Les sociétés de gestion ont exprimé au moins un vote «contre» à près des trois-quarts des assemblées générales qui ont eu lieu en 2018, selon la dernière étude de l’Association française de la gestion financière sur le sujet*. Ce niveau est en hausse par rapport aux années précédentes: il était de 65 % en 2017 et en 2016. Et ce, dans un contexte d’augmentation de la participation aux assemblées générales en 2018. Elle a progressé de 1 %, dont +5 % en Europe. Et près des deux tiers ont augmenté leur participation aux AG. Les rémunérations continuent de faire grincer des dents. Les gérants ont rejeté 43 % des résolutions afférentes à ce sujet à l’échelle mondiale, en hausse par rapport aux 39 % de 2017. Ils considèrent «qu’un manque de transparence persiste au niveau de l’information utilisée pour la fixation des rémunérations et notamment le détail des critères pris en compte pour déterminer de manière objectif l’attribution de stock-options et d’actions gratuites, ce qui constitue un point de discorde», explique l’AFG. Les dispositifs anti-OPA, qui permettent en période d’OPA d’émettre des bons de souscriptions d’actions ou de procéder à des rachats d’actions, sont également très contestés par les gérants à l’échelle mondiale, à hauteur de 39 %. En France, ce taux atteint 53 %. Les opérations financières arrivent en troisième position des résolutions les plus contestées, avec 29 %. «Les sociétés de gestion veillent tout particulièrement à ce que l’évolution de la structure du capital des sociétés investies ne conduisent pas à une dilution de leurs participations. Elles s’opposent en particulier aux résolutions permettant des augmentations de capital sans droit préférentiel de souscriptions», commente l’AFG. En amont des AG, le dialogue se développe avec les émetteurs, observe encore l’AFG. Ce dialogue s’exerce de manière systématique pour les principales lignes en portefeuille et de manière ciblée lorsque des axes d’amélioration sont détectés. Les principaux sujets de dialogue concernent la composition et le fonctionnement du conseil d’administration et des comités, les politiques de rémunération, de contenu des conventions réglementées, des opérations financières et des mécanismes anti-OPA, des transactions entre les parties liées et des problématiques RSE. * L'étude «Exercice des droits de vote par les sociétés de gestion en 2018" se base sur les réponses de 58 SGP, gérant un total de 480 milliards d’euros en actions cotées françaises ou étrangères. Les SGP exercent effectivement leurs droits de vote pour 74 % de leurs actions cotées en portefeuille.
La concurrence dans les télécoms en France n’empêche pas les investissements. Orange, SFR (Altice), Bouygues Telecom et Free (Iliad) ont augmenté leurs investissements dans l’Hexagone de 2,1% en 2018, pour les porter à un montant record de 9,8 milliards d’euros, selon les chiffres publiés par l’Arcep. Les quatre opérateurs français ont investi un total de 7 milliards d’euros dans les réseaux fixes, soit 6,1% de plus qu’en 2017, et 2,8 milliards d’euros dans les réseaux mobiles, un repli de 6,7% d’un an sur l’autre. La hausse des investissements dans le fixe a essentiellement été portée par le déploiement de la fibre (FttH). Au 31 décembre 2018, 13,6 millions de de bâtiments étaient éligibles à cette technologie.
Les sociétés de gestion commencent à s’intéresser au problème des déchets plastiques, observe le Financial Times fund management. BMO Global a dialogué l’an dernier avec 27 entreprises sur ce sujet. C’était le premier effort concerté de la société de gestion de Bank of Montreal face à ce problème. BMO a demandé aux entreprises de réduire le volume de plastiques à usage unique inutiles, d’améliorer le caractère recyclable du plastique et de redessiner les emballages pour réduire les déchets. Il prévoit d’étendre son engagement au-delà des sociétés travaillant dans l’alimentaire, les boissons et biens de consommation. BMO pense que les sociétés devront à terme dévoiler leur empreinte plastique. Schroders a été confronté à un manque de données lorsqu’il a commencé à examiner la question du plastique en 2018. Cela l’a encouragé à envoyer des questionnaires à une centaine d’entreprises dans le monde. MSCI a accueilli une réunion clients à Londres ce mois-ci pour discuter du problème du plastique et prévoit d’organiser d’autres événements de ce genre à Paris et Francfort dans l’année. Toutefois, aucune société de gestion connue n’a signé l’engagement de la fondation Ellen MacArthur, en collaboration avec le Programme des Nations Unies pour l’environnement, pour éliminer les plastiques non nécessaires et s’assurer que les plastiques qui restent peuvent être réutilisés, recyclés ou compostés.
LVMH a annoncé ce lundi le rachat du Château du Galoupet, signant sa première acquisition dans le vignoble provençal et ajoutant son premier rosé à son portefeuille de marques à l’heure où la demande pour ce type de vins est en plein essor. Le montant de l’acquisition, réalisée auprès d’une famille anglo-indienne, est estimé aux alentours de 30 millions d’euros et l’opération devrait être achevée au second semestre 2019.
Plusieurs actionnaires d’Uber de longue date, dont BlackRock et Tiger Global Management, ont renoncé à acheter davantage d’actions lors de l’introduction en Bourse, rapporte le Wall Street Journal, citant des sources proches du dossier. Au contraire, ils ont essayé de vendre des titres avant ou dans le cadre de l’IPO. Le comportement des investisseurs est emblématique d’un manque d’enthousiasme plus global pour la valeur depuis sa mise sur le marché. De nombreux fonds BlackRock avaient participé dans une levée de fonds pour Uber à des valorisations faibles, et la société a décidé qu’elle n’avait pas besoin d’en acheter davantage lors de l’introduction en Bourse. BlackRock détenait environ 9,8 millions d’actions Uber, qui valent désormais environ 410 millions de dollars. Plusieurs semaines avant l’IPO, BlackRock a ajouté son nom à la liste des vendeurs éventuels dans le cadre de l’option de surallocation (green shoe).
Les fonds et ETF d’iShares et de State Street ont été les plus recherchés sur le marché américain au mois d’avril, selon des statistiques communiquées par Morningstar. Les deux géants américains ont enregistré des entrées nettes de respectivement 8 milliards de dollars et 7,5 milliards de dollars, largement devant Vanguard qui affiche des flux nets positifs de seulement 5,5 milliards de dollars, sa collecte la plus faible sur un mois depuis 2013. A l’autre bout du spectre, Oakmark a subi des sorties nettes de 2,5 milliards de dollars durant le mois sous revue. Morningstar souligne que les fonds d’actions américaines gérés passivement ne sont pas loin d’atteindre le niveau des fonds d’actions américaines gérés activement, avec des encours de 4.300 milliards de dollars à fin avril, soit un écart de seulement 6 milliards de dollars par rapport au total des fonds actifs. Les mutual funds et ETF ne sont certes pas représentatifs du marché des actions américaines au sens large mais ces chiffres illustrent malgré tout la tendance marquée en faveur des fonds à bas coûts. Les fonds d’actions américaines gérés activement ont chaque année depuis 2006 enregistré des sorties nettes, avec des entrées nettes à peu près équivalentes dans les stratégies passives. En avril, les fonds d’actions américaines gérés passivement ont attiré plus de 39 milliards de dollars, contre des sorties nettes de 22,2 milliards de dollars pour les stratégies actives équivalentes. Du côté des obligations fiscalisées, la tendance est la même, avec des entrées nettes de 25 milliards de dollars pour les stratégies passives contre 17 milliards de dollars dans les contreparties actives.
123 IM et Sigma Gestion ont annoncé jeudi 16 mai avoir accompagné les dirigeants de l’Usine (concept de salles de sport haut de gamme) dans le rachat de la totalité des titres détenus depuis 2015 par Lagardère Sport & Entertainment (60% du capital). Cette opération a été financée par les fonds 123 IM à hauteur de 2,2 millions d’euros(en actions et obligations convertibles)en co-investissement avec les fonds Sigma Gestion ayant investi à hauteur de 1,8 million d’euros. 123 IM a également accompagné les dirigeants de l’Usine dans la levée d’une dette de 4 millions d’eurosafin de refinancer les comptes courants de Lagardère ayant permis le financement des travaux du nouveau Club l’Usine situé dans la gare Saint-Lazare.
Paref Gestion a annoncé jeudi 16 mai l’acquisition del’immeuble de bureaux« Le Kansas » situé à Nantes. L’opération a été réalisée pour le compte de la SCPI Interpierre France, spécialisée en immobilier d’entreprise. Acquis pour un montant de 5,7 millions d’euroscet actif dispose de deux étages de bureaux et de parkings en sous-sol et en extérieur, pour une surface totale de 4.530 m². L’actif, multi-locataires, bénéficie de signatures telles que le groupe DARTY et la Direction Régionale des Finances Publiques. «Il offre un taux de rendement en ligne avec les objectifs de distribution du fonds, supérieur à 5 %», précise Paref Gestion dans un communiqué. Dans cette opération Paref Gestion a été conseillé par l’étude Oudot et associés et la société Socotec.
La 21ème conférence des investisseurs pour la croissance, organisée par France Invest le 16 mai dernier, a été l’occasion pour quatre spécialistes de l’infrastructure de faire le point sur les nouvelles tendances en Europe.
T. Rowe Price Associates a vendu environ 81 % de ses actions Tesla sur les trois premiers mois de l’année, rapporte le Wall Street Journal. La société de gestion était l’un des principaux investisseurs du fabricant de voitures électriques. Elle détenait 1,7 million d’actions Tesla au 31 mars, contre 8,9 millions fin 2018, selon des documents déposés auprès de la Securities and Exchange Commission. Cette décision intervient alors que l’action Tesla a perdu 30 % sur les douze mois à mercredi dernier, alors que le S&P gagnait 14 %.
Le fonds Vision Fund de Softbank a coordonné un tour de table de 200 millions de dollars (178 millions d’euros) dans l'épicier en ligne indien Grofers, selon le Financial Times. Il inclut d’autres investisseurs initiaux comme Tiger Global et Sequoia. Créé en 2013, ce dernier proposait initialement un service de livraison à domicile de biens venant de commerces de proximité, avant de changer de modèle et de gérer ses propres stocks. Deux mois auparavant, Vision Fund avait bouclé un investissement de 413 millions de dollars pour l’entreprise de logistique en e-commerce indienne Delhivery.
Pas confiants du tout, les investisseurs. Plus du tiers d’entre eux (34%) ont pris des protections en prévision d’une forte baisse des marchés actions au cours des trois prochains mois, un niveau jamais vu dans l’histoire du Fund Manager Survey de Bank of America Merrill Lynch, dont le dernier a été réalisé entre les 3 et 9 mai auprès d’un échantillon de 250 participants représentant au total un encours de687 milliards de dollars. Les professionnels de l’investissement ont mis la guerre commerciale en tête des principaux risques du moment (37%), largement devant un ralentissement de la croissance chinoise (16%). Cela dit, malgré l’absence d’accord entre Washington et Pékin, les préoccupations relatives au conflit commercial restent très en retrait par rapport à leur niveau de l'été dernier. Les investisseurs sont «bien couverts mais pas positionnés pour une rupture des discussions commerciales», a commenté Michael Hartnett, stratégiste en chef de la banque. «Les investisseurs ne voient pas beaucoup de raisons d’acheter en mai, à moins que les trois C -crédit, consommateur et Chine-, créent la surprise rapidement dans le sens de la hausse», a-t-il ajouté. En termes d’allocation, le cash reste stable à 4,6% pour le troisième mois consécutif. La part des actions internationales perd 6 points de pourcentage avec une surpondération à 11%. Les marchés émergents restent la région préférée des investisseurs, avec une surpondération à 34%. Les obligations restent hors concours, avec une sous-pondération de 34%, un niveau jamais vu depuis sept ans.
La Française Real Estate Managersa acquis, auprès d’une entité gérée par Tishman Speyer, l’immeuble Smart’Up, situé à Châtillon. Annoncée via un communiqué mercredi 15 mai, l’opérationa été réalisée pour le compte des SCPILF Grand Paris Patrimoine, Épargne Foncière, Crédit Mutuel Pierre 1, Sélectinvest 1, Pierre Privilège et Eurofoncière 2. L’immeuble Smart’Up est certifié BREEAM, HQE et labelisé BBC. Il développe environ 23.000 m² de bureaux et services. Il est entièrement loué à la société Compass Group France et à une enseigne de la grande distribution, dans le cadre de baux de longue durée. La transaction a été réalisée par Cushman & Wakefield. Dans cette opération, La Française REM était conseillée par l’étude 14 Pyramide, le cabinet Jeantet, le cabinet Saint-Honoré Partenaires ainsi que le cabinet Fairway pour le financement. Celui-ci a été structuré par la Banque Européenne du Crédit Mutuel, assistée par l’étude Victoires Notaires associés et par le cabinet Archers. Tishman Speyer était conseillé par l’office notarial Wargny Katz et le cabinet De Pardieu Brocas Maffei.
La société d’investissement Wendela annoncé lundi 13 maila signature d’un accord sur la renégociation de la dette financière de Cromology, un des leaders européens de la peinture décorative, au terme d’un processus initié au 4e trimestre 2018. Wendel investira 125 millions d’euros en fonds propres aux côtés de la nouvelle équipe de management. Les nouveaux fonds propres serviront à renforcer la structure financière de Cromology, notamment avec un allègement de son endettement par remboursement anticipé de sa dette senior à hauteur de 75 millions d’euros. Ils permettront également à la société de mettre en œuvre son plan de transformation et de financer ses investissements. «Afin d’avoir les marges de manœuvre suffisantes pour mener ce plan de retournement, Wendel et Cromology ont obtenu des prêteurs un effort significatif avec en particulier un allongement de la maturité de la dette senior à 5 ans et un assouplissement majeur des covenants financiers», explique Wendel dans un communiqué. La réalisation des opérations prévues par cet accord aura lieu d’ici la fin du 1er semestre 2019 sous réserve de la levée des conditions suspensives usuelles notamment documentaires.
Le tierce-partie marketeur latino-américainVolcom Capital, qui est le distributeur attitré du gestionnaire d’actifs britannique Baillie Gifford depuis août 2018 en Amérique latine, va proposer 16 fonds de la société de gestion aux investisseurs colombiens, rapporte Citywire Americas. Volcom Capital a obtenu le permis de bureau de représentation en Colombie qui va lui permettre de distribuer les fonds de Baillie Gifford auprès des investisseurs locaux. Laprincipalecibledu gestionnaire britannique demeureles fonds de pension colombiens.
La société de gestion Capital Croissance a annoncé la levée concomitante de deux nouveaux véhicules: d’une part, Cairn Capital II, le successeur de son fonds d’entrepreneurs destiné aux PME de croissance, doté de 140 millions d’euros; d’autre part, K2 Business Club, un programme d’investissement de 200 millions d’euros pour accompagner sur le long terme un nombre limité d’ETI de croissance. « Nous avons lancé le fund-raising de CairnCapital II début septembre 2018 avec un objectif de 100 millions d’euros ; en 3 mois nous avions dépassé le hard-cap fixé à 120 millions d’euros et avons finalement obtenu près de 200 millions d’euros de demandes de souscription », se félicite Eric Neuplanche, président-fondateur de Capital Croissance. « Nous avons limité le fonds à 140 millions d’euros pour rester sur les opérations small-cap et pour avoir une frontière claire avec notre nouveau véhicule, K2 Business Club » ajoute Eric Neuplanche. Les investisseurs de Cairn Capital II sont à la fois composés des investisseurs historiques qui ont renouvelé leur confiance à 90 %, dont Bpifrance et Ardian/AXA France, d’une centaine de nouveaux investisseurs privés et d’un nouvel investisseur institutionnel, LGT Capital Partners. CAIRN Capital II poursuivra la même stratégie d’investissement que celle engagée par le Club d’Entrepreneurs depuis 2013, à savoir financer, en tant qu’actionnaire de référence (majoritaire ou minoritaire) des opérations de réorganisation du capital (MBO, OBO, MBI…) et de capital-développement pour des PME de croissance rentables entre 5 et 75 M€ de chiffre d’affaires. Les tickets d’investissement unitaires du nouveau véhicule seront compris entre 5 et 15 millions d’euros. « La principale nouveauté de notre deuxième fonds d’entrepreneurs est d’avoir réussi à allonger la durée du fonds à 13 ans, extensible à 15 ans. C’est cohérent avec notre typologie d’investisseurs et avec notre volonté de « donner du sens à l’investissement », ce qui nécessite du temps. » commente Julie Masson, associée de Capital Croissance. Concomitamment à la levée de Cairn Capital II, Capital Croissance lance un programmeavec l’appui de 13 investisseurs familiaux : K2 Business Club. Ce programme d’investissement de long terme vise à déployer environ 200 millions d’euros sur un nombre restreint d’opportunités.K2 Business Club est un « Club de Familles » qui a pour vocation d’accompagner sur la durée, jusqu’à 15 ans, environ 5 à 6 PME ou ETI de croissance, notamment familiales, pour leur permettre de changer de dimension. Les tickets d’investissement seront compris entre 15 et 50 millions d’euros par opération, qu’elle soit minoritaire ou majoritaire. « Il s’agit de sélectionner des PME et ETI présentes sur des secteurs très porteurs sur le long terme (alimentation durable, santé/beauté/bien-être, sécurité des biens et des personnes, loisirs, IT/digital, green business, luxe, logistique, silver economy…) et de les accompagner, sans pression sur le temps, dans leurs projets de développement (acquisitions, international…) et de transformation (digital, organisation…) » précise Cédric Boxberger, Associé de Capital Croissance. Parmi les 13 actionnaires familiaux qui ont constitué K2 Business Club, on retrouve Edouard de Jenlis (Magimix), la famille Bourrelier (Bricorama), le groupe Amaury (propriétaire de l’Equipe et du Tour de France), Enthéos (famille Parmentier), Financière du Cèdre (famille Barral), Enowe (Hugues Souparis, fondateur de Surys, anciennement Hologram Industries) ou encore WH (holding de Dominique du Peloux, ancien DG de Chequers).