A l’occasion de la semaine de l’emploi des personnes handicapées, les industries de la gestion d’actifs et des métiers du post-marché marquent leur engagement dans ce domaine. Les sociétés de gestion, les dépositaires et les administrateurs de fonds ne ménagent pas leurs efforts pour faciliter l’accès à leurs métiers aux personnes en situation de handicap grâce à une formation adaptée, conçue par les professionnels de la gestion et du titre.Lancée il y a trois ans, HandiFormaFinance a été mise en place pour permettre à des personnes en situation de handicap, Bac + 2 à minima, d’accéder à des métiers très spécifiques et techniques, exigeant un niveau de formation élevé. Les sociétés partenaires qui ont toujours soutenu les politiques de RSE apportent ainsi une réponse concrète à leur démarche. Soutenue par l’AGEFIPH (Association de gestion du fonds d’insertion des personnes handicapées), HandiFormaFinance a été élaborée par des membres de l’AFG - Association française de la gestion financière - et de l’AFTI - Association française des métiers du titre - rassemblés au sein du groupe de travail Handicap de l’AFG.Ce groupe de travail, présidé par Jean-François Baralon, directeur général délégué de Natixis Asset management, assure le suivi et la coordination du projet. HandiFormaFinance donne la possibilité à des personnes en situation de handicap, d’acquérir les notions de base des métiers de la finance grâce à une préformation d’une durée de six semaines. Dans une deuxième étape, elles intègrent une licence professionnelle en alternance axée sur les métiers du middle et back office en gestion d’actifs de l’Université de Nanterre – La Défense. Quatorze candidats ont déjà pu bénéficier de ce dispositif pour se former et rejoindre une entreprise partenaire (BNP Paribas Securities Services – La Banque Postale Asset Management – CACEIS Investor Services – CANDRIAM France – NATIXIS Asset Management –– Groupama Asset Management – OFI Asset Management - RBC Investor) dans le cadre d’un contrat en alternance. La campagne 2015 va démarrer avec les recrutements de nouveaux candidats, des réunions de présentations, la participation à des salons spécialisés, etc. Elle est ouverte à toute entreprise désireuse de s’engager dans cette démarche RSE.
Une équipe de l’université de Zurich a mené une expérience basée sur le jeu qui montre que les banquiers ont tendance à mentir pour obtenir un gain financier, rapporte le Financial Times. 200 banquiers ont participé à l’étude publiée dans le journal Nature. Les chercheurs ont divisé les participants en deux groupes. Avant le jeu, le groupe « de traitement » a dû répondre à des questions sur le travail, tandis que le groupe « de contrôle » répondait à des questions sur la vie de tous les jours. Le jeu consistait à lancer une pièce de monnaie dix fois, sans être observé par qui que ce soit, et à reporter les résultats en ligne aux chercheurs, explique le journal. Les joueurs savaient à l’avance si le côté face ou pile permettait de gagner 20 dollars par jeté. Si tout le monde était complètement honnête, la proportion de lancers gagnants au sein de chaque groupe serait de 50 %. Le groupe de contrôle s’en est approché avec 51,6 %, tandis que le groupe de traitement a fait état d’un pourcentage de 58,2 %. La conclusion est que les banquiers « se comportent honnêtement dans une situation de contrôle », mais lorsque leur identité d’employé de banque est mise en valeur, une part importante d’entre eux devient malhonnête. Pour vérifier que cela est bien spécifique aux banquiers, les chercheurs ont mené la même étude sur d’autres secteurs.
Les professionnels de l’investissement peinent à générer de l’alpha, et les investisseurs ne parviennent pas à atteindre leurs objectifs de placement à long terme, selon une étude publiée le 19 novembre par le Center for Applied Research, le «think tank» indépendant de State Street . Intitulée «The Folklore of Finance: How Beliefs and Behaviors Sabotage Success in the Investment Management Industry», cette étude explore le concept de réussite en termes d’investissement, et l’impact des opinions et des préjugés au sein de l’industrie de la gestion d’actifs.Alors que plus de 60 % du capital investi dans ce secteur est voué à la poursuite de l’alpha, un certain scepticisme émerge. En effet, seuls 53 % des investisseurs particuliers et 42 % des professionnels attribuent la production d’alpha principalement à la compétence des gérants. En outre, à la question de savoir s’ils se sentaient en mesure d’atteindre leurs objectifs d’investissement, seuls 12 % des particuliers ont pu y répondre avec conviction. «Les modèles de réussite dans l’industrie de la gestion d’actifs ne fonctionnent plus», affirme Kelly McKenna, responsable mondiale du Center for Applied Research de State Street. «Les professionnels de l’investissement consacrent une attention importante à des activités qui selon eux contribuent à la production d’alpha. Bien que ces efforts soient en partie utiles, beaucoup n’apportent qu’une valeur limitée. Le véritable succès ne consiste pas seulement à générer de l’alpha; il implique aussi d’aider les investisseurs à atteindre leurs objectifs à long terme, et ce de manière durable sur une longue période». En matière d’investissement, le comportement des professionnels comme des particuliers est influencé par des croyances partagées, ancrées dans une partialité inhérente à l’esprit humain. Le rapport a pour objet d’étudier ces croyances, qui se déclinent en trois grandes catégories, dont deux peuvent être décrites comme conscientes, la troisième relevant du domaine de l’inconscient et du latent. Les investisseurs particuliers et les professionnels sont ainsi excessivement dépendants des performances passées dans leurs décisions d’investissement, même si ces performances ne préjugent pas des résultats futurs. Ils omettent aussi systématiquement de prendre en compte les objectifs à long terme dans l'évaluation des performances à court terme. Près de 60 % des professionnels considèrent une période d’un à trois ans seulement pour évaluer la performance de leurs investissements. En outre, plus de 60 % des investisseurs particuliers affirment qu’ils envisageraient d’adopter une stratégie plus conservatrice si leur portefeuille perdait plus de 20 % de sa valeur en un an; et parmi ces derniers, 90 % effectueraient ce changement sous trois mois. Seuls 22 % des investisseurs institutionnels définissent le succès en termes d’objectifs d’investissement à long terme, tandis que la vaste majorité (63 %) mesure le succès par rapport aux benchmarks. D’autre part, moins de 30 % des investisseurs particuliers considère l’atteinte des objectifs à long terme comme la mesure du succès, citant plus facilement d’autres mesures peu réalistes ou pertinentes, comme le fait d’avoir obtenu des gains et de ne pas avoir encouru de pertes, ou de surperformer le marché et d’atteindre des objectifs à court terme. La majorité des gérants de portefeuilles ayant répondu à l’enquête manifestent une partialité inconsciente quant à leur propre rôle dans la performance. Sans en avoir conscience, ils s’octroient personnellement le succès de leur stratégie, mais attribuent la responsabilité de leurs échecs à des facteurs externes. De la même manière, les investisseurs particuliers affichent un excès de confiance majeur dans leurs propres capacités. C’est ainsi que 77 % des gestionnaires d’actifs et 47 % des intermédiaires citent «l’expérience et le processus d’analyse» comme raison majeure de leur surperformance, mais s’agissant d’expliquer leur sous-performance, ils l’imputent plus facilement aux conditions de marché, aux attentes des clients ou aux dirigeants des sociétés dans lesquelles ils sont investis. Près de deux tiers des investisseurs particuliers estiment posséder un niveau avancé de connaissances financières; cependant, après leur avoir demandé d’effectuer un simple test d’aptitude, les résultats ont révélé un score moyen global d’à peine 61 %. Malgré cela, 93 % des investisseurs particuliers jugent qu’ils devraient prendre eux-mêmes leurs décisions d’investissement, et deux-tiers d’entre eux pensent que les meilleures décisions prises concernant leurs placements étaient entièrement de leur fait. «Bien que les préjugés conscients et inconscients soient l’une des principales raisons qui empêchent les investisseurs professionnels et particuliers d’atteindre pleinement le succès, une partie de la solution réside dans la prise de conscience de ces préjugés», ajoute Suzanne Duncan, responsable mondiale de la recherche au Center for Applied Research de State Street. «Il est temps de réécrire l’histoire. En reconditionnant le comportement de l’industrie, nous avons l’opportunité de renforcer les valeurs nécessaires au vrai succès d’investissement».
La 5e Avenue à New York prend la tête du classement des artères commerçantes les plus chères du monde à la faveur d’une hausse de 13,3 % des valeurs locatives sur un an, selon l’étude annuelle du conseil international en immobilier d’entreprise Cushman & Wakefield, Main Streets Across the World . La progression de New York tient également à la baisse de 6,8 % enregistrée à Causeway Bay (Hong Kong), qui pâtit de la baisse des dépenses des touristes chinois et des tensions politiques affectant l’ancienne colonie britannique. Les Champs-Elysées complètent le podium et conservent ainsi leur statut d’artère la plus chère d’Europe. Si les valeurs locatives sont restées stables sur l’avenue, elles affichent une hausse de 6 % à l’échelle du marché. «84 % des 330 emplacements analysés par Cushman & Wakefield dans 65 pays ont enregistré une hausse ou une stabilité de leur valeur locative, tandis que l’ensemble du marché mondial a connu une augmentation annuelle de 2,4 %», souligne Christian Dubois, directeur général de Cushman & Wakefield France. La hausse est toutefois moins prononcée qu’en 2012 (+4,5 %) et 2013 (+ 3,2 %). Divers facteurs structurels ou conjoncturels ont pu ponctuellement peser sur la demande des enseignes, qu’il s’agisse des difficultés économiques de la zone euro, de l’aggravation de troubles géopolitiques ou du ralentissement des ventes du luxe dans certaines métropoles asiatiques. Le continent américain est, comme l’an passé, la région du monde où la progression des valeurs a été la plus forte (+ 5,8 %). Si le marché brésilien a marqué le pas, d’autres ont été particulièrement dynamiques. Les valeurs ont par exemple bondi de 10,6 % aux Etats-Unis, où la reprise de l’économie et la vigueur du tourisme ont soutenu la demande des enseignes dans plusieurs villes. La hausse a été particulièrement forte à Los Angeles, San Francisco et New York, qui affichent des taux de croissance à deux chiffres. «La 5e Avenue est emblématique du bouillonnement du marché des commerces américain et, plus généralement, des stratégies d’enseignes prêtes à payer le prix fort pour disposer d’une vitrine sur les meilleurs emplacements des plus grandes métropoles mondiales», explique Christian Dubois. Le haut de l’avenue («Upper Fifth Avenue») bénéficie notamment des projets de «nouveaux» entrants qui, à l’exemple de Microsoft, souhaitent profiter d’une visibilité optimale pour assurer le succès de leur première boutique en propre. Les Champs-Élysées restent l’artère commerçante la plus chère d’Europe devant New Bond Street à Londres, même si les valeurs – portées à des niveaux record en 2012 et 2013 – n’ont pas évolué ces derniers mois sur l’avenue. Le trottoir pair, traditionnellement le plus onéreux, a certes vu quelques ouvertures significatives depuis la fin de 2013, mais il s’agissait pour l’essentiel de projets initiés de longue date (Tiffany & Co au n°62, Tag-Heuer au n°104). «Ce statu quo relatif n’est en aucun cas le signe d’une désaffection des enseignes, dont la demande reste forte mais se heurte au nombre extrêmement limité d’opportunités d’implantation sur l’avenue. Les projets à venir devraient donc porter pour une large part sur la rénovation de points de vente existants, à l’exemple des travaux entamés par Cartier pour valoriser son flagship et consolider son rayonnement international. Quelques ouvertures confirmeront également, à plus ou moins court terme, la montée en gamme de l’avenue, qu’il s’agisse du côté impair – où Longchamp a récemment annoncé la création d’un nouveau point de vente au n°77 –, ou du côté pair – où l’ancien Virgin Megastore au n°52-60 a suscité la convoitise de grandes enseignes internationales, avec des discussions exclusives avec les Galeries Lafayette », indique Christian Dubois. «Si les valeurs locatives sont restées stables sur les Champs-Elysées, elles ont progressé de 6 % sur un an à l’échelle du marché parisien en raison des hausses actées dans plusieurs grandes artères du luxe. La poursuite de l’expansion des grands groupes et les ambitions de nouveaux entrants ont de fait accru l’appétit des marques les plus prestigieuses pour les meilleurs emplacements de la capitale», poursuit Christian Dubois. Cette vive concurrence et une sévère pénurie de l’offre ont contribué à la poursuite de la hausse des valeurs locatives qui, dans certaines quartiers, ont progressivement atteint (rue Saint-Honoré) ou dépassé (avenue Montaigne, rue du Faubourg Saint-Honoré) le seuil symbolique des 10.000 €/m²/an zone A.
Le nombre de multimillionnaires a atteint un nouveau record au cours de l’année 2014, avec 211.275 individus recensés dans le monde à fin juin, dont 6.635 en Suisse, selon une étude publiée le 19 novembre par la société Wealth-X, basée à Singapour, en partenariat avec UBS. La fortune globale cumulée se chiffre à près de 30.000 milliards de dollars.En comparaison annuelle, la communauté des ultra-riches s’est étoffée de 6% et leur patrimoine de 7%. Au cours des cinq prochaines années, ce groupe devrait augmenter jusqu'à 250.000 personnes.L’Europe ne domine plus le classement mais connaît elle aussi un pic. Entre juillet 2013 et juin 2014, le Vieux Continent dénombre 3.755 multimillionnaires supplémentaires, soit au total 61.820 individus. Leur richesse cumulée s’est hissée de 8,9% en douze mois à 8.355 milliards de dollars.L’Amérique du Nord a retrouvé la tête du palmarès en 2014, avec 74.865 très grosses fortunes et plus de 10.000 milliards d’actifs. Les Etats-Unis demeurent le pays avec le plus de grosses fortunes, soit plus de 69.560. La Chine, en comparaison, arrive au cinquième rang, avec 11.070 ultra-riches, sur un total de plus de 46.600 en Asie.Sur le marché européen, le trio de tête comprend dans l’ordre l’Allemagne, le Royaume-Uni et la Suisse. Sur le sol helvétique, plus de 6.600 personnes détenaient 30 millions de dollars d’actifs ou plus, selon la définition de l’enquête. L’Allemagne en comptait quelque 19.000, le Royaume-Uni 11.500.
S&P Dow Jones Indices complète sa famille d’indices à faible volatilité. Le fournisseur d’indices a en effet annoncé, ce 19 novembre, le lancement du S&P 500 Low Volatility Enhanced Index dont l’objectif est d’arriver à un équilibre entre la faible volatilité, le rendement et la liquidité. Cet indice a fait l’objet d’une licence auprès de Deutsche Bank.Le S&P 500 Low Volatility Enhanced Index se compose de 50 valeurs du S&P 500. Toutefois, celles qui ont un rendement de dividende moindre que le S&P 500 ont été retirées de la liste, précise la société dans un communiqué. Les autres valeurs sont classées par leur «beta», qui mesure la sensibilité des rendements des valeurs par rapport au S&P 500. Les 50 valeurs ayant le «beta» le plus faible ont été retenues pour l’indice.
Sortir de la crise de la zone euro avec l’Italie, ou… ne pas voir la situation de la zone s’améliorer… C’est en substance le bilan dressé par Gilles Guibout, interviewé sur Newsmanagers TV, après la publication des derniers résultats - décevants - de l’économie transalpine. Gérant chez Axa IM deux fonds, l’un « global » sur la zone euro et l’autre investi sur le seul marché italien, Gilles Guibout a justifié son point de vue en comparant l’Italie a un « concentré » de zone euro. « Outre le fait qu’il s’agit de la troisième économie de l’ensemble, a noté le gérant, l’Italie offre de nombreuses similitudes. Et de pointer ses besoins de réformes en matière de gouvernance et, sur le plan économique, de claires ressemblances avec la zone, « incluant la richesse de la Bavière en Lombardie et les difficultés de la Grèce dans le sud du pays. » Cela étant, il y a pour le gérant deux phénomènes de court et de moyen terme qui permettent d’être optimiste à l’égard de nos voisins transalpins : à court terme, la baisse de l’euro va profiter à une économie dans laquelle le poids de l’industrie est supérieur à 20 % contre 12 % pour la France. Et ce d’autant que le pays se présente comme un grand exportateur de biens de consommation et de biens alimentaires. A moyen terme, les nouvelles réformes de Matteo Renzi, président du conseil - qui restent néanmoins à voter - doivent également porter leurs fruits. Dans ce contexte, si Gilles Guibout reconnait parmi les pays d’Europe du sud des nations plus avancées en matière de réformes structurelles, comme l’Espagne, il n’en reste pas moins convaincu que l’Italie dispose d’un tissu industriel riche et varié, inégalé en la matière. Et garde de facto sa préférence. Cela ne dispense pas le gérant de se montrer sélectif avant d’investir dans des entreprises italiennes. Suivant une gestion basée sur de l’analyse fondamentale, Gilles Guibout a, au cours de l’interview, exposé ses convictions. Celles qui l’incitent à la prudence, notamment dans le domaine des services aux collectivités, et à l’inverse, celles dans des domaines offrant de belles opportunités, notamment dans le domaine de la banque après la publication des stress tests… Dans ce cadre, le gérant cite quelques valeurs séduisantes qui figurent dans son portefeuille, plutôt concentré, d’une cinquantaine de valeurs, sur un ensemble de 250 valeurs listés. Pour lire la vidéo, vous pouvez cliquer sur le lien suivant : http://www.newsmanagers.com/NewsManagersTV/unexpertvousparle.aspx?id=926
Les dividendes mondiaux ont atteint 288,1 milliards de dollars US au cours du troisième trimestre selon le dernier rapport Henderson Global Dividend Index (HGDI) de Henderson Global Investors. Les dividendes ont affiché une croissance modeste de 3,8% par rapport au troisième trimestre 2013, mais ce chiffre n’intègre pas la croissance rapide continue du paiement des dividendes sous-jacents. Après ajustement des effets de change et du paiement de dividendes extraordinaires, les dividendes sous-jacents ont progressé de 9,7% par rapport au troisième trimestre 2013, une progression en ligne avec celle réalisée au cours du premier semestre 2014. Aux Etats-Unis, en Europe, dans les pays émergents et en Asie Pacifique, les dividendes ont enregistré une croissance à deux chiffres alors que le Royaume-Uni, le Canada et le Japon sont à la traîne. Le Henderson Global Dividend Index a terminé le trimestre à 159,9, soit 10% de plus qu’il y a 12 mois.Les Etats-Unis restent le moteur principal de la croissance des dividendes mondiaux. Les sociétés américaines ont payé 87,4 milliards de dollars de dividendes, soit une progression de 10.8% par rapport au troisième trimestre 2013 (dividendes sous-jacents). Quasiment tous les secteurs aux Etats-Unis ont augmenté leurs dividendes, avec une progression particulièrement importante pour les sociétés du secteur financier. Depuis le début de l’année, les sociétés financières américaines ont payé deux fois plus de dividendes qu’au cours de l’année 2010. En comparaison, les dividendes payés par les sociétés financières dans le reste du monde n’ont progressé que de 12,1%, ce qui montre que l’industrie des services financiers américains s’est remise bien plus rapidement de la crise financière que ses homologues internationaux. Le troisième trimestre est le plus important pour les pays émergents, en particulier pour la Chine, qui paye les neuf dixièmes de ses dividendes annuels sur la période. La progression de 11% des dividendes sous-jacents des pays émergents, qui ont atteint 58,4 milliards de dollars, fut importante par rapport aux trimestres précédents. La croissance de 14% des dividendes sous-jacents chinois, représentant près de la moitié des dividendes totaux, a joué un rôle déterminant dans la performance des pays émergents. Les principaux dividendes russes ont été neutres et les dividendes sous-jacents ont été affectés par la chute du rouble. Le troisième trimestre est également le plus important pour l’Asie Pacifique qui a progressé de 10,3% (dividendes sous-jacents), Taïwan en tête. Le troisième trimestre est traditionnellement le moins important de l’année en termes de paiement de dividendes pour l’Europe et il représente moins de 9% des dividendes annuels. Au vu du faible nombre de paiements réalisés, les résultats d’une ou deux sociétés sont suffisants pour affecter le montant total des versements et c’est pour cela que les dividendes ont chuté de 4,6% (principalement suite aux changements de périodicité survenus en France). Les dividendes sous-jacents européens ont progressé de 14,4%, dans la lignée des gains réalisés au cours du deuxième trimestre. Les dividendes sous-jacents en Espagne et en France ont été solides. Les sociétés japonaises ne payent pas suffisamment de dividendes au cours du troisième trimestre pour permettre de juger leur résultat. Le Royaume-Uni est un gros payeur au cours du troisième trimestre mais s’est retrouvé derrière les autres pays du à une croissance des dividendes minée par une livre sterling solide. Sur l’année, les dividendes devraient, selon les estimations d’Henderson Global Investors, atteindre 1.190 milliards de dollars, soit une hausse de 12,6% pour le versement total des dividendes (et de +10.6% sans prise en compte des dividendes exceptionnels). Henderson prévoit, à l’heure actuelle, que les dividendes atteindront 1.240 milliards de dollars en 2015.
Interviewé par L’Agefi, Christophe Auvity, responsable global corporate credit de BNP Paribas Investment Partners (BNP Paribas IP), ne considère pas le marché du high yield en crise. Il a été certes été chahuté cet été mais la vigilance retrouvée des investisseurs high yield est une bonne chose, a-t-il expliqué, car elle crée également des opportunités en cas de sur-réaction. Les fondamentaux du marché high yield nous apparaissent solides et il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain. D’autant que la remontée des défauts n’est pas à l’ordre du jour, a-t-il ajouté. «L’aversion pour le risque sur le segment high yield nous paraît extrême», relève Christophe Auvity. «Il suffit d’observer le ratio de spread entre la catégorie B et BB, qui à près de 2 fois est à un plus haut depuis plus de dix ans. Nous pensons qu'à un horizon de douze mois, ce différentiel pourrait se rapprocher de sa moyenne de long terme à 1,5 fois», précise le responsable.
Les examens de la BCE pourraient donner une nouvelle impulsion à la poursuite de la restructuration du secteur bancaire en Europe. D’après une étude publiée par le cabinet d’audit et de conseil PwC, 67 milliards d’euros de portefeuilles de créances (valeur faciale) ont été cédés par les banques européennes au cours des neuf premiers mois de l’année 2014.PwC estime en outre à 50 milliards d’euros la valeur des portefeuilles faisant actuellement l’objet de transactions. La majeure partie de ces transactions devraient être conclues d’ici à la fin de l’année, ce qui signifie que la valeur des portefeuilles de créances non stratégiques cédés par les banques devrait largement dépasser 100 milliards d’euros en 2014, soit une hausse d’au moins 50% par rapport à 2013 (64 milliards d’euros). «Les niveaux de transaction ont largement dépassé les prévisions pour cette année. Et pourtant, si l’on considère le fait que, selon nos estimations, les banques européennes détiennent au moins 2400 milliards d’euros d’actifs jugés non stratégiques, de tels volumes ne représentent qu’une minuscule goutte d’eau dans un très vaste océan», estime Hervé Demoy, associé spécialiste des transactions dans le secteur financier chez PwC. «De nombreuses spéculations ont été faites sur l’impact des tests menés par la BCE sur les volumes potentiels de transaction. Même si, jusqu’à présent, certaines cessions ont été précipitées par les examens de la BCE, nous nous attendons, au fur et à mesure de l’assimilation par le marché des informations sur la qualité des bilans bancaires, à une dynamique de plus en plus forte en faveur de la poursuite d’une restructuration du secteur bancaire, qui s’impose pour de nombreux pays. Nous prévoyons par conséquent un maintien des volumes de transaction à un niveau élevé pour les prochaines années», prévoit Hervé Demoy. Les prêts immobiliers commerciaux continuent de dominer les transactions en cours; d’après PwC, cette catégorie devrait représenter environ la moitié des cessions de créances en 2014. Bien qu’une large part des transactions porte sur des prêts non performants, on compte de plus en plus de créances performantes sur un marché tiré par un nombre croissant d’acheteurs à la recherche de groupements d’actifs performants. Parallèlement à la hausse de la demande de créances hypothécaires groupées performantes, PwC constate un intérêt plus marqué pour les regroupements de prêts performants aux entreprises, en particulier dans les catégories de risque BB à B-. La conjugaison d’un déploiement rapide, de la diversité des risques intrinsèques et d’un important rendement à l’échéance s’avère extrêmement intéressante pour un certain nombre de fonds, qui déterminent de plus en plus les prix pour ces catégories de notation, aussi bien sur le marché primaire que secondaire. L'étude relève que plusieurs fonds souverains témoignent toujours d’un intérêt très marqué pour ce type de transaction mais, à ce jour, leur effet sur le marché reste limité. Par ailleurs, souligne PwC, les volumes de transaction devraient plus que doubler en Italie entre 2013 et 2014. Le secteur bancaire italien totalise plus de 150 milliards d’euros de créances non performantes. Le secteur bancaire italien ayant été projeté sur le devant de la scène suite aux examens de la BCE, PwC s’attend à ce que le marché des portefeuilles de créances se montre particulièrement actif au cours des prochaines années en Italie.
Le spécialiste des indices obligataires Barclays et le fournisseur d’outils d’aide à la décision MSCI ont annoncé le 13 novembre le lancement d’une nouvelle catégorie d’indices sur les obligations vertes qui vont permettre d'évaluer le marché mondial des obligations émises pour financer des projets et des initiatives en faveur du développement durable. La nouvelle catégorie du Barclays MSCI Green Bond Index vient compléter l’offre existante du Barclays MSCI ESG Fixed Income Index. L'éligibilité à la nouvelle série est basée sur une évaluation des titres selon quatre grands critères très suivis par les investisseurs dans les obligations vertes : utilisation des produits, évaluation des projets, gestion des produits et enfin reporting. Les investisseurs institutionnels pourront utiliser ce nouvel indice pour des ETF, des comptes gérés séparément ou encore des produits structurés.
Globalement, la gestion collective française a vu ses encours progresser en octobre. De 0,16 %, grâce notamment des souscriptions nettes représentant 8,61 milliards d’euros. Ce qui porte l’ensemble des actifs sous gestion à 776,09 milliards d’euros. Reste que, selon les données diffusées par Europerformance-SIX Telekurs, les différentes classes d’actifs n’ont pas connu les mêmes évolutions. Au rang des bonnes surprises, les monétaires ont de nouveau collecté. En net, ils ont encore enregistré des rentrées nettes de 11,09 milliards dont 11,06 pour les seuls OPCVM « trésorerie euro ». Les fonds d’obligations ont également attiré les investisseurs. La catégorie a enregistré une collecte nette de 697,05 millions. En revanche, les fonds investis dans des actions ont connu un mouvement de défiance des investisseurs. L’ensemble de la classe d’actifs voit sortir 2,26 milliards d’euros en net. Les obligations convertibles n’ont pas fait recette non plus. Les sorties, toutes catégories confondues, atteignent en net 293,94 millions d’euros. Un examen plus précis des différentes classes d’actifs permet néanmoins de pointer des réalités assez différentes d’une catégorie de fonds à l’autre. Au sein des fonds obligataires, les fonds investis dans la zone euro font figure de vedette, qui captent 796,74 millions, soit plus que la collecte globale de la classe d’actifs ! A cela une explication : les fonds d’obligations à haut rendement et investis dans les pays émergents ont perdu en net respectivement 297,45 millions et 60,15 millions. Quant aux fonds investis dans des titres européens, ils engrangent en net 116,19 millions. A noter que toutes les catégories recensées sont en hausse, les fonds d’obligations des pays émergents s’étant montré en moyenne les plus performants (+1,42 %), les fonds investis sur la zone euro n’ayant, pour leur part, ni reculer, ni progressé. Du côté des fonds actions, les différences sont encore plus nettes. Ainsi, les OPCVM investis en actions européennes ont collecté en net 120,02 millions tandis que ceux sur le marché américain et ceux investis à l’international ont respectivement décollecté en net 1,17 milliard et 1,13 milliard. Quant à l’effet performance, il est négatif pour les fonds investis sur l’Europe (-2,75 %) tandis que les les fonds investis outre-Atlantique et à l’international ont profité d’un effet marché positif de +2,32 % et +0,51 %. Enfin, au sein de la classe d’actifs des convertibles, les fonds investis dans des titres de la zone euro ont subi le mouvement de défiance le plus important des investisseurs (-271,86 millions d’euros), loin devant les OPCVM composés d’obligations convertibles internationales (-52,96 millions). Pour leur part, les fonds investis dans des titres européens ont enregistré des rentrées nettes de 28,88 millions. L’effet marché a cependant été positif pour les fonds d’obligations convertibles internationales (+0,07 %), mais négatif dans les deux autres cas : pour les fonds investis en titres convertibles de la zone euro (-0,32 %) et sur l’Europe (-0,54 %).
En attendant le rapprochement des Bourses de Shanghai et de Hong Kong, le groupe Credit Suisse a annoncé le 13 novembre qu’il avait renforcé de façon significative ses capacités de recherche et d’analyse sur les actions domestiques chinoises («A-shares»).La plateforme propriétaire de Credit Suisse, HOLT Lens, a ajouté plus de 300 sociétés cotées dans sa base de données, ce qui porte le total à plus de 800 sociétés. Ces sociétés totalisent une capitalisation de marché de 3.900 milliards de dollars.HOLT va ainsi proposer une couverture à 100% de toutes les valeurs des indices 180 et 380 de la Bourse de Shanghai, qui comprennent les 568 sociétés éligibles au projet Shanghai-Hong Kong Connect.
A la fin de l’année 2013, les ménages américains contrôlaient 33.500 milliards de dollars d’actifs investissables, contre 29.900 milliards de dollars un an plus tôt, selon des données commmuniquées dans une étude de Cerulli Associates, «U.S. Retail Investor Advice Relationships 2014: Evolving Roles in Client Relationships». «Sur les 122 millions de ménages américains à la tête de ces 33.500 milliards de dollars, 27 millions concernent des personnes de moins de 40 ans avec des actifs investissables de moins de 100.000 dollars», précise Roger Stamper, analyste senior chez Cerulli Associates. Autrement dit, une clientèle à fort potentiel non seulement en raison de leur âge mais également en raison des transferts de richesse attendus de la part de leurs parents appartenant à la génération des «baby boomers».
La Bourse irlandaise (ISE) vient de lancer ISE Fund Hub, un portail d’information électronique sur tous les fonds cotés sur le marché irlandais. Ce nouveau portail, dont l’adresse est www.isefundhub.com, présente toutes les informations utiles sur les fonds, les documents clés, l’analyse des performances ainsi que des fiches sur les gérants.Dédié aux investisseurs professionnels, ISE Fund Hub a été développé en partenariat avec le fournisseur danois d’infrastructures pour les fonds, FundConnect, qui a développé une plateforme similaire pour les pays nordiques.
La consommation mondiale d’or s’est élevée au troisième trimestre 2014 à 929,3 tonnes, en repli de 2% par rapport à la période correspondante de l’année dernière, selon le rapport trimestriel du Conseil mondial de l’or (CMO) publié ce jeudi. Mais cette quasi-stabilité cache des disparités régionales, avec une consommation d’or physique (bijoux, pièces et lingots) en nette hausse en Inde (+39%, à 225,1 tonnes) et en repli en Chine (-37%, à 182,7 tonnes). Du côté des investisseurs financiers, les ETF se sont délestés de 84 tonnes d’or depuis le début de l’année, un montant en très nette baisse par rapport aux quelque 700 tonnes abandonnées sur les neuf premiers mois de 2013.
Le fournisseur d’indices S&P Dow Jones Indices a annoncé le 11 novembre les résultats de sa dernière consultation sur la classification pays qui se traduit notamment par le reclassement du Maroc dans la catégorie des marchés frontières alors qu’il figurait jusqu'à présent dans les marchés émergents. Cette décision est notamment liée au manque de liquidité des marchés actions marocains, une évolution qui n’est pas en ligne avec celle des autres marchés émergents.On observe par ailleurs que l’Egypte reste dans la catégorie des marchés émergents alors que le Koweit, Oman, le Pakistan et le Nigéria restent dans la catégorie des marchés frontières.
Les fonds communs de placements espagnols ont réalisé une collecte nette de 1,77 milliard d’euros au mois d’octobre, portant ainsi ses encours à 194,39 milliards d’euros, en hausse de 0,42% par rapport au mois de septembre, selon des données publiées par le cabinet VDOS.Au cours du mois écoulé, Banco Sabadell a enregistré la plus forte collecte nette du secteur, à 435,55 millions d’euros. Le groupe bancaire devance BBVA (371,8 millions d’euros de souscriptions nettes), Allianz (335,2 millions d’euros), CaixaBank (206 millions d’euros) et, enfin, Kutxabank (162,89 millions d’euros).A l’inverse, plombée par le départ de plusieurs gérants, Bestinver accuse la plus forte décollecte mensuelle, avec 485,9 millions d’euros de sorties nettes. Suivent Santander (-187,5 millions d’euros), Barclays (-66,6 millions), Nova Banco (-23,9 millions) et, enfin, GVC Gaesco (-9,6 millions d’euros).
Selon les pronostics de spécialistes de l’assurance vie interrogés par Les Echos, la rémunération des fonds en euros pourrait diminuer de 30 à 50 points de base en 2014, accélérant ainsi son inexorable érosion dans un contexte de taux d’intérêt durablement bas. Ainsi, d’après le dirigeant d’une grande compagnie, le taux moyen servi au titre de 2014 pourrait ainsi tomber à 2,50 %, contre 2,80% pour les taux 2013, 2,90 % pour les taux 2012 et 3 % pour les taux 2011. Selon Cyril Blesson, associé chez PAIR Conseil, « on s’oriente vers une baisse d’au moins 50 points de base ». Un pronostic proche de celui fait par le site Good Value for Money du consultant Cyrille Chartier-Kastler, qui table sur un point d’atterrissage à 2,20% en moyenne. Ce qui, calcule-t-il, laisserait un rendement net de frais, de prélèvements sociaux et d’inflation d’environ 1,35%.
Après un faux départ, la date officielle du rapprochement entre les marchés actions de Hong-Kong et de Shanghai («Shanghai-Hong Kong Stock Connect») a été arrêtée à lundi prochain, rapporte L’Agefi. A l’heure actuelle, 66 sociétés sont cotées simultanément sur les deux places avec des différences de cours liées à celle de la nature des investisseurs. Goldman Sachs estime que l’univers devrait être étendu à 568 sociétés, et le montant d’investissements de 2.000 milliards de dollars. Pas moins de 97 firmes associées au programme ont eu le loisir de tester la plate-forme ces deux derniers mois, et ont jusqu'à vendredi pour confirmer par écrit leur participation officielle. Reste le niveau de la taxe imposée par Pékin sur les gains réalisés par les investisseurs internationaux sur les actions chinoises. Selon le secrétaire aux services financiers de Hong-Kong, une annonce sera faite très prochainement sur ce sujet.