Pictet AM a annoncé par la voix de Frédéric Rollin, conseiller en stratégie d’investissement chez Pictet AM, que la société sous-pondérait désormais les actions mondiales mais restait à surpondérer sur les actifs émergents par rapport à ceux des pays développés. «Le ralentissement des économies développées se confirme et les perspectives de croissance des bénéfices se dégradent. Le niveau élevé des actions laisse peu de place aux mauvaises surprises» commente le conseiller. «Nous conservons notre préférence pour les actions émergentes. Le retour en grâce de l’économie chinoise se confirme. Les plans de relance monétaires et budgétaire produisent leurs effets. Un accord commercial avec les Etats-Unis, désormais probable, redonnera confiance aux entrepreneurs. Les niveaux des valorisations restent attractifs. Nous surpondérons les obligations émergentes en monnaies fortes et en monnaies locales. En Amérique latine, la croissance repart et l’inflation est maîtrisée. Les rendements offerts y sont très supérieurs aux rendements des obligations des pays développés et les monnaies sont largement sous-évaluées par rapport au dollar. Nous demeurons prudents à l’égard des actions américaines. La croissance des bénéfices des entreprises devrait encore être revue à la baisse, en raison de la hausse des salaires et du fléchissement de l’activité. Nous restons neutres à l’égard des actions européennes. La reprise tarde à se manifester et les incertitudes concernant le Brexit pourraient continuer de peser sur le marché. Mais la BCE applique une politique ultra-accommodante et les taux obligataires sont très bas. Nous sous-pondérons donc l’ensemble des marchés du crédit, qui semblent ignorer le risque d’un ralentissement plus marqué, notamment aux Etats-Unis», écrit Frédéric Rollin.
Les stocks d’or des ménages allemands ont atteint des niveaux record. Selon une étude de la Steinbeis-Hochschule réalisée pour le compte de la Reisebank auprès d’un échantillon représentatif de 2.000 Allemands, les particuliers allemands possèdent 8.918 tonnes d’or, dont 4.925 tonnes sous forme de lingots et pièces et près de 4.000 tonnes sous formes de bijoux, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ). Un montant supérieur aux réserves d’or des Etats-Unis. Dans le détail, les détenteurs de métal jaune sont environ 37,9% à posséder des lingots et des pièces, tandis que 61,6% ont des bijoux et 14,8% ont investi dans des titres liés à l’or. Depuis l’année 2010, les stocks de bijoux ont ainsi progressé de 12% à 3.993 tonnes tandis que les lingots et pièces totalisent désormais 4.925 tonnes, soit une augmentation d’environ 23%.
AXA Investment Managers a annoncé ce 15 avril compter parmi les signataires fondateurs des principes de l’IFC (International Finance Corporation), membre de la Banque Mondiale,pour l’’investissement d’impact (IFC Operating Principles for Impact Management).« Nous sommes convaincus que ces principes permettront de mieux faire connaître l’investissement d’impact et renforceront également leur crédibilité, dans un contexte où les investisseurs cherchent de plus en plus à générer un impact positif pour la société, en plus d’un rendement financier», a déclaréMatt Christensen, Global Head of Responsible Investment, «Compte tenu de notre expérience en matière d’investissement responsable et d’investissement d’impact, notamment dans le domaine du capital-investissement, nous avons apporté notre expérience et nos connaissances dans ce domaine afin de contribuer à l'élaboration de ces Principes avec l’IFCaux côtés des autres signataires. Le lancement de cette initiative aidera à rassurer les investisseurs sur le fait que les stratégies d’impact qui sont alignées sur ces principes chercheront réellement à produire des résultats mesurables positifs. Il s’agit d’une étape significative qui, selon nous, fera progresser les normes et accélérera la notoriété de l’investissement d’impact auprès du grand public», exeplique Matt Christensen, cité dans un communiqué.
Les investisseurs quantitatifs s’intéressent au private equity, écrit le Financial Times. Certaines sociétés essaient de vérifier si leurs processus d’investissement systématique peuvent aussi fonctionner sur cet univers plus opaque, ce qui aurait pour effet de réduire les coûts du secteur. Two Sigma, l’un des plus gros hedge funds quantitatifs, a créé un pôle d’investissements dans le non coté en 2008 pour gérer une partie des capitaux internes de la société. L’an dernier, cette entité a été discrètement relancée en tant que Sightway Capital, a recruté - augmentant le nombre d’employés de 15 en 2015 à une quarantaine -, et est en train de lever des capitaux externes pour la première fois. Le Massachusetts Pension Reserves Investment Trust a investi 500 millions de dollars dans Sightway. Numeric, chez Man Group, a lancé l’an dernier un fonds qui tente de répliquer les rendements d’un fonds de private equity à un coût plus faible, en investissant dans des petites entreprises cotées pouvant imiter le profil d’un portefeuille traditionnel de private equity. AQR étudie aussi le secteur. Le projet le plus ambitieux est CircleUp. Il a bâti un système de machine learning qui suit l’empreinte numérique de 1,4 million de sociétés en Amérique du Nord pour évaluer leur santé. Il lève un fonds qui investira de manière systématique dans celles qui vont le mieux.
Arkéa etAllianz France, via sonfonds InnovAllianz (fonds d’investissements stratégiques dédié aux startups), ont contribué à un tour de table de 3,2 millions d’euros réalisé parla start upwilov. Lancée en 2017, wilova créé la premièreoffre «Pay When You Drive», dont le prix s’ajuste tous les mois en fonction du nombre de jours de conduite.Par cette levée de fonds, wilov souhaite poursuivre l’élargissement de son offre en se positionnant notamment sur le segment des voitures de luxe et de collection, et proposer une expérience d’assurance unifiée de la mobilité au sens large.wilov compte également, avec l’appui de ses partenaires, accélérer significativement son développement enFrance et à l’étranger dans les prochaines années. Arkéa noue fréquemmentdes partenariats, commerciaux et/ou capitalistiques, avec des pépites de l’insurtech, comme wilov. La collaboration entre la start-upet Suravenir Assurances, la filiale d’Arkéa spécialiste de l’assurance des biens et des personnes pour les particuliers, a démarré en 2017 par la co-conception de l’offre «Pay when You Drive». Pour Allianz France, cet investissement du fonds InnovAllianz s’inscrit dans une stratégie d’innovationouverte lui permettant de bénéficier «de l’exceptionnelle richesse créative dont fait preuve l’environnement entrepreneurial français», indique un communiqué de presse.Dans le contexte de «profondes transformations» du secteur de la mobilité, «la compréhension de ces évolutions et des usages qui en découlent est un axedéterminant pour Allianz France afin de construire l’assurance de demain», ajoute l’assureur.
Le fonds américain Lone Star est désormais le favori pour l’acquisition de Raab Karcher, distributeur allemand de matériaux de construction appartenant à Saint-Gobain, pour un montant qui pourrait atteindre 400 millions d’euros, ont dit à Reuters quatre sources proches du dossier. Lone Star passerait par son propre distributeur de matériaux de construction dans le nord de l’Europe, Stark, pour réaliser cette opération, ont précisé les sources. Stark a récemment été admis au deuxième tour d’enchères, ont-elles ajouté. Le fonds Platinum est lui aussi parvenu à la dernière étape de cette procédure lancée en janvier alors que son concurrent américain Advent s’est finalement retiré de la course, selon les sources. Les deux fonds sont encore en train d’examiner les comptes et la situation globale de Raab Karcher avant la date-butoir pour soumettre une offre contraignante, fixée à début mai.
L’obligataire poursuit sur sa lancée des dernières semaines. Et la frilosité des investisseurs à l'égard des actifs risqués reste élevée, même si elle semble légèrement se tasser. Les fonds d’obligations en catégorie d’investissement («IG») ont ainsi enregistré des entrées nettes de 11,3 milliards de dollars durant la semaine au 10 avril, le deuxième plus haut montant jamais observé sur une semaine, selon l'étude hebdomadaire de Bank of America Merrill Lynch qui reprend des données du spécialiste de l'évolution des flux dans le monde EPFR Global. Surla semaine écoulée, les fonds d’obligations toutes catégories confondues ont affiché une collecte nette de 14,3 milliards de dollars, la plus élevée depuis juin 2017. Les fonds d’obligations high yield et les fonds de dette émergente ont engrangé respectivement 1 milliard de dollars et 1,3 milliard de dollars. Depuis le début de l’année, le crédit, à savoir l’IG, le high yield et la dette émergente,affiche des flux nets positifs de 95 milliards de dollars alors que les actions restent dans le rouge vif avec des dégagements de 90 milliards de dollars. Au terme de la semaine écoulée, les fonds d’actions on subides sorties nettes de seulement 2,6 milliards de dollars, dont un peu plus de 10 milliards de dollars de souscriptions dans les ETF mais des rachats de 12,8 milliards de dollars dans les fonds ouverts. Les fonds d’actions américaines et les fonds d’actions émergentes ont attiré respectivement 3,6 milliards de dollars et 0,6 milliard de dollars. En revanche, les investisseurs continuent de bouder les fonds d’actions européennes qui affichent des sorties nettes de 2,2 milliards de dollars.
Bonds are continuing their wave of popularity of the past few weeks, and investors’ skittish attitude to high-risk assets remains pronounced, although it seems to be easing slightly. Investment grade (IG) bond funds have posted net inflows of $11.3bn in the week to 10 April, the second-largest total ever seen in one week, according to a weekly study from Bank of America Merrill Lynch, based on statistics from the global flow evolution monitoring specialist EPFR Global. In the past week, bond funds in all categories combined posted net inflows of $14.3bn, the highest since Juen 2017. High yield bond funds and emerging market bond funds posted $1bn and $1.3bn, respectively. Since the beginning of the year, credit, including IG, high yield and emerging market debt, have posted inflows of $95bn, while equities remain in negative territory, with outflows of $90bn. At the end of last week, equity funds had net outflows of only $2.6bn, with slightly over $10bn in subscriptions to ETFs, but $12.8bn to open funds. US equity and emerging market equity funds saw inflows of $3.6bn and $0.6bn, respectively. However, investors are continuing to avoid European equity funds, with net outflows of $2.2bn.
Generali, premier assureur d’Italie, a annoncé jeudi qu’il allait investir 1 milliard d’euros dans le premier fonds d’un nouveau gestionnaire d’actifs. Le groupe, qui est aussi le troisième assureur européen, détiendra une participation majoritaire dans ThreeSixty Investments en partenariat avec une équipe de professionnels dirigée par Giordano Lombardo, ancien patron de Pioneer Investments.
GRISE MINE En 2018, les investissements de business angels français ont marqué un repli sensible. Selon les données de France Angels, les montants totaux investis ont reculé de 23 % sur un an, à 37,7 millions d’euros, de même que le nombre d’opérations de financement ou de refinancement réalisées, passé de 509 à 455. Le réseau de business angels explique que cet attentisme a été « provoqué par les mesures réglementaires et fiscales votées lors de la Loi de finances 2018 ». Géographiquement, l’Ile-de-France concentre le plus d’investissements (31,7 %), suivi de Rhône-Alpes-Auvergne (17,9 %) et de la région Paca (9,4 %). Les business angels restent concentrés en priorité sur les secteurs de l’informatique et du numérique (42 %) et de la santé (21 %).
Le dernier rapport Mercer sur le changement climatique donne aux investisseurs des clés à court et long terme pour gérer leur risque et saisir l’occasion de mieux investir
La Maison, club d’investisseurs comprenant entre autres la famille Dassault, Henri Seydoux ou encore Martin Bouygues, va investir 100 millions de dollars dans le secteur de la cybersécurité et de la haute technologie en Israël via un deuxième fonds de private equity,rapporte le quotidien Les Echos. Israël est considéré comme le deuxième marché au monde dans ce domaine. Marc Lévy, directeur général de La Maison, explique aux Echos que l'écosystème israélien demeure «très compliqué à pénétrer» mais que le tour de table à La Maison excédant les 50 milliards d’euros de patrimoine propre et les investissements déjà réalisésont permis de «bâtirdes liens exclusifs avec les start-up et les fonds internationaux» auprès desquels La Maison co-investit.
Le ministère des Finances de Norvège a annoncé vendredi que les obligations émergentes corporate et souveraines seraient désormais exclues du benchmark fixed income que suit le fonds souverain national. Cette décision fait suite à l’autorisation donnée en 2017 à Norges Bank IM de porter à 70% la part de ses investissements en actions. Plusieurs pays seront exclus du benchmark, comme le Mexique, la Russie ou la Corée du Sud.
Le début du deuxième trimestre s’inscrit résolument dans la lignée de la fin du premier. Avec le ralentissement de l'économie mondiale, les risques politiques en Europe et l’infléchissement de la politique monétaire américaine, les investisseurs continuent de bouder les actions et de privilégier l’obligataire. Durant la semaine au 3 avril, les fonds actions, toutes zones géographiques confondues,ont affiché des sorties nettes de 7,7 milliards de dollars, dont près de 4 milliards de dollars de souscriptions dans les ETF mais 11,6 milliards de dollars de rachats dans les fonds ouverts, selon l'étude hebdomadaire de Bank of America Merrill Lynch qui reprend des données du spécialiste de l'évolution des données EPFR Global. Dans le détail, toutes les grandes catégories de fonds actions ont terminé la semaine dans le rouge. Les fonds dédiés aux actions européennes continuent de se distinguer avec des sorties nettes de 2,7 milliards de dollars, enregistrant ainsi des flux nets négatifs pour la 54ème semaine sur 56. Les fonds d’actions américaines ont en revanche bouclé la période sur des dégagements relativement plus limités de 1,6 milliard de dollars. Les fonds d’actions émergentes et les fonds d’actions japonaisesont encore subi des sorties nettes de respectivement 1 milliard de dollars et de 0,4 milliard de dollars. Côté obligataire, pratiquement toutes les catégories restent très recherchées. Les fonds d’obligations en catégorie d’investissement («IG») se distinguent du lot avec des entrées nettes de 7,5 milliards de dollars. Mais les fonds dédiés au high yield et les fonds de dette émergente continuent d’attirer les investisseurs avec des entrées nettes de 1,3 milliard de dollars dans chaque catégorie. Les fonds dédiés aux prêts bancaires ont enregistré une vingtième semaine de rachats, pour un montant de 0,7 milliard de dollars. Les analystes de Bank of America relèvent qu’au stade actuel, les matières premières et les actions sont parties pour enregistrer leurs meilleures performances annuelles de tous les temps! Depuis le début de l’année, les matières premières enregistrent une performance annualisée de près de 85%. C’est mieux qu’en 1973, l’année de référence pour les matières premières. Côté actions, la performance annualisée depuis le début de l’année atteint 67,9%, plus qu’en 1933, l’année de tous les records pour les actions. Mais il est peut-être encore un peu tôt pour vendre, selon les analystes qui voient"le début de la fin du rally» en ce mois d’avril.
Le ministère des Finances de Norvège a annoncé vendredi que les obligations émergentes corporate et souveraines seraient désormais exclu du benchmark fixed income que suit le fonds souverain national. Cette décision fait suite à l’autorisation donnée en 2017 à Norges Bank IM de porter à 70% la part de ses investissements en actions.