Le retour de la dispersion sur les marchés qui résultera de la sortie progressive des politiques monétaires accommodantes est positif pour les stratégies long short equity et equity market neutral, ont estimé Fabrice Cuchet, directeur de la gestion alternative de Candriam, et César Zeitouni, responsable de la gestion long short equity, à l’occasion des «Rencontres sur la Gestion à Performance Absolue» de Candriam. Selon eux, nous passons d’un environnement de risques moins favorable à la gestion de convictions, à un environnement qui valorise mieux les différences de modèles économiques. Une remontée des taux devrait encore favoriser ces stratégies en créant un environnement moins propice au refinancement des sociétés en difficulté. Le contexte est également plus favorable aux stratégies du type global macro ou multi-stratégies, car la hausse de la dispersion entre les zones géographiques et les secteurs constitue aussi davantage d’opportunités d’arbitrage pour les gérants. Ces opportunités avaient disparu quand tous les marchés évoluaient à l’unisson. De plus, « le thème de la digitalisation s’accélère et s’étend désormais à tous les pans de l’économie. Cette évolution crée des opportunités d’arbitrage entre les sociétés leaders innovantes et celles qui accusent un certain retard », ajoute César Zeitouni.La sortie progressive des politiques monétaires accommodantes est certes un défi pour les investisseurs, mais est aussi source de nombreuses opportunités pour les gestions active et de conviction, à l’image de la gestion à performance absolue. Les investisseurs ont commencé à l’anticiper avec le retour des flux positifs vers les fonds à performance absolue depuis le début de l’année. Ainsi, la collecte des stratégies alternatives a renoué avec des flux positifs au 2ème trimestre 2017 après une année 2016 négative pour atteindre 3.100 milliards de dollars (source HFR) dans le monde, avec des flux entrants de près de 6.7 milliards de dollars. La collecte en Europe sur les fonds alternatifs UCITS a pour sa part mieux résisté et des flux positifs sont revenus dès le 1er trimestre 2017 après 3 trimestres négatifs pour un encours total de 190 milliards d’euros (source : Eurekahedge).
Après des sorties nettes de 3,4 milliards de couronnes suédoises en août, les fonds commercialisés en Suède ont enregistré en septembre une collecte nette de 4,8 milliards (soit 503 millions d’euros), selon les dernières statistiques de l’association suédoise des fonds Fondbolagens Förening. La collecte a été portée par les fonds actions qui ont drainé 4,9 milliards de couronnes. Les fonds obligataires ont affiché des souscriptions nettes de 1 milliard de couronnes, tandis que les fonds monétaires voyaient sortir 1,2 milliard. Les flux ont été neutres pour les autres catégories de fonds.Depuis le début de l’année, les fonds suédois affichent des entrées nettes de 68,1 milliards de couronnes (7,1 milliards d’euros), soit un niveau plus élevé que l’ensemble de la collecte de 2016 (53,2 milliards de couronnes). Sur ce total, 25,1 milliards sont allés dans les fonds actions, 19 milliards dans les fonds diversifiés et 17,7 milliards dans les fonds obligataires.A fin septembre, les encours du secteur sont ressortis à 3,874 milliards de couronnes (406 milliards d’euros), soit un niveau record.
La hausse des actions européennes débutée fin août pourrait se prolonger dans les mois à venir pour conduire aux sommets historiques atteints en 2000 et 2008.
Richard H. Thaler, professeur à l’université de Chicago, a montré comment certaines caractéristiques humaines, comme les limites de la rationalité et les préférences sociales, « affectent systématiquement les décisions individuelles et les orientations des marchés », rapporte Le Monde. Il a notamment théorisé le concept de « comptabilité mentale » expliquant la façon dont les individus « simplifient la prise de décision en matière financière, en créant des cases séparées dans leur tête, en se concentrant sur l’impact de chaque décision individuelle plutôt que sur l’effet global ».
La dernière édition de l’enquête annuelle de la Fédération européenne des usagers des services financiers, Better Finance, sur le rendement réel de l'épargne de long terme en Europe, qui couvre 86% de la population du Vieux continent, vient une fois de plus confirmer que de très nombreux produits de pension sous-performent massivement les marchés de capitaux, indique un communiqué. Ils dégagent encore des rendements réels de long terme très bas voire négatifs alors que les marchés affichent des rendements tout à fait satisfaisants tant du côté actions que du côté obligations, souligne un communiqué de Better Finance.Pourquoi des rendements aussi médiocres? Selon Better Finance, les frais et les commissions sont les principaux coupables, notamment pour les produits individuels de pension et les contrats d’assurance-vie en unités de compte. La fiscalité sur l'épargne de long terme est également à la hausse. L’allocation d’actifs est également en cause, estime Better Finance, qui rappelle l’environnement de taux très bas qui risque de pénaliser encore davantage les rendements servis par des fonds de pension européens qui restent principalement investis en obligations. Guillaume Prache, directeur général de Better Finance, estime qu’il est urgent d’agir, en mettant en oeuvre les composantes «retail» du plan d’action de l’Union des marchés de capitaux (CMU), avec notamment la transparence des performances des frais des produits d'épargne retraite et de long terme et le lancement du plan d'épargne retraite européen (PEPP).
Au premier semestre 2017, les professionnels du capital-investissement français ont levé 8,1 milliards d’euros d’épargne mondiale, une hausse de 30% par rapport au premier semestre 2016. Ces capitaux seront majoritairement investis au cours de cinq prochaines années pour accompagner la transformation des entreprises françaises et européennes, selon les statistiques communiquées par l’Association Française des Investisseurs pour la Croissance (Afic). Les intentions d’investissement sont en forte hausse à destination du capital-innovation (x3,4 par rapport au premier semestre 2016) et du capital-développement.La collecte auprès des investisseurs français a augmenté de plus de 2 milliards d’euros. Elle atteint 5,4 milliards d’euros contre 3,2 milliards d’euros au premier semestre 2016 et totalise 67% des capitaux levés. Ces capitaux d’origine française proviennent à 23% du secteur public, à 20% des assurances, à 19% des personnes physiques et des family offices, et à 9% des industriels. A noter que les industriels ont multiplié par trois leurs allocations au non coté par rapport au premier semestre 2016. Les 2,7 milliards d’euros de capitaux d’origine étrangère proviennent à 38% des fonds de fonds et à 21% de caisses de retraite.Au premier semestre 2017, les acteurs du capital-investissement français ont investi 6,4 milliards d’euros dans l’accompagnement et l’accélération d’entreprises engagées dans des projets de croissance. Il s’agit de la cinquième année de croissance consécutive sur un premier semestre, en progression de 16% par rapport au premier semestre 2016. Au total, 1.179 entreprises, un record semestriel, ont choisi d'être accompagnées par les membres de l’Afic. Elles sont basées en France à hauteur de 84%.
Au deuxième trimestre 2017, le secteur belge des fonds a enregistré, en dépit de souscriptions nettes positives, un recul de 7,6 milliards d’euros ou 4 % à attribuer, entre autres, à une série de facteurs macroéconomiques comme des marchés d’actions volatiles, la tendance internationale à la hausse des taux à long terme et les évolutions des taux de change qui ont influencé la valeur des fonds. Fin juin 2017, l’actif net des fonds commercialisés publiquement en Belgique atteignait 182,3 milliards d’euros, selon des statistiques communiquées par l’association belge des asset managers (Beama).Dans le groupe des fonds investissant majoritairement en titres à revenu fixe, l’actif des fonds obligataires commercialisés en Belgique a diminué de 3 milliards d’euros, soit de 8,5 % au cours du deuxième trimestre de 2017 et représentait ainsi, fin juin 2017, un montant de 33,4 milliards d’euros. L’actif net des fonds d’actions a de son côté diminué de 3,7 milliards d’euros ou 6,1% entre mars et juin pour s'établir à 53,6 milliards d’euros à fin juin 2017. L’encours des fonds mixtes a pour sa part diminué de seulement 0,5 milliard d’euros pour s’inscrire à 82,9 milliards d’euros à fin juin.
La banque allemande va adopter ce statut pour prendre en charge les obligations de reporting post-trade de ses clients dès leur entrée en application en 2018.
Pour la troisième semaine consécutive, les fonds d’actions européennes ont enregistré une collecte nette supérieure au milliard de dollars durant la semaine au 4 octobre, selon les données communiquées par le spécialiste de l'évolution des flux dans le monde EPFR Global. Les investisseurs semblent avoir accordé plus de poids aux fondamentaux qu’aux aléas de la politique, tels que le projet indépendantiste de la Catalogne où la montée de l’extrême-droite en Allemagne. La reprise économique en Europe continue d’inciter les investisseur à s’exposer à l’Europe. On observe toutefois que les fonds d’actions espagnoles ont subi leurs plus fortes sorties nettes depuis près de trois ans.Toutes zones géographiques confondues, les fonds d’actions ont attiré 5 milliards de dollars durant la semaine sous revue. Les fonds d’actions émergentes ont affiché une septième semaine consécutive de flux nets positifs malgré la perspective d’une nouvelle hausse des taux aux Etats-Unis et du début de la fin du programme d’assouplissement quantitatif de la Banque centrale européenne. Aux Etats-Unis, les ETF dédiés aux actions américaines ont engrangé plus de 5 milliards de dollars, ce qui n’a pas suffi pour compenser des sorties nettes de plus de 6 milliards de dollars dans les fonds d’actions américaines gérés activement.Les fonds obligataires ont de leur côté enregistré une collecte nette de 9,4 milliards de dollars, le montant le plus élevé des onze dernières semaines, ce qui porte le montant des flux nets depuis le début de l’année à plus de 470 milliards de dollars. Les fonds d’obligations américaines ont affiché leurs plus importantes entrées nettes depuis la mi-juillet, les fonds d’obligations internationales ont engrangé plus de 1 milliard de dollars alors que les fonds dédiés aux obligations européennes ont subi des sorties limitées. On observe par ailleurs que les fonds d’obligations high yield ont attiré plus de 1 milliard de dollars pour la deuxième semaine consécutive.
Le Medef lance la plateforme Medef Accélérateur d’Investissement (MAI) afin de rapprocher les PME des financements adaptés à leurs besoins de croissance, annonce l’organisation patronale. Cette plateforme vise les petites et moyennes entreprises solvables - chiffre d’affaires de 1 million à 100 millions d’euros - pour les aider à trouver un financement de longue durée auprès de fonds d’investissement gérés par des organismes financiers. L’objectif de MAI est d’être à l’origine de 500 millions euros de financement pour 500 entreprises par an, explique un communiqué. Cette initiative se veut une triple innovation :- Mobilisation du réseau du Medef formé de fédérations professionnelles et d’organisations territoriales et régionales qui accompagnera les entreprises dans la recherche de financements ;- Lancement d’une plateforme digitale qui mettra en relation le besoin de financement exprimé par les entreprises avec les organismes financiers partenaires, susceptibles d’apporter des financements, et avec des solutions d’accompagnement et de formation, notamment avec BPI Université et « Ambition PME Levée de fonds », un programme mis en œuvre par le Medef AURA avec le soutien du Conseil Régional AURA ;- Mobilisation des métiers du financement, notamment les grands investisseurs comme les compagnies d’assurance qui, au côté de la BEI qui pourra octroyer sa garantie, apporteront aux entreprises davantage de ressources stables et de long terme. Le Medef estime que es PME ont, dans certains cas, besoin de financements complémentaires à celui des banques notamment en fonds propres, sans lesquels une croissance pérenne des entreprises n’est pas possible. Dans la journée, la Fédération bancaire française (FBF), parmi les multiples associations professionnelles partenaires, a indiqué soutenir l’initiative du Medef. « La FBF est très heureuse d’accompagner le Medef dans cette initiative pour accélérer l’investissement des PME. La bonne nouvelle, c’est que la demande de crédit d’investissement reprend : pour la première fois depuis des années, un quart des PME a demandé un nouveau crédit d’investissement au deuxième trimestre 2017. Et les banques répondent présent ! Mais on peut encore accélérer, et la plateforme Medef doit y contribuer », a déclaré Marie-Anne Barbat-Layani, directrice générale de la FBF, à l’occasion du lancement de la plateforme.
36 opérations par constitution de livres d'ordres accélérée ont été recensées en Europe en septembre, pour 13,9 milliards de dollars, le mois le plus actif depuis mars 2015.
Le fournisseur de services suisse SIX Securities Services a annoncé ce 2 octobre le lancement d’un registre central pour la déclaration des transactions sur instruments dérivés dans la Confédération. «Toutes les sociétés dont le siège social se trouve en Suisse sont tenues de déclarer les transactions sur dérivés auprès d’un registre central agréé», a expliqué SIX Securities Services dans un communiqué. Le système, autorisé par le gendarme des marchés financiers Finma, est officiellement entré en service ce lundi, répondant ainsi à la loi sur l’infrastructure des marchés financiers (LIMF).
Cas exceptionnel, la Commission des sanctions de l’Autorité des marchés financiers (AMF) vient de prononcer une double mise hors de cause pour une société et son dirigeant pour un présumé manquement à l’abstention d’utilisation d’une information privilégiée. Toutefois, le Président de l’AMF a deux mois pour faire appel de cette décision. S’il ne le faisait pas, cela constituerait un désaveu pour le Collège.
Dans un rapport (1) dédié au développement durable et à l’engagement ESG des principaux pays du monde, Candriam indique que la France arrive selon ses critères de gestion ISR à la vingt-et-unième place du classement des pays en matière d’environnement, de social et de gouvernance avec un score ISR de 73,77 sur 100, en légère amélioration par rapport à 2016 (69,38). « Ses principales forces sont les indicateurs positifs en termes de Capital Humain, Naturel et Social, tandis que son score en Capital Économique reste légèrement inférieur à la moyenne. Ses principaux défis en matière de durabilité sont liés aux fondamentaux économiques - notamment ceux du déficit budgétaire, de la dette publique et de son niveau de compétitivité à l’international – afin d’augmenter son taux d’emploi et de lutter contre le chômage des jeunes et le chômage de longue durée tout en poursuivant la transition énergétique et favorisant les énergies renouvelables », détaille Candriam.« Au cours des prochaines années, nous nous attendons à une amélioration progressive du score de la France en matière de capital Économique et Social au fur et à mesure, car l’ambitieux programme de réformes du nouveau gouvernement devrait améliorer le climat des affaires, rendre le secteur public plus efficace, relancer l’activité économique et assainir progressivement les finances publiques. À plus long terme, nous anticipons une légère amélioration du Capital Humain de la France grâce à une accélération de la création d’emplois, alors que le Capital Naturel suivra la courbe ascendante mais plus lentement, la priorité du gouvernement étant de redresser l'économie », poursuit la société de gestion.La Suède est en tête du classement. La Norvège arrive deuxième, devant la Suisse, l’Islande et le Luxembourg. (1) : Ce rapport a analysé 123 pays, dont 35 étaient des économies avancées et 88 des économies émergentes, et leur a attribués chacun une note en fonction du potentiel de développement durable à long-terme observé. D’après l’analyse de Candriam en matière d’ESG, 74 pays ont été classés comme faisant partie de l’univers ISR et 49 comme n’en faisant pas partie. Parmi les 74 pays faisant partie de l’univers ISR, 34 étaient issus d’économies avancées et 40 étaient issus d’économies émergentes.
A l’approche du quatrième trimestre, les investisseurs restent très attachés aux fonds obligataires alors qu’ils ont des appréciations beaucoup plus tranchées sur les fonds actions, selon leur localisation géographique. Durant la semaine au 27 septembre, les fonds obligataires dans leur ensemble ont enregistré une collecte nette de 8,7 milliards de dollars, selon les données communiqués par le spécialiste de l'évolution des flux dans le monde EPFR Global. Depuis le début de l’année, les fonds obligataires ont ainsi attiré plus de 460 milliards de dollars, dont les deux tiers sont investis dans les fonds d’obligations américaines.Les fonds actions ont terminé la semaine sur une solde négatif de 2,1 milliards de dollars, le deuxième seulement au cours du troisième trimestre, en raison de dégagements de plus de 3 milliards de dollars sur les fonds d’actions américaines. Les fonds spécialisés sur les actions émergentes ont continué sur leur lancée des semaines précédentes tandis que les fonds dédiés aux actions internationales affichaient une collecte nette de 3,4 milliards de dollars. En revanche, les fonds d’actions japonaises ont subi des sorties nettes de 1,2 milliard de dollars.Les investisseurs dans les fonds d’actions européennes ont eu pas mal de grain à moudre durant la semaine sous revue, des négociations chaotiques entre le Royaume-Uni et l’Union européenne sur les modalités de la sortie britannique, aux spéculations sur le prochain gouvernement de coalition en Allemagne en passant par les aléas du projet de référendum en Espagne sur l’indépendance de la Catalogne. D’une manière générale, les investisseurs continuent d’adhérer au scénario de reprise dans la région si bien que les fonds dédiés aux actions européennes et aux actions européennes hors Royaume-Uni ont chacun enregistré des entrées nettes de plus de 600 millions de dollars. Les fonds dédiés aux actions françaises ont enregistré leur plus forte collecte depuis le troisième trimestre 2011 tandis que les fonds d’actions allemandes ont terminé la semaine dans le rouge, pour la quatrième fois au cours des cinq dernières semaines.
Vendredi, le ministre danois des entreprises devait rencontrer de grandes sociétés de gestion et banques à Londres afin de les convaincre de venir s’installer au Danemark dans le sillage du Brexit, rapporte le Financial Times. BlackRock, JPMorgan, Goldman Sachs, State Street et Morgan Stanley font partie des sociétés appelées à choisir Copenhague plutôt que les autres centres financiers, selon des personnes au courant des discussions. Une équipe du secteur financier de Copenhague, dirigée par Brian Mikkelsen, le ministre danois de l’Industrie, des Entreprises et des Affaires financières, est arrivée à Londres jeudi pour discuter avec les entreprises. La délégation cible 25 fintech et sociétés de gestion. Elle espère les séduire grâce à la taille du secteur danois des retraites, qui représente 500 milliards d’euros, et sa réputation comme meilleure ville au monde où il fait bon vivre.
(NB: La lettre Hebdo de NewsManagers est partie avec un deuxième paragraphe incomplet. Veuillez trouver la version rectifiée, avec toutes nos excuses)Qu’il est dur de vivre aux pieds des géants ! Déjà concentré, le secteur des fournisseurs d’ETF et de gestion passive n’en finit pas de se consolider. Après l’acquisition de Source au printemps, Invesco a annoncé ce matin avoir, cette fois, mis la main sur l’activité ETF de la banque Guggenheim. L’établissement n’a pas pris le temps de digérer sa première acquisition, témoignant du coup d’accélérateur qu’il souhaite se donner. L’urgence est de ne pas se laisser davantage distancer par les géants que sont BlackRock et Vanguard, qui cannibalisent la demande. Cette semaine, on apprenait également qu’une deuxième société de gestion londonienne venait s’installer à Paris après avoir obtenu son agrément, en l’occurrence Smart Lenders AM, société fondée par des Français. Après Eleva Capital, ce déménagement post-vote sur le Brexit est assurément une bonne nouvelle, mais l’attractivité de Paris ne sera définitivement convaincante que le jour où ces décisions concerneront des sociétés de gestion non pas seulement créées par des Français, mais véritablement britanniques ou américaines.En attendant, la semaine consacrée à la finance responsable (qui dure en réalité plus d’une semaine) bat son plein en France. Même si l’investissement socialement responsable reste un concept méconnu de la grande majorité des Français, le jour où les particuliers s’éveilleront à l’ISR, les fonds européens pourront montrer qu’ils ont un temps d’avance sur le reste du monde ; et c’est un cabinet de recherche américain qui le dit ! Parmi les autres grandes nouvelles du secteur, on notera les déclarations des dirigeants de Standard Life Aberdeen, assurant que les licenciements seront limités suite à la fusion et, par ailleurs, la reprise en main sérieuse par Santander de ses activités de gestion, avec le regroupement de sa gestion de fortune et sa gestion d’actifs. Enfin, dans un entretien à L’Agefi Hebdo, Jean-Yves Hocher, directeur général adjoint de Crédit Agricole SA, a indiqué que sa filiale Caceis, spécialisée dans l’administration et la conservation de fonds, était « bien placée » pour participer au mouvement de consolidation qui se profile au sein du secteur. Consolidation, quand tu nous tiens…