zhuang Xinyi, a déploré publiquement les failles de l’industrie de la gestion d’actifs en Chine, rapporte le Financial Times. Selon lui, les gérants d’actifs chinois manquent de discipline et se livrent à une poursuite aveugle de la croissance de l’actif. Ils raisonnent également à court terme, et se sont rendus coupables de pratiquer du «front running» (technique illégale de manipulation boursière qui consiste pour un courtier ou un investisseur à utiliser l’information de ses clients pour s’enrichir) et d’overtrading. « Il y a là une faute morale » déclare Zhuang Xinyi.
Les fonds Ucits ont enregistré une collecte nette de 43 milliards d’euros au mois de mai, contre 62 milliards d’euros au mois d’avril, selon les dernières statistiques communiquées par l’Association européenne des gestionnaires d’actifs (Efama). Cette baisse de la collecte nette est liée à la diminution des ventes nettes sur les fonds de long terme combinée à une hausse de la décollecte sur les fonds monétaires.De fait, les fonds de long terme (hors fonds monétaires) ont conclu le mois de mai avec une collecte nette de 48 milliards d’euros, bien en-deçà des 63 milliards d’euros engrangés en avril. Dans le détail, les fonds obligataires ont attiré 20 milliards d’euros, contre 27 milliards d’euros le mois précédent. Les fonds actions ont capté 7 milliards d’euros en mai, après 14 milliards d’euros en avril. Enfin, les fonds diversifiés ont enregistré une collecte nette de 17 milliards d’euros en mai, contre 20 milliards en avril. En parallèle, les fonds monétaires ont accusé une décollecte nette de 5,4 milliards d’euros en mai, contre -1,3 milliard d’euros en avril.Depuis le début de l’année 2014, la collecte nette des fonds Ucits s’établit à 256 milliards d’euros, indique l’Efama. Les actifs totaux des fonds Ucits ressortent ainsi à 7.443 milliards d’euros, soit une progression de 2,5% par rapport au mois d’avril et de 7,4% par rapport à fin 2013.Par ailleurs, la collecte nette des fonds non coordonnés (non-Ucits) est ressortie à 9 milliards d’euros en mai, contre 15 milliards d’euros en avril. Si les fonds réservés aux investisseurs institutionnels («special funds») ont capté 7 milliards d’euros lors du mois sous revue, un montant similaire à celui enregistré en avril, les autres fonds non-Ucits n’ont capté que 1 milliard d’euros en mai contre 7 milliards d’euros en avril. La collecte des fonds immobiliers est quant à elle restée stable à environ 700 millions d’euros en mai.Depuis le début de l’année, la collecte nette des fonds non coordonnés s’élève à 65,3 milliards d’euros. Les actifs totaux des fonds non coordonnés s’établissent à 2.975 milliards d’euros à fin mai, en hausse de 1,5% par rapport au mois d’avril et de 4,9% par rapport à fin 2013.
Lipper a publié sa dernière revue mensuelle des tendances observables sur les fonds européens en termes de flux. Sur le mois de mai, l’industrie des fonds européens dans son ensemble, a enregistré une collecte nette de 35,3 milliards d’euros. Le marché italien est celui qui a enregistré la plus forte collecte nette au mois de mai avec 4 milliards d’euros de flux entrants, suivi de l’Espagne (+2,8 milliards d’euros) et de la France (+2,2 milliards d’euros). Sur les 33 pays européens couverts par l'étude, 8 ont enregistré une décollecte nette sur la période, parmi eux, la Suisse (-1,6 milliard d’euros), les Pays Bas (-0,4 milliard d’euros) et la Belgique (-0,1 milliard d’euros). En termes de classes d’actifs, comme le mois précédent, ce sont les fonds obligataires qui ont contribué le plus positivement puisqu’ils ont enregistré sur mai 18,6 milliards d’euros de flux entrants nets. Les chiffres provisoires pour les fonds domiciliés au Luxembourg et en Irlande suggèrent que les fonds obligataires ont continué d'être ceux qui attirent le plus de flux en juin. Les établissements ayant attiré le plus de flux sur mai ont été BlackRock, avec 3,4 milliards d’euros de collecte nette, suivi de UBS et Unicredit/Pioneer qui ont chacun collecté 1,3 milliards d’euros.
La London Bullion Market Association, l’association professionnelle représentant le marché londonien de l’or et de l’argent, a annoncé, ce 11 juillet, avoir sélectionnée l’offre commune de Thomson Reuters et du groupe boursier CME pour offrir un nouveau service de prise en charge du fixing de l’argent, également appelé London Silver Price Mechanism. Dans son communiqué, l’association professionnelle détaille les responsabilités respectives des deux heureux élus. Ainsi, le CME fournira la plate-forme fixant le prix de l’argent ainsi qu’une méthodologie tandis que Thomson Reuters fournira l’administration et la gouvernance du service. «Les aspects légaux concernant cette division des responsabilités seront finalisés avant le lancement du service», précise la London Bullion Market Association dans son communiqué. D’ici là, l’association professionnelle travaillera en étroite collaboration avec le CME et Thomson Reuters pour préparer le nouveau service de fixing de l’argent afin de le tester début août.
Au cours du premier semestre 2014, les fonds communs de placement espagnols ont enregistré une collecte nette de 21 milliards d’euros, un montant deux fois et demi plus important que celui réalisé lors du premier semestre 2013 (8,85 milliards d’euros), selon les données publiées par Inverco, l’association professionnelle de la gestion d’actifs en Espagne. Sur le seul mois de juin, les souscriptions nettes s’établissent à 3,73 milliards d’euros.Grâce à cette bonne dynamique, les encours du secteur atteignent 179,1 milliards d’euros à fin juin, soit une croissance de 16,5% (ou 25,3 milliards d’euros) par rapport à fin 2013. Il s’agit du volume d’actifs sous gestion le plus important depuis octobre 2008.
La Bourse de Shanghai, la Shanghai Stock Exchange (SSE), vient de lancer une consultation portant sur la possibilité de lancer des options sur ETF, ce qui pourrait aider à dynamiser les marchés des «mutual fund» et des ETF selon plusieurs observateurs du marché, rapporte Asia Asset Management. L’opérateur boursier a ainsi publié une circulaire qui décrit les «guidelines» portant sur l’utilisation de cet outil de couverture, selon le Shanghai Securities Journal, cité par Asia Asset Management. Ce document détaille l’utilisation des options sur ETF, y compris le contrôle des risques, la gestion du collatéral et les limites de position. Selon plusieurs médias locaux, la première option sur ETF pourrait être lancée à la fin du mois d’août 2014. Pour l’heure, la Bourse de Shanghai distingue les investisseurs éligibles aux options sur ETF en trois catégories: les investisseurs individuels, les investisseurs institutionnels au sens large et, enfin, les investisseurs institutionnels dits «spéciaux». L’opérateur boursier compte fixer un plafond concernant les positions sur les options sur ETF qui ne dépasserait pas 10% de la valorisation totale des actifs du compte d’un investisseur.
Le prêt entre particuliers ressemble de moins en moins à du financement participatif, et de plus en plus à une classe d’actifs qui attire les grands investisseurs institutionnels, rapporte Les Echos. L’évolution est particulièrement frappante pour l’américain Lending Club, qui revendique une production d’un milliard de dollars pour le seul deuxième trimestre 2014. En 2009, le site ne compte que des prêteurs particuliers. Cinq ans plus tard, ces derniers n’apportent plus qu’un tiers environ des ressources. Ils ont été rejoints par des gérants de fortune ou encore des fonds obligataires. Dans un environnement de taux particulièrement bas, prêter à des particuliers leur offre, en effet, des niveaux de rendement intéressants. Selon le courtier britannique Liberum, les prêts « originés » par les cinq plus grosses plates-formes de prêts au monde vont passer de 3,4 milliards de dollars en 2013 à environ 8,8 milliards de dollars à fin 2014. Toutes ne sont, toutefois, pas en situation de séduire les investisseurs. Le tri se fait d’abord sur leur capacité à maîtriser le coût du risque.
Les mois passent et se ressemblent pour la gestion collective hexagonale. Selon les données d’Europerformance-SIX Telekurs pour ce mois de juin, les fonds de droit français ont enregistré une décollecte nette de 10,86 milliards d’euros (soit une variation de l’encours de -1,41 %), dont la classe d’actifs monétaires est quasi exclusivement responsable. Les sorties nettes pour ces catégories ont atteint 10,70 milliards d’euros (soit une baisse des actifs sous gestion de 3,36 %). De façon quasi symbolique comparé à cette hémorragie, l’ensemble des fonds actions a également décollecté. Ils ont perdu 365,03 millions d’euros (-0,43 %). Les obligations convertibles ont également connu des sorties. Cette classe d’actifs perd 42,72 millions d’euros (soit une baisse des actifs sous gestion de 1,11 %). A l’inverse, les fonds obligataires ont séduit les investisseurs. Ils ont enregistré, globalement, des souscriptions nettes de 1,39 milliards d’euros. En détail, au sein des fonds actions, ceux investis sur le vieux Continent ont subi les rachats les plus forts avec les fonds investis sur le marché américain. Les premiers ont perdu en net 399,70 millions et les seconds 496,74 millions. La baisse de l’encours a été accentué par un effet performance négatif pour les fonds investis sur le vieux Continent. En moyenne, ces fonds reculent de 1,29 %. Ce n’est pas le cas des fonds sur le marché américain qui progresse de 2,13 %. A noter que les fonds d’actions Asie/Pacifique ont à la fois collecté (+37,09 millions) et enregistré un gain (+2,80 %). De leur côté, les obligations convertibles de la zone euro ont à la fois connu des rachats nets de 33,9 millions d’euros et enregistré des pertes moyennes de 1,23 %. En revan,che, sur l’Europe, les fonds de cette nature ont collecté légèrement (6,44 millions) mais ont affiché une baisse moyenne de 1,14 %. Pour leur part, les fonds d’obligations convertibles internationales ont affiché des sorties nettes de 16,07 millions mais ont enregistré un gain de 0,81 %. Enfin, concernant la classe d’actifs obligataire, ce sont les OPCVM sur la zone euro qui ont surtout séduit les investisseurs : ils ont collecté en net 1,16 milliards d’euros, très loin devant la deuxième catégorie ayant enregistré les entrées nettes les plus importantes : les fonds d’obligations à haut rendement ont collecté en net 151,41 millions d’euros. En matière de performances, toutes les catégories ont enregistré des gains, à l’exception de celles libellées en dollars (-0,55 %). Les fonds d’obligations européennes ont réalisé la progression moyenne la plus forte sur le mois de juin (1,07 %).
L’industrie suédoise des fonds a enregistré une collecte nette record de 81,1 milliards de couronnes (8,78 milliards d’euros) au cours du premier semestre 2014, soit la meilleure performance historique pour le secteur sur six mois, selon des données publiées ce 10 juillet par l’Association suédoise des fonds d’investissement (Fondbolagens förening). La moitié de cette collecte semestrielle, soit 40,5 milliards de couronnes, s’est portée sur des fonds obligataires tandis que les fonds actions ont capté 5,4 milliards de couronnes à fin juin.Sur le seul mois de juin, les souscriptions nettes s’établissent à 12,1 milliards de couronnes, malgré une décollecte d’environ 500 millions de couronnes sur les fonds actions.Grâce à ce niveau record de collecte, les encours totaux du marché suédois des fonds atteignent 2.750 milliards de couronnes (297,8 milliards d’euros) à fin juin, soit le niveau d’actifs sous gestion le plus élevé dans l’histoire de l’industrie.
Les encours des fonds communs de placements espagnols ont enregistré une croissance de 16,07% au cours du premier semestre 2014 pour atteindre 184,1 milliards d’euros, contre 158,6 milliards d’euros fin 2013, selon des données publiées le 10 juillet par le cabinet VDOS Stochastics. Cette progression a été principalement portée par une collecte nette de 20,39 milliards d’euros au cours des six premiers mois de l’année tandis que l’effet marché a contribué à hauteur de 5 milliards d’euros.A fin juin, Santander a conforté sa place de numéro 1 du secteur avec 18,15 % de part de marché et 33,4 milliards d’euros d’encours sous gestion. La banque espagnole est suivie par BBVA (25,89 milliards d’euros d’encours), Caixabank (27,78 milliards d’euros), Kutxabank (9,62 milliards d’euros) et, enfin, Banco Sabadell (9,37 milliards d’euros). Les dix premiers acteurs gèrent 140 milliards d’euros d’actifs, soit 76,07 % des encours totaux, précise VDOS.Sur le trimestre écoulé, la palme de la meilleure collecte revient à Santander avec 4,74 milliards d’euros de flux nets. Le groupe bancaire devance Caixabank (2,92 milliards d’euros de collecte), BBVA (2,57 milliards d’euros), Banco Sabadell (1,91 milliard d’euros) et Kutxabank (1,47 milliard). A contrario, Ahorro Corporacion enregistre la plus forte décollecte nette sur le deuxième trimestre avec 174,3 millions d’euros de flux nets sortants. Suivent Catalunya Banc (-168,5 millions d’euros), InverSeguros (-26,46 millions), Catalana Occidente (-16 millions d’euros) et Ipar Kutxa Rural (-12,1 millions d’euros).
François Hollande, avait affirmé sa volonté «d’orienter les 200 milliards d’actifs qui sont gérés par les organismes de retraite complémentaire vers les entreprises», lors de la grande conférence sociale en début de semaine. Le président de la République déplorait alors que «seuls 10% aujourd’hui de ces fonds aillent vers les entreprises et à peine 3% vers les PME». Hier, le ministre de l’Economie et du Redressement productif, a de nouveau évoqué ce projet hier, rapporte L’Agefi. Le ministre va demander aux fonds de retraite complémentaire d’investir «dans les entreprises cibles du CAC 40 afin de constituer un actionnariat de long terme, fiable et solide, résistant aux OPA indésirables».Ces déclarations soulignent en creux l’absence de fonds de pension privés en France. Leur création est un des chevaux de bataille de l’Association française des marchés financiers (Amafi) qui s’est félicitée hier des annonces de François Hollande.
L’Observatoire de l’épargne réglementée a publié son cinquième rapport annuel qui décrit l’évolution de l’épargne réglementée et de sa détention en 2013 et présente les actions menées en faveur de l’accessibilité bancaire. Il analyse également l’emploi des fonds collectés. Selon le rapport, le livret A et le livret de développement durable (LDD) demeurent des produits très attractifs pour les ménages, dont la collecte reste dynamique. Le taux de croissance annuel de la collecte est ainsi en 2013 de 6,5% pour le livret A, et de 9,5% pour le livret de développement durable, des progressions néanmoins en deçà des hausses exceptionnelles de 2012 (15,2% pour le livret A et 32,7% pour le LDD). Par ailleurs, les livrets A et de développement durable sont de plus en plus concentrés chez les ménages aisés : les livrets A dont le solde unitaire est supérieur à 15.300 euros représentaient à la fin de 2013 12% seulement du nombre de livrets mais 58% (contre 50% un an auparavant) de l’encours global. Pour leur part, les livrets de plus de 1.500 euros constituaient à la fin de 2013 97% de l’encours global, alors qu’ils ne représentaient qu’un peu plus du tiers du nombre des livrets. Enfin, le rapport retrace aussi les progrès accomplis dans la lutte contre la multi-détention du livret A. Ainsi, depuis l’entrée en vigueur, le 1er janvier 2013, du nouveau dispositif qui oblige les banques à vérifier avant toute ouverture de livret, que le demandeur ne dispose pas déjà d’un livret de même nature dans une autre agence ou un autre établissement, on observe une légère diminution, de 300.000 unités, du nombre de livrets A, dont le nombre reste cependant considérable, à 63 millions fin 2013.
Après Londres et Paris, c’est au tour de Francfort de prendre position sur le marché de la gestion en renminbi. La Chine vient en effet d’attribuer à l’Allemagne un quota de 80 milliards de renminbi (12,9 milliards de dollars) dans le cadre de son programme RQFII (investisseur institutionnel étranger qualifié pour la gestion en renminbi), rapporte Asia Asset Management. Cette annonce coïncide avec la visite de la Chancelière allemande Angela Merkel en Chine, où elle a rencontré le président chinois Xi Jinping et le premier ministre Li Keqiang.Récemment, Paris et Londres ont également obtenu chacun 80 milliards de renminbi de quotas dans le cadre de ce programme RQFII. Or la place financière de Francfort rivalise avec les autres places européennes, dont Londres, Paris et Luxembourg, pour devenir un centre de premier plan dans la gestion « offshore » en renminbi. En mars 2013, la Bundesbank, la banque centrale allemande, avait d’ailleurs signé un accord de coopération avec People Bank of China (PBoC) portant sur la compensation et le règlement de transactions en renminbi.