Le World Wealth Report (WWR) 2017 (1) publié ce 28 septembre par Capgemini met en lumière l’importance de faire appel à des sociétés de gestion de patrimoine. L'étude montre en effet que la valeur des investissements des particuliers fortunés gérés par ces sociétés de gestion du patrimoine en 2016 a progressé de 24,3%. Cette performance,supérieure à celle des fonds indiciels, pourtant plus abordables, permet aux gestionnaires de renforcer leurs relations avec les particuliers fortunés. A l’heure où le nombre de particuliers fortunés et le niveau de richesse mondiale atteignent des sommets et face à l’entrée potentielle des BigTechs (2) sur le marché de la gestion de patrimoine, les gestionnaires ont su proposer des retours sur investissement exceptionnels pour l’année 2016 et continuent de satisfaire leurs clients particuliers fortunés dans les secteurs les plus critiques du marché. Selon le rapport, le nombre de particuliers fortunés dans le monde a augmenté de manière exponentielle en 2016, atteignant aujourd’hui 7,5% (contre 4,9% en 2015). Il en est de même pour le niveau de richesse, à 8,2% contre seulement 4% en 2015. Conformément aux prévisions du WWR 2016, la richesse des particuliers fortunés devrait dépasser les 100.000 milliards de dollars US à l’horizon 2025, notamment grâce au rebond de l’Europe et de l’Amérique du Nord, qui ont rattrapé les taux de croissance de l’Asie-Pacifique au cours de l’année dernière. Chaque région a vu sa population de particuliers fortunés augmenter de 7,5% en moyenne et la richesse de 8%. Cela représente une augmentation considérable en Europe et en Amérique du Nord et une croissance légèrement ralentie dans la région Asie-Pacifique. Certains marchés comme la Russie et le Brésil se sont particulièrement démarqués l’année dernière. La Russie a enregistré la croissance la plus rapide (environ 20%) du nombre de particuliers fortunés et du niveau de richesse, laissant derrière elle la baisse de croissance constatée en 2015. De même, malgré l’impressionnantedécroissance (7,8%) du nombre de particuliers fortunés en 2015, le Brésil affiche aujourd’hui une croissance à deux chiffres de la population fortunée et du niveau de richesse sur l’ensemble de l’année 2016. Cette croissance est un atout pour les sociétés de gestion de patrimoine qui doivent faire face à l’arrivée potentielle des BigTechs sur le marché. Plus de la moitié des particuliers fortunés (56,2%) se disent en effet intéressés par les services des BigTechs dans le secteur de la gestion de patrimoine et citent l’efficacité, la transparence, l’innovation et l’expertise en matière de solutions en ligne comme leurs principales motivations pour le choix d’un gestionnaire. Si les BigTechs n’ont pas encore officiellement annoncées leur entrée sur le marché, les acteurs du secteur sont pleinement conscients de la menace qu’elles pourraient représenter. Cependant, ils ne perçoivent pas leur impact potentiel de la même manière. Les BigTechs pourraient rapidement s’imposer comme des concurrents redoutables en embauchant des experts et en développant leurs propres capacités. Mais par opposition, elles pourraient également devenir des partenaires de choix pour les gestionnaires de patrimoine qui peinent encore à garantir la satisfaction de leurs clients particuliers fortunés . Le manque d’options au niveau des services et les honoraires peu flexibles sont cités comme les sources potentielles de mécontentement, avec respectivement, seulement 58,5% et 56,3% de satisfaction de la part des particuliers fortunés. Seul 48,7% des particuliers fortunés interrogés se disent entièrement satisfaits des honoraires facturés par leur gestionnaire de patrimoine. Avec une valeur moyenne de 24,3%, les investissements gérés par les sociétés de gestion du patrimoine offrent de nouvelles opportunités. Le WWR montre que cette excellente performance repose notamment sur l’approche d’investissement internationale des particuliers fortunés, l’omniprésence du crédit, la priorité donnée à la croissance par nombre de particuliers fortunés, et le rendement élevé des catégories d’actifs. Selon Anirban Bose, Executive Vice President et directeur mondial des marchés bancaires et financiers chez Capgemini, « en s’associant aux BigTechs pour bénéficier de leur expertise en matière d’expérience client, les sociétés de gestion de patrimoine pourront proposer de nouveaux services innovants. » Ces offres pourraient non seulement garantir des taux de satisfaction client élevés, mais également fidéliser les segments des particuliers fortunés les moins riches. Etant donné que ce segment représente 90% de la population mondiale des PF, les sociétés doivent tout mettre en œuvre pour répondre à leurs attentes. «La collaboration des sociétés de gestion de patrimoine avec les BigTechs pourrait bouleverser le secteur. Le risque d’une concurrence directe avec BigTechs est toujours envisageable. Par conséquent, Il est impératif que les sociétés de gestion de patrimoine développent leurs capacités dans les technologies évolutives afin de conserver un avantage concurrentiel contre les BigTechs», conclut Capgemini.(1) Cette 21e édition annuelle du rapport se fonde sur les résultats d’une étude sur les perspectives et le comportement des particuliers fortunés dans le monde. À partir des réponses collectées auprès de plus de 2 500 particuliers fortunés de 19 marchés en Amérique du Nord, en Amérique latine, en Europe et en Asie-Pacifique, l'étude Global HNW Insights Survey examine leurs décisions en matière de répartition d’actifs ainsi que leurs préférences vis-àvis de l’investissement et des modèles de fixation d’honoraires. Le rapport analyse également les comportements récurrents des PF à l'échelle mondiale, qu’il s’agisse de la répartition des actifs, des niveaux de confiance ou encore de leurs décisions concernant la répartition de leurs actifs. (2) Le terme BigTech désigne les sociétés technologiques spécialisées dans le traitement des données et traditionnellement extérieures aux services financiers comme Google, Amazon, Alibaba, Apple et Facebook
Les encours mondiaux des fonds d’investissement ont progressé de 4,6% libellés en dollars au deuxième trimestre 2017, pour atteindre 48.300 milliards de dollars, montrent les derniers chiffres compilés par l’Association européenne de la gestion d’actifs (Efama). Libellés en euros, les encours baissent toutefois de 2% en raison de la chute de la monnaie unique européenne, explique l’association.Concernant la collecte, elle s'établit sur le trimestre à 574 milliards d’euros, contre 611 milliards au premier trimestre 2017, et une moyenne trimestrielle de 295 milliards d’euros sur l’année 2016. Les fonds de long terme (hors monétaire) ont enregistré 460 milliards d’euros de souscriptions, contre 583 milliards sur les trois premiers mois de l’année. Les fonds monétaires ont, eux, collecté 114 milliards d’euros (contre 28 milliards au premier trimestre) grâce à une collecte record en Asie alors que les fonds monétaires ont décollecté aux Etats-Unis et en Europe.L’Efama précise que les fonds actions représentent 41% et les fonds obligataires 21% des encours mondiaux des fonds. Les parts de marché par pays et régions sont de 46,4% pour les Etats-Unis, 34,2% pour l’Europe, 3,8% pour l’Australie, 3,7% pour le Brésil, et 3,3% pour le Japon.
La banque scandinave SEB a lancé un projet avec le Nasdaq pour tester une nouvelle plate-forme de négociations de fonds basée sur la technologie blockchain. « L’objectif est d’améliorer l’efficience du processus d’achat et de vente des parts de fonds – un domaine qui se caractérise aujourd’hui largement par des routines manuelles, de longs délais de mise en œuvre et des ordres passés par fax », explique un communiqué de l’établissement nordique.SEB et le Nasdaq ont conçu un prototype pour une nouvelle plate-forme de fonds. L’idée de base est que les différents acteurs du marché, les sociétés de gestion de fonds, les distributeurs et d’autres pourront partager une base de données distribuée sur laquelle toutes les transactions et les changements sont immédiatement enregistrés et connus par tous les participants.« Contrairement au marché actions, le marché des fonds n’a pas de dépositaire central. En conséquence, l’administration des achats et ventes de parts de fonds est réalisée manuellement entre les différentes parties », détaille le communiqué. « Il s’agit d’un premier prototype et cela bénéficiera au marché et, au final, aux investisseurs de fonds », commente Moritz Wendt, responsable commercial gestion d’actifs de SEB.
Le Nasdaq a indiqué hier avoir engagé des réflexions stratégiques sur ses actifs médias, comprenant des solutions de relations publiques (envois de communiqués de presse...) et des services numériques. Le groupe indique ne pas avoir de calendrier arrêté et être au tout début du processus. La cession potentielle de ces actifs confirmerait la volonté du nouveau directeur général, Adena Friedman, de centrer le développement de la Bourse sur les technologies de marché et l’analyse.
Le Nasdaq a indiqué avoir engagé des réflexions stratégiques sur ses actifs médias, comprenant des solutions de relations publiques (envois de communiqués de presse...) et des services numériques. Le groupe indique ne pas avoir de calendrier arrêté et être au tout début du processus. La cession potentielle de ces actifs confirmerait la volonté du nouveau directeur général, Adena Friedman, de centrer le développement de la Bourse sur les technologies de marché et l’analyse.
L’année 2016 a été fortement agitée sur le plan politique, mais le patrimoine financier des ménages a retrouvé des couleurs au niveau mondial. Après une année 2015 au ralenti avec un recul de 4,7 %, les actifs financiers enregistrent une croissance de 7,1 % en 2016, selon la huitième édition de l’Allianz Global Wealth Report (1). Les actifs financiers battent ainsi un nouveau record à près de 170.000 milliards d’euros. L’excellente performance de l’année dernière s’explique en grande partie par la reprise des marchés boursiers en fin d’année, notamment dans les pays industrialisés. En effet, près de 70 % de la croissance des actifs l’an dernier est attribuable aux variations de la valeur des portefeuilles, et seulement 30 % au montant des sommes épargnées, le contraire de l’année précédente. Pourtant, les ventes de titres ont dépassé les achats et les deux tiers des capitaux sont allés dans les comptes courants, un nouveau record.« Le comportement d’épargne reste marqué par l’intolérance au risque » déclare Ludovic Subran, directeur de la Recherche Economique du Groupe Allianz. « Bien que les placements financiers aient contribué majoritairement à l’enrichissement des ménages, ceux-ci préfèrent la liquidité des comptes bancaires, et paient le prix fort : près de 300 milliards d’euros en raison de l’inflation l’an dernier. Un chiffre qui devrait doubler cette année. »L’accélération du patrimoine financier vient principalement des Etats-Unis (6%), de l’Europe (4,7%) mais l’Asie (hors Japon) est en pole position avec 15 % de croissance l’an dernier. Le monde émergent (Amérique latine, Europe de l’Est et Asie hors Japon) représente 23 % des actifs financiers bruts mondiaux en 2016. Cette part a plus que doublé sur les dix dernières années puisqu’il représente 42% des nouveaux actifs financiers ; la Chine représente à elle seule 30 %.Les dettes des ménages ont augmenté de 5,5 % en 2016, soit le taux de croissance le plus haut depuis 2007, et pour la première fois depuis 2009, un taux plus élevé que le taux de croissance du PIB nominal. Le taux de l’endettement mondial a gagné près de 1 point pour s’établir à 64,6 %.La croissance de l’endettement s’est légèrement accélérée en Europe de l’Ouest, en Europe de l’Est et en Amérique du Nord. Il a décéléré en Amérique Latine. En Asie (hors Japon), la dette a cru de 17 %, largement tirée par l’endettement des ménages chinois (+23%). Cette région représente désormais 20 % des dettes privées mondiales - trois fois plus qu’il y a dix ans -, soit 41 000 milliards d’euros. Le ratio de dettes privées en points de PIB a bondi de 17 points sur les cinq dernières années en Chine et de 6 points sur la seule année 2016. À titre de comparaison, sur les cinq années qui ont précédé la grande crise financière, le taux d’endettement des États-Unis a grimpé de 20 points de pourcentage. Malgré la hausse rapide de la dette, les actifs financiers nets – actifs financiers bruts diminués de la dette – se sont hissés à un nouveau record mondial de 128 500 milliards d’euros fin 2016, soit une croissance annuelle de 7,6 %.Au total, les États-Unis ravissent la première place à la Suisse en 2016 dans le classement du patrimoine financier à travers le monde, avec des actifs financiers nets de 177.210 «euros par tête, la Suisse affichant un montant de 175.720 euros. Les pays scandinaves et asiatiques tiennent toujours la corde. En fait, seul un pays de la zone euro reste inclus dans les dix premiers pays : les Pays-Bas. Au vu de la croissance relativement robuste de l’année dernière, la France prend la quinzième place du classement des 20 pays aux ménages les plus riches financièrement, gravissant un échelon par rapport à l’année précédente et échangeant sa place avec l’Italie.Les actifs financiers nets ont ainsi augmenté de 6,7 % l’an dernier en France, ce qui est plus rapide que la croissance de l’année précédente et au-dessus de la moyenne de la zone euro (+4,6 %). L’amélioration de la performance est le fruit de deux évolutions distinctes : d’un côté, la croissance des dettes a ralenti à 2,4 %, signe de prudence - ce chiffre a contrasté avec ceux des autres pays de la zone euro, où les taux d’intérêt extrêmement bas ont attisé la propension à l’endettement ; de l’autre, la croissance des actifs financiers s’est accélérée pour atteindre 5,5 %, en raison notamment d’une forte augmentation des actifs liés à l’assurance et aux retraites.Néanmoins, depuis 2012, début des politiques monétaires non conventionnelles de la Banque Centrale Européenne, la performance des ménages français est, comme pour le reste de la zone euro, en perte de vitesse. Le rendement des actifs financiers s’est élevé à 4,6 % sur cette période en France contre 3,4% en Allemagne et 6,3% aux Pays-Bas. Les variations de portefeuilles ont représenté environ la moitié de la croissance des actifs en France. Les épargnants français comme les allemands détonnent. Ce sont les seuls qui économisent une partie des revenus du travail pour enrichir leur patrimoine alors que dans tous les autres pays, les actifs financiers augmentent exclusivement en raison de la valeur des portefeuilles, lequel est également utilisé en complément des revenus du travail.« Dans de nombreux pays, c’est l’argent qui travaille pour les épargnants, alors qu’en France, les épargnants travaillent dur pour protéger leurs actifs contre les faibles taux d’intérêt », explique Ludovic Subran. « Sur les trois dernières années, les épargnants français ont placé près de 56 milliards d’euros provenant de leurs revenus professionnels (soit 840 euros par tête) au lieu de les consacrer à des dépenses de consommation. »(1) Le rapport mondial sur le patrimoine financier des ménages, qui analyse les actifs et passifs financiers des ménages dans 53 pays
La gestion active menée avec une approche thématique peut être performante, à condition de suivre des règles essentielles pour profiter de dynamiques globales pérennes.
Plus de deux tiers des investisseurs particuliers interrogés dans le monde (68%) se déclarent confiants sur la sécurité de leurs investissements, suffisamment enhardis par les fortes hausses des marchés actions pour envisager un degré de risque supplémentaire, selon une étude mondiale de Natixis Global Asset Management (1). Néanmoins, les records historiques et la faiblesse de la volatilité ces derniers mois n’ont pas suffisamment apaisé leurs craintes de pertes. Il est intéressant de noter que les investisseurs semblent davantage définir le risque en termes de perte d’actifs plutôt qu’en opportunité d’investissement, explique l'étude. L’enquête de Natixis Global Asset Management montre également que 72% des particuliers français déclarent privilégier la sécurité plutôt que la performance, mais attendent tout de même un retour sur investissement important (9,1% au-dessus de l’inflation). Les investisseurs français (72%) reconnaissent la valeur ajoutée des sociétés de gestion, selon Natixis GAM, mais ils ont besoin d’être rassurés sur le fait qu’elles gèrent leurs actifs au mieux des intérêts de leurs clients, aspect sur lequel ils se montrent plus sceptiques. Ce scepticisme peut en partie être lié aux gestions dites « actives » mais qui se contentent de suivre un benchmark et d’offrir ainsi des performances semblables à celles des produits indiciels à bas coût. Soixante-deux pourcent des investisseurs particuliers attendent que leurs portefeuilles diffèrent de manière substantielle de leurs benchmarks mais 66% pensent que beaucoup de gérants dits « actifs » chargent des frais élevés alors qu’ils répliquent simplement un indice. Selon une autre étude récente de Natixis Global Asset Management*, 57% des investisseurs institutionnels mondiaux et 43% des conseillers financiers mondiaux citent la prévalence des « closet indexers » comme raison principale pour avoir recours aux stratégies passives. A l’inverse, les investisseurs particuliers semblent surestimer les avantages de la gestion passive, selon Natixis GAM, dont on notera qu’elle propose surtout de la gestion active aux investisseurs : ils sont 52% à penser qu’elle est moins risquée et 60% qu’elle permet de minimiser les pertes. «Les investisseurs oublient ainsi que, par leur nature même, les fonds indiciels suivent les baisses et les hausses des marchés et ne prennent pas en compte la gestion du risque», commente l'étude. Selon une autre étude de Natixis sur les institutionnels, 75% pourcent des investisseurs institutionnels mondiaux estiment d’ailleurs que les particuliers ont un « faux sentiment de sécurité » concernant la gestion passive ajoute l'établissement. Interrogés sur les avantages respectifs de la gestion active et passive, les investisseurs institutionnels privilégient la gestion active pour générer de l’alpha (86%), améliorer le profil de rendement/risque de leur portefeuille sur le long terme (64%), profiter des opportunités d’investissement sur les marchés émergents (76%), ou investir selon des critères ESG (environnementaux, sociétaux et de gouvernance). La gestion passive est surtout vue comme un moyen de réduire les frais de gestion. Des différences de perception qui laissent entrevoir les défis auxquels les investisseurs particuliers sont confrontés. Entre confusions et scepticisme, les investisseurs particuliers recherchent en fin de compte l’aide des conseillers financiers : 66% des investisseurs français bénéficient de conseils financiers et 65% d’entre eux pensent qu’ils ont besoin d‘un expert pour trouver les meilleures opportunités d’investissement, ils estiment que cela leur apporte une réelle valeur ajoutée (65%). (1) Cette étude mondiale annuelle a été menée auprès de 8 300 investisseurs particuliers (dont 400 français) répartis à travers 21 pays d’Asie, d’Europe, des Amériques et du Moyen-Orient. L’enquête a été réalisée entre février et mars 2017.
L’Indice mondial de confiance des investisseurs « State Street Investor Confidence Index » (ICI) pour le mois de septembre 2017 s’établit à 104,4, en retrait de 2,4 points par rapport au niveau de 106,8 (en données corrigées) enregistré en août. La baisse de 6,3 points à 105,6 de la confiance en Amérique du Nord est à l’origine du repli global de la confiance des investisseurs. En revanche, l’indice européen a augmenté de 4,7 points à 93.7, et l’indice asiatique a affiché une hausse de 3,7 points, terminant à 102,8. « Analysé par région, l’indice de la confiance des investisseurs révèle des tendances plutôt divergentes ce mois-ci », commente Kenneth Froot, l’un des concepteurs de l’indice. « S’appuyant sur une conjoncture économique positive, la confiance en Europe et en Asie s’est raffermie. Cependant, en Amérique du Nord, la confiance s’est affaiblie avec de nouvelles inquiétudes géopolitiques et la décision majeure prise par le FOMC de réduire progressivement son portefeuille de 4,500 milliards de dollars.»« Ces derniers mois, l’appétit pour le risque a gravité autour des déclarations de politique monétaire émises par les principales banques centrales », ajoute Rajeev Bhargava, managing director et directeur de la recherche sur le comportement des investisseurs chez State Street Associates. « Alors que les marchés boursiers mondiaux ont été agités par le discours de la Fed concernant la réduction de son bilan, la confiance générale des investisseurs a diminué. »
En 2016, le niveau d’encours brut de la gestion sous mandat a atteint 1 618 milliards d’euros, soit une progression de 49,1% en 10 ans, selon des chiffres sur la gestion en France publiés par l’Autorité des marchés financiers (AMF) . En 2016, la part des encours gérés sous mandat, investis en en titres vifs, est en léger recul et s’établit à 82,9%, soit 1 341 milliards d’euros (contre 1 300 milliards d’euros en 2015). La part investie en OPC « maison » représente quant à elle 12,4% des encours totaux de la gestion sous mandat, soit 201 milliards d’euros. Enfin, la part investie en OPC « tiers » reste la plus faible (4,7%) et représente un montant de 76 milliards d’euros.L’investissement des mandats en OPC est privilégié par les prestataires de services d’investissement à hauteur de 69,4% et dans une moindre mesure, à hauteur de 39,8%, par les structures entrepreneuriales. En revanche, on peut noter que ce type d’acteurs participe faiblement au développement du schéma d’architecture ouverte. En effet, pour les sociétés entrepreneuriales, les investissements en OPC « maison » représentent 73,8% de la part des mandats investis en OPC contre 26,2% pour les OPC « tiers ». Le déséquilibre demeure toutefois le plus marqué pour les sociétés filiales d’entreprises d’assurances et mutuelles avec 78,2% d’OPC « maison » contre 21,8% d’OPC « tiers », selon le principe traditionnel de création par ses établissements de fonds dédiés aux mandats assurantiels.En mettant en perspective actionnariat et type de clientèle, on peut mettre en exergue la structure du marché de la gestion sous mandat au regard des catégories de clients (professionnels ou non professionnels). Il est intéressant de noter, par exemple, que pour les sociétés de gestion filiales d’établissements de crédit, les clients non professionnels représentent 99,3% des comptes clients gérés mais seulement 7,2% des encours sous mandat. La clientèle professionnelle est quant à elle largement représentée par les encours intragroupe ce qui témoigne de l’organisation des groupes bancaires et assurantiels qui confient leurs actifs à la société de gestion du groupe. Pour les sociétés détenues par des entreprises d’assurances et de mutuelles, dont l’activité est principalement concentrée sur la gestion individuelle, on constate qu’elle est le fait principalement de clients professionnels (57%) qui représentent près de 100% des encours gérés. Concernant les structures entrepreneuriales, les clients non professionnels pèsent majoritairement dans le nombre de comptes gérés (97,6%), en revanche leur part dans les actifs gérés est en baisse (42,4% en 2016 contre 51% en 2011). Leur clientèle, au profil haut de gamme, recherche une gestion personnalisée auprès de structures adoptant des stratégies de niche ou offrant un service de « pure gestion privée ».
Les fonds ouverts commercialisés en Italie ont continué imperturbablement à collecter en août, drainant 4,9 milliards d’euros, après 5,7 milliards d’euros en juillet, montrent les dernières statistiques d’Assogestioni, l’association italienne des professionnels de la gestion. Depuis le début de l’année, les fonds italiens affichent une collecte nette de 54,7 milliards d’euros, bien supérieure aux 34,5 milliards d’euros enregistrés sur la seule année 2016. Les flux d’août ont profité principalement aux fonds flexibles (+1,7 milliard d’euros), aux fonds obligataires (+1,3 milliard) et aux fonds diversifiés (+1,3 milliard). Les fonds actions ne recueillent que 184 millions.En ajoutant les fonds fermés et les gestions sous mandat, la collecte d’août est ressortie à 8,6 milliards d’euros. Les encours s’établissent à 2.031 milliards d’euros, dont 972 milliards d’euros sur les fonds ouverts.Le groupe qui a enregistré la plus forte collecte en août est l’italien Intesa Sanpaolo avec 1,88 milliard d’euros, talonné par Poste Italiane, qui attire 1,87 milliard d’euros. Amundi arrive troisième, avec 997 millions d’euros.Parmi les rares sociétés à avoir décollecté en août figurent Lyxor, qui voit sortir 171,8 millions d’euros, Franklin Templeton (-64,2 millions d’euros) et Montepaschi (-30,7 millions d’euros).
La réforme des fonds monétaires aux Etats-Unis a entraîné une forte hausse des volumes de pension livrée en deux ans. Les acteurs français y sont pour beaucoup.
L'arbitragiste a été confronté à de nombreux points bas historiques au premier semestre qui nuisent à la performance et l’obligent à refuser des clients.
La montée des préoccupations environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) a permis aux gestionnaires de fonds européens d’avoir un temps d’avance, affirme la dernière étude de Cerulli Associates, intitulée «The Cerulli Edge - European Monthly Product Trends». De même pour les sociétés dans lesquelles les fonds ont investi."Le ‘soft power’, facilité dans une certaine mesure par les médias sociaux, exerce de plus en plus de pression sur les entreprises pour faire le bon choix, comme payer leurs impôts et ne pas polluer. Parfois, il arrive qu’il n’y ait pas de conflit entre profit et morale», commente Barbara Wall , directeur général Europe chez Cerulli.Le cabinet d'études relève qu’une série de données et de recherches - y compris une très importante de Deutsche Asset Management - ont largement contribué à atténuer les inquiétudes des investisseurs selon lesquelles les fonds ESG ont un prix trop élevé en termes de performance.Un obstacle qui reste est l’absence de définitions universellement acceptées de termes tels que la durabilité "(sustainability»). En outre, les priorités des investisseurs diffèrent: «Certains clients veulent davantage du E, certains sont intéressés par le S et d’autres le G. Tout comme les gérants de fonds ne s’entendent pas sur les meilleurs titres à acheter, personne ne peut s’entendre sur la façon exacte de définir l’ESG», note Cerulli
Les fonds d’investissement français ont pris la tête des plus grosses levées de capital en Europe (2,78 milliards d’euros de janvier à fin août selon Dealroom), reléguant leurs concurrents anglais à la deuxième place (2,38 milliards d’euros), rapporte Les Echos. Cette performance représente une vraie rupture : au second semestre 2016, les acteurs français levaient encore trois fois moins de capitaux (1 milliard) que leurs rivaux outre-Manche.Cette première historique tient au Brexit . « De facto, la sortie du Royaume-Uni ne met plus Londres en position aussi attractive », note Jean-David Chamboredon président exécutif d’Isai. C’est aussi le reflet de la montée en puissance de l'écosystème français . « La Frenchtech se trouve a contrario de la Grande-Bretagne à la limite de l’exubérance, avec l’arrivée à maturité de start-up créées il y a quelques années qui bouclent des levées très significatives », dit-il.
Le tableau de bord semestriel européen des performances comparatives entre les indices S&P et les Fonds actifs, montre que 55% des fonds d’actions françaises gérés activement ont surpassé l’indice S&P France BMI au premier semestre 2017. Le fournisseur d’indices y voit «une amélioration remarquable des fonds d’actifs français depuis le dernier SPIVA Scorecard Europe de la fin 2016, lorsque seulement 33% des fonds équivalents avaient surpassé l’indice de référence. Cependant sur une période de dix ans, ce nombre a atteint 84%.»
Le tableau de bord semestriel européen des performances comparatives entre les indices S&P et les Fonds actifs, montre que 55% des fonds d’actions françaises gérés activement ont surpassé l’indice S&P France BMI au premier semestre 2017. Le fournisseur d’indices y voit «une amélioration remarquable des fonds d’actifs français depuis le dernier SPIVA Scorecard Europe de la fin 2016, lorsque seulement 33 % des fonds équivalents avaient surpassé l’indice de référence. Cependant sur une période de dix ans, ce nombre a atteint 84%.»
Le fournisseur d’indices FTSE Russell s’est associé à State Bank of India (SBI) afin de lancer une nouvelle gamme d’indices obligataires, baptisée FTSE SBI Bond Index Series. Cette nouvelle famille d’indices « donne aux participants de marché venant d’Inde, du Royaume-Uni ou du reste du monde des outils dont ils ont besoin pour analyser le marché des obligations souveraines indiennes », indique FTSE Russell dans un communiqué. « Le lancement de ces nouveaux indices démontre les progrès significatifs du marché obligataire indien », ajoute la société britannique.