Jusqu’au 20 juillet, le cabinet de courtage associatif Fapes Diffusion lance Asac-Fapes Puissance 8, un EMTN (Euro Medium Term Notes) émis par BNP Paribas Arbitrage Issuance B.V. et dont BNP Paribas S.A. est le garant du remboursement. Le capital est garanti à l'échéance du produit fixée le 3 août 2020, et sa performance est liée à celle du marché d’actions de la zone euro, via l'évolution de l’indice Euro Stoxx 50. En pratique, précise un communiqué, la formule de remboursement est la suivante :1. À la date du 20 juillet 2012, on constate le niveau de clôture de l’indice et on l’enregistre comme niveau d’origine.2. À chaque date anniversaire, on compare tous les niveaux de clôture quotidiens de l’indice sur l’année écoulée et on retient le plus élevé d’entre eux 3. À l’échéance, on calcule la moyenne des 8 niveaux retenus en cours de vie.Si ce niveau moyen est supérieur au niveau d’origine de l’indice, le porteur perçoit la différence sous forme de gain, en plus de son capital. Le gain potentiel n’est donc pas limité. Toutefois, il peut être inférieur à la hausse de l’indice Euro Stoxx au terme des 8 ans, du fait de la prise en compte de la moyenne de 8 niveaux en cours de vie plutôt que le niveau final de l’indice. Si le niveau moyen est inférieur au niveau d’origine de l’indice, le porteur ne perçoit pas de gain ; il récupère seulement son capital. Caractéristiques : Code ISIN : XS0777441188Forme juridique des titres de créance : Euro Medium Term NotesÉmetteur : BNP Paribas Arbitrage Issuance B.V.Garant du remboursement : BNP Paribas S.A. (AA- / Aa3 / A+(1))Valeur nominale : 1 000 €Éligibilité : Compte-titres et assurance vie (Epargne Retraite MultiGestion (Generali) et Epargne Retraite 2 Plus (Allianz))Montant de souscription : 1 000 €Période de commercialisation : Du 21 mai 2012 au 20 juillet 2012Frais : Des commissions relatives à cette transaction ont été payées par BNP Paribas Arbitrage à des tiers. Elles couvrent les coûts de distribution sont d’un montant annuel maximum équivalent à 0,60 % TTC du montant de l‘émission.Date de constatation du niveau d’origine du sous-jacent : 20 juillet 2012Dates anniversaires : 22 juillet 2013, 21 juillet 2014, 20 juillet 2015, 20 juillet 2016, 20 juillet 2017, 20 juillet 2018, 22 juillet 2019, 20 juillet 2020Date d’échéance : 3 août 2020Valorisation : Quotidienne ; le prix de rachat sera basé sur la valorisation
Richard Titherington, CIO actions émergentes de JPMorgan Asset Management à Londres, a annoncé jeudi lors d’une présentation à Paris que le gestionnaire américain envisage de se renforcer au Brésil, où il possède déjà une petite filiale (50 millions de dollars) spécialiste des obligations locales. Il s’agit de se muscler à présent sur les actions brésiliennes, qui représentent actuellement 15,2 % du portefeuille du fonds Emerging Market Opportunities, contre 14 % dans le MSCI Emerging Markets TR.Ce produit pèse actuellement 437 millions de dollars répartis sur 61 lignes et il a collecté environ 150 millions de dollars depuis le début de cette année. L’objectif de taux de rotation est de 50 %, mais il a été de 75 % ces deux dernières années, et de 55 % depuis janvier. La stratégie, avec d’autres fonds gérés par Richard Titherington, affiche environ 1 milliard de dollars.Le point central de l’intervention du CIO Emerging Equities est que les marchés émergents sont toujours attrayants lorsque le ratio cours/valeur comptable (price to book) est inférieur à 2,5. Actuellement, nous sommes aux alentours de 1,4 fois. Et, jusqu'à présent, lorsque ce multiple est tombé en-dessous de 1,5 fois, il y a eu une forte hausse dans les 12 à 24 mois qui ont suivi.Pour l’heure, le fonds est nettement surpondéré en actions chinoises H à 24,9 % contre 18,1 % dans l’indice, en titres brésiliens, russes (8,7 % contre 6,5 %) mais avec prudence avec une dépendance de 90 % par rapport à l'énergie, sud-coréens, turcs et polonais.
Selon une étude de Greenwich Associates, les investisseurs institutionnels ont diminué de 9 %, à 6,2 milliards de dollars, les sommes affectées durant les douze mois à fin mars à l’acquisition d'études comme des notes d’analystes et des suggestions de transactions (trading ideas), rapporte le Financial Times.Les hedge funds ont été particulièrement sévères dans leurs coupes, avec une chute de 20 % de la part de la recherche dans le budget des commissions de courtage.
L’agence d'évauation financière Fitch Ratings estime que le financement par les fonds devrait prendre de l’importance à l’avenir, le désendettement forcé engagé par le secteur bancaire favorisant un fort mouvement désintermédiation. Les prêts corporate ou les prêts immobiliers seront de plus en plus financés par des fonds, qui auront souvent recours à la dette pour accroître les rendements servis aux fonds de pension ou aux assureurs.Fitch relève que ces fonds sont souvent des limited partnerships, des fonds fermés ou des véhicules très peu régulés investis dans du private equity, des prêts, des obligations et de l’immobilier. Similaires sur de nombreux points à des produits structurés tels que les CLO (Collateralized Loan Obligation), ces fonds sont toutefois différents sur de nombreux points, remarque Fitch, notamment la structure juridique, la flexibilité des avoirs ou encore les sources de financement.
The Wall Street Journal cite les exemples de P. Schoefeld Asset Management, de Marathon Asset Management, d’Octavian Advisors et de Strategic Value Partners pour illustrer le fait que les sociétés de gestion alternative américaines sont de plus en plus nombreuses à «franchir la marre» (hop the Pond), c’est-à-dire traverser l’Atlantique, pour investir, voire s’implanter en Europe alors que les investissements à haut rendement se font rares aux Etats-Unis.Certains gestionnaires alternatifs pensent que les banques vont être obligées de vendre des actifs à des prix sacrifiés (fire-sale prices) tandis que d’autres recherchent des actions qui ont été excessivement malmenées ou de la dette de sociétés qui doit être restructurée en période de crise.
Les investisseurs français sont particulièrement préoccupés par la crise de la dette de la zone euro. C’est ce que révèle l'édition 2012 du European Wealth Index de Schroders, un sondage conduit auprès de près de 1.400 investisseurs fortunés dans 12 pays européens. Ils sont 43 % , contre 27 % lors de l'édition 2011, à placer la crise de la dette en tête des sujets macro-économiques à prendre en considération. 41 % craignent des augmentations d’impôts, une baisse par rapport aux 46 % en 2011. Une reprise économique faible et prolongée inquiète 25 % des sondés, soit presque trois fois plus qu’il y a un an. La volatilité des marchés et la hausse de l’inflation sont une préoccupation prioritaire pour respectivement 23 % et 21 % des investisseurs français, contre 30 % et 34 % en 2011.Dans ce contexte anxiogène, les investisseurs français restent fidèles à l’investissement immobilier. Ils sont 30 % en 2012 (contre 29 % en 2011) à donner la priorité à ce type d’investissement, «qui conserve une place à part dans les stratégies patrimoniales en France», souligne l'étude. Schroders relève dans l'édition de 2012 une nouvelle tendance : la recherche d’un revenu régulier. 26 % des investisseurs français se tournent vers ce type de produits. Ceux qui préfèrent faire le dos rond en conservant leur allocation ne sont plus que 26 %, contre 30 % en 2011. 21 % choisissent de déposer leurs avoirs sur des comptes épargnes liquides. En revanche, certains veulent profiter des opportunités. Ils sont ainsi 12 % (contre 6 % il y a un an) à vouloir convertir des placements actuels vers des produits plus risqués. Sur l’ensemble des investisseurs européens sondés par Schroders, les réponses varient légèrement par rapport aux comportement des investisseurs français. La priorité est donnée à l’attentisme, avec 34 % des sondés européens prévoyant de conserver leur allocation. 33 % privilégient l’immobilier alors que 21 % se tourneront vers des produits offrant un rendement régulier. L’ensemble des réponses au niveau européen se trouve en pièce jointe (PDF)
Au mois de mai, l’indice de confiance des investisseurs institutionnels de State Street Global Markets s’affiche légèrement en baisse, de 0,7 point, passant de 87,1 à 86,4 points. La plus forte baisse de confiance a été observée parmi les investisseurs européens, avec un repli de 2,2 points de l’indice régional, qui s’établit en mai à 98,0 par rapport à 100,2 points (en données corrigées) en avril. La confiance des investisseurs en Amérique du Nord est demeurée stable, à 88,0 points, en baisse de 0,4 point par rapport au niveau corrigé de 88,4 relevé le mois précédent. L’appétit pour le risque des investisseurs en Asie a pour sa part légèrement augmenté, l’indice régional affichant une hausse de 2,3 points pour atteindre 89,0 points par rapport au niveau corrigé de 86,7. «Bien que la confiance n’ait pas fait l’objet d’une détérioration majeure ce mois-ci, celle-ci demeure à des niveaux très bas. Les tensions émanant de la zone euro continuent d’alimenter les inquiétudes des investisseurs, et d’accroître l’attrait des placements de trésorerie et à revenu fixe au détriment des investissements en actions», commentent les auteurs de l'étude.
Tradition (UK) Ltd, une filiale de Compagnie Financière Tradition SA, a annoncé le 30 mai le lancement de traFXpure, une nouvelle plateforme de négociation électronique destinée au marché des changes au comptant. Cette nouvelle initiative, en coopération avec les plus grandes banques d’investissement mondiales, vise à apporter un environnement de négociation innovant au marché des changes, souligne Tradition dans un communiqué.Barclays, BNP Paribas, Deutsche Bank, Royal Bank of Canada et UBS sont quelques-unes des grandes banques ayant une activité de change qui soutiennent déjà traFXpure. D’autres devraient être annoncées dans les prochaines semaines.
Selon le rapport annuel sur la dette publique pour 2011, l’encours des fonds d’investissement en dette espagnole, principalement de la dette d’Etat ou garantie par l’Etat représentait fin décembre 60,7 % du portefeuille total, soit 6 points de plus qu’un an plus tôt, rapporte cotizalia
L’appétit des conseillers pour les produits d’investissement passifs devrait croître au cours des six prochains mois, selon un sondage réalisé par le cabinet de recherche Platforum.Au deuxième trimestre 2012, les investisseurs ont parié sur des stratégies actives à hauteur de 72,5%, contre 27,5% pour les stratégies passives. Au premier trimestre, le rapport était de 70/30.Mais au cours du second semestre, l’exposition aux stratégies passives devrait s'élever à 36,1%, selon les conseilles en investissement.A l’origine de cet engouement pour les stratégies passives, les conseillers soulignent que les coûts sont le facteur numéro un, largement devant la performance.
Le fonds souverain du Qatar, Qatar Investment Anthority (QIA), a posé sa candidature pour une licence QFII (investisseur institutionnel étranger qualifié) afin d’investir directement sur le marché chinois onshore, rapporte Asian Investor.L’initiative du fonds s’inscrit dans la lignée de celle des autres fonds souverains du Moyen Orient qui ont tous des licences QFII, à l’instar du Kuwait Investment Anthority qui a obtenu une licence pour un montant de 300 millions de dollars.Selon un membre du board, le fonds qatari pourrait cette année investir jusqu'à concurrence de 30 milliards de dollars.
En l’absence d’action décisive de la part des investisseurs européens, les investisseurs continuent de réduire leur exposition aux actifs risqués. Durant la semaine au 23 mai, les fonds marchés émergents, matières premières, énergie et actions européennes ont tous subi des rachats pour plus de 1 milliard de dollars, les fonds d’obligations high yield enregistrant leur plus forte décollecte depuis 9 mois, selon les dernières estimations publiées par EPFR Global.Les fonds obligataires dans leur ensemble ont enregistré une collecte nette de 3,5 milliards de dollars alors que les fonds d’actions subissaient une décollecte de 7,4 milliards de dollars. Les fonds monétaires ont terminé la semaine sous revue sur une collecte nette de 11,5 milliards de dollars. «On fait déjà des comparaisons avec la décollecte d’août dernier. Pour l’instant toutefois, les rachats observés n’ont pas l’ampleur de ceux d’août dernier. Outre les problèmes de la zone euro, les investisseurs digéraient il y a neuf mois la dégradation de la note souveraine des Etats-Unis, des prix du pétrole très élevés liés aux troubles dans le Moyen-Orient, les rumeurs de frappe dissuasive sur les installations nucléaires iraniennes ainsi que les conséquences du tremblement de terre et du tsunami au Japon», explique le patron d’EPFR Global, Cameron Brandt.
En Europe, les fonds de crédit coporate en catégorie d’investissement bénéficient d’un statut de valeurs refuge, selon l’agence d'évaluation financière Fitch Ratings (1). Sur la période courant de décembre 2010 à avril 2012, les fonds d’obligations coporate ont surperformé les fonds actions de 11,2%, relève Fitch Ratings.Depuis le début de l’année, la collecte des fonds de crédits d’entreprises s’est élevée à environ 8,3 milliards d’euros, les souscriptions en catégorie d’investissement dépassant celles dans les fonds high yield d’environ 4,3 milliards d’euros. Cela dit, sur les deux dernières années, la collecte des fonds high yield a été presque équivalente à celle des fonds en catégorie d’investissement. Fitch remarque par ailleurs que la collecte des fonds de crédit reflète l’appétit des investisseurs pour la classe d’actif davantage que leur conviction dans la capacité des gérants à gérer activement l’exposition au marché. Ces dernières années, la performance des fonds de crédit corporate ne répond pas à une quelconque cohérence : aucun fonds de crédit classé dans le premier quartile entre 2006 et 2009 ne s’est maintenu à ce niveau depuis 2009. En revanche, les fonds les moins performants entre 2006 et 2009 se retrouvent souvent dans les premier et deuxième quartiles entre 2009 et 2012. A fin mars 2012, les fonds d’obligations corporate en catégorie d’investissement représentaient quelque 200 milliards d’euros, les fonds high yield totalisant environ 35 milliards d’euros. (1) «Sector Update – Corporate Credit and High Yield Funds»
Les difficultés pour le refinancement de la dette non notée des opérations de leveraged buyout (LBO) en Europe se poursuivent, indique Moody’s dans un rapport publié le 29 mai. L’agence précise que 254 entreprises sont confrontées au renouvellement de 133 milliards d’euros de dette arrivant à échéance en 2015. Au moins un quart d’entre elles pourraient se retrouver en cessation de paiement et le chiffre pourrait doubler si les marchés obligataires à haut rendement venaient à être fermés pendant une longue période en raison de facteurs externes.«Plus de la moitié de la dette arrivant à échéance en 2015 se concentre dans 36 entreprises, dont chacune en a émis pour plus de 1 milliard d’euros», déclare Chetan Modi, responsable financement par effet de levier pour l’Europe de Moody’s et auteur du rapport. «Même si cette dette est largement disséminée entre plusieurs secteurs, la majeure partie de la dette à refinancer arrivera à échéance en 2014».Les résultats de l’étude de Moody’s sont conformes aux analyses précédentes de l’agence de notation, mais ces entreprises ont désormais une année de moins à attendre avant le pic de refinancement de 2014-2015. Ce pic de refinancement a de quoi inquiéter, compte tenu de la conjoncture macroéconomique et la faible qualité de cette dette.Moody’s fait remarquer dans ce rapport que les facteurs déterminants dans le choix de la méthode de refinancement seront le montant de cette dette et sa qualité. De nombreuses entreprises de plus grande taille chercheront à se refinancer en émettant des obligations à haut rendement. Elles devront toutefois être suffisamment solvables pour y parvenir. L’ouverture des marchés européens et américains des obligations à haut rendement déterminera dans une large mesure la façon dont ce fardeau du refinancement sera surmonté. L’accès aux marchés continuera de se faire par des « fenêtres de tir ». Moody’s s’attend a ce que les nouvelles obligations émises restent chères. Moody’s table sur une augmentation des entreprises qui auront recours à une renégociation des conditions et un rééchelonnement de leurs prêts en 2012. Les options d’emprunt pour les obligations adossées à des portefeuilles de prêts (CLO) seront de plus en plus limitées, notamment à partir de 2013, compte tenu de l’expiration de leurs périodes de réinvestissement. Cette restriction donnera lieu à une augmentation des restructurations de dettes pour les émissions de moindre qualité.
La monnaie unique n’a pas la cote. Les citoyens européens sont dans l’ensemble mécontents de l’euro mais ils ne sont pas pour autant disposés à l’abandonner et à revenir à leurs monnaies originelles, selon un sondage réalisé dans huit pays européens par Pew Research Center.De fortes majorités en faveur du maintien de l’euro se dégagent même en Grèce (71%), en France (69%) et en Allemagne (66%). La population espagnole est encore à 60% derrière l’euro et 52% des Italiens sont pour le maintien de la monnaie unique. Dans ce contexte, l’euro a plongé dans la soirée du 29 mai à son plus bas niveau depuis début 2010 face au dollar, à 1,2503 dollar contre 1,2541 la veille au soir. L’euro aurait notamment été déprimé par l’abaissement de la note souveraine de l’Espagne par une petite agence de notation américaine, Egan-Jones, qui a dégradé la note de l’Espagne à BB- contre B précédemment.
Brewin Dolphin a dégagé au premier semestre se terminant le 31 mars un résultat avant impôts de 12,3 millions de livres, en progression de 3,3 % par rapport au premier semestre de l’exercice précédent.Les actifs sous gestion se sont accrus de 7,1% durant la période sous revue pour atteindre 25,7 milliards de livres, grâce notamment à une progression de près de 11% des fonds discrétionnaires à 17,3 milliards de livres.
Le trading de matières premières, qui induit un niveau faible de risque mais un besoin énorme en liquidités, pourrait bientôt constituer une nouvelle classe d’investissement privilégiée pour certains investisseurs, rapporte L’Agefi suisse. Les fonds de pension, les compagnies d’assurances ou les family offices qui mènent actuellement des stratégies risk-off pourraient notamment être séduits par cette forme alternative de placement, très peu risquée quand elle est proposée par les leaders du négoce.Trafigura, le n°2 mondial du trading de minerais et le n°3 du trading d’énergie, a annoncé au début du mois le lancement d’un véhicule d’investissement de titrisation de ses créances commerciales, une première pour le secteur du négoce. Son fonds de Commodity Trade Finance, Galena, possède déjà des actifs sous gestion de près de 2 milliards de dollars et vise son doublement d’ici fin 2013.
«Nous n’aimons pas les «govies» actuellement : les obligations d’Etat sont soit trop chères, soit trop risquées», a estimé Andreas Höfert, économiste en chef et globazl head wealth management research d’UBS, lors d’une présentation à Paris. Dès lors, la grande maison helvétique se veut «agressive sur la partie entreprises et haut rendement de l’obligataire et défensive sur les actions, en privilégiant les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la santé, la consommation de base et les hauts dividendes durables». En revanche, Andreas Höfert «aime moins» les cycliques et les financières.D’une manière générale, UBS conseille d'être neutre sur les pays émergents et s’attend que l’euro baisse contre le dollar et les autres devises, ce qui tient au défaut de construction de la monnaie unique avec laquelle «on a un risque de défaut en plus d’un risque d’inflation». Andreas Höfert préfère les devises scandinaves, le zloty, la couronne tchèque et le dollar canadien, mais aussi le dollar de Singapour et le won.
Depuis le regain de tensions autour de la Grèce, les clignotements de l'« interrupteur des risques », le «Ro-Ro» (pour risk on-risk off), ont de nouveau guidé des marchés désorientés et inquiets, rapporte Les Echos. Cet indice, qui mesure la corrélation entre les classes d’actifs, s’est emballé face au risque d’une sortie de la Grèce de l’euro. Selon le Ro-Ro, tous les actifs, et en tout cas beaucoup d’entre eux, sont dans le « même bateau ». Ce qui se passe en Grèce a des répercussions planétaires (croissance, risque systémique...) et des impacts sur de nombreux marchés, même lointains, du fait des risques de contagion en série. Aux yeux des opérateurs, peu de marchés se révèlent immunisés contre ce danger de déflagration globale.
En matière d’argent, la plupart des investisseurs ne peuvent ou ne veulent pas attendre, analyse The Wall Street Journal. Cela explique l’un des grands mystères de l’investissement : pourquoi, malgré les centaines de millions de dollars dépensés chaque année dans le conseil et les frais de gestion, l’investissement value continue d’être «un repas gratuit». Ainsi, selon le Brandes Institute, qui a découpé les valeurs américaines en 10 déciles par caractéristiques value, entre 1980 et 2010, les moins chères ont surperformé les plus chères de 575 %. Une telle opportunité ne devrait pas persister, mais pourtant c’est le cas, observe le WSJ.