Le concert d’Eric Clapton organisé cette semaine par Carmignac aura-t-il aidé la société de gestion à évacuer la pression d’une fin d’année 2017 frustrante ? Après un début en fanfare, où la collecte nette n'était pas loin des 4 milliards d’euros en un semestre, la société entrepreneuriale a publié des souscriptions annuelles plus modestes. En cause notamment, une aventure (et un investissement) Altice qui a plutôt mal tourné. Si l’évolution boursière de l’entreprise détenue par le tycoon Patrick Drahi a entraîné pendant un temps un scénario assez cauchemardesque dans certains portefeuilles, elle n’a pas empêché les marchés actions d’afficher leurs meilleures performances l’an dernier. De quoi expliquer qu’en ce début 2018, les fonds actions continuent d’enregistrer des records de collecte partout dans le monde.2017 aura aussi été une année de nouveau particulièrement dynamique pour le marché italien de la gestion : il a affiché deux fois plus de souscriptions d’OPCVM qu’en 2016 selon des chiffres publiés cette semaine. En France, on notera les annonces de Trusteam Finance et Sycomore AM qui ont une nouvelle fois obtenu le label ISR pour l’un de leurs fonds ; celle de l’association professionnelle du capital-investissement, l’Afic, qui a dévoilé son changement de nom en « France Invest » ; et enfin, les groupes Suravenir et Groupama qui innovent, dans le pourtant très ancien marché de l’assurance-vie. En Europe, les fournisseurs d’ETF devront compter sur un nouvel acteur attiré par les chiffres de croissance impressionnants du marché. L’américain VanEck a en effet annoncé le rachat d’un petit émetteur néerlandais pour lui servir de tremplin sur le Vieux Continent. Le groupe néerlandais Robeco a aussi annoncé l’externalisation d’une partie de ses activités d’administration et de conservation de fonds à l’américain JPMorgan. Enfin, à peine mise en place, la liste noire des paradis fiscaux établie par l’Union européenne se déleste de huit pays. Critiquée par certains miliants anti-fraude, la décision aurait été motivée par « des engagement pris au plus haut niveau politique » des pays concernés. Comme quoi, un peu de pression…
Les hedge funds qui ont surfé sur la vague de la hausse des crypto-monnaies l’an dernier se montrent plus prudents, rapporte le Wall Street Journal. La flambée du bitcoin en 2017 a permis d’alimenter une année stellaire pour un petit nombre de hedge funds dédiés à l’investissement dans les crypto-monnaies. Un indice d’environ 17 hedge funds dans les crypto-monnaies de Hedge Fund Research a bondi d’environ 3.000 % en 2017. Le hedge fund en crypto-monnaies d’Altana Wealth de 45 millions de dollars a gagné 1.500% l’an dernier. Son fondateur a commencé à s’inquiéter quand le délai nécessaire pour que la valeur des crypto-monnaies double a été divisé par deux en fin d’année dernière, signe de surchauffe du marché.
Allocation. « Pas de salut hors des actions » semble être le mot d’ordre en ce début 2018. Au cours des quatre dernières semaines, les fonds investis dans la classe d’actifs ont collecté un record de 58 milliards de dollars dans le monde, selon EPFR Global. L’enquête de Bank of America Merrill Lynch auprès des investisseurs montre en janvier que leur surpondération aux actions relative aux obligations est à son plus haut depuis août 2014. Désormais, ces derniers n’anticipent pas de pic du marché actions avant 2019, au lieu du deuxième trimestre cette année, jusqu’à présent. Les hedge funds affichent leur exposition nette aux actions la plus élevée depuis 2011. Ce « rush » profite aux secteurs cycliques (technologie et industrie) et les émergents au détriment des titres les plus défensifs (télécoms, utilities, obligations). Déjà les signes d’un certain emballement se reflètent dans des niveaux de couverture des portefeuilles au plus bas depuis janvier 2014 et une part de cash de 4,4 % (un plus bas de 5 ans). Mais pour que cette tendance s’inverse, il faudra soit un bond des taux longs, soit une déception sur la croissance bénéficiaire, relève BoA ML.
Jusqu’au 31 janvier 2019, Oddo BHF AM commercialeOddo BHF Haut Rendement 2025, un nouveau fonds daté principalement investi dans des obligations spéculatives à haut rendement d'émetteurs européens. Ce dixième fonds de cette nature chez Oddo BHF arrive à maturité avant le 1er juillet 2026. Le taux actuariel brut du portefeuille au lancement est de 4.5% indique Oddo BHF, en précisant que cela constitue un objectif de rendement et non une garantie à compter de la date de création du fonds le 12/01/2018.
La collecte du Livret A a été légèrement négative au mois de décembre (-0,36 milliard d’euros) mais sur l’ensemble de l’année, les entrées nettes totalisent 10,24 milliards d’euros, selon les données publiées ce 23 janvier par la Caisse des dépôts (CDC). L’année précédente, la collecte du Livret A s’inscrivait à seulement 1,75 milliard d’euros après deux années dans le rouge. Le Livret de développement durable et solidaire (LDDS) a, de son côté, attiré 0,74 milliard d’euros en décembre et 2,16 milliards d’euros sur l’ensemble de l’année. Le Livret A et le LDDS ont ainsi collecté au total 12,40 milliards d’euros sur l’année. A cela s’ajoute une capitalisation annuelle des intérêts pour un montant de 2,68 milliards portant l’encours total sur les deux produits à 376 milliards d’euros à fin décembre 2017, dont 271,7 milliards d’euros pour le Livret A et 104,3 milliards d’euros pour le LDDS.
On croyait la pratique abolie, mais il n’en est rien. Pire, elle a lieu à l’occasion d’une levée de fonds à vocation charitable afin de financer la rénovation d’un hôpital pour enfants. Dans une longue enquête, le Financial Times dénonce ainsi une soirée, the «Presidents Club Charity Dinner», qui s’est déroulée jeudi dernier à Londres à l’hôtel Dorchester, soirée supposée être très chic, avec aux enchères de la levée de fonds, un déjeuner avec Boris Johnson, le ministre britannique des Affaires étrangères, et un thé avec le gouverneur de la Banque d’Angleterre, Mark Carney. Seul problème, la soirée est clairement réservée aux hommes. Ils sont alors 360 à venir et 130 hôtesses étaient recrutées spécialement pour l’occasion, avec pour code vestimentaire d’avoir des jupes noires courtes et moulantes, sous-vêtements accordés et talons hauts. Deux personnes envoyées anonymement par le FT témoignent de propositions déplacées de la part de certains invités, l’un d’entre eux ayant même montré son pénis. Au cours d’une fête, de nombreuses hôtesses - dont des étudiantes venues pour gagner un peu plus d’argent - ont subi des attouchements et ont été harcelées sexuellement.Le FT délivre ensuite les noms des sponsors des différentes tables avec entre autres WPP, CMC Markets et Frogmore. Plusieurs personnalités de fonds d’investissements qui sont citées étaient aussi invitées mais il n’est pas clair si elles se sont rendues ou non à l'évènement ajoute le FT.
L’Association suisse des banquiers (ASB) a annoncé ce 23 janvier la signature à Berne d’une lettre d’intention avec la Private Wealth Management Association (PWMA), une association indépendante basée à Hong Kong. Dans le cadre de cette collaboration, les deux parties entendent mettre en place un programme d'échange afin de mieux saisir les spécificités de leurs marchés réciproques, précise l’ASB dans un communiqué.La Suisse et Hong Kong, tous deux des centres financiers internationalement connectés, partagent un certain nombre de particularités, notamment en servant de passerelle entre des marchés importants comme la Chine et l’Union européenne, souligne l’association suisse. Cité dans le communiqué, le président de l’ASB, Herbert Scheidt, qui pilote par ailleurs la banque privée Vontobel, se félicite de «cette collaboration qui permettra un échange de bonnes pratiques et de connaissances spécialisées, et d'être à l’avant-garde des tendances et des développements dans les deux centres financiers».La PWMA comprend 45 entreprises membres, précise le communiqué. Son objectif est la promotion de Hong Kong comme plateforme de banque privée dans la région, notamment en oeuvrant au maintien de bonnes conditions-cadre dans l’ancienne colonie britannique et en fournissant un lien aux acteurs de la branche avec les gouvernements, les régulateurs, ainsi que les organisations commerciales et non gouvernementales.
Une croissance exponentielle. La gestion d’actifs en Chine pourrait représenter un encours de l’ordre de 12.000 milliards de dollars, soit environ 9.800 milliards d’euros, en 2027 en raison des flux dans les fonds de pension, selon des estimations du cabinet de conseil Z-Ben, basé à Shanghai, rapporte le site IPE. Les encours de la gestion d’actifs chinoise s'élèvent actuellement à environ 1.700 milliards de dollars. La collecte des fonds de pension pourrait représenter jusqu'à 40% du total des actifs sous gestion dans dix ans, selon Z-Ben. Dans ce contexte, les gestionnaires internationaux ont «de réels avantages concurrentiels» lorsqu’ils entrent sur le marché chinois, estime Z-Ben qui évalue à environ 25% leur part de marché en 2027. Cette évolution est favorisée par les réformes «sans précédent» engagées dans le secteur des services financiers.
En 2017, les fonds ouverts commercialisés en Italie ont enregistré des souscriptions nettes de 76,7 milliards d’euros, soit plus du double des 34 milliards levés en 2016, selon les dernières statistiques d’Assogestioni, l’association italienne des professionnels de la gestion. Cela reste néanmoins inférieur au montant record de 94,3 milliards d’euros qui avait été enregistré en 2015.La collecte 2017 a été portée par les fonds obligataires, qui ont recueilli près de 30 milliards d’euros. Les fonds flexibles drainent quant à eux 22 milliards d’euros et les fonds diversifiés, 18 milliards d’euros. Les fonds actions ont affiché une collecte plus modeste, à plus de 8 milliards d’euros.Seuls les hedge funds et les fonds monétaires ont décollecté, à hauteur de 298 millions d’euros et 348 millions d’euros. En comptant les fonds dédiés et les gestions sous mandat, la collecte totale atteint presque 100 milliards d’euros à 97,5 milliards d’euros. Les encours ont atteint 2.086 milliards d’euros, soit 140 milliards d’euros par rapport à fin 2016. La seule gestion de fonds ouverts représente 1.013 milliards d’euros.
La conjoncture n’a plus été aussi porteuse pour les actifs risqués depuis des années. Cela fait craindre un virage plus brutal qu’anticipé des politiques monétaires.
Cyril Bertrand, directeur associé de XAnge, au sein du groupe Siparex, décrypte les crypto-monnaies. Il explique également en quoi la BlockChain peut révolutionner le monde de la gestion.
Créée en 1984, l’Association Française des Investisseurs pour la Croissance (AFIC) a annoncé ce 22 janvier qu’elle adoptait une nouvelle identité. A compter de ce jour, l’AFIC devient France Invest. «Ce changement de nom et d’identité traduit la volonté de mettre le secteur à la hauteur de sa croissance, de sa modernité et de son poids économique, explique un communiqué. « Ce changement d’identité marque notre volonté commune de référencer plus largement le capital-investissement en France et à l’international pour être mieux connus et reconnus. Il s’agit d’une nouvelle étape charnière dans notre engagement depuis 34 ans au service des entreprises, des projets d’infrastructure, et de la croissance économique en France. Cette évolution intervient alors que notre association fédère désormais un nombre record de près de 500 membres, investisseurs en capital et en dette, ainsi que leurs partenaires. », commente Olivier Millet, président de France Invest.L’association a par ailleurs confirmé son objectif d’atteindre d’ici 2020 les 20 milliards d’euros levés par an en France, soit un doublement en 5 ans, «pour accélérer la croissance et la transformation des entreprises, et inscrire la France comme référent du capital-investissement en Europe».
Les investisseurs détenant des plans italiens d’épargne individuels détiennent 23 % du flottant moyen de l’AIM Italie, le segment de marché dédié aux petites et moyennes entreprises italiennes représentant 5,7 milliards d’euros, rapporte Bluerating, citant une étude d’IR Top. Les ETF figurent en bonne place parmi ces nouveaux actionnaires. L’un des ETF les plus représentatifs est l’iShares FTSE Italia Mid-Small Caps UCITS ETF (IPIR), qui réplique le FTSE Italia PIR Mid Small Cap.
L’écart entre Amundi et ses principaux concurrents français continuent de se creuser, note le quotidien Les Echos. Certes, le trio de tête en termes d’encours gérés sous forme de fonds – Amundi, BNP Paribas, Natixis – reste inchangé. Mais alors que les encours des fonds ouverts (hors ETF) d’Amundi ont augmenté de 12% à 308 milliards d’euros en 2017, ceux de BNP Paribas ont au contraire fondu de 2,60% à 135 milliards d’euros. Cette décollecte s’explique essentiellement par la décrue observée au niveau des fonds monétaires. Le phénomène est également observable dans la galaxie Natixis mais la structure multiboutique compense cette fuite des capitaux par une collecte dynamique hors du monétaire (3,5 milliards d’euros de collecte nette, mais 6,5 milliards d’euros hors monétaire). A 106 milliards d’euros, ses encours sur les fonds ouverts ressortent ainsi en hausse de plus de 7% par rapport à 2016. En revanche, la gestion collective d’Axa a terminé l’année avec des encours stables (près de 70 milliards d’euros d’actifs) mais une décollecte nette de près de 2 milliards d’euros.La première société indépendante reste Carmignac, qui conserve sa cinquième place sur le marché de la gestion collective ( 56 milliards d’euros d’encours). Le quotidien économique met en exergue l’érosion du fonds Carmignac Patrimoine qui a enregistré 2,4 milliards d’euros de flux sortants en 2017 après 1,4 milliard d’euros en 2016.
Les organismes en placements collectifs (OPC) de droit français ont subi une décollecte de 600 millions d’euros en novembre, montrent les dernières statistiques de l’Association française de la gestion financière (AFG). Hors fonds monétaires, la collecte serait largement positive car ils représentent 7,6 milliards d’euros de sorties nettes. Les fonds obligataires ont collecté en novembre 3,5 milliards d’euros, les fonds diversifiés 2,2 milliards d’euros, les fonds actions 1,1 milliard et les fonds à formule 200 millions d’euros. A fin novembre, le montant total des souscriptions sur l’année est de 71,9 milliards d’euros. Les encours totaux s'établissent à 1.937 milliards d’euros.