Au quatrième trimestre 2017, l’encours de parts émises par les fonds d’investissement non monétaires est ressorti à 11.212 milliards d’euros, en hausse de 282 milliards d’euros par rapport au troisième trimestre 2017, selon des données communiquées par la Banque centrale européenne (BCE). Cette évolution a résulté des variations de prix et des autres variations (108 milliards d’euros) et des émissions nettes de parts (174 milliards d’euros). Les fonds d’investissement non monétaires ont renforcé leurs portefeuilles en actions et en titres de créance émis par le reste du Monde. Les avoirs en actions émises par les résidents de la zone euro ont également augmenté, à un rythme toutefois plus modéré. Dans le même temps, les avoirs en titres de créance émis par les résidents de la zone euro sont restés largement inchangés. Les fonds «actions» ont enregistré une entrée de 58 milliards d’euros au quatrième trimestre et les fonds «mixtes» une entrée de 45 milliards d’euros. L’encours de parts émises par les fonds monétaires s’est établi à 1.144 milliards d’euros, soit 10 milliards de moins qu’au troisième trimestre 2017.
Le marché du crédit traverse une passe délicate, écrit L’Agefi ce matin. Les fonds crédits européens ont ainsi accusé des sorties de capitaux de 1,4 milliard d’euros au cours de la semaine dernière représentant 2,6% des actifs totaux sous gestion du segment. Or, de tels niveaux n’avaient jamais été enregistrés que ce soit en termes de montant net absolu ou en termes de pourcentage des encours, le précédent record datant d’août 2015, lorsque les sorties nettes des fonds euro avaient atteint 1,07 milliard, ou 2,2% des actifs. JPMorgan estime même que 83% des fonds suivis ont été victimes de retraits qui touchent l’ensemble des fonds (traditionnels, ETF ou short duration). Elles atteignent désormais 3 milliards d’euros depuis le début de l’année, soit près de la moitié des sorties enregistrées sur l’ensemble de l’année 2017. «Cette tendance devrait se poursuivre. De manière générale, il existe une forte corrélation entre flux et rendements totaux, avec des pertes, et même parfois des performances légèrement inférieures à celle des marchés actions, entraînant des retraits de fonds de la part des investisseurs particuliers», estime JPMorgan. La performance a une nouvelle fois été négative au cours de la semaine dernière, avec un portage insuffisant pour compenser la hausse de rendements. Le segment investment grade (IG) a reculé de -0,1%, soit -0,7% depuis le début de l’année, l’ensemble des secteurs étant dans le rouge, notamment la dette hybride corporate (-0,8%), qui avait pourtant été l’un des plus performants l’an dernier, ainsi que le high yield (HY) qui à -0,5%, résiste cependant un peu mieux que la dette financière. «La hausse des rendements d’Etat devrait conduire à un retournement de la recherche de rendement des investisseurs, qui cesseront d’utiliser des stratégies short duration comme produits de substitution au cash, ce qui devrait conduire à un écartement de spreads de 45 pb à un niveau de 350 pb», ajoute JPMorgan.
Dans un entretien accordé aux Echos, Philip Wagstaff, responsable mondial de la distribution de Janus Henderson, juge que « la correction de ce début de mois est très saine ». « Après une collecte record en janvier, les ‘asset managers’ ont connu une décollecte record, ajoute-t-il. Mais il faut relativiser : leurs encours avaient beaucoup progressé ces derniers temps avec la hausse des marchés. Si on regarder le cours de l’action Janus Henderson, par exemple, il a certes baissé de 15%, mais cela le ramène seulement au niveau où il était il y a six semaines. » Le responsable estime toutefois qu’il y aura moins de collecte à court terme. « Mais dés que la confiance sera revenue, elle repartira à la hausse », prédit Philip Wagstaff.Le responsable est également revenu sur la chute de plusieurs produits indiciels vendeurs de volatilité, dont l’ETN de Credit Suisse commercialisé par Velocity Shares, filiale de Janus Henderson. « Cet ETN était le deuxième plus grand produit ‘short VIX’ du marché américain, derrière celui de ProShares, avec 1 milliard de dollars d’encours, rappelle Philip Wagstaff. Lorsque le VIX s’est envolé, la valeur du fonds a plongé en une journée de plus de 90%. Etre vendeur ou ‘shorter’ la volatilité était un positionnement facile et lucratif pendant toutes ces années où les marchés étaient extrêmement calmes. Le produit va être liquidé car il n’est plus viable. » Le responsable précise que ce produit était destiné à une clientèle de hedge funds et non un véhicule d’investissement pour les particuliers.
Les récentes turbulences sur les marchés boursiers ont affecté les gestionnaires d’actifs. L’analyse de la performance de quelque 3.000 fonds de plus de 200 millions d’euros distribués en France sur la période du 26 janvier au 8 février (source Morningstar) montre que, toutes classes d’actifs confondues, 85% de ces produits – la proportion est la même si on inclut les ETF – ont enregistré une performance négative pendant cette période, rapporte le quotidien Les Echos. 37% des fonds ont perdu plus de 5% (33% en incluant les ETF) et 7 fonds ont perdu plus de 10% (9 avec les ETF). Ce sont les ETF de Lyxor AM reproduisant la performance des grands indices actions avec un double effet de levier, qui ont logiquement enregistré les pertes les plus importantes : –15 % pour l’ETF indexé sur le DAX allemand et –13 % pour celui sur l’Euro Stoxx 50.Parmi les produits les plus en vus, le fonds GIS Income de Pimco a bien résisté (+1%), tandis que les fonds diversifiés (« allocation ») de JPMorgan (Global Income), Carmignac (Patrimoine) ou Allianz (Income & Growth) ont tous perdu autour de 3%. Les fonds investis en actions américaines et internationales ont davantage souffert : –6,6 % pour le fonds ouvert d’iShares (BlackRock) en dollars sur les grandes capitalisations mondiales, –6,3 % pour celui sur les grandes valeurs européennes de Fidelity et –7,2 % pour celui de Franklin Templeton sur les actions mondiales.
Les dividendes à l’échelle mondiale ont atteint des niveaux records en 2017, soutenus par la forte croissance économique mondiale et une reprise des paiements de dividendes de la part des sociétés américaines dans un contexte de retour de la confiance après les incertitudes politiques de 2016, rapporte le Financial Times. Ainsi, les dividendes mondiaux ont progressé de 7,7% en 2017 pour atteindre le seuil record de 1.300 milliards de dollars, soit son plus fort taux de croissance depuis 2014. Cette progression a été soutenue « par le renforcement de l’économie mondiale et la reprise de la confiance des entreprises », selon le rapport Global Dividend Index de Janus Henderson. Les dividendes sous-jacents – qui excluent les dividendes exceptionnels et qui tiennent compte notamment des mouvements de change – ont pour leur part augmenté de 6,8% en 2017. Aux Etats-Unis, les dividendes ont progressé de 6,3% en 2017, après 1,7% seulement en 2016, pour atteindre 438,1 milliards de dollars. En Asie, hors Japon, les dividendes ont atteint le niveau record de 139,9 milliards de dollars, en hausse de 8,6% sur un an. Enfin, l’Europe a enregistré une croissance des dividendes de 2,7% seulement.Pour l’exercice 2018, Janus Henderson table sur une croissance des dividendes de 7,7%, ce qui devrait les porter à 1.350 milliards de dollars.
Après les actions, l’obligataire. Les préoccupations autour de l’inflation et de la vitesse de la remontée des taux ont ces derniers jours poussé les investisseurs obligataires à revoir leur allocation. Durant la semaine au 14 février, les fonds obligataires, toutes catégories confondues, ont subi des sorties nettes de 14,1 milliards de dollars, selon l'étude hebdomadaire de Bank of America Merrill Lynch, qui reprend des données du spécialiste de l'évolution des flux dans le monde EPFR Global. Les fonds d’obligations high yield ont été particulièrement affectés avec des sorties nettes qui ont passé la barre des 10 milliards de dollars pour seulement la deuxième fois depuis que EPFR Global recueille les statistiques. Outre l’impact de la remontée des taux, la classe d’actifs a également été déprimée par les inquiétudes sur la qualité du crédit et l’impact de la baisse des prix pétroliers sur les émetteurs du secteur de l'énergie.Outre les fonds d’obligations à haut rendement, les fonds dédiés aux obligations en catégorie d’investissement («investment grade») et les fonds de dette émergente ont enregistré leur première semaine de rachats nets depuis l'élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis en novembre 2016, relèvent les analystes de Bank of America Merrill Lynch. Les dégagement sur ces trois catégories de fonds ont dépassé les 15 milliards de dollars. Les analystes soulignent que les épisodes précédents de sorties hebdomadaires simultanées supérieures à 10 milliards de dollars sur ces trois catégories de fonds obligataires - en juin 2011, juin 2013 et août 2015 et novembre 2016 - ont tous coïncidé avec un point bas intermédiaire sur les marchés d’actions.Du côté des actions justement, l’appétit pour le risque est revenu mais reste limité. La classe d’actifs a terminé la semaine sur des entrées nettes de seulement 5,9 milliards de dollars après, il est vrai, des sorties record de plus de 30 milliards de dollars la semaine précédente. Mais les investisseurs ont continué de bouder les fonds d’actions américaines qui ont encore affiché des sorties nettes de plus de 7 milliards de dollars. En revanche, -et n’en déplaise au patron de Bridgewater, Ray Dalio, qui parie sur la baisse des marchés actions européens, les fonds d’actions européennes ont attiré 3,8 milliards de dollars. Les fonds d’actions japonaises ont également tiré leur épingle du jeu avec des entrées nettes de 2,8 milliards de dollars.
Selon les données de la banque centrale néerlandaise (DNB), les actifs gérés par les fonds de droit néerlandais ont diminué au quatrième trimestre de 6,7 milliards d’euros pour revenir à 865,1 milliards fin décembre, rapporte le site spécialisé Fondsnieuws. Il s’agit de la première diminution depuis 2015. Cette contraction est principalement imputable aux retraits effectués par les fonds de pension sur les fonds obligataires, dont l’encours a chuté de 10,6 % à 239,3 milliards d’euros.En revanche, les actifs gérés par les fonds d’actions et les fonds immobiliers se sont accrus de respectivement 3,9 % et 2,5 % à 333,6 milliards et 117,5 milliards d’euros. Pour la catégorie «divers», la DNB fait état d’une hausse de 3,7 % à 174,8 milliards d’euros.
Euronext a annoncé ce lundi matin des bénéfices en hausse de 22,5% pour 2017, à 241,3 millions d’euros. Cependant, cette forte progression tient pour une bonne part à des éléments exceptionnels. L’opérateur boursier a profité de 40,6 millions d’euros de plus-value brute tirée de l'échange de participations qui lui a permis d’entrer au capital de la chambre de compensation française LCH SA et d’un impact fiscal positif non récurrent de 20,4 millions au quatrième trimestre. Les profits opérationnels progressent, eux, de 4,5%, à 280,8 million, hors éléments exceptionnels, pour un chiffre d’affaires en hausse de 7,2%, à 532,3 millions d’euros. Du coup, le marge d’Ebitda s’effrite, passant de 57,2% en 2016 à 55,9% en 2017. Le bénéfice par action ajusté s’inscrit en progression de 4,8%.
A fin 2017, la performance annuelle des fonds non monétaires a atteint 5,8%, en hausse de 2,8 points par rapport à son niveau de fin 2016, mais en retrait de 2,5% par rapport à novembre, selon des statistiques publiées par la Banque de France. Dans le détail, sur l’ensemble de l’année écoulée, la performance des fonds actions a accéléré de façon marquée (+11,9% à fin 2017 après 3,6% à fin 2016) de même que, dans une moindre mesure, celle des fonds diversifiés (+4,2% après 2,6%). La catégorie « autres fonds », qui comprend notamment les fonds d’épargne salariale, affiche pour sa part une performance de 5,8% en 2017 contre 3,1% en 2016. A l’inverse, la performance des fonds obligations, bien que toujours positive, est en retrait par rapport à son niveau de fin 2016, à 0,6% contre 2,7%.Enfin, les fonds monétaires ont conclu l’année 2017 sur une performance négative de -0,23% après 0,02% en 2016.A fin décembre 2017, l’encours des fonds non monétaires ressort à 1.209 milliards d’euros tandis que l’encours des fonds monétaires s’établit à 345 milliards d’euros.
Le coup de tabac subi par les marchés financiers début février a trouvé son propre écho dans les chiffres de collecte des OPCVM mondiaux. Durant la semaine au 7 février, les fonds actions ont subi des sorties nettes de 30,6 milliards de dollars, autrement dit le montant hebdomadaire de décollecte le plus élevé jamais enregistré depuis que ces données sont recueillies par le cabinet EPFR.Cette même semaine là, les investisseurs ont été très nombreux à avoir acheté de la protection pour se prémunir contre une forte baisse des marchés actions au cours des trois prochains mois. Selon un sondage de BofA Merrill Lynch, en diminuant leur poche actions, les gérants ont aussi augmenté leur poche de cash. La valse de publications de résultats s’est aussi poursuivie en Europe. Elle a confirmé que l’année 2017 a été nettement favorable pour une large majorité d’acteurs. Ce fut le cas pour Allianz GI, Natixis, Credit Suisse, mais aussi Eurizon et Groupama AM. Quelques sociétés de gestion ont aussi eu leur lot de déconvenues comme Standard Life Aberdeen qui a perdu un mandat majeur auprès de Lloyds Banking Group, Syquant Capital qui a passé un accord de composition avec l’AMF, ou encore Vendôme Capital Partners dont le retrait d’agrément prévu pour le 27 avril a été confirmé par le régulateur. Mise sous la tutelle d’un mandataire, la société va devoir assurer l’avenir des placements collectifs gérés et la préservation des intérêts des investisseurs dans ses OPCI et SCPI. Le dossier ne devrait pas laisser indifférent d’éventuels candidats repreneurs.
Sur son site, La Financière de l’Echiquier annonce le changement de nom de son fonds Echiquier Global. A compter du 9 février 2018, il est devenu Echiquier World Equity Growth, afin de «traduire la volonté de donner une dimension plus internationale au nom du fonds», précise la société de gestion. La stratégie de gestion reste inchangée. Echiquier World Equity Growth est un fonds de stock-picking investi sur les grandes valeurs internationales fortement exposées à la croissance mondiale, présentant des positions fortes de leadership global dans leur secteur.
Montpensier Finance a annoncé ce jeudi 15 février le recrutement de Jérôme Antonini et Gilles Constantini en qualité de directeurs au sein de l’équipe de gestion actions grandes et moyennes valeurs européennes. Ils interviendront donc sur les fonds Best Business Models et Great European Models. Auparavant, Jérôme Antonini travaillait depuis 2006 chez Amundi où il a notamment été gérant de fonds actions zone euro pour des compagnies d’assurance. Pour sa part, Gilles Constantini exerçait à la Financière de l’Echiquier qu’il a rejoint en 2010 et où il a notamment été gérant de fonds actions européennes et internationales.
La Société Générale va confier systématiquement à Gilbert Dupont les opérations de primaire actions (introductions en Bourse, augmentations de capital, cessions de blocs…) pour les PME et ETI, dès lors que leur montant ne dépasse pas 50 millions d’euros. Gilbert Dupont, filiale à 100% du Crédit du Nord, lui-même filiale de la SocGen, «aura la responsabilité du montage et de la distribution des opérations», précise le groupe. La banque de financement et d’investissement de la Société Générale (SG CIB) conservera les opérations supérieures à 50 millions. Gilbert Dupont adoptera une nouvelle identité visuelle, avec un logo rouge et noir aux couleurs de la Société Générale.
La Société Générale confie désormais systématiquement à sa filiale Gilbert Dupont les opérations de primaire actions (introduction en Bourse, augmentation de capital, cession de blocs d’actions…) pour les PME et ETI, dès lors que leur montant ne dépasse pas 50 millions d’euros. Gilbert Dupont, filiale à 100% du Crédit du Nord, « aura la responsabilité du montage et de la distribution des opérations », précise la banque. Les équipes de la banque de financement et d’investissement de Société Générale (SG CIB) conserveront le traitement des opérations d’un montant supérieur à 50 millions d’euros.
Depuis 2015, l’intérêt des investisseurs pour l’utilisation des plateformes de conseil numérique a légèrement augmenté aux Etats-Unis, dépassant de loin l’adoption initiale, montre la dernière recherche de Cerulli Associates, une société de recherche et de conseil."Cerulli a commencé par examiner les perspectives de croissance du marché des conseillers financiers numériques en 2015 et a trouvé une relation inverse évidente entre l'âge d’un investisseur et sa volonté de s’engager avec des plateformes purement numériques », explique Scott Smith, directeur chez Cerulli. Une plus grande ouverture vis-à-vis des relations en conseil numérique, mais une corrélation fortement négative entre l'âge et l’intérêt sont mises en évidence. Les investisseurs de 30-39 ans ont montré le plus grand enthousiasme, avec un intérêt décroissant chez les 70 ans et plus. En examinant la propension des investisseurs à utiliser ces plateformes du point de vue de la richesse, un résultat légèrement plus nuancé apparaît. «Alors que l’intérêt pour les niveaux de richesse les plus faibles était du coup plus faible, les investisseurs avec plus de 2 millions de dollars d’actifs investissables expriment une hausse plus substantielle dans leur volonté de s’engager avec des fournisseurs numériques», poursuit Scott Smith. «Cerulli a constaté que les investisseurs plus fortunés sont plus agressifs en considérant que leur nombre de relations envers des conseillers, y compris numériques, est une forme de diversification.«Lorsque les échelles d'âge et de richesse sont combinées, des segments moins nombreux mais potentiellement plus rentables émergent: par exemple, plus du quart des investisseurs de plus de 70 ans, avec des actifs investissables de 2 à 5 millions de dollars, envisageraient un engagement en ligne. «Cela nous indique qu’au lieu de considérer uniquement le marché des investisseurs émergents, les fournisseurs devraient envisager d’intégrer des fonctionnalités de plate-forme numérique qui répondent aux préoccupations de ceux qui approchent de l'âge de la retraite ou qui l’ont prise.""En outre, les recherches de Cerulli indiquent que même les investisseurs qui ont un intérêt pour le conseil en ligne demanderont souvent l’avis d’un conseiller humain traditionnel pour compléter leurs besoins d’orientation», explique Smith. «Les conseillers ont la possibilité de maximiser leur marché et la satisfaction des investisseurs en développant des plateformes qui peuvent facilement passer du conseil numérique à celui de l’humain.»