Le conseil d’administration de l’IFA, la maison des administrateurs, a nommé Cécile Helme-Guizon en tant que déléguée générale, en remplacement d’Antoine Metzger qui a souhaité prendre sa retraite tout en poursuivant l’exercice de ses mandats d’administrateur.Cécile Helme-Guizon a pris ses fonctions le 2 janvier 2018. Cécile Helme-Guizon a débuté sa carrière chez PwC, comme auditrice financière, avant de se spécialiser dans le domaine des fusions-acquisitions. Elle a ensuite évolué pendant 20 ans dans le monde de la distribution spécialisée au sein du groupe Kingfisher plc comme directrice du développement international, puis chez Darty comme directrice générale des services, puis président directeur général de Mistergooddeal.Cécile Helme-Guizon est administrateur de Manitou, ainsi que de Séquana (ex ArjoWiggins), et de sa filiale Antalis.
Milan intensifie ses efforts pour tenter d’attirer une partie du secteur londonien de la gestion d’actifs dans le sillage du Brexit, rapporte le Financial Times fund management. Une délégation du gouvernement italien doit rencontrer les entreprises britanniques dans les prochaines semaines. Le gouvernement italien a déjà modifié le régime de l’impôt sur le revenu l’année dernière pour essayer d’attirer les expatriés fortunés. Fabrizio Pagnai, responsable des équipes au sein du ministère italien des Finances, indique que cela était en partie conçu en ayant les dirigeants de sociétés de gestion et les gérants à l’esprit.
Après le record de l’année précédente, les ETF ont à nouveau enregistré un record en termes de volume des transactions, annoncé ce 4 janvier Six Swiss Exchange. Avec 116,4 milliards de francs suisses, le record de l’année précédente de 103,8 milliards de francs suisses a été surclassé de 12,2%. Le nombre de transactions a crû lui aussi à 1.019.294, soit une augmentation de 6%On observe par ailleurs que les nouvelles cotations dans le segment des ETF ont engendré un nouveau record, les émetteurs ayant lancé en 2017 pas moins de 144 nouveaux produits. Ainsi, 1.278 ETF proposés par 22 émetteurs étaient négociables à la Bourse suisse à fin 2017.
L’indice des fonds alternatifs au format Ucits publié par Analytical Research AG a progressé l’an dernier de 1,42% après une performance négative de 1,30% en 2016. En décembre, l’indice affiche une avance de seulement 0,08%. L’indice des fonds de fonds alternatifs Ucits a pour sa part dégagé un gain de 0,97% sur l’année après une performance négative de 2,95%.Durant l’année écoulée, sept des composantes de l’indice des fonds alternatifs Ucits ont terminé dans le rouge, notamment l’indice des stratégies dédiées aux devises qui affiche une performance négative de 6,94%, ainsi que l’indice des stratégies dédiées aux matières premières qui a chuté de 3,35%. En revanche, l’indice des marchés émergents a progressé de 9,64% et l’indice des stratégies long/short equity marque une avance de 3,94%.
L’année 2018 devrait être en ligne avec les précédentes pour le secteur de la gestion d’actifs, selon la dernière étude The Cerulli Edge – Global Edition. A travers l’Europe, les gérants transfrontières vont concentrer leurs efforts commerciaux sur les stratégies obligataires flexibles, stratégiques ou à rendement absolu sur les 12 à 24 prochains mois.L’intérêt pour les placements environnementaux, sociaux et de gouvernance va par ailleurs continuer à grandir. Mais Cerulli note une divergence de la demande en Europe. Ainsi, si les deux tiers des sociétés de gestion suédoises qualifient la demande d’extrêmement forte, plus de 28 % des gestionnaires italiens ne la considèrent pas comme un facteur important.Cerulli pense pour sa part que l’ESG va devenir un moteur important pour le développement de produits à tous les niveaux dans le secteur. La pression de la part des détenteurs d’actifs pour que les principes ESG soient intégrés dans leurs programmes d’investissement va continuer à augmenter.Par ailleurs, le consultant estime aussi que sur les deux prochaines années, les sociétés de gestion vont accorder davantage de ressources à la gestion actions smart beta. Les infrastructures et le rendement absolu seront aussi favorisés.
Pour le mois de novembre 2017, la décollecte nette en assurance vie s’établit à 0,5 milliard d’euros après +1,8 milliard d’euros en octobre, selon des statistiques communiquées par Fédération française de l’assurance (FFA). Au cours des onze premiers mois de 2017, le montant des cotisations collectées par les sociétés d’assurances est de 120 milliards d’euros, contre 121,4 milliards d’euros sur la même période en 2016. Les versements sur les supports unités de compte représentent 33 milliards d’euros, soit 28 % des cotisations.Sur la même période, les prestations versées par les sociétés d’assurances s'élèvent à 113,2 milliards d’euros (105,1 milliards d’euros sur la même période en 2016). La collecte nette s'établit à 6,7 milliards d’euros depuis le début de l’année.L’encours des contrats d’assurance-vie (provisions mathématiques + provisions pour participation aux bénéfices) s’élève à 1 679 milliards d’euros à fin novembre 2017 (en progression de 4 % sur un an).
Les organismes de placement collectif luxembourgeois ont enregistré en novembre des souscriptions nettes de 23,9 milliards d’euros, montrent les dernières statistiques de la Commission de surveillance du secteur financier. Mais compte tenu d’un effet marché négatif de 23,8 milliards d’euros, les actifs sont restés quasiment stables à 4.136 milliards d’euros (ils ont augmenté de seulement 0,104 milliard d’euros). En revanche, sur les 12 derniers mois, le volume des actifs nets est en hausse de 12,45 %.Le nombre des organismes de placement collectif pris en considération est de 4.068 par rapport à 4.098 le mois précédent. 2.614 entités ont adopté une structure à compartiments multiples, ce qui représente 13.245 compartiments. En y ajoutant les 1.454 entités à structure classique, au total 14.699 unités sont actives sur la place financière.
Les investisseurs ont investi 10,79 milliards de dollars dans les hedge funds en novembre, selon le dernier rapport eVestment Hedge Fund Industry Asset Flow cité par Hedge Week. Les flux nets dans le secteur pour l’année sont de 40,1 milliards de dollars. Les encours du secteur ont atteint un nouveau record à 3.265,85 milliards de dollars.
Les sociétés de gestion doivent s’attendre à un écrasement supplémentaire des frais cette année, l’intensification de la guerre des prix entre les fournisseurs d’ETF augmentant la pression sur les gérants actifs, rapporte le Financial Times. Le « net expense ratio » moyen d’un fonds américain est tombé à 1,13 % en 2017, contre 1,44 % en 2000, selon Morningstar. Ce taux devrait continuer à baisser, s’accordent à dire les dirigeants du secteur de la gestion. « La guerre des prix des ETF affecte aussi tous les autres dans le secteur », affirme le directeur général d’une grosse société de gestion américaine qui n’a pas souhaité être nommé.
A la fin du mois de décembre 2017, l’encours des fonds communs de placement espagnols a atteint le niveau record de 262,45 milliards d’euros, selon des données provisoires publiées par Inverco, l’association professionnelle de l’industrie espagnole de la gestion d’actifs. Les encours du secteur ont progressé de 0,7% (ou 1,74 milliard d’euros) par rapport au mois de novembre et de 11,5% (ou 27 milliards d’euros) par rapport à fin décembre 2016.Au cours du seul mois de décembre, les fonds espagnols ont enregistré une collecte nette de 1,08 milliard d’euros. Sur l’ensemble de l’exercice 2017, les souscriptions nettes s’élèvent à 20,5 milliards d’euros, contre 13,8 milliards d’euros en 2016.
Les fonds monétaires chinois ont enregistré 10 mois consécutifs de croissance de leur encours en 2017 pour s’établir désormais à 6.800 milliards de renminbi (soit 871 milliards d’euros ) à fin novembre, rapporte le site spécialisé Asia Asset Management qui reprend des données de l’Association chinoise de la gestion d’actifs (Asset Management Association of China ou AMAC). Depuis le début de l’année 2017, les actifs sous gestion des fonds monétaires ont progressé de 58,88%, ou 2.520 milliards de renminbi, par rapport aux 4.280 milliards de renminbi affichés à fin décembre 2016.Le marché chinois des fonds monétaires a véritablement décollé depuis que Tianhong Asset Management, une filiale à 51% d’Ant Financial, la branche financière d’Alibaba, a lancé le premier fonds monétaire sur internet, baptisé Yu’e Bao, en 2013. A fin septembre 2017, Yu’e Bao affichait plus de 1.500 milliards de renminbi (192 milliards d’euros) d’actifs sous gestion.A fin novembre 2017, les fonds monétaires représentaient 59,65% du marché des fonds communs de placement (« mutual funds ») en Chine – un nouveau record historique – contre 46,77% à fin 2016, selon l’AMAC. En parallèle, toujours selon les données de l’AMAC, les actifs sous gestion des fonds obligataires chinois ont diminué de 4,24% entre janvier et novembre pour atteindre 1.360 milliards de renminbi. En parallèle, l’encours des fonds actions a chuté de 6,31% sur la même période pour s’inscrire à 171,4 milliards de renminbi à fin novembre 2017. L’industrie chinoise des fonds communs de placement totalisent 11.400 milliards de renminbi (1.460 milliards d’euros) à fin novembre 2017, en croissance de 24,55% depuis fin décembre 2016.
A l’exception de Londres, les Bourses européennes ont terminé l’année 2017 en baisse, l’euro fort, la stabilité de Wall Street et la faiblesse des échanges n’ayant guère encouragé les prises de positions, rapporte Reuters.À Paris, le CAC 40 a terminé vendredi en repli de 0,5% à 5.312,56 points. L’indice phare de la Bourse de Paris affiche un gain annuel de 9,26%, soit sa meilleure performance depuis 2013. Le Footsie britannique a terminé l’année sur un plus haut historique. L’indice a gagné 0,85% vendredi, favorisé notamment par son exposition au secteur des ressources de base, et progresse de 7,63% en 2017. Le Dax allemand a clôturé vendredi en hausse de 0,48% pour afficher un gain de 12,51% depuis le début de l’année. Le Stoxx 600 a pour sa part reculé de 0,11% et gagne 7,66% sur l’ensemble de l’année, sa meilleure performance depuis quatre ans. A Wall Street, les trois indices américains évoluent en légère baisse vendredi après leur progression quasiment en ligne droite sur 2017. Depuis le début de l’année, le Dow Jones affiche ainsi un gain de plus de 25%, le S&P 500 de 20% et le Nasdaq Composite de 29%. Le compartiment technologique s’est notamment distingué avec un bond de plus de 37% en 2017.En Asie, l’indice Nikkei à Tokyo a gagné 19,1% en 2017 et la Bourse de Shanghai a progressé de 6,58% en dépit des craintes sur un resserrement des liquidités. L’indice MSCI des pays émergents a grimpé de 34% cette année, et l’indice MSCI mondial ACWI a bondi de 21,9% pour atteindre un plus haut historique.
Les gérants s'attendent à une nouvelle hausse de l'indice cette année, de 9,2%, ce qui porterait le CAC 40 à 5.780 points, niveau inconnu depuis octobre 2007.
L’indice mondial de confiance des investisseurs, publié par State Street Global Exchange, a reculé de 1,5 point en décembre pour s’établir à 94,8 contre 96,3 en novembre. A noter que l’indice de novembre est en données corrigées car il était à 97,1 lors de la première estimation publiée. La baisse enregistrée en décembre résulte principalement du recul de 6,2 points de cet indice de confiance en Amérique du Nord à 94,9 et du repli de 2,8 point de ce même indicateur en Asie à 94,8. En revanche, l’indice de confiance des investisseurs en Europe a augmenté de 16 points pour s’établir à 96,9, note State Street.« Après avoir atteint un pic en juillet 2017, la confiance des investisseurs a chuté pendant cinq mois consécutifs. Au cours des trois derniers mois, les investisseurs ont réduit leurs positions sur les actifs risqués (un indice inférieur à 100), a commenté Michael Metcalfe, « senior managing director » et responsable de la stratégie macro globale chez State Street Global Markets, cité dans un communiqué. Alors que les perspectives économiques générales semblent de plus en plus optimistes, comme le montrent les indices de la confiance des consommateurs et des entreprises, la nature plus prudente des investisseurs suggère que les marchés financiers ont déjà intégré et écarté une grande partie des bonnes nouvelles. »L’Europe reste, pour l’heure, épargnée par cette grande prudence. « En Europe, une croissance économique saine et la poursuite de la politique d’achats d’actifs de la Banque centrale européenne (BCE) ont peut-être contribué à renforcer la confiance des investisseurs, note pour sa part Kenneth Froot, l’un des créateurs de l’indice. Bien que l’indice reste inférieur à 100, il semble que les investisseurs européens soient moins préoccupés par le fait que les risques politiques puissent faire dérailler la forte performance économique dans la région. »
Le gouvernement sud-coréen a dévoilé une palette de mesures afin d’endiguer la « surchauffe irrationnelle » qui agite les crypto-monnaies, dont le bitcoin, rapporte Les Echos. Ces mesures ont eu pour effet de faire chuter le cours du bitcoin de près de 10% aux alentours de 13.500 dollars (11.300 euros). Les mesures annoncées incluent l’interdiction des échanges anonymes de crypto-monnaies, l’interdiction d’ouvrir des comptes anonymes ou encore la possibilité pour le régulateur d’empêcher si nécessaire certains échanges en fermant les plates-formes dédiées. La Corée du Sud prévoit également un renforcement de la lutte contre les activités de blanchiment d’argent et de fraudes financières utilisant les crypto-monnaies. Cette annonce intervient alors que Séoul a déjà pris plusieurs mesures pour tenter de refroidir la « bitcoinmania », notamment interdire à ses institutions financières de faire des transactions en crypto-monnaies, en particulier en bitcoins. Pour mémoire, la faillite de la plateforme sud-coréenne Youbit avait provoqué, le 20 décembre, une sévère correction du bitcoin.
Hausse des coûts, baisse du nombre d'analystes... une étude d'Exane BNP Paribas et d'EY rappelle les ricochets attendus de la directive pour les plus petits émetteurs.
Les plus grandes Bourses d’Europe se sont mises à dos certains de leurs plus gros clients en raison d’une hausse de prix pour des informations commerciales vitales quelques jours seulement avant l’arrivée des règles de MIF2, rapporte le Financial Times. Les banques, les traders haute fréquence et les plates-formes de négociation alternatives sont furieuses que la Bourse espagnoles BME, le Nasdaq, Euronext et Deutsche Börse augmentent collectivement leurs prix à partir du 1er janvier.Un affrontement entre la BME, la principale Bourse d’Espagne, et la banque suisse UBS est le principal point d’achoppement dans la bataille plus large sur les frais que les Bourses imposent aux clients. UBS MTF, une plate-forme de négociation détenue par la banque, ne négociera plus les actions espagnoles à partir de la semaine prochaine en raison d’une augmentation «significative» des frais que BME exige pour des données clés telles que les cours des actions. BME a indiqué au FT que des négociations étaient toujours possibles mais qu’UBS MTF n’avait pas fait part de ses plaintes.
Les 500 personnes les plus riches du monde ont vu leur fortune augmenter de 1.000 milliards de dollars, soit +23%, en 2017, rapporte le quotidien Les Echos qui reprend le classement de Bloomberg. L’envolée des Bourses mondiales en 2017 – l’indice MSCI World a bondi de 20% – a en effet fortement accru le patrimoine des actionnaires des plus grandes entreprises. La fortune des 10 premiers du classement s’est envolée en un an de 149 milliards de dollars. Au total, ce club des « 500 » dispose d’une fortune de plus de 5.300 milliards de dollars, plus de deux fois le PIB de la France. Pour entrer dans ce prestigieux classement, il fallait peser au moins 4,1 milliards de dollars.Au cours de l’exercice 2017, Jeff Bezos, le patron d’Amazon, est devenu l’homme le plus riche du monde, sa fortune s’étant accrue de 34,2 milliards de dollars en un an pour atteindre 99,6 milliards de dollars. Il devance Bill Gates (91,3 milliards, +8,9 milliards) et Warren Buffett (85 milliards, +11,8 milliards), habitués aux places d’honneur du classement.