Selon la dernière édition du SG Mutual Fund Watch, les investisseurs échaudés par la déprime des marchés boursiers et les craintes de «double dip» ne délaissent pas pour autant les actions. Les fonds actions ont subi une décollecte de seulement 1,5 milliard de dollars au cours des quatre dernières semaines et de 16,1 milliards de dollars depuis le début de l’année, soit seulement 1% des actifs sous gestion pris en compte dans les données compilées par la Société Générale (hors ETF au 25 août). Les fonds monétaires ont toutefois drainé 24,5 milliards de dollars au cours des quatre dernières semaines et 387 milliards de dollars depuis le début de l’année.Le crédit attire à nouveau des capitaux mais surtout dans le segment du high yield, les investisseurs semblant considérer que les entreprises se constituent des matelas conséquents de liquidités et n’envisagent pas de se lancer dans des opérations de M&A. Du côté des émergents, la collecte des fonds internationaux concerne autant les obligations que les actions. A noter enfin qu’avec les craintes de double creux, les investisseurs délaissent les obligations indexées sur l’inflation.
Dans une tribune libre du Financial Times. Bill Miller, le président et directeur des investissements de Legg Mason Capital Management affirme que les grandes capitalisations américaines représentent aujourd’hui une occasion unique d’acheter les meilleures entreprises du monde à prix cassé. La dernière fois qu’elles étaient aussi bon marché par rapport aux obligations était en 1951, rappelle l’investisseur vedette.
Ces derniers mois, les marchés se sont montrés très volatils et difficiles pour les gérants, a constaté Philippe Delienne, président de Convictions AM, lors de son point mensuel mardi 31 mai. Malgré de bons résultats pour les entreprises, les pays occidentaux n’ont pas fait état de chiffres satisfaisants. «Les pays développés sont confrontés à un fort besoin de désendettement», a-t-il également rappelé. Les dépenses devront donc être réduites pour éviter la faillite des Etats. Dans son allocation d’actifs, le président de Convictions AM (780 millions d’euros sous gestion) conseille ainsi d'éviter les secteurs dépendants de contrats attribués par les Etats, comme les utilities ou la défense. «Nous privilégions des secteurs innovants ou les valeurs exportatrices vers l’Asie», précise-t-il. Philippe Delienne est également positif sur les titres hybrides bancaires, les obligations d’entreprises high yield, les devises émergentes et les obligations des pays émergents, qui représentent 15 % des portefeuilles. Pour affronter la forte volatilité, Convictions AM investit également dans des fonds spécialisés sur les stratégies de volatilité. Les obligations d’Etat occidentaux sont évités.
L’Inde fait partie des rares pays à faire fi de la récession mondiale en affichant une hausse de son PIB de 8,8 % au 30 juin 2010. Le pays a selon Adrian Lim, gérant senior chez Aberdeen Asset Management Asia, profité d’un fort soutien politique et dépend moins des exportations que certains marchés émergents. «D’une certaine manière cela la protège du ralentissement des économies développées», commente le gérant. Par ailleurs, «l’inflation est en train d’augmenter et la banque centrale risque de maintenir sa position de resserrement des taux, ce qui selon nous sera bénéfique pour l’économie à long terme», ajoute Adrian Lim. Malgré ces bons chiffres, la prudence s’impose. «Nous restons prudents dans notre approche d’investissement, et nous nous concentrons sur les sociétés affichant un bilan solide, transparent et géré de manière prudente, capables de générer régulièrement d’importants cash flow, et sensibles aux intérêts des actionnaires minoritaires», explique le gérant d’Aberdeen, pour qui les valorisations, même si elles ne sont plus aussi bon marché, restent raisonnables.
Seulement 17% des gérants de hedge funds se montrent optimistes sur l'évolution du S&P 500, selon Hedgeweek qui reprend le dernier sondage réalisé par Trim Tabs/BarclayHedge. Environ 47% des 104 gérants de hedge funds interrogés la semaine dernière se disent pessimistes sur les actions, contre 33% en juillet.
Selon Les Echos, les exemples de sociétés émettant des titres de créance en se passant d’un coûteux «rating» se multiplient outre-Rhin. L’Allemagne compte ainsi le plus d'émissions d’obligations non notées en Europe, selon l’agence de notation Fitch Ratings qui a recensé les émissions de titres non notés entre septembre 2009 et juillet 2010. En deuxième position vient la France, où cette année Rallye et les Galeries Lafayette ont suivi le même chemin. Le phénomène devrait se cantonner toutefois à un pourcentage limité du marché, notamment parce que les investisseurs institutionnels limitent entre 5 et 10% de leur portefeuille le poids des obligations dépourvues d’un rating.
La famille March continue de vendre des actions ACS. Depuis le début d’août, sa société financière Corporación Financiera Alba a vendu en quatre fois 500.000 titres pour plus de 17 millions d’euros, rapporte Cotizalia. En août 2009, Alba avait déjà vendu 6,3 millions d’actions pour 230 millions d’euros mais sa participation dans le groupe de construction avait augmenté à 24,8 % contre 22,1 % du fait qu’ACS avait annulé une partie de ses titres en autocontrôle. Actuellement, la participation d’Alba représente environ 23 %.
Selon les Echos, le rendement du dividende du Dow Jones est passé tout récemment au-dessus de celui de l’emprunt d’Etat à 10 ans. En France, le rendement du CAC 40 frise les 5%, soit presque deux fois celui de l’OAT (2,5%). Une situation rare, qui s’explique en partie par le repli des cours boursiers. Les spécialistes estiment que la thématique du rendement va prendre de plus en plus d’importance dans les choix des investisseurs, compte tenu des turbulences du marché.
Skandia Investment Group (SIG) a indiqué avoir pris une position de 3 millions de livres dans le Templeton Global Bond Fund pour le compte de son Global Fixed Interest Blend Fund.Le fonds de Templeton (29,8 milliards de dollars), géré par Michael Hasenstab, remplace le Fidelity Institutional International Bond Fund, sur lequel SIG reste à l’achat.
Dans un entretien avec la Frankfurter Allgemeine Zeitung, Holger Benke, directeur général de la fondation Hertie (environ 800 millions d’euros d’actifs) indique que l’allocation aux classes alternatives a été ramenée à environ 5 % contre 9 % fin décembre, les positions en parts de hedge funds ayant été complètement liquidées en raison des incertitudes réglementaires liées aux possibilités d’investissement de ces produits.
L’agence de notation Standard & Poor’s a annoncé qu’elle renforçait son offre d’indices de contrôle des risques avec deux nouvelles séries. Les S&P 500 Dividend Aristocrats Daily Risk Control Index Series et S&P Nordic LargeCap Daily Risk Control Index Series visent une plus grande stabilité et un meilleur contrôle du niveau de risque de l’indice sous-jacent grâce à l’introduction d’un objectif de volatilité spécifique.
Selon la dernière analyse de Standard & Poor’s Fund Services, les gérants de la région Moyen-Orient Afrique du Nord (Mena) ont commencé à revoir leur opinion sur le secteur des financières. Malgré les divergences de vues sur la réalité de la sortie de crise pour les financières, «plusieurs gérants sont désormais plus optimistes et ont bénéficié de la réévaluation du secteur», indique dans un communiqué l’analyste de S&P Fund Services, Roberto Demartini.
Selon L’Agefi suisse, le Trésor irlandais a critiqué mercredi la décision de l’agence de notation financière Standard and Poor’s de baisser d’un cran la note de la dette de l’Irlande (NewsManagers du 25 août), jugeant l’analyse de celle-ci «défaillante». L’Agence nationale de gestion du Trésor (NTMA) note en substance que S&P prend en compte des scénarios de coûts du sauvetage des banques irlandaises «extrêmes», sans pour autant inclure dans ses comptes toute la valeur des biens ainsi sauvegardés. Le Trésor irlandais souligne que S&P elle-même «reconnaît qu’elle n’est pas en conformité avec la mesure internationalement reconnue de la dette publique».
Au premier semestre, les investissements du private equity en Allemagne ont porté sur plus de 2,24 milliards d’euros (dont 673 millions au deuxième trimestre) contre 699 millions pour la période correspondante de l’an dernier et presque 2,74 milliards sur l’ensemble de 2009, rapporte l’association BVK du secteur. Les trois segments du marché («buy-outs», participations minoritaires et capital risque) ont affiché des investissements en forte hausse, poursuivant ainsi la normalisation constatée au second semestre de l’année dernière.Selon un sondage effectué par le BVK auprès de ses adhérents, les capital-investisseurs disposent actuellement de près de 33 milliards d’euros destinés à de nouvelles acquisitions, dont 4 milliards pour le capital-risque.
Selon les statistiques de la CNMV, les sicav des quinze plus grandes fortunes espagnoles (Amancio ortega, Alicia Koplowitz, Rosalía Mera, les Polanco, les Del Pino, Ram Bhavnani, etc) étaient investies fin juin à 16,11 % en dépôts bancaires contre 6,3 % fin 2009 et seulement 0,98 % en 2001, rapporte Expansión. Les titulaires de grandes fortunes ont vu dans ces produits de passif une solution pour obtenir une bonne rentabilité sans s’exposer aux turbulences des marchés.Ainsi, Morinvest (Alicia Koplowitz ) affichait fin juin 124,93 millions d’euros d’investissements en dépôts bancaires, soit 28,36 % de son encours. Keblar (Amancio Ortega) annonçait 39,59 millions d’euros en dépôts bancaires soit 26,84 % de son actif total.En matière de produits, les favoris des grandes fortunes sont ceux du Banesto et de La Caixa.
Expansión rapporte que le gestionnaire américain BlackRock vient de franchir à la hausse le seuil des 3 % du capital de Repsol, pour se situer à 3,023 %, selon les chiffres de la CNMV. BlackRock détient ainsi plus de 36,9 millions d’actions du pétrolier espagnol, ce qui représente aux cours actuels un investissement de 658 millions d’euros. Début juin, la participation de BlackRock dans Repsol était de 2,979 %.
Les mesures d'économies budgétaires prises par de nombreux pays en Europe font peser un risque sur la croissance à court terme et sur la notation de ces Etats, a averti le 23 août l’agence de notation Moody’s dans son étude semestrielle sur les perspectives en Europe. «Compte tenu de la nécessité de se tenir à des mesures d'économies strictes pour plusieurs années, Moody’s estime que les craintes sur la croissance économique constituent un risque pour la notation des Etats. Ce qui est particulièrement vrai en Europe, où la croissance devrait être moins élevée que dans le reste du monde», explique l’agence. Ces craintes sur la croissance en Europe ont déjà incité l’agence à abaisser sa notation sur la Grèce, le Portugal, l’Espagne, l’Irlande et hors zone euro, sur la Hongrie, plus récemment.
Selon L’Agefi suisse, le fonds de pension de l’Etat coréen, National Pension Service (NPS), l’un des plus gros fonds au monde avec un portefeuille de quelque 200 milliards d’euros, est en négociations pour racheter 23% de l’opérateur américain d’oléoducs Colonial Pipeline auprès du groupe pétrolier Chevron.C’est un nouvel investissement étranger en vue pour NPS, qui vient de conclure la semaine dernière l’achat de 75% du centre commercial français O’parinor, cinquième plus grand lieu de commerce en région parisienne, pour 323 millions d’euros. Selon le journal Korea Economic Daily, le fonds négocierait cette acquisition pour environ 1000 milliards de won (665 millions d’euros).
Selon le Wall Street Journal, le fonds souverain chinois China Investment Corp et des fonds gouvernementaux du Moyen-Orient envisagent d’investir dans Universa Investments, la société conseillée par le professeur Nassim Nicholas Taleb, lequel n’a jamais été aussi pessimiste qu’aujourd’hui au sujet de l’économie mondiale. Les investissements pourraient être compris entre 6 et 10 milliards de dollars.
Malgré l’intérêt marqué des investisseurs pour les marchés émergents au cours des derniers mois, les hedge funds spécialisés des marchés émergents ont enregistré une décollecte nette de 1,5 milliard de dollars au deuxième trimestre, selon les statistiques de HFR reprises par Asian Investor. Au premier trimestre, la décollecte s’était élevée à 550 millions de dollars.La décollecte du deuxième trimestre a surtout concerné l’Asie émergente et la Russie, les investisseurs réallouant des capitaux sur l’Amérique latine, le Moyen Orient et l’Afrique du Nord. Compte tenu de cette décollecte et des pertes liées à la performance des hedge funds, les capitaux investis dans les hedge funds spécialistes des marchés émergents ont reculé de 3,2 milliards de dollars pour s’établir fin juin à moins de 95 milliards de dollars.