Dans la dernière édition de sa revue Risk & Reward, Invesco estime dans une étude («Sustainability : investing with foresight») que les investisseurs peuvent tirer parti de l’association judicieuse entre une approche d’investissement durable et socialement responsable et l’analyse financière traditionnelle.Alors que les critères ESG gagnent une importance croissante auprès des investisseurs dans leurs décisions en matière d’allocations d’actifs, il est toutefois nécessaire de choisir la stratégie adéquate. L’auteur de l'étude, Manuela von Ditfurth, gérante de portefeuille senior chez Invesco Global Quantitative Equity, explique que «des critères d’investissement trop restrictifs limitent l’univers d’investissement et empêchent ainsi une diversification suffisante du portefeuille. L’exclusion de secteurs entiers peut pénaliser les performances et empêcher un bon profil risque/rendement». Ainsi, l’approche best in class n’exclut aucun secteur dans son ensemble mais se positionne activement sur des chefs de file du développement durable dans plusieurs secteurs. Les investisseurs peuvent également cibler la composition de leurs portefeuilles, en s’appuyant sur des présélections ciblées d’entreprises reposant sur des critères positifs ou négatifs pondérés spécifiquement. Dans le contexte des programmes d’engagement spécial, les professionnels de l’investissement cherchent à influencer la gestion des entreprises dans lesquelles ils ont investi pour le compte de leurs clients. Manuela von Ditfurth estime que les professionnels de l’investissement peuvent créer de la valeur pour les investisseurs grâce à une identification systématique des chefs de file du développement durable et à l’intégration des critères ESG dans les analyses d’investissement traditionnelles. Selon elle, cette approche permet de mieux évaluer le potentiel de valorisation à long terme des entreprises. Les sociétés qui peuvent anticiper et gérer activement les opportunités et les risques économiques, environnements et sociaux présents et à venir sont mieux positionnées pour prospérer dans un contexte mondial fortement compétitif et fluctuant. Et l’experte en investissements de conclure : «Une association judicieuse entre l’analyse ESG et l’analyse financière traditionnelle permettrait aux investisseurs d’aligner leurs objectifs de développement durable avec leurs contraintes de rendements».
La stratégie alternative de «fixed-income relative value», rendue tristement célèbre par LTCM en 1998, a été l’une des rares à surperformer cette année, grâce aux importantes anomalies en termes de valorisations causées par les mesures de sauvetage gouvernementales et les politiques monétaires non conventionnelles dans le monde entier, rapporte le Financial Times. Selon Hedge Fund Research, le fonds relative value moyen a gagné 5,33 % depuis le début de l’année, contre 1,52 % pour le hedge fund moyen.
En Belgique, la part des actions dans les portefeuilles a chuté de 13% avant la crise à 7% à peine aujourd’hui. A terme, c’est plus que préoccupant pour les sociétés qui voudront se financer par fonds propres, analyse l’Echo.Plus inquiétant encore, les Américains désertent les actions. Ainsi, 30 milliards de dollars ont fui les fonds en actions en mai et juin (24,8 milliards en mai et 5,4 en juin), dont plus de 26 milliards pour les fonds d’actions américaines. Beaucoup d’Américains apparaissent dégoûtés à jamais de la Bourse, note le quotidien. Dans son livre «Une histoire de Wall Street» (Editions Eska), Michel Van der Yeught parle de cette «lutte des classes boursières» entre les insiders et les outsiders.
Selon Les Echos, le dernier sondage effectué en juin par l’association RICS, qui regroupe 140.000 experts immobiliers à travers le monde, indique que le marché français est celui qui connaît la plus forte reprise des investissements, dans une Europe toujours morose. Globalement, le marché se divise entre, d’une part, l’Asie et l’Amérique du Sud, partis dans une spirale immobilière haussière, et, d’autre part, l’Europe et les Etats-Unis, encore en mauvaise forme. Mais la France est sur une tendance meilleure que celle de sa zone d’appartenance.
Au vu des nombreuses tendances durables qui soutiennent l’expansion soutenue de la Chine, les experts en investissements asiatiques d’Invesco estiment que «la correction des actions chinoises offre aux investisseurs de long terme des opportunités pour profiter de l’excellent potentiel de croissance du pays». Ils soulignent notamment les synergies existantes entre la Chine, Taïwan et Hong Kong, ainsi que les bonnes perspectives de la Chine en matière de consommation intérieure, ou encore les mesures prises par les autorités pour garder une croissance durable et davantage tirée par la consommation et les services.
Plus de la majorité des fonds de hedge funds Ucits (61 %) indiquent avoir une poche de liquidité structurelle, selon un sondage mené par KdK Asset Management auprès d’une quarantaine de gérants de fonds de hedge funds. Pour 28 % d’entre eux, elle est même supérieure à 8 %. Certains gérants gardent du cash pour pouvoir profiter d'éventuelles opportunités sur le court terme, précise KdK AM, qui a été très surpris par ce résultat. D’autres, en revanche, conservent des liquidités afin de faire face à d'éventuels rachats de la part d’investisseurs, car ils estiment que leur portefeuille de fonds sous-jacents n’est pas suffisamment liquide. Une attitude étonnante quand on sait que l’un des avantages que sont censés offrir les Ucits est justement un niveau élevé de liquidité. Elle doit être bimensuelle selon la réglementation. D’après l'étude, 68 % des fonds de hedge funds Ucits ont une liquidité hebdomadaire, tandis qu’elle est quotidienne pour 32 % d’entre eux. Par ailleurs, à l’exception des stratégies de vente à découvert et dans une moindre mesure de CTA, les gérants de fonds de hedge funds jugent que la plupart des stratégies n’offrent pas suffisamment de choix en termes de fonds et de gérants. Enfin, le sondage montre aussi que les performances des fonds de hedge funds Ucits sont très disparates. Dans ce contexte, KdK estime que les récents indices de hedge funds Ucits n’ont que peu de valeur.
Les sociétés de hedge funds représentent désormais un cinquième des volumes de transactions du marché des bons du Trésor américains contre 3 % seulement en 2009, selon une étude de Greenwich Associates, citée par le Financial Times. Ces investisseurs tentent de profiter de la volatilité croissante et des inefficiences en matière de prix résultant des politiques monétaires non conventionnelles de la Federal Reserve.
Faute de certitude sur la capacité des Etats à secourir l’économie en cas de nouveau choc, les écarts boursiers vont se creuser «entre les sociétés qui sauront créer une croissance autonome et à protéger leurs marges et celles qui subiront la conjoncture en se bornant à réagir à court terme», estime Delubac Asset Management. L’heure est à une analyse individualisée des stratégies, à une lecture microéconomique de la cote, «et non plus à une allocation sectorielle désormais inopérante», souligne la société de gestion française. Delubac AM cite des exemples d'écarts boursiers. Leader sur son marché, Nokia, par exemple, «a été pris de vitesse par le leader des smartphones Apple, qui est parvenu à créer à partir de rien un marché à forte marge de 5 milliards de dollars, l’iPad». Leurs performances boursières respectives se sont écartées de 33% en trois mois. Dans l’agroalimentaire, Bonduelle est, selon Delubac AM, parvenu à protéger sa croissance et ses marges «en créant un savoir-faire unique au monde», tandis que le japonais Suntory est obligé de racheter la marque occidentale traditionnelle Orangina pour contrebalancer le vieillissement de son marché intérieur.
Selon Reuters, Invesco Perpetual, premier actionnaire d’International Power avec 11,2 %, s’est engagé de manière irrévocable à voter en faveur de l’accord de rapprochement avec GDF Suez.
La fuite des fonds de pension britanniques des sociétés du FTSE, des actions pour aller vers les obligations, semble s'être arrêtée, estime l'étude de Pension Capital Strategies. En effet, l’allocation d’actifs moyenne des fonds aux obligations est désormais de 49 %, soit le même niveau que celui de l’an dernier. Les années précédentes, de gros mouvements avaient été enregistrés dans les portefeuilles, puisque l’exposition aux obligations était de 41 % en 2008 et de 35 % il y a trois ans. Le déficit total des fonds de pension des entreprises du FTSE au 30 juin est estimé à 73 milliards de livres, soit une amélioration de 17 milliards par rapport au niveau d’il y a douze mois. PCS note une hausse importante du financement des déficits dans une période difficile. Néanmoins, on observe une augmentation du nombre d’entreprises pour lesquelles le fonds de pension représente désormais un risque pour l’activité. Ainsi, 10 des 100 entreprises du FTSE 100 ont des engagements totaux en matière de retraite plus importants que leur capitalisation boursière.
Près d’un tiers des investisseurs institutionnels prévoit d’augmenter leur allocation aux hedge funds sur les 12 prochains mois, alors que le secteur vient de connaître l’un de ses pires trimestres, rapporte le Financial Times, citant une étude de Preqin. Seuls 15 % des investisseurs interrogés ont déclaré qu’ils cherchaient à réduire leur exposition aux hedge funds.
L’envolée des prix du blé ne va pas durer, estime DWS Investments, pour qui il s’agit d’un choc externe consécutif à la sécheresse en Russie. «Les prix des matières premières agricoles sont toujours très volatils. Lorsque des chocs externes tels que cette catastrophe naturelle en Russie surgissent, nous assistons à d’importantes déviations», explique la société de gestion."Nous pensons que le rally des prix du blé ne durera que cette saison. Certes, le marché des matières premières agricoles réagit très fortement aux situations dramatiques, mais il a tendance se normaliser aussi rapidement». Néanmoins, pour DWS, la hausse de la demande soutiendra tout de même les prix sur le long terme. Enfin, dans l’agribusiness, DWS Investments privilégie actuellement les fish farms (fermes à poisson), les sociétés de négoce dans l’agriculture et les machines agricoles.
Selon CPR AM, l’investissement dans les actions japonaises présente une opportunité tant pour des raisons structurelles que conjoncturelles. «Le Japon possède des atouts structurels forts avec un leadership technologique réaffirmé, un dynamisme bénéfique du marché asiatique et une faible corrélation avec les autres marchés mondiaux», analyse la société de gestion. Par ailleurs, «le Japon, deuxième place financière mondiale, est l’un des gisements les plus importants en valeurs dites décotées c’est-à-dire offrant une bonne capacité de rebond dans le cas d’une restructuration ou de repositionnement métier efficace de la société», précise CPR AM.
Les marches émergents et l’Asie (hors Japon) sont les classes d’actifs favorites des conseillers financiers au Royaume-Uni, avec 88 % d’avis favorables, indique le nouveau baromètre Barings Investments, élaboré par Baring Asset Management. Les deux régions se placent devant les actions britanniques, les actions US, les actions japonaises et les actions européennes. D’ailleurs, les deux tiers des conseillers pensent que leurs clients devraient accroître leur exposition aux marchés émergents et plus de la moitié estiment qu’ils devraient augmenter leur allocation à l’Asie. 89 % des conseillers disent connaître les marchés émergents. Mais la classe d’actifs avec laquelle ils sont le plus à l’aise est sans surprise celle des actions britanniques (92 %).
Pictet se déclare optimiste, à moyen et long termes, quant aux perspectives de la dette émergente. «Les pays émergents devraient être le principal moteur de la croissance mondiale au cours des années à venir et, dans la mesure où les fondamentaux continuent de s’améliorer, nous tablons sur un resserrement des spreads et un recul des primes de risque sur la dette en monnaies locales», indique Pictet dans un commentaire. Les flux de capitaux devraient rester favorables aux monnaies émergentes et alimenter une dynamique de demande nette, les allocateurs d’actifs y restant structurellement sous-pondérés. La banque rappelle que «la dette émergente en monnaies locales a enregistré des rendements positifs en juillet, surperformant celle en dollars». La Thaïlande a affiché les plus mauvais résultats, les meilleurs revenant à la Pologne et à la Hongrie.
En matière d’actions, investir dans différents secteurs d’activité à l'échelle mondiale fournit une plus grande diversification qu’investir dans différents pays, selon S&P, qui a étudié la corrélation de différents indices par rapport au S&P Developed Broad Market, qui fait partie du S&P Global BMI. Ainsi, la corrélation régionale moyenne du S&P Developed BMI sur les 20 dernières années est de 0,87 contre 0,80 en moyenne pour l’indice sectoriel. Sur cinq ans, les corrélations entre régions ont été encore plus fortes, à 0,95, contre 0,88 pour les secteurs. Certains secteurs offrent, sur 20 ans, des niveaux très faibles de corrélation, comme l'énergie, la santé et les utilities (0,67, 0,69 et 0,7 respectivement). L'étude montre aussi que les marchés émergents, qui sont souvent considérés comme une bon moyen de se diversifier, sont de plus en plus corrélés aux marchés développés.
D’après une analyse des performances réalisée par Royce & Associates, filiale de Legg Mason, les actions des petites sociétés américaines rebondissent nettement plus que les grandes capitalisations, dans un contexte de reprise. Whitney George, gérant du fonds Legg Mason Royce US Smaller Companies Fund, déclare : «L’histoire prouve que les actions des petites capitalisations surperforment en période de reprise du marché et notre analyse montre que cette tendance devrait se confirmer après le ralentissement récent. Selon notre recherche, cette surperformance restera en place pendant plusieurs années – il n’est donc pas trop tard pour profiter du fort potentiel que recèle l’univers des petites capitalisations». Whitney George estime que la finance, l’énergie, le transport routier et la technologie constituent les secteurs avec le plus de potentiel.
La société de hedge funds Paulson & Co est en train de réduire sa position acheteuse sur l’économie américaine pour presque tous ses fonds, rapporte le Financial Times. Cela reflète les incertitudes croissantes sur la durabilité de la reprise aux Etats-Unis. Au deuxième trimestre, les fonds de Paulson & Co ont souffert de la hausse de la volatilité.
HSBC Global Asset Management estime que le dynamisme de la consommation domestique au Brésil, en Russie, en Inde et en Chine (les BRIC) soutient durablement la performance de ces marchés. Alors que le poids de la dette freinera la croissance des pays développés pendant de nombreuses années, les grands pays émergents disposent désormais de ressources financières suffisantes pour contrebalancer le ralentissement des exportations en stimulant la consommation domestique. Selon Nick Timberlake, responsable actions des pays émergents chez HSBC Global Asset Management et gérant de HSBC GIF BRIC Equity Fund, «l’élévation du niveau de vie dans les pays BRIC, qui représentent 40 % environ de la population mondiale, entraîne une hausse de la demande de biens. La consommation domestique est également l’un des moteurs des échanges commerciaux au sein de la zone BRIC, ces pays étant aujourd’hui nettement moins tributaires des pays développés. A titre d’exemple, ce ne sont plus les Etats-Unis mais la Chine qui est le premier partenaire commercial du Brésil».Par ailleurs, selon HSBC Global Asset Management, la correction subie par les marchés BRIC fait désormais ressortir des valorisations intéressantes. Pour les investisseurs ayant des perspectives de long terme, les cours actuels représentent ainsi une bonne opportunité de se positionner sur ces marchés.
Selon le Wall Street Journal qui cite des personnes proches du dossier, le fonds souverain chinois China Investment Corp (300 milliards de dollars) est en négociations avancées avec le fonds de dotation de l’Université de Harvard pour lui racheter ses parts dans plusieurs fonds immobiliers investis aux Etats-Unis pour environ 500 millions de dollars. CIC s’est déjà engagé à investir 1 milliard de dollars dans des fonds gérés par Brookfield Asset Management, basé à Toronto et New York, et 1 milliard à Cornerstone Real Estate Advisers.