Mardi, Robeco a indiqué qu’il se fixe pour objectif d’intégrer les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance dans tous les processus d’investissement de toutes ses activités. Afin d’y parvenir, le gestionnaire a choisi quatre priorités pour 2009 et 2010. Il s’agit d’abord d’introduire des principes d’investissement responsable dans la gestion actions, obligataire et de private equity. Ensuite, Robeco se propose de fournir aux investisseurs un ensemble d’outils d’analyse ESG. Troisièmement, les facteurs ESG seront intégrés à toutes les analyses et décisions d’investissement. Enfin, Robeco ambitionne de créer du cash flow brut par des produits d’investissement responsables et des services #d’engagement#.
Société de gestion suédoise spécialisée sur l'Europe de l'Est, East Capital mise aujourd'hui sur la Russie. Karine Hirn, directrice et co-fondatrice de la société, présente les atouts de ce marché.
Selon Andreas Hoefert, chef économiste d’UBS Wealth Management, la prudence est plus que jamais à l’ordre du jour. #Nous venons de supprimer notre surpondération sur le marché actions compte tenu notamment d’une volatilité toujours extrême#, a souligné hier à Paris Andreas Hoefert qui estime que la crise financière est loin d'être terminée et que la sortie de crise s’accompagnera probablement d’une flambée d’inflation. Dans ce contexte, #nous privilégions toujours les obligations d’entreprise en catégorie d’investissement du secteur non financier et nous cherchons à assurer le risque d’inflation en sous-pondérant voire en vendant des obligations gouvernementales#, indique Andreas Hoefert qui privilégie les échéances courtes, de deux à cinq ans. De son point de vue, nous nous trouvons actuellement dans une récession longue, profonde et diversifiée. Malgré la difficulté de prévoir la sortie de crise compte tenu de multiples incertitudes (notamment cartes de crédit, immobilier commercial aux Etats-Unis, Europe de l’Est) le scénario central est celui d’une amélioration vers les troisième ou quatrième trimestres 2008 mais avec des taux de croissance très bas. Cela dit, l’ampleur des stimuli monétaires et fiscaux devraient éviter le scénario de la dépression. Il faut néanmoins s’attendre à une forte poussée de l’inflation dans certains pays dont les Etats-Unis, une fois la crise financière résorbée et la sortie de récession en vue. #Le scénario inflationniste est voulu par les Etats-Unis. Ils font marcher la planche à billets pour écarter le risque de dépression. Par ailleurs, une inflation forte permettra de résorber la dette tant de l’Etat que des particuliers#, estime Andreas Hoefert.
La Sud-africaine Karin Petra Schoeman, qui gère de Londres le compartiment Commodity World de la Sicav luxembourgeoise Fortis L Fund, surpondère les matières premières agricoles comme le soja et le maïs, pour des raisons liées au risque de pénurie, mais aussi le blé, compte tenu du risque climatique
Avril a été un bon mois pour les obligations convertibles européennes : quelque 3,21 milliards de dollars ont été levés, selon les statistiques de Dealogic relayées par le Wall Street Journal. Les banquiers pensent que les émissions de convertibles vont rester dynamiques sur le reste du trimestre, tant que les marchés actions restent stables.
Selon une étude du cabinet de consultants Mercer, les gestionnaires des plans d'épargne retraite espagnols ont porté depuis le début de l’année à 61 % leur exposition à l’obligataire, contre 49 % en 2008, rapporte Cinco Días. L’allocation aux actions a baissé à 32 %, soit 8 points de moins que fin 2006.
Les investisseurs institutionnels italiens ne sont que 9 % à investir dans l"immobilier de façon indirecte (via des fonds), préférant acheter directement des biens immobiliers, rapporte Il Sole - 24 Ore, citant les intervenants d"un séminaire organisé par Fimit SGR.
Le premier pays à connaître une accélération de son activité économique devrait être la Chine, devant l'ensemble Etats-Unis/Mexique/Asie hors Japon, puis le Japon et enfin l'Europe. Cela posé, il faut être patients et attendre que les indices de reprise se confirment, estime la société.
Les niveaux de levier des hedge funds ont atteint des niveaux historiquement très bas, selon l’association professionnelle internationale de ce secteur, Alternative Investment Management Association (AIMA) . Le niveau moyen de levier des hedge funds en Europe ne serait que d’une fois les actifs nets, et se trouve «bien plus bas que les leviers moyens des banques», selon Andrew Baker, président d’AIMA, qui s’appuie sur les dernières données de la BCE et de la FSA. Le montant des encours mondiaux des actifs de hedge funds auraient également beaucoup diminué, atteignant 1800 milliards de dollars à la fin de 2008. «Les banques ont réduit l’industrie mondiale des hedge funds à l'état de nain» et les «dirigeants politiques internationaux devraient s’en apercevoir quand ils établiront un cadre réglementaire» pour cette activité, estime Andrew Baker.
Pour David Ganozzi, directeur Général de la société de gestion de Fidelity à Paris, l"analyse du récent rebond boursier, qui a duré 6 semaines après sept mois de baisse, milite #en faveur d"une allocation sectorielle bien diversifiée#. Les secteurs suivant des cycles, les plus dégradés hier peuvent performer demain, à l"instar des financières dans le cycle actuel. #Il est donc essentiel pour les investisseurs en actions d"être présents sur l"ensemble des secteurs boursiers y compris sur ceux qui ont été pénalisés récemment#, insiste-t-il. Dans une étude, Fidelity a en effet constaté sur la période de hausse allant du 09/03/2009 au 16/04/2009, une dispersion des performances assez éclatée pour les secteurs avec un écart de 46,7 points de performance. C"est le secteur de la finance qui s"est démarqué avec le plus de vigueur, avec un rebond de 53,6 %. #Plus globalement, les valeurs cycliques (consommation cyclique, produits de base, industrie, technologie?) surperforment les valeurs défensives (santé, services collectifs, consommation non cyclique, télécoms?)#, indique l"étude.
Steve Rodosky, head of Treasury and derivatives trading chez Pimco (groupe Allianz), a estimé mardi que les achats de Treasuries par la Fed ont contribué à améliorer la situation sur les marchés du crédit, qui semblent avoir commencé à fonctionner plus normalement, rapporte The Wall Street Journal. Même si les progrès n’ont pas été aussi rapides que tout le monde l’espérait, cela a ajouté une note plus optimiste dans des marchés risqués, indique le gérant obligataire.
Durement touchés par la débâcle boursière de l’an dernier, les fonds de pension et les institutions de retraites européens cherchent de nouveaux moyens d’optimiser leur gestion du risque. Ces institutionnels font de plus en plus souvent le choix de l’alternatif. C’est ce qui ressort de l"enquête annuelle #European Asset Allocation Survey# de Mercer. Menée auprès de plus de 1.000 fonds de pension et institutions de retraite en Europe, gérant plus de 400 milliards d"euros, l'étude indique que #35 % des plans de retraite britanniques et 60 % des plans de retraite européens (hors Royaume-Uni) prévoyaient d"introduire de nouveaux types d"investissements dans leurs portefeuilles afin d"en améliorer le profil rendement/risque#. En 2008, les allocations à des classes d"actifs non traditionnelles ont augmenté sur un an de 10 à 11 % en Allemagne, de 9 à 11 % aux Pays-Bas et de 4 à 6 % au Royaume-Uni. En France, elles représentent entre 5 et 10 % selon les institutions. Autre enseignement de l'étude, l’exposition aux actions a été sous l"effet de la crise et du raccourcissement des passifs de retraite à prestations définies. #Au Royaume-Uni, l"allocation est tombée de 58 à 54 % et en Irlande de 67 à 60 %. L"exposition aux marchés actions est restée faible dans les autres marchés européens, dont la France#, détaille l'étude de Mercer, ajoutant que les obligations continuent à être la classe d"actifs dominante dans la plupart des pays européens.
State Street Global Markets a indiqué mardi qu'à partir du 26 mai, son indice de confiance des investisseurs institutionnels sera amélioré pour fournir des informations plus précises sur le niveau d’appétence pour le risque. Dorénavant, la base de l’indice sera recalculée pour qu’un niveau supérieur à 100 indique que les investisseurs institutionnels accroissent leur exposition aux actifs à haut risque, tandis qu"un niveau inférieur à 100 témoignera d’une réduction de leur exposition. Cet ajustement sera effectué séparément pour l"indice global et pour les indices régionaux. D’autre part, la publication des indices aura lieu désormais le dernier mardi de chaque mois afin de mieux aligner les résultats avec les développements mensuels et trimestriels.
L’indice global de confiance des investisseurs institutionnels élaboré par State Street Global Markets est ressorti pour avril à 79,6 contre 70,2 en mars (initialement il avait été annoncé à 70 (lire notre dépêche du 25 mars). Il marque ainsi sa troisième hausse en quatre mois après avoir commencé l’année à 60,2 (contre 48,2 pour décembre). L’indice de confiance des investisseurs institutionnels américains passe à 70,2 contre 60,2 en mars, tandis que celui pour l’Europe augmenté à 68,9 contre 63,9 et que celui pour l’Asie progresse à 87,3 contre 86,6. «Malgré la hausse de l"indice global, nous pensons qu"une dose de prudence est de mise», indique Paul O"Connell, de State Street Associates. «C"est la première fois depuis septembre 2008 que les investisseurs institutionnels dans le monde accroissent leur allocation d"actifs à haut risque, mais de nombreuses questions restent posées quant au rythme de la reprise économique. (?) «En raison de la nature mondiale de la crise financière actuelle, les estimations du temps nécessaire à la reprise économique faites en fonction d"exemples tirés de l"histoire spécifique de certains pays sont peut-être trop optimistes, et ce souci risque de peser dans les esprits des investisseurs au deuxième trimestre».
Selon le dernier sondage «allocation d’actifs» de bfinance auprès de 60 fonds de pension (52 % basés en Europe et 48 % en Amérique du Nord), 46 % des gestionnaires interrogés en mars avaient l’intention d’accroître leur allocation aux actions dans les douze prochains mois, contre 19 % cinq mois plus tôt.Durant ces cinq mois, 44 % des fonds ont augmenté leur exposition aux obligations. Pour les douze mois à venir, 25 % prévoient d’accroître leur allocation aux obligations sur les douze prochains mois alors que 42 % prévoient de la réduire. Il y a cinq mois, les proportions correspondantes ressortaient à 30 % et 11 % respectivement.
Selon les recherches de deux chercheurs de l’Institut européen d’administration des affaires (Insead), Lily Fang et Joel Peress, et Lu Zhang de l’université d’Irvine en Californie sur la tendance gérants américains à acheter ou vendre des actions présentes dans les grands médias comme USA Today, le Wall Street Journal, le New York Times et le Washington Post, sur la période 1993-2002, les gérants se focalisent davantage sur les sociétés très présentes dans ces journaux, et plutôt pour leurs achats que pour leurs ventes.
Moins de 10 % des investisseurs actifs individuels parviennent à générer une performance positive, nette des frais de transactions, sur une durée minimale de cinq mois, selon une étude réalisée par deux professeurs en partenariat avec Zonebourse, rapporte Les Echos. Pour Philippe Bernard, codirecteur du master d’ingénierie économique et financière de Dauphine, et Thami Kabbaj, universitaire et ancien trader, ces résultats sont dus aux frais de courtage mais surtout à des «biais psychologiques». Les gérants gagnants sont ceux qui parviennent à garder une distance par rapport aux tendances de marché et qui recherchent des gains réguliers
Dave Dudding, gérant du fonds Threadneedle European Select Fund, conserve une approche défensive pour la gestion de son portefeuille. Compte tenu de la forte volatilité des marchés, il demeure concentré sur les secteurs défensifs, comme la consommation de base ou la santé, indique la société de gestion dans une note. Les financières sont toujours largement souspondérées. Nestlé est actuellement une des valeurs favorites du gérant.
Frank Naylors, directeur des investissements chez Hermes Pensions Management, a indiqué à Reuters que le BT Pension Scheme a l’intention d’augmenter à 15-20 % son allocation à des classes d’actifs alternatives telles que les hedge funds d’ici à trois ans, rapporte le London Stock Exchange. Cette proportion était de 13 % fin 2007. Le fonds a déjà investi 1,2 milliard de dollars dans deux fonds de hedge funds gérés par Hermes BPK, dont 900 millions dans un nouveau fonds multistratégies et 300 millions dans un fonds de restructurations lancé en janvier.
Plus de la moitié des gérants prévoient d"accroître leur utilisation des ?dark pools? de liquidité, selon un récent sondage de Liquidnet citée par le Financial Times. Ce sentiment était le plus fort en Europe, où les trois quarts ont indiqué vouloir le faire.