Les mesures d'économies budgétaires prises par de nombreux pays en Europe font peser un risque sur la croissance à court terme et sur la notation de ces Etats, a averti le 23 août l’agence de notation Moody’s dans son étude semestrielle sur les perspectives en Europe. «Compte tenu de la nécessité de se tenir à des mesures d'économies strictes pour plusieurs années, Moody’s estime que les craintes sur la croissance économique constituent un risque pour la notation des Etats. Ce qui est particulièrement vrai en Europe, où la croissance devrait être moins élevée que dans le reste du monde», explique l’agence. Ces craintes sur la croissance en Europe ont déjà incité l’agence à abaisser sa notation sur la Grèce, le Portugal, l’Espagne, l’Irlande et hors zone euro, sur la Hongrie, plus récemment.
Selon un sondage GfK réalisé en juillet pour Schroders, la moitié environ des particuliers allemands voient dans la Chine la super-puissance économique de l’avenir et jugent qu’il serait opportun d’y investir dans les deux ans qui viennent. Toutefois, remarque Achim Küssner, directeur général de Schroders Allemagne, dans un entretien avec la Börsen-Zeitung, près de 80 % des personnes interrogées excluent absolument d’investir en Chine, 14 % sont hésitantes et à peine 7 % ont l’intention de passer à l’acte (contre 9 % en 2008).
Vendredi, Allianz Real Estate Germany a annoncé l’acquisition pour un montant non-divulgué (mais qui serait supérieur à 100 millions d’euros selon les professionnels) d’environ 80 magasins du discompteur Aldi Süd. Ces locaux situés en Bavière, en Hesse, au Bade-Wurtemberg et en Rhénanie-Palatinat ont une superficie moyenne de 900 mètres carrés. Ils sont loués avec des baux de long terme à Aldi Süd.
Le marché immobilier espagnol continue de susciter la suspicion chez la plupart des fonds immobiliers européens qui, s’ils ne quittent pas la péninsule, restent très prudents.Selon Cotizalia, le fonds britannique Parkridge, installé en Espagne depuis trois ans, a décidé de fermer ses bureaux de Barcelone. La société préfère coordonner ses investissements au Portugal et ailleurs en Europe depuis la France. De son côté, le français Stam Europe reste opérationnel en Espagne mais prend beaucoup plus de temps que par le passé avant de conclure une opération. Stam envisage ainsi depuis le printemps dernier d’acquérir auprès d’Eroski des centres commerciaux pour un montant de pus de 70 millions d’euros. Principaux freins à l’investissement immobilier sur le sol espagnol, le niveau de rentabilité est plus intéressant en Allemagne ou au Royaume-Uni, et seuls les fonds opportunistes peuvent vraiment tirer leur épingle du jeu, estime Cotizalia.
Après les fortes pertes essuyées en 2008 et des performances médiocres en 2009, les gérants quantitatifs peinent à remonter la pente, selon le New York Times.Les actifs des fonds quantitatifs spécialisés sur les actions américaines ont ainsi vu leurs actifs plonger à 467 milliards de dollars contre 1.200 milliards de dollars en 2007, selon le cabinet de recherche eVestment Alliance. Une baisse de plus de 60% qui reflète tant des erreurs d’investissement que les retraits de la clientèle.Selon Lipper Tass, une société de gestion quantitative sur quatre a mis la clé sous la porte depuis 1997.
Un nombre record d’actifs américains ont puisé dans leurs fonds de retraite afin de pouvoir traverser la crise, indique Reuters citant une étude de Fidelity Investments. Sur les 11 millions de travailleurs dont les plans de retraite 401(k) sont gérés par Fidelity, 11 % ont emprunté de l’argent déposé sur le plan sur les 12 mois à fin juin, contre 9 % un an plus tôt. Les retraits sont aussi en hausse.
George Soros a acquis 4 % de la Bourse de Bombay pour environ 35 millions de dollars, selon les informations de Reuters. L’opération s’est faite via le hedge fund Quantum du milliardaire.
Tandis que plus de 20 millions de personnes au Pakistan se retrouvent sans abris suite aux récentes inondations dans le pays, Mark Mobius, experts en marchés émergents de Franklin Templeton Asset Management, estime que c’est le moment parfait pour faire des achats d’actions pakistanaises à bas prix. La valorisation de ces entreprises est «particulièrement attrayante en ce moment», indique le gérant à Bloomberg (cité par Fondsprofessionell), rappellant que les investisseurs de la Bourse de Karachi ont massivement vendu des titres suite à la catastrophe. Mark Mobius s’attend à ce que les inondations n’aient pas d’influence à long terme sur l'économie du Pakistan et que les perspectives demeurent intéressantes.
APG, qui gère les actifs du premier fonds de pension néerlandais ABP, envisage d’accroître son exposition à l’immobilier asiatique de 1 milliard d’euros au cours des cinq prochaines années, selon IPE. Les investissements d’APG dans la zone Asie-Pacifique totalisent actuellement quelque 4 milliards d’euros.Daan Van Aert, responsable de l’immobilier stratégique chez APG Investment Asia, a précisé que le fonds visait d’abord l’immobilier résidentiel dans les pays émergents comme la Chine et l’Inde. Actuellement, près de 80% de l’investissement immobilier dans la zone asiatique concerne les pays développés, entre autres le Japon, l’Australie, Hong Kong, Singapour et la Corée.
En juillet, les gérant espagnols ont réduit leur allocation en cash à 13,34% contre 18,41% en juin pour augmenter de près de trois points de pourcentage (à 40,65% contre 37,73% précédemment) leur exposition aux actions, selon l’enquête mensuelle réalisée par Lipper.L’allocation sectorielle s’est surtout portée sur les banques et les autres financières (46% de l’échantillon étant surpondéré en juillet contre 38% un mois plus tôt) au détriment de la pharmacie et des services aux collectivités. L’enquête indique par ailleurs que 31% des participants du panel, contre seulement 15% le mois précédent, envisagent de réduire leur exposition aux obligations de la zone euro au cours des trois prochains mois. En juillet, l’allocation obligataire a culminé à 42,42%, proche de ses plus hauts niveaux (un peu plus de 43% en novembre 2005).
Plusieurs hedge funds de renom, dont ceux de George Soros et de John Paulson, utilisent le SPDR Gold Shares, un ETF de 50 milliards de dollars, pour acheter de l’or, rapporte le Wall Street Journal. Ainsi, Paulson & Co détient 31,5 millions de parts, soit une position proche de 4 milliards de dollars à la fin du deuxième trimestre. Soros Fund Management détenait environ 600 millions dans l’ETF adossé à de l’or.
Selon Richard Halle, gérant du fonds M&G European Strategic Value chez M&G Investments, l’environnement boursier en Europe reste perturbé. Des conditions deforte volatilité requièrent ainsi, d’après le gérant, une stratégie d’investissement solide qui permette aux investisseurs de profiter de cette situation.Se basant sur le ratio «value-to-cost», Richard Halle estime qu’une stratégie value sur les actions européennes est adaptée au regard de la volatilité actuelle sur les marchés. «Plus particulièrement, la dispersion des valorisations entre les différents secteurs en Europe vient d’atteindre son niveau le plus élevé depuis la bulle Internet», souligne-t-il dans un récent commentaire. Il cite à titre d’exemple le ratio «value-to-cost» du secteur des biens de consommation, qui est beaucoup plus cher que celui de l’automobile ou des télécommunications.Le secteur des médias lui semble trop cher avec un ratio «value-to-cost» de 3,1 alors que celui du secteur automobile est seulement de 0.8. Au sein de l’industrie automobile, Richard Halle privilégie BMW, Peugeot et Daimler. «Pas seulement parce que ces trois entreprises ne sont pas chères mais également parce qu’elles présentent un bon modèle économique, ce qui n’est pas reflété dans leurs valorisations», explique le gérant de M&G.
Bill McQuaker, qui gère trois produits de multigestion chez Henderson, a ces dernières semaines accru son exposition aux obligations indexées sur l’inflation, estimant que l’économie mondiale est confrontée à un risque inflationniste significatif à moyen terme, indique Investment Week.Par le biais des fonds Royal London Linked Index Linked et Global Index Linked, le gérant a installé une poche de 5% dédiée aux obligations indexées dans chacun de ses portefeuilles.
Le patron du hedge fund Greenlight Capital, David Einhorn, a indiqué en début de semaine qu’il s'était renforcé sur le secteur de la technologie en augmentant sa participation dans Microsoft et en prenant une participation dans Apple.Dans les documents trimestriels remis à la Securities & Exchange Commission (SEC), David Einhorn indique notamment qu’il a plus que doublé sa participation dans Apple à 7,66 millions d’actions.
En juillet, la hausse du S&P 500 a profité aux stratégies alternatives orientées sur les actions, indique l’Edhec-Risk Institute. Ainsi, les stratégies acheteur/vendeur (long/short equity) et événementielles (event-driven) ont progressé de respectivement 2,13 % et 1,83 % sur le mois, renouant avec le signe positif. L’arbitrage de convertibles s’est aussi bien comporté, avec +2,32 %, grâce aux rendements «remarquables» des obligations convertibles et de l'écartement des spreads de crédit, selon l’Edhec. Mais la stratégie la plus performante a été celle des marchés émergents (+3,04 %).Les fonds de fonds ont enregistré un gain de 0,77 %.
En Chine et à Hong Kong, le marché du fixed income a de plus en plus la faveur des investisseurs, selon Asian Investor. «La Chine est le marché du fixed income le plus séduisant en Asie, et peut-être même dans le monde», estime ainsi Wang Yu-Ming, le nouveau responsable régional du fixed income à Hong Kong chez MFC Global Investment Management (MFC GIM).Selon les statistiques de la Banque asiatique de développement (BAD), le marché obligataire chinois est passé de 62 milliards de dollars fin 1996 à 2.400 milliards de dollars fin 2009, représentant plus de la moitié du marché obligataire asiatique hors Japon. Et ce marché est en pleine croissan ce, notamment dans le segment de l’obligataire coporate.D’où la décision de MFC GIM d’allouer 30% de son quota de GFII (investisseur institutionnel étranger qualifié), d’un montant de 200 millions de dollars, à son fonds obligataire RMB, le reliquat étant réservé à son fonds chinois en actions A. Aberdeen compte de son côté consacrer l'éssentiel de son quota QFII, dont le montant reste à préciser, au fixed income.Actuellement, l’obligataire corporate représente environ 15% du marché obligataire chinois, selon la BAD, mais il se développe beaucoup plus rapidement que l’obligataire souverain. Les actifs sous gestion de MFC en Asie s'élevaient au 30 juin à environ 31 milliards de dollars dont 23 milliards de dollars en fixed income.
Selon Les Echos, le fonds de pension sud-coréen National Pension Service (NPS), qui gère l’argent des retraités coréens, a indiqué hier à l’AFP qu’il était sur le point de racheter le centre commercial français O’Parinor, le cinquième plus grand lieu de commerce en région parisienne. NPS, qui affirme être le quatrième fonds mondial public en termes d’actifs, veut acquérir les 51% que détient Hammerson dans le complexe commercial situé à Aulnay-sous-Bois. Le montant de l’opération pourrait s'élever à 230 millions d’euros.
Après la Chine et l’Europe, c’est au tour du Japon et des Etats-Unis de susciter quelques inquiétudes chez les investisseurs. Selon la dernière enquête BofA Merrill Lynch réalisée entre les 6 et 12 août auprès de 187 sociétés de gestion totalisant 513 milliards de dollars d’actifs sous gestion, le pessimisme sur l'économie chinoise s’est nettement atténué avec 19% d’opinions négatives sur l'évolution de l’activité au cours des douze prochains mois contre 39% le mois précédent. Ce qui s’est traduit par un regain d’intérêt pour les matières premières, 9% de l'échantillon affichant une surpondération des commodities, à comparer à une sous-pondération de 1% en juillet.Même évolution positive pour l'économie européenne dont les perspectives ont enregistré un redressement singificatif en raison du regain d’optimisme sur le secteur bancaire européen. C’est ainsi que 11% de l'échantillon est désormais surpondéré sur les actions de la zone euro alors qu’un mois plus tôt, les investisseurs étaient sous-pondérés à hauteur de 10%. L’appétit des investisseurs pour les Etats-Unis et le Japon s’est en revanche fortement réduit. Les allocataires sont désormais 14% à sous-pondérer les actions américaines, alors qu’ils étaient 7% à les surpondérer en juillet. Le contraste est encore plus marqué pour les actions japonaises, avec une sous-pondération de 27% en août après une surpondération de 7% précédemment. Cela dit, le pessimisme des investisseurs sur l'économie mondiale et sur l'évolution des résultats des entreprises s’est quelque peu estompé, 5% des gérants interrogés prévoyant une amélioration au cours des douze prochains mois alors qu’ils étaient 12% à attendre une détérioration de la situation un mois plus tôt. Et 78% de l'échantillon juge peu probable une rechute de l'économie («double dip»). Après les inquiétudes sur la déflation observées le mois précédent, c’est l’inflation qui revient sur le devant de la scène. Mais 55% des allocataires ne voient pas de relèvement des taux américains avant le troisième trimestre 2011.
Selon L’Agefi, Soros Fund Management, le fonds de l’investisseur américain, a renforcé ses investissements sur l’or via 5,24 millions d’actions SPDR Gold Trust pour un montant de 638 millions de dollars, mais a réduit de 42% ses investissements dans les entreprises cotées américaines, comme Verizon, Pfizer, JPMorgan Chase et Wal-Mart.
Dans la dernière édition de sa revue Risk & Reward, Invesco estime dans une étude («Sustainability : investing with foresight») que les investisseurs peuvent tirer parti de l’association judicieuse entre une approche d’investissement durable et socialement responsable et l’analyse financière traditionnelle.Alors que les critères ESG gagnent une importance croissante auprès des investisseurs dans leurs décisions en matière d’allocations d’actifs, il est toutefois nécessaire de choisir la stratégie adéquate. L’auteur de l'étude, Manuela von Ditfurth, gérante de portefeuille senior chez Invesco Global Quantitative Equity, explique que «des critères d’investissement trop restrictifs limitent l’univers d’investissement et empêchent ainsi une diversification suffisante du portefeuille. L’exclusion de secteurs entiers peut pénaliser les performances et empêcher un bon profil risque/rendement». Ainsi, l’approche best in class n’exclut aucun secteur dans son ensemble mais se positionne activement sur des chefs de file du développement durable dans plusieurs secteurs. Les investisseurs peuvent également cibler la composition de leurs portefeuilles, en s’appuyant sur des présélections ciblées d’entreprises reposant sur des critères positifs ou négatifs pondérés spécifiquement. Dans le contexte des programmes d’engagement spécial, les professionnels de l’investissement cherchent à influencer la gestion des entreprises dans lesquelles ils ont investi pour le compte de leurs clients. Manuela von Ditfurth estime que les professionnels de l’investissement peuvent créer de la valeur pour les investisseurs grâce à une identification systématique des chefs de file du développement durable et à l’intégration des critères ESG dans les analyses d’investissement traditionnelles. Selon elle, cette approche permet de mieux évaluer le potentiel de valorisation à long terme des entreprises. Les sociétés qui peuvent anticiper et gérer activement les opportunités et les risques économiques, environnements et sociaux présents et à venir sont mieux positionnées pour prospérer dans un contexte mondial fortement compétitif et fluctuant. Et l’experte en investissements de conclure : «Une association judicieuse entre l’analyse ESG et l’analyse financière traditionnelle permettrait aux investisseurs d’aligner leurs objectifs de développement durable avec leurs contraintes de rendements».