Les hedge funds ont enregistré des souscriptions nettes de 4,45 milliards de dollars en novembre, mettant fin à huit mois consécutifs de rachats, montrent les derniers chiffres d’eVestment. Avec ce retour des investisseurs, le secteur peut espérer que la décollecte de l’ensemble de cette année ne dépassera pas le triste record de 112 milliards de dollars de rachats enregistrés en 2016. Toutefois, sur les onze premiers mois de l’année, les hedge funds voient encore sortir 81,53 milliards de dollars. Les fonds crédit directionnels ont été les principaux gagnants de novembre, attirant 2,59 milliards de dollars. Ces fonds ont toutefois vu sortir 6,99 milliards de dollars depuis le début de l’année. Sur l’année, les hedge funds event driven devraient s’illustrer. Ils ont attiré plus de 15 milliards de dollars depuis janvier. En revanche, les fonds long/short actions devraient être les grands perdants de l’année, car ils voient sortir 41,46 milliards de dollars depuis le début de l’année. Mais avec 764,6 milliards de dollars, ces fonds restent la première stratégie. Les encours du secteur sont ressortis à 3.285 milliards de dollars.
Les ETF et les ETP cotés en Europe ont enregistré en novembre des souscriptions nettes de 15,92 milliards de dollars, portant la collecte depuis le début de l’année à 104,81 milliards de dollars, selon les dernières statistiques d’ETFGI, un spécialiste du secteur. Il s’agit du deuxième plus haut niveau de collecte sur onze mois après 2017 où ces produits avaient drainé 108,17 milliards de dollars. Les actifs investis dans des ETF et ETP européens ont ainsi augmenté de 2,3 % à un nouveau niveau record de 982,14 milliards de dollars, approchant la barre symbolique des 1.000 milliards de dollars... Les ETF et ETP actions ont levé 12,1 milliards de dollars, portant la collecte depuis le début de l’année à 36,63 milliards de dollars, soit un peu moins que les 37 milliards de la période correspondante de 2018. Les ETF et ETP obligataires ont quant à eux attiré 3,87 milliards de dollars en novembre, soit une collecte sur onze mois de 55,91 milliards de dollars. Ce montant est beaucoup plus important que les 14,43 milliards sur les 11 mois de 2019, signe de l’attrait grandissant pour ces produits. Enfin, les 20 principaux ETF en termes d’encours ont collectivement attiré 10,80 milliards de dollars, soit les deux tiers de la collecte.
L’autorité des marchés financiers en Espagne CNMV a livré son analyse des pratiques des gestionnaires espagnolsconcernant les investissements de leurs fonds dans des fonds maison. Autrement dit, elle s’est intéressée aux fraisdes fonds qui investissentdans des fonds sous-jacentsgérés soit par le même gérant de portefeuille soitpar d’autres gérants de la même société ou du même groupe. Si l’obligation de ne pas excéder la limite maximale des frais indiqués dans le prospectus d’un fonds n’est pas inscrite dans le droit espagnol, les gestionnaires doivent respecter celle de sélectionnerla part la moins coûteuse en termes de fraislorsque leurs fonds investissent dans d’autresfonds maison. L’analyse de la CNMV, effectuée durant l’année,montreainsi que la plupart des sociétés de gestion investissent dans les parts dites «clean shares» sans frais de distribution ou alors réduisent la part de leurs commissions de gestion imputée à la commercialisationquand leurs fonds investissent dans d’autres produits maison dans des parts plus chères ou pour lesquels il n’existe pas de parts spécifiques. Le régulateur note que certains gestionnaires vont plus loin soit en supprimant les commissions de gestion des fonds sous-jacents soit en créant des parts spécifiques avec une commission de gestion à0%. Cependant, la CNMV souligne également qu’une poignée de gestionnaires espagnols, lorsque leurs fonds investissent dans d’autresfonds maison,font payer les frais de distributionde cesfonds sous-jacents. La CNMV relève que ces sociétés de gestion ne dépassent pas les limites de frais définies dans les prospectus de leurs fonds mais tacle une pratique peu transparente. Le régulateurenvisage donc de modifier le cadre réglementaire des investissements des fonds de gestionnaires espagnols dans d’autres fonds gérés par la même société de gestionou par le même gérant de portefeuille. Une telle modification aurait pour objectif de s’assurer que les fonds ne supportent pas les frais de distributiondes fonds sous-jacents puisqu’ils appartiennent à la même société de gestion et qu’aucun marketing des fonds sous-jacents n’a été effectué auprès des clients.
La société de gestion propose un fonds actions mondiales sur les leaders durables, Le processus de gestion allie analyse des cash-flow, prise en compte des émissions de carbone et objectif 2°C du GIEC
La Bourse de New York a terminé en ordre dispersé mercredi, s’essoufflant en fin de séance après ses nouveaux records établis cette semaine à la suite de l’accord commercial sino-américain. L’indice Dow Jones a fini en recul de 0,1%, l’indice S&P 500 a perdu 0,04%, mais le Nasdaq a de son côté grappillé 0,05%, signant un cinquième record consécutif en clôture. L’accord commercial préliminaire entre les États-Unis et la Chine annoncé vendredi a largement alimenté l’optimisme sur les marchés d’actions ces derniers jours. Les opérateurs sont par ailleurs restés relativement indifférents aux préparatifs en vue de la mise en accusation de Donald Trump devant la Chambre des représentants.
Mirabaud Asset Management annonce la fusion de deux fonds d’obligations convertibles mondiales ESG en un seul et même support. Le fonds de droit français Altitude Convertible Monde, d’un encours de 59 millions d’euros fin novembre, sera intégré au sein du fonds de droit luxembourgeois Mirabaud – Convertible Bonds Global, gérant 101,4 millions de dollars. Les deux fonds étaient gérés par la même équipe et avaient des processus d’investissement proches. Cela permettra à Mirabaud Convertibles Bond Global, lancé en 2014, de disposer d’un encours plus important. Le fonds est autorisé à la distribution dans de nombreux pays européens, y compris en Suisse. Nicolas Crémieux, gérant senior des deux fonds, continuera de gérer la stratégie fusionnée Mirabaud – Convertibles Bond Global sous la direction de Renaud Martin, responsable de l’équipe Obligations convertibles.
La surveillance des collaborateurschez Credit Suisse ne se serait pas limitée à l’ex-patronde la gestion de fortune Iqbal Khan. Un autre membre de la direction générale a fait l’objet d’une filature avant cette affaire, selon le quotidien suisseNeue Zürcher Zeitung (NZZ). Il s’agit de Peter Goerke, à la tête des ressources humaines, dont la surveillance se serait déroulée entre le 20 et le 22 février, selon le quotidien, qui est en possession de documents et de photographies qui prouveraient les faits. La filature aurait été conduite par l’entremise d’un intermédiaire. La banque a expliqué n’avoir aucune preuve que d’autres collaborateurs auraient fait l’objet d’une surveillance. «Credit Suisse examine actuellement les nouvelles informations révélées par les médias dans des revues internes et externes», a indiqué à l’agence AWP une porte-parole de Credit Suisse, sans fournir davantage de détail. Peter Goerke est arrivé chez Credit Suisse en octobre 2015 peu après l’entrée en fonction du directeur général Tidjane Thiam. Collaborateur de longue date du Franco-Ivorien, il avait travaillé avec lui auprès de l’assureur britannique Prudential et l’avait suivi lorsqu’il avait été nommé à la tête du géant bancaire zurichois. Peter Goerke a quitté la direction du groupe fin février, quelques jours après cette surveillance supposée. Il est cependant resté au service du numéro deux bancaire helvétique comme consultant senior, mais sans mandat opérationnel fixe.
Les controverses relatives à des problèmes environnementaux, sociaux et de gouvernance ont fait partir en fumée 534 milliards de dollars de capitalisation des grandes entreprises américaines ces cinq dernières années, selon une étude de Bank of America citée par le Financial Times fund management. La banque a étudié l’impact sur les cours de Bourse des entreprises du S&P 500 de 24 controverses ESG comme les scandales comptables, les violations relatives aux données, les affaires de harcèlement sexuel…
La Securities and Exchange Commission a envoyé deslettres d’examen aux sociétés de gestion concernant les fonds investis en fonction de critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), a appris le Wall Street Journal. L’initiative du régulateur se concentre sur les critères que les sociétés de gestion utilisent pour déterminer ce qu’est un investissement socialement responsable et sur leur méthodologie pour appliquer ces critères et procéder aux investissements. L’une des lettres envoyées par la SEC en début d’année à une société de gestion avec une offre ESG demandait une liste des titres recommandés aux clients, ses modèles pour juger quelles sociétés sont responsables d’un point de vue environnemental ou social, et les investissements ayant le mieux ou le moins bien performé dans l’ESG, selon le WSJ. Une lettre similaire a été envoyée à d’autres sociétés de gestion, laissant penser que le régulateur a décidé d’élargir son analyse. Le WSJ n’a pas pu déterminer quelles sociétés ni combien avaient reçu une lettre de la SEC et le régulateur n’a pas souhaité faire de commentaire.
L’indice CAC 40 de la Bourse de Paris a franchi lundi le seuil symbolique des 6.000 points pour la première fois depuis plus de 12 ans, profitant de la hausse générale des actions mondiales après l’annonce, vendredi dernier, d’une nouvelle trêve dans le conflit commercial entre les Etats-Unis et la Chine. Le CAC 40 a clôturé ce lundi en hausse de 1,2% à 5.991,7 points après un pic à 6.003,38. Sa hausse depuis le début de l’année approche désormais 27%.
La Commission des sanctions de l’Autorité des marchés financiers (AMF) a infligé à la société Bloomberg LP une sanction de 5 millions d’euros pour «avoir diffusé des informations qu’elle aurait dû savoir fausses et susceptibles de fixer le cours du titre Vinci à un niveau anormal ou artificiel». Le 22 novembre 2016, deux journalistes de l’agence de presse avaient publié, pendant 1 minute, des dépêches reprenant un communiqué frauduleux diffusé en pleine de séance de bourse avec des informations d’une gravité certaine sur une révision des comptes de Vinci. Après la diffusion de ces dépêches, dont le contenu avait été relayé par d’autres médias, le cours de Vinci avait chuté de 18%. La Commission des sanctions reproche à Bloomberg de n’avoir pas vérifié ces informations avant la publication. Le média, qui a tenté de plaider sa bonne foi face à une sanction qu’il jugeait disproportionnée, a regretté que l’AMF n’ait pas identifié et réprimé les auteurs du faux communiqué. Il fera appel de cette décision.
L’indice CAC 40 de la Bourse de Paris a franchi lundi le seuil symbolique des 6.000 points pour la première fois depuis plus de 12 ans, profitant de la hausse générale des actions mondiales après l’annonce, vendredi dernier, d’une nouvelle trêve dans le conflit commercial entre les Etats-Unis et la Chine.
UBS Global Wealth Management a promu William Reilly au poste de nouveau responsable de la sélection de fonds pour les marchés offshore en Amérique, rapporte Citywire Americas. L’intéressé remplace Mirko Joldzic, parti en septembre dernier, et était auparavant un spécialiste produit chez UBS depuis plus de dix ans.
Deux des risques qui ont le plus pesé sur l’économie et sur les marchés financiers ces derniers mois sont en passe d’être levés. L’écrasante victoire des conservateurs lors de l’élection législative britannique hier donne une majorité confortable au premier ministre Boris Johnson pour sortir de l’impasse du Brexit. La Grande-Bretagne quittera l’Union européenne le 31 janvier 2020. Une nouvelle période s’ouvre au cours de laquelle les deux parties vont négocier l’accord définitif.
Les fonds immobiliers britanniques ont subi leur pire semaine de rachats depuis le vote de 2016 sur le Brexit, rapporte le Financial Times. Les investisseurs ont retiré 193 millions de livres suite à la suspension d’un fonds de M&G il y a une semaine, selon des données de Calastone. La décollecte avait atteint 250 millions de livres suivant le vote de 2016, ce qui avait poussé de nombreuses maisons de gestion à geler leurs fonds. «Les fonds sont mieux préparés cette fois. Ils détiennent plus de liquidités et communiquent constamment avec le régulateur», commente Edward Glyn, responsable marchés globaux de Calastone. «Mais il ne fait aucun doute que les dernières sorties mettent les fonds sous pression de fermer».
L’opérateur boursier Euronext a annoncé jeudi l’inclusion dans l’indice SBF 120 du fabricant d’emballages en verre Verallia, en remplacement du groupe de conseil financier et banque privée Rothschild & Co. Verallia a fait son entrée en Bourse au début du mois d’octobre dernier. Ces changements seront effectifs lundi 23 décembre. La composition de l’indice CAC 40 reste inchangée à l’issue de la révision trimestrielle des indices Euronext.