Le spécialiste des gaz industriels a annoncé hier un investissement de 125 millions d’euros pour construire aux Pays-Bas une unité de séparation des gaz de l’air (ASU) pour la production d’oxygène. Située dans le port de Moerdijk, cette unité aura une capacité de production de 2.200 tonnes d’oxygène par jour et comprendra un système de stockage d'énergie allant jusqu'à 40 mégawattheures. Ce système permettra de stabiliser le réseau électrique et d’augmenter la quantité d'énergie renouvelable injectée. Cette nouvelle ASU produira de l’oxygène, de l’azote et de l’argon pour les marchés industriels, alimentaires et médicaux. Elle devrait être opérationnelle en 2022.
Le laboratoire allemand de biotechnologie CureVac a annoncé mardi que le fonds souverain Qatar Investment Authority avait pris une participation pour un montant non divulgué dans son capital, dans le cadre d’un tour de table de 126 millions de dollars (110 millions d’euros). Cette annonce intervient au lendemain d’une prise de participation de 10% du géant pharmaceutique GlaxoSmithKline dans le capital de la biotech pour 130 millions de livres (144 millions d’euros). C’est la quatrième injection de fonds dans CureVac en deux mois, qui a levé au total 640 millions de dollars. Le nouveau tour de table a été réalisé auprès de QIA et d’un groupe composé de nouveaux investisseurs et d’actionnaires actuels, a déclaré CureVac, sans préciser la répartition de chacun ni la part du fonds qatari.
La Caisse d’Epargne Hauts de France, le Crédit Agricole Brie Picardie et le Crédit Agricole Nord de France créent un Fonds Professionnel de Capital Investissement (FPCI), «Regain 340", «fruit d’un partenariat bancaire inédit, qui interviendra dès septembre 2020 en tant qu’investisseur dans le cadre d’opérations de capital-développement», indiquent les trois banques. Turenne Groupe a été retenu pour gérer ce fonds. Les banques apportent chacune 17 millions d’euros soit 51 millions au lancement, avec une cible de 200 millions d’euros devant attirer d’autres investisseurs. Les fonds compte intervenir pendant 2 à 7 ans auprès d’une cinquantaine d’entreprises non cotées des Hauts-de-France et de Seine-et-Marne «dont la situation était économiquement viable avant la crise sanitaire» et qui génèrent, de préférence, plus de 10 millions d’euros de chiffre d’affaires et dont le capital est détenu par les membres d’une même famille ou d’un groupe familial. Le fonds pourra avoir recours à différents instruments financiers (actions de préférence, obligations convertibles, obligations à bons de souscription d’actions -OBSA ) pour renforcer les fonds propres des PME. Les investisseurs et Turenne Groupe choisiront les entreprises selon des critères ESG. Ils s’attacheront à réduire l’empreinte environnementaledes participations, à un partage de la création de valeur au profit des collaborateurs au-delà des obligations réglementaires, et à un engagement en faveur de la parité hommes-femmes au sein des instances de gouvernance.
Le groupe agroalimentaire français Danone a annoncé hier son intention d’investir 100 millions d’euros en Chine afin de renforcer ses activités de nutrition spécialisée. Dans le cadre de ces investissements, le groupe va notamment créer un centre de recherche à Shanghai, acquérir le site local de production de lait infantile Murray Goulburn Dairy (Qingdao) et accroître son offre de produits alimentaires spécialisés à des fins médicales.
Les principaux actionnaires de NIBC Holding, le fonds J.C.Flowers et Reggeborgh Invest on accepté l’offre de rachat de Blackstone de la banque néerlandaise NIBC Holding à 1 milliard d’euros, soit 7 euros par action (7,53 euros avec la prise en compte du dividende pour 2019). Ce prix se révèle inférieur de 250 millions d’euros à la précédente offre 1,3 milliard d’euros atteints en février dernier. Cette baisse de prix est due aux conséquences du Covid-19, qui a affecté le secteur bancaire européen.
Détenu depuis 2011 par First Heritage Brands, fonds d’investissement contrôlé par une famille de Hong Kong, le chausseur de luxe fondé en 1981 Robert Clergerie a été racheté, pour un montant non dévoilé, par le fonds Mirabaud patrimoine vivant, rapporte Le Figaro.Ce fonds, géré par le groupe financier suisse Mirabaud, est déjà actionnaire des joailliers Mauboussin et Korloff, de la griffe de prêt-à-porter féminin Anne Fontaine, de la marque de sport Le Coq Sportif ainsi que des chausseurs Carel et Carvil.
La justice prud’homaleespagnole a tranché mi-juindans le conflit opposant le gestionnaire d’actifs espagnol Azvalor à son ex-responsable de l’analyse, Victor Moragas,renvoyé pour raisons disciplinaires en mai 2019. Selon le quotidien espagnol El Confidencial, le juge a considéré irrecevable et donc nulle licenciement de VictorMoragas, ordonnantà la boutique de gestion de le réintégrer dans ses effectifs. Une compensation financière de la part d’Azvalor n’est pas considérée comme une possible alternative à sa réintégration. Par ailleurs, il a donné raison à Azvalor sur le fait que la société n’avait violé aucun droit fondamental de son ancien salarié. Victor Moragas poursuivait la firme pour licenciement injustifié, affirmant avoir été renvoyé pour avoir dénoncé de mauvaises pratiques au sein de l’entreprise et demandé à être nommé formellement gérant de fonds ainsi quele salaire attenant à cette fonction.
Les investisseurs immobiliers de Blackstone Group se lancent dans le show business, écrit le Wall Street Journal. Ils le font non pas en réalisant des films ou des émissions télé, mais en acquérant des sociétés de production et autres structures immobilières où des entreprises comme Netflix et Walt Disney créent du contenu. Blackstone a pris 49 % d’une société qui détiendra trois studios de film et cinq bâtiments de bureaux adjacents à Hollywood, valorisant les biens à 1,65 milliard de dollars. L’actuel propriétaire, Hudson Pacific Properties, conservera 51 % de l’entreprise et continuera à gérer les biens. Netflix, CBS et Walt Disney sont clients de ces structures.
Gimv a acquis une participation «significative» dans Televic, un fournisseur de systèmes de communication pour des marchés tels que les soins de santé, l'éducation, le secteur ferroviaire et les solutions de conférence. Les actionnaires actuels resteront au capital en conservant la majorité. L’opération doit permettre à Televic de poursuivre sa croissance au niveau international et renforcer sa position. Fondé en 1946 Televic est un fabricant belge de systèmes radio professionnels et emploie actuellement 950 personnes pour un chiffre d’affaires d’environ 130 millions d’euros. Les détails financiers de l’opération sont restés confidentiels.
BlackRock Investment Institute a annoncé ce 29 juin surpondérer son exposition aux actions européennes. «La riposte de l’Europe face au choc pandémique a été lente à se mettre en place, mais la région est finalement parvenue à aligner une batterie impressionnante de mesures budgétaires et monétaires qui devraient permettre à son économie de surmonter la crise. La zone euro a également réussi à freiner la croissance du coronavirus, ce qui augure bien du redémarrage de son activité. Nous estimons que ces deux facteurs soutiendront l'économie et les marchés européens dans les mois à venir», écrivait récemment l’institut de recherche du géant américain de la gestion d’actifs dans ses perspectives semestrielles. Il ajoute même que «le rythme de la reprise au second semestre pourrait bien dépasser celui d’autres régions, y compris les États Unis». Selon l’agence Reuters, BlackRock a en revanche abaissé sa recommandation sur les actions américaines à «neutre» en arguant de la disparition progressive du soutien budgétaire, de la prolongation de l'épidémie ainsi que du regain de tension entre les Etats-Unis et la Chine. Il a aussi revu à la baisse son conseil sur les actions des marchés émergents à «sous-pondérer» en soulignant les inquiétudes suscitées par la pandémie et les capacités limitées de soutien de nombreux pays de cette catégorie.
East Capital Real Estate IV acquiert le siège de SEB à Tallinn en Estonie à Partners Group et Central Horizon pour 45,75 millions d’euros. Le bien est la première acquisition du fonds qui cible 400-500 millions d’euros d’actifs sous gestion. Le bâtiment de 24 étages, couvrant 16.000 mètres carrés, est localisé dans le quartier des affaires de Tallinn. Il est entièrement loué à SEB qui l’occupe depuis sa création en 1999. East Capital Real Estate IV a été lancé fin 2019. Il s’agit du quatrième fonds immobilier de la société centré sur les pays baltes et l’Europe centrale.
Azimut participe à l’une des principales opérations de «private investment in public equity» dans Inwit (infrastrutture Wireless Italiane), le plus gros opérateur de tours de transmission en Italie. L’investissement d’Azimut s’effectue par le biais d’un co-investissement dans un véhicule contrôlé par Canson Capital Partners et parallèlement à celui du consortium emmené par Ardian. Le véhicule de droit luxembourgeois Azimut Private Equity I SCSp travaillera en co-investissement avec Canson Capital Partners, dirigé par Matteo Canonaco, et Marco Patuano. Azimut PE I, via un véhicule contrôlé par Canson Capital Partners, va acquérir à TIM une participation allant jusqu’à 3 % du capital d’Inwit, au même prix que celui de la vente à Ardian. Azimut PE I vise à lever 110 millions d’euros.
KKR a conclu un accord en vue d’acquérir Roompot Group, un prestataire de parcs de vacances en Europe occidentale et premier opérateur aux Pays-Bas, auprès de PAI Partners. La transaction est soumise aux conditions de clôture habituelles et a déjà reçu l’avis favorable du comité d’entreprise. Les conditions financières ne sont pas divulguées. Roompot compte plus de 150 parcs de vacances aux Pays-Bas, en Allemagne, en Belgique, en France, en Espagne et au Danemark, dont des complexes hôteliers haut de gamme et des campings.
La banque grecque Alpha Bank est en discussions avec au moins cinq firmes d’investissement américaines, dont Cerberus et Pimco, pour se délester d’un portefeuille de créances douteuses d’une valeur de plus de 10 milliards d’euros, selon Reuters, qui cite deux sources. Alpha, la quatrième banque en Grèce, pourrait remporter 400 à 500 millions d’euros de la vente, selon une source. Elle a lancé le processus plus tôt dans l’année, mais avait interrompu les négociations en raison de la crise liée au coronavirus.
Amundi a annoncé être entré à hauteur de 7,5 % au capital de l’Institut de l’Économie Positive «afin d’accompagner le développement et le déploiement international de l’économie positive, de l’offre de services de l’Institut pour la construction d’une société tournée résolument vers les générations à venir et le développement de ses outils de mesures globaux et très précis que sont les indices de positivité des entreprises, des nations et des territoires». «Amundi, premier gestionnaire d’actifs européen, considère qu’il est de sa responsabilité de soutenir les meilleures initiatives visant à orienter les acteurs économiques et financiers vers le long terme. L’Institut de l’Economie Positive mène de nombreux travaux en ce sens qui sont de formidables ressources, notamment l’identification des meilleures pratiques à travers le monde et la création d’indices permettant de mieux valoriser la contribution et l’utilité des entreprises à la société», commente dans un communiqué Yves Perrier, directeur général d’Amundi. L’Institut été créé fin 2018 à l’initiative de la Fondation Positive Planet. Il a rassemblé autour de lui huit partenaires fondateurs : la Fondation Positive Planet qui en est l’actionnaire fondateur de référence, Aviva, Engie, LVMH, Accor, Cenorgroup, Orange et Veolia. Il se donne comme objectif «la transformation de l’économie en une économie positive pour favoriser une croissance responsable».
Exigences. La carte de signataire des Principes pour l’investissement responsable (PRI), association d’investisseurs (asset owners et asset managers) sous la conduite des Nations unies, se mérite. Certains « sont venus pour la médaille sans réaliser les mêmes efforts que d’autres acteurs impliqués », indique à Instit Invest Marie Luchet, responsable de l’Europe continentale pour les PRI. Après deux ans d’accompagnement dans la foulée de l’instauration d’exigences minimales d’engagements concrets (dont une politique ESG – environnement, social, gouvernance – couvrant 50 % des encours et la nomination d’un référent), la liste des membres sous surveillance en France a fondu de moitié à 10 membres. Qui filent vers une exclusion temporaire d’un an.