La volatilité de marché et la corrélation des actifs inédites qui ont suivi la pénurie de crédit de 2008 ne sont pas près de disparaître. En tout cas pas tant que la crise de la dette souveraine fait peser une hypothèque sur la croissance. Selon une enquête internationale réalisée auprès des investisseurs institutionnels par Create Research et Principal Global Investors près de 80% des institutionnels s’attendent à des turbulences prolongées sur les marchés et plus de 60% d’entre eux prévoient au moins deux crises systémiques avant la fin de la fin de la décennie. La peur, davantage que les fondamentaux, va guider le comportement des marchés et les anomalies de prix vont prospérer. De telles anomalies sont bien évidemment une source d’opportunités à saisir. Un point de vue partagé par 71% de l'échantillon. Toutefois, seulement 13% des investisseurs interrogés pensent pouvoir tirer parti de cet environnement volatil au cours des prochaines années.Selon l’enquête, plusieurs obstacles empêchent les gestionnaires de tirer parti de la situation. Le secteur manque cruellement de gestionnaires capables de comprendre en profondeur les primes de risques, les corrélations des actifs et les biais tactiques en période de dislocation. En 2009, relève l’enquête, seule une minorité de gestionnaires avaient tiré les conséquences de la crise financière. En outre, la compréhension globale des phénomènes est plus difficile compte tenu de la multiplication des mandats de spécialistes au détriment des mandats diversifiés. Autres obstacles déclinés par l’enquête, la défiance de la clientèle compte tenu des médiocres performances enregistrées dans le sillage de la crise ou encore l’instinct grégaire des investisseurs qui souvent ignorent le précepte de base «acheter au son du canon, vendre au son du violon». La conséquence de cette situation est que les gestionnaires d’actifs, -bon nombre d’entre eux- vont devoir revoir leur modèle de développement s’ils veulent faire de la volatilité une opportunité d’investissement.Parmi les pistes évoquées par l’enquête figurent notamment le développement d’une expertise multi-classes d’actifs, une meilleure répartition des intérêts qui implique notamment que les professionnels de l’investissement soient associés aux gains mais aussi aux pertes, la promotion de la rapidité d’exécution et de l’investissement de conviction, et enfin la promotion d’un plus grand engagement de la clientèle afin de réduire les erreurs de «timing» et le risque de regret. C’est seulement à ce prix que le secteur éloignera la perspective d’une nouvelle décennie perdue.
L’un des plus haussiers des fonds de pension américains, celui des enseignants de l’Illinois (Teachers’ Retirement System of the State of Illinois, 37 milliards de dollars d’encours), reconnaît que ses prévisions de rendement, qui ont été 8,5 % par an sur les 25 dernières années sont devenues irréalistes, rapporte The Wall Street Journal. L’objectif de performance va donc être révisé à la baisse, ce qui augmentera de plusieurs milliards de dollars les engagements du fonds.
Avec SAM (pour : Strategische Anlage Modellierung), Fidelity Worldwide Investments propose aux particuliers allemands souscripteurs de fonds une gestion patrimoniale assortie de conseil. Qu’il s’agisse de placements de courte durée, de plans d'épargne retraite individuels ou de constitution de fonds propres en vue d’un placement immobilier, SAM est conçu comme une solution complète. Les portefeuilles SAM sont adaptés aux besoins individuels du client, avec une automatisation du suivi jusqu’au moment du versement, les risques étant systématiquement et progressivement réduits à partir de cinq ans avant la fin de la période d'épargne, sans que le client n’ait à s’en préoccuper en permanence. Ce service est accessible à partir de 10.000 euros.Après avoir déterminé au moyen d’un questionnaire les attentes du client, le système SAM choisit les trois meilleurs fonds de chaque catégorie parmi les 8.000 fonds commercialisés en Allemagne par 220 sociétés de gestion, à condition qu’ils soient notés au moins 4 étoiles par Morningstar et qu’ils justifient d’un historique de performance ainsi que d’un encours suffisants. De plus, SAM analyse le rendement des fonds présélectionnés au regard de leurs risques de pertes et de la volatilité. Cela permet ensuite de constituer des portefeuilles profilés (de prudent à dynamique) capables de traverser sans trop de fluctuations les phases de marché difficiles.
Les gérants ne s’occupent plus que de 22 % des actifs financiers globaux, dont le montant a augmenté en quatre ans, au lieu de 25 % il y a quatre ans, selon la dernière édition de l'étude annuelle de McKinsey sur la gestion d’actifs, rapporte Les Echos. Cela dit, il n’y a pas d’activité plus rentable dans les services financiers. Le retour sur capital s’est élevé à 13,5 % en 2011 dans la gestion d’actifs contre 8,1 % pour l’assurance et 5,1 % pour la banque. Sur les trois, voire cinq prochaines années, McKinsey prévoit une croissance annuelle de 3 % alors que les deux autres secteurs sont en recul.
L’indice de confiance des investisseurs institutionnels State Street Investor Confidence Index pour le mois de juin 2012 s’affiche en hausse de 7 points, passant de 86,5 en mai à 93,5 points en juin, son plus haut niveau de l’année. Cette hausse est attribuable aux investisseurs américains et européens. L’appétit pour le risque des investisseurs institutionnels en Amérique du Nord s’est accru de 5,7 points par rapport au niveau corrigé de 88,1 en mai, atteignant 93,8 en juin. La confiance des investisseurs institutionnels en Europe affiche une hausse de 4,5 points pour atteindre 102,5 par rapport au niveau corrigé de 98 relevé le mois précédent. Les investisseurs en Asie montrent une légère amélioration de la confiance. L’indice régional affichant une progression d’un point à 90,4 en juin par rapport au niveau final de 89,4 en mai.
Face aux critiques dont ses ETF ont fait l’objet, et donc à la demande de nombreux investisseurs, BlackRock a décidé de limiter la marge de manœuvre de ses gérants et de plafonner désormais à 50 % le recours au prêt-emprunt de titres pour ces produits vendus sur la marque iShares, a indiqué à Reuters une porte-parole du gestionnaire américain, rapporte le Handelsblatt. Par le passé, la proportion de ces opérations a dépassé cette limite.
39 % des investisseurs institutionnels européens envisagent d’augmenter la part des actifs déléguée à des sociétés de gestion externes - de 5 % en moyenne - sur les douze prochains mois, révèle un sondage de Caceis Investor Services et PwC mené entre février et avril auprès d’un échantillon de professionnels représentant 4.500 milliards d’euros et présenté mardi à Monaco à l’occasion du Fund Forum International*.Sur ce panel, 32 % des institutionnels prévoient d’accroître le nombre de sociétés auxquelles ils confient leurs encours. A l’heure actuelle, les institutionnels délèguent en moyenne 59 % des actifs à des gérants externes, sachant que la pratique est bien plus répandue chez les fonds de pension (69 %) que chez les compagnies d’assurance (10 %). Ils confient en moyenne 553 millions d’euros à chaque société de gestion. Un montant qui est moins élevé pour ceux favorisant un investissement dans des fonds (240 millions) que pour ceux privilégiant des mandats (809 millions d’euros). Dans le même temps, 52 % des investisseurs interrogés utilisent moins de 10 sociétés de gestion externes, quelle que soit la catégorie d’investisseurs.Lorsqu’ils sélectionnent des gérants externes, les investisseurs institutionnels, qui détiennent 69 % des actifs gérés par le secteur de la gestion d’actifs soit 12.000 milliards d’euros, s’intéressent en premier lieu à la transparence du produit, devant la performance et l’expertise, a détaillé François Marion, CEO de Caceis Investor Services, lors de la présentation de l’étude. Leur niveau de satisfaction dépend de la solidité opérationnelle, de l’indépendance des vérifications des contrôles et procédures et de la qualité du service, poursuit le sondage. Un résultat, selon François Marion, qui montre que les investisseurs ne se focalisent pas uniquement sur la performance. Néanmoins, une mauvaise performance est le premier facteur pour lequel un investisseur va décider de remplacer une société de gestion. Les deux autres raisons sont le niveau élevé des frais et la faible qualité du reporting. Trois éléments que les sociétés de gestion doivent de fait chercher à améliorer…*Taking the reins, a roadmap for navigating the institutional investors’ universe
Un sondage auprès de 21 investisseurs institutionnels et de 25 responsables financiers d’entreprises (émetteurs), principalement européens, réalisé par Edhec-Risk Institute et parrainé par Rothschild & Cie montre que les investisseurs jugent les obligations d’entreprises indexées sur l’inflation comme l’instrument idéal pour couvrir leurs engagements, maintenant que la dette souveraine n’est plus considérée comme un actif à l’abri du défaut dans le cadre de la gestion sous contrainte de passif effectuée par les fonds de pension.En ce qui concerne les entreprises, les personnes interrogées estiment que l'émission d’obligations indexées sur l’inflation est de nature à limiter en dernier ressort le risque de l’entreprise et à augmenter la valeur de ses actions.
Ces dernières années, l’aversion aux marchés actions a donné lieu à un appétit croissant pour les fonds obligataires en Europe, selon une étude de Lipper. Mais qui n’a profité à tout le monde. L’examen des flux de l’année 2011 montre qu’une petite proportion de fonds a concentré une bonne partie de la collecte. Selon Lipper, un peu plus de 5% des fonds obligataires ont ainsi recueilli près de 50% de la collecte obligataire de l’année 2011.Ce qui peut pousser certains gestionnaires à lancer de nouvelles stratégies pour tenter de capter une partie de la collecte des fonds les plus vendus. Le nombre de fonds en Europe reste en tout cas très élevé avec, bon an mal an, une augmentation du nombre de fonds d’environ 1.000 unités.
SG Private Banking renforce sa couverture de la clientèle russe en Asie avec le recrutement à Singapour de son premier spécialiste russophone, rapporte Asian Investor.Garry Frenklah a rejoint SG Private Banking en qualité de senior director, responsable du développement de la clientèle russe et internationale dans la région. Garry Frenklah travaillait précédemment chez Royal Bank of Scotland en qualité de managing director.
Imitant l’exemple de la Deutsche Bank et de DWS qui ont pris une décision similaire fin mars, LBBW Asset Management Investmentgesellschaft mbH, filiale de gestion d’actifs de la Landesbank Baden-Württemberg (LBBW) a annoncé qu’elle arrête la commercialisation de produits d’investissement liés aux matières premières agricoles, manifestement pour ne plus prêter le flanc aux critiques selon lesquels les établissements financiers se rendent coupables de spéculation sur les produits alimentaires au détriment des pays les plus défavorisés.Ainsi, les fonds LBBW Rohstoffe 1 et 2LS (645 millions d’euros d’encours au total) renonceront désormais totalement à investir dans ces matières premières agricoles : les dispositions juridiques nécessaires ont été engagées, mais la société de gestion n’a pas encore reçu le feu vert correspondant de la BaFin. Normalement, le portefeuille des deux fonds ne comportera plus de placements dans des matières premières agricoles d’ici à la fin de cette année.Depuis fin 2011, LBBW Invest n'émet plus de certificats dont le sous-jacent serait un produit alimentaire. Et, en avril, le gestionnaire a lancé le fonds LBBW Rohstoffe 3 - Ex Food, qui a été conçu pour des investisseurs désireux de se positionner sur les matières premières mais non sur les produits alimentaires.
La co-entreprise Ping An Russell Investments prépare pour le troisième trimestre de l’année le lancement sur le marché chinois du premier fonds de multigestion à destination de la clientèle fortunée, indique Asian Investor.La nouvelle stratégie sera accessible tout à la fois aux gérants de hedge funds locaux et aux investisseurs en dollars par le biais d’un fonds équivalent QFII (investisseurs institutionnels étrangers qualifiés).Ping An Russell Investments va lancer le nouveau fonds, dénommé MoM, en collaboration avec Bank of Communcations International Trust.
Le groupe Bloomberg a constitué une équipe d’une centaine d’analystes regroupés dans une entité dédiée qui va fournir de la recherche, révisée quotidiennement, sur une centaine de secteurs aux Etats-Unis, en Europe et en Asie, rapporte Les Echos. Le produit est en développement depuis trois ans. Il y a un an, il a été testé avec la couverture d’une dizaine de secteurs industriels et de services, le suivi de l’Europe a été lancé l’an dernier et celui de l’Asie commence avec l’ouverture d’un bureau à Hong Kong.
La capitalisation boursière du CAC 40 s’inscrivait au 31 décembre 2011 au niveau des fonds propres des sociétés qui composent l’indice, selon le 6ème Profil Financier du CAC 40. Alors que les fonds constituent ce que l’on appelle communément «la valeur à la casse» d’une entreprise. Un «price to book» (capitalisation sur fonds propres) de 1 signifie que les investisseurs valorisent faiblement les perspectives de croissance et de création de valeur et les actifs immatériels non inscrits au bilan.Même au plus de la crise, en 2008, la capitalisation boursière dépassait de 20% le montant des fonds propres du CAC 40. Jamais depuis la création du Profil Financier du CAC 40, les entreprises n'étaient ainsi apparues aussi mal valorisées par rapport à leurs solides fondamentaux, signe d’une inquiétude certaine face aux incertitutes macro-économiques.« L’alignement de la valorisation boursière et de la valorisation comptable du CAC 40 constitue le phénomène le plus marquant de ce 6ème Profil Financier du CAC 40. La faiblesse des cours de bourse alors que les résultats des entreprises sont orientés à la hausse, traduit une inquiétude devant les incertitudes macro économiques. Les Banques & Assurances et les Industries encore très exposées au marché européen souffrent de la crise de la zone euro. Le secteur des utilities est affecté par les multiples aléas réglementaires auxquels il est soumis » explique Jean-Charles de Lasteyrie, président de Ricol Lasteyrie.La déprime boursière ne touche cependant pas de la même façon toutes les sociétés et tous les secteurs du CAC 40. Ainsi, fin 2011, quinze sociétés de l’indice affichaient une valorisation boursière inférieure à leurs fonds propres contre neuf un an plus tôt. Une seule société, Essilor affiche un ratio price to book supérieur à 3, alors qu’en 2006 c’était le cas pour 13 sociétés.Depuis 2006, le rendement des capitaux propres (bénéfice net sur capitaux propres) des sociétés du CAC 40 a sensiblement baissé. Alors qu’avant la crise, le ROE du CAC 40 oscillait autour de 15 %, il ressort à environ 10 % depuis deux ans. Même en réintégrant les 10 milliards d’euros de pertes en 2011 liées aux dépréciations d’actifs, le ROE du CAC 40 reste loin de son niveau de 2006 et 2007. Les entreprises n’ont pas réussi jusqu’à présent à compenser la rupture de tendance provoquée par la récession de 2009. Entre 2006 et 2011, le ROE du CAC 40 a subi une baisse de 33 %. Dans le même temps, la capitalisation du CAC 40 chutait de 35 %.
Le fournissseur d’indices S&P Indices a annoncé le 26 le lancement de l’indice S&P Sri Lanka 20, développé en partenariat avec la Bourse de Colombo (Colombo Stock Exchange, CSE).L’indice comprend les 20 principales valeurs en termes de capitalisation de marché cotées au CSE.Les 20 principales valeurs de l’indice John Keells Holdings PLC Commercial Bank of Ceylon PLC Bukit Darah Co. Ltd. Hatton National Bank PLC Carson Cumberbatch& Co PLC Sampath Bank PLC Ceylon Tobacco Co. Ltd.. DFCC Bank Aitken Spence & Co PLC National Development Bank PLC CT Holdings PLC Distilleries Co of Sri Lanka PLC Hayleys PLC Chevron Lubricants Lanka PLC Dialog Axiata PLC Cargills Ceylon PLC Aitken Spence Hotel Holdings PLC Nestle Lanka Asian Hotels & Properties Sri Lanka Telecom PLC
Durant la semaine au 20 juin, les investisseurs n’ont pas manqué de mauvaises nouvelles, entre autres le ralentissement de la croissance en Chine et en Allemagne, la crise bancaire espagnole, les avertissements sur les résultats des entreprises ou encore des signes de faiblesse du côté de l'économie américaine. Mais les investisseurs en ont tiré la conclusion que, dans un tel contexte, un nouvel assouplissement quantitatif était de plus plus probable.Les fonds d’actions dans leur ensemble ont pour la première fois depuis la mi-mars enregistré des souscriptions hebdomadaires, selon EPFR Global. Les fonds d’actions européennes ont subi des rachats pour la cinquième semaine consécutive mais ils ont été en partie compensés par des soucriptions des investisseurs institutionnels dans les fonds d’actions allemandes, pour un montant de 869 millions de dollars. Les fonds obligataires ont enregistré des souscriptions durant la semaine au 20 juin pour un montant de 4,14 milliards de dollars, dont les trois quarts ont été absorbés par les fonds obligataires américains.Les fonds monétaires ont subi une décollecte de 33,43 milliards de dollars, la plus élevée depuis la première semaine d’août 2011. Plusieurs facteurs ont contribué à cette évolution, notamment des échéances fiscales trimestrielles aux Etats-Unis et la perspective d’un nouvel assouplissement quantitatif qui va écraser des rendements déjà au plus bas.
Prendre en compte les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance ne constitue pas une assurance contre des processus d’investissement médiocres, souligne l’agence Fitch Ratings dans un communiqué publié le 25 juin. L’agence relève que l’investissement socialement responsable (ISR) n’a pas par lui-même amélioré le profil risque/rendement moyen d’un fonds actions européennes dans un passé récent. Et même à plus long terme, l’année 2008 y compris, la protection à la baisse d’une gestion ISR n’est pas non plus prouvée statistiquement. En revanche, relève l’agence, les fonds obligataires ISR ont enregistré de meilleures performances avec un risque moindre au cours des trois dernières années.Tout en affichant des totaux de frais sur encours similaires, les fonds ISR ont en moyenne sous-performé les fonds non-ISR de 0,6% par an au cours des trois dernières années dans les catégories de Lipper actions européennes et actions de la zone euro.Les acteurs du marché considèrent souvent la mise en œuvre d’une stratégie ISR de stock picking comme moins risquée et plus défensive. Là, l’examen des trois dernières années n’apporte pas de confirmation décisive. Les fonds ISR présentent une volatilité et des pertes maximales légèrement supérieures, de 19,5% et -23,2% respectivement, contre 18,8% et 21,7% pour les fonds non ISR. Cela dit, Fitch reconnaît toutefois que les investisseurs qui adoptent les critères ISR considèrent également les retombées positives non liées à la performance, comme l’empreinte carbone ou l’impact social de leurs investissements.
Le gérant de hedge funds européen Brevan Howard Asset Management tente actuellement de rassembler une vingtaine de millions de dollars pour un fonds de dette, rapporte l’agence Bloomberg.Ce fonds, le Brevan Howard Credit Value Master Fund, se propose d’investir dans des titres adossés à des hypothèques (MBS), des CDO liés à de l’immobilier et des titres illiquides qui se négocient en dessous de leur valeur intrinsèque, précise Brevan Howard dans une documentation commerciale obtenue par l’agence.
Le patron de Julius Baer, Boris Collardi, estime que le projet de rachat par Julius Baer des activités de banque privée hors des Etats-Unis de Bank of America (BofA) est compatible sur le plan «culturel». «Nous avons en matière d’acquisition des critères très clairs, déclare Boris Collardi dans un entretien à la NZZ am Sonntag, interrogé sur les différences culturelles entre l’activité bancaire outre-Atlantique et helvétique. Une telle opération se doit donc de «coller tant au plan stratégique que culturel», souligne le banquier. De son point de vue, l’intérêt de la division de banque privée de BofA réside notamment dans sa forte présence en Asie et en Amérique latine.
Les fonds souverains ont investi 42 % de plus en 2011 qu’en 2010, selon une étude du Sovereign Investment Lab de l’Université de Bocconi de Milan citée par le Financial Times. En 2011, on recense 237 investissements directs de la part de ces fonds, pour 80,9 milliards de dollars. Le gros de cet argent est allé vers des pays développés, et notamment vers des sociétés exposées aux marchés émergents.