«Nous n’aimons pas les «govies» actuellement : les obligations d’Etat sont soit trop chères, soit trop risquées», a estimé Andreas Höfert, économiste en chef et globazl head wealth management research d’UBS, lors d’une présentation à Paris. Dès lors, la grande maison helvétique se veut «agressive sur la partie entreprises et haut rendement de l’obligataire et défensive sur les actions, en privilégiant les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la santé, la consommation de base et les hauts dividendes durables». En revanche, Andreas Höfert «aime moins» les cycliques et les financières.D’une manière générale, UBS conseille d'être neutre sur les pays émergents et s’attend que l’euro baisse contre le dollar et les autres devises, ce qui tient au défaut de construction de la monnaie unique avec laquelle «on a un risque de défaut en plus d’un risque d’inflation». Andreas Höfert préfère les devises scandinaves, le zloty, la couronne tchèque et le dollar canadien, mais aussi le dollar de Singapour et le won.
Depuis le regain de tensions autour de la Grèce, les clignotements de l'« interrupteur des risques », le «Ro-Ro» (pour risk on-risk off), ont de nouveau guidé des marchés désorientés et inquiets, rapporte Les Echos. Cet indice, qui mesure la corrélation entre les classes d’actifs, s’est emballé face au risque d’une sortie de la Grèce de l’euro. Selon le Ro-Ro, tous les actifs, et en tout cas beaucoup d’entre eux, sont dans le « même bateau ». Ce qui se passe en Grèce a des répercussions planétaires (croissance, risque systémique...) et des impacts sur de nombreux marchés, même lointains, du fait des risques de contagion en série. Aux yeux des opérateurs, peu de marchés se révèlent immunisés contre ce danger de déflagration globale.
En matière d’argent, la plupart des investisseurs ne peuvent ou ne veulent pas attendre, analyse The Wall Street Journal. Cela explique l’un des grands mystères de l’investissement : pourquoi, malgré les centaines de millions de dollars dépensés chaque année dans le conseil et les frais de gestion, l’investissement value continue d’être «un repas gratuit». Ainsi, selon le Brandes Institute, qui a découpé les valeurs américaines en 10 déciles par caractéristiques value, entre 1980 et 2010, les moins chères ont surperformé les plus chères de 575 %. Une telle opportunité ne devrait pas persister, mais pourtant c’est le cas, observe le WSJ.
Selon la dernière livraison de l’European Asset Allocation Survey du consultant Mercer, 20 % des 1.200 fonds de pension interrogés ont l’intention de réduire encore leur allocation aux actions «domestiques» ou internationales, rapporte Investment Europe, précisant que la proportions de fonds britanniques désireux de diminuer leur exposition aux actions britanniques atteint 38,8 %, contre 1,4 % qui prévoient de l’augmenter. L’allocation moyenne des fonds britanniques aux actions a baissé de 4 points de pourcentage en un an, à 43 %.Le sondage montre aussi que, cette année, 50 % du panel sont à présent investis en alternatif contre 40 % l’an dernier, mais que l’exposition se limite généralement à 3-5 % par classe d’actifs alternatifs. Parmi les fonds de pension continentaux, 20 % ont opéré une allocation à des hedge funds, aux marchés émergents et aux obligations à haut rendement, tandis que les fonds britanniques préfèrent les fonds croissance diversifiés, les hedge funds d’allocation d’actifs (GTAA) et les fonds de hedge funds.
Michael B. Zelouf, director of international business de Western Asset Management, a indiqué lors d’un entretien avec Newsmanagers que la société de gestion gère 3,8 milliards de dollars (dont 900 millions dans des fonds) avec sept professionnels de l’investissement à Singapour, qui est le centre d’excellence de cette plus grosse «boutique» (obligataire) de Legg Mason avec 450 milliards de dollars. Sa présence à Paris coïncidait avait la venue en Europe de Chia-Liang Lian, le CIO de Singapour pour l’Asie hors Japon, en tournée de promotion pour le Asian Opportunities Fund.Le directeur des investissements explique que «le message principal est tout simplement que l’Asie n’est plus périphérique, c’est un thème d’investissement central pour les investisseurs des pays industrialisés. De plus, après la chute de Lehman Brothers, les grands investisseurs régionaux se sont eux-mêmes reportés sur des placements en obligations asiatiques alors qu’ils étaient auparavant sur un positionnement «Barbell» entre le monétaire et l’immobilier. Les fonds de pension et les banques centrales asiatiques, en tout cas, ont rapatrié leurs avoirs sur la zone, qu’ils considèrent désormais comme beaucoup plus sûre. Quant aux investisseurs européens et aux fonds de pension, ils voient maintenant dans les obligations d’Etat de Singapour et de Hong-Kong une vraie diversification».S’agissant du fonds Asian Opportunities, Chia-Liang Lian souligne que ce produit s’adresse «aussi bien aux investisseurs institutionnels qu’aux gestions privées des banques, aux gestionnaires de fortune, aux family offices et aux plates-formes de fonds. En fait, ce fonds cadre bien avec l’image de Western AM : une vision de long terme, une orientation value et un accent sur la diversification».L’encours se situait à 761 millions de dollars au 15 mai 2012. Le fonds utilise le HSBC Local Bond Index comme indice de référence. Le portefeuille se compose de 153 lignes actuellement, dont environ une centaine de «govies».Interrogé sur l’allocation du portefeuille, le CIO explique : «actuellement nous sommes surpondérés sur les obligations d’Etat philippines (le pays est candidat à un relèvement de note), dont le rendement est attrayant, et sur les emprunts d’Etat de Malaisie. Nous sommes également positionnés sur la partie courte de la courbe des obligations d’Etat sud-coréennes. En fait, nous sommes présents sur chacun des dix marchés de la région, y compris la Chine et l’Inde».Au 31 mars, le fonds affichait une performance de 12,29 % par an en dollars sur trois ans, contre 10,54 % pour l’indice de référence. Depuis le lancement (2 juillet 2008), l’Asian Opportunities a gagné 8,82 % par an en moyenne, contre une performance de 7,70 % pour le «benchmark».
Le courtier Newedge, conjointement détenu par les banques françaises Société Générale et Crédit Agricole, a annoncé à ses clients qu’il quittait le marché boursier grec, selon un document interne évoqué par le quotidien Financial Times du 28 mai."Minimiser par anticipation les expositions potentielles fait partie de nos procédures habituelles en matière de risque», a expliqué la société, qui compte parmi les principaux prestataires européens de services aux hedge funds. Selon le quotidien britannique, Newedge va notamment cesser de financer les appels de marges réclamés aux fonds investis en actions grecques.
Selon une étude d’universitaires de Yale et de Maastricht, les fonds de pension d’entreprise américains de même que les fonds de pension d’entreprise et publics au Canada et en Europe, ont fait face à l’augmentation du nombre de retraités et à la baisse des taux d’intérêt ces 20 dernières années en réduisant le risque de leurs investissement, mais les fonds de pension publics américains ont réagi à l’inverse en augmentant leurs allocations à des actifs risqués comme les actions, le private equity et les actifs alternatifs malgré l’augmentation du nombre de retraités, rapporte le Financial Times.Cette attitude est imputable aux «encouragements pervers» de la réglementation américaine qui permet aux fonds de retraite publics américains de calculer leurs engagements en fonction du rendement escompté des investissements, en général 7,5 à 8 % par an.
Dans une interview donnée à L’Agefi, Franck Nicolas, directeur investissement et solutions clients chez Natixis AM, précise qu’il surpondère les actions compte tenu de l’inconnue grecque. « Notre démarche tactique consiste essentiellement à privilégier les actions américaines sans couverture de change et dans une moindre mesure les régions émergentes », explique le responsable qui ajoute avoir opté pour des secteurs plus défensifs en jouant la génération de dividendes.
BNP Paribas Investment Partners vient de lancer une campagne de promotion mondiale d’une nouvelle stratégie présentée comme une approche de deuxième génération de l’investissement en actions basse volatilité. Devant l’intérêt grandissant des investisseurs institutionnels pour les stratégies actions basées sur les critères de risque, BNP Paribas Investment Partners a engagé une réflexion sur les différentes approches existantes dans le cadre d’un article paru dans le Journal of Portfolio Management (1). L’une des principales conclusions de cette recherche est que les stratégies basées sur les critères de risque peuvent jouer un rôle central dans les portefeuilles. Elles permettent en outre d’expliquer l’anomalie de la volatilité, selon laquelle les titres à faible risque génèrent de meilleurs rendements et qui contredit pourtant le modèle d'évaluation des actifs financiers selon lequel le rendement d’une action est proportionnel au bêta de cette action. Le fonds BNP P L1 Equity World Low Volatility, qui a un an d’existence et un encours de l’ordre de 35 millions plus des mandats, est une stratégie propriétaire systématique qui a pour objectif de tirer parti de l’anomalie de la volatilité. Elle permet notamment de corriger le problème de l'écart de suivi très élevé observé dans les stratégies traditionnelles de «minimum variance». A l’occasion d’une récente présentation, Pierre Moulin, responsable ingénierie financière chez BNP Paribas Investment Partners, et Denis Panel, responsable des investissements chez Theam, ont décliné, chiffres à l’appui, les principaux atouts de cette stratégie qui s’intéresse en priorité aux titres à faible risque dans tous les secteurs, avec un horizon d’investissement de deux à trois ans et un rebalancement mensuel. Par construction, le nouveau fonds permet bien évidemment de réduire significativement la volatilité de façon contrôlée. Ensuite, il améliore de façon spectaculaire le ratio de Sharpe par rapport à l’indice MSCI Monde (0,45 contre 0,12 pour l’indice de référence sur la période janvier 1995-décembre 2011). Il permet également de dégager un ratio d’information élevé (0,72) assorti d’un risque de tracking error de 5,5%. Enfin, la stratégie surperforme dans pratiquement toutes les situations de marché, notamment dans les phases de baisses des marchés; elle tend à sous-performer l’indice de référence seulement dans les phases de très fort rebond.Depuis son lancement en avril 2011, le fonds affiche une performance de 11,87% contre 5,28% pour l’indice de référence, soit une surperformance de 6,59%. (1) «Demystifying Equity-Based Strategies : A Simple Alpha plus Beta Description», par Pierre Moulin, Raul Leote de Carvalho et Xiao Lu, tous de BNP Paribas Investment Partners
Les fonds souverains sont de plus en plus nombreux à s’intéresser à la gestion alternative, souligne une table ronde organisée le mois dernier par Opalesque et consacrée à la région du Golfe. Les fonds souverains sont généralement investis dans l’obligataire et les actions mais la nécessité d’une diversification et d’une meilleure rentabilité va croissant compte tenu du bas niveau des taux d’intérêt.A noter aussi que les fonds souverains sont de plus en plus attentifs au développement du secteur de la gestion d’actifs dans les pays du Golfe.Les actifs sous gestion de l’ensemble des fonds souverains s'élèvent à environ 4.600 milliards de dollars.
Selon le dernier rapport de la Bundesbank les ménages allemands ont constitué en2011 une épargne financière de 149 milliards d’euros contre 154 milliards en 2010. Ce montant reste supérieur à la moyenne de longue période, ce qui s’explique entre autres parce que le revenu disponible a augmenté du fait d’une évolution conjoncturelle positive et de la stabilité de la situation sur le marché de l’emploi.Les ménages ont confié 67 milliards d’euros de nouvelle épargne aux banques, mais ils ont retiré 15 milliards d’euros des fonds d’investissement.L'épargne financière totale des ménages allemands représentait fin décembre 4.715 milliards d’euros, soit plus du double de la dette publique (environ 2.000 milliards).
Harvest et Huatai PineBridge ont publié la liste des 10 plus gros investisseurs pour leurs nouveaux ETF transfrontières sur le CSI 300. Les portefeuilles 402 et 407 du fonds national chinois de la Sécurité sociale (NCSSF) gérés par Bovero et E-Fund, respectivement, figurent tous deux sur ces listes, à savoir 900 millions de yuans chacun pour le fonds Harvest et 750 millions chacun dans celui de Huatai-PineBridge, rapporte Z-Ben Advisors.Selon les spécialistes du secteur, le NCSSF serait à la manœuvre en coulisses, donnant instruction aux gestionnaires d’augmenter leur exposition aux fonds indiciels transfrontières.
Au premier trimestre 2012, le titre le plus surpondéré par les hedge funds a été Express Scripts, selon une analyse réalisée par l'équipe de recherche quantitative de Credit Suisse Securities et présentée par Institutional Investor.En neuvième position au trimestre précédent, la société a suscité l’intérêt de Third Point qui a acquis plus de 3,1 millions de titres au premier trimestre et de Maverick (2 millions de titres). Les deux sociétés sont ainsi devenues les deux nouveaux premiers actionnaires de la société.L'étude indique par ailleurs que quatre nouveaux titres sont entrés dans la liste des quinze titres les plus surpondérés par les hedge funds au premier trimestre, à savoir Sears Holdings, Visa, Crown Castle et JCPenney. Ils ont remplacé Anadarko, Family Dollar, Williams et Medco Health Solutions.Plusieurs des quinze titres retenus ont été impliqués dans des opérations d’acquisition et ont servi d’investissements d’arbitrage de fusions/acquisitions pour de nombreux investisseurs.
Plusieurs grandes sociétés de gestion européennes ont confirmé au Financial Times qu’elles se délestent de leurs actifs en euro, face aux craintes d’une sortie de la Grèce de la monnaie unique. Amundi et Threadneedle ont réduit leur exposition à l’euro ces jours récents. Le spécialiste américaine Merk Investments, spécialiste des devises, a soldé toutes ses positions en euro dans son fonds vedette. L’euro a perdu 5 % ces dernières semaines, pour revenir à 1,2514 dollar jeudi.
Goldman Sachs veut contribuer à hauteur de 40 milliards de dollars sur dix ans à des projets liés aux développement d'énergies renouvelables, à travers des financements et des investissements directs, a indiqué un porte-parole de la banque américaine.Nous prolongeons notre engagement de longue date envers le développement des énergies renouvelables en fixant un objectif de 40 milliards de dollars de financements et investissements sur la prochaine décennie dans des entreprises qui font la promotion de technologies alternatives propres, a déclaré ce porte-parole, Michael Duvally, dans un courriel adressé à l’AFP. Cet objectif, qui représente une moyenne de 4 milliards de dollars par an, réaffirme l’engagement de Goldman Sachs à servir les besoins de ses clients dans ce domaine et à jouer un rôle catalyseur sur ce marché important, a-t-il ajouté.
De passage à Paris, Harald Sporleder, gérant de portefeuille et spécialiste des actions européennes, a indiqué à Newsmanagers qu’Allianz Global Investors (AGI) a relancé depuis août 2011 la commercialisation du fonds long/short equity Allianz RCM Discovery Europe Strategy, un produit des îles Caiman converti en fonds coordonné de droit luxembourgeois le 22 octobre 2009 (*). La liquidité est hebdomadaire.L’effort commercial a un moment été mis en sommeil compte tenu d’un passage à vide des performances. «L’encours se situe actuellement à 63 millions d’euros. Nous n’avons repris activement la commercialisation qu’en août 2011. Dans une première étape, je vise un palier à 185 millions d’euros d’ici à six mois. Et, de toutes façons, la limite de capacité pour ce produit n’excède, pas selon nous, les 500 millions d’euros. A terme, et progressivement», indique Harald Sporleder.En fait, les résultats sont porteurs et justifient la reprise d’une commercialisation active puisque «depuis le 5 juin 2007, notre fonds affiche au 30 avril une performance de 31,68 % après frais, contre une perte de 26,24 % pour le MSCI Europe TR et 12,86 % de gain pour un indicateur mixte 50 % Eurohedge Market neutral + 50 % Eurohedge Long/Short Equity. Sur les quatre premiers mois de 2012, le fonds a gagné 6,24 % contre 6,58 % pour le MSCI Europe et 2,18 % pour l’indicateur mixte». Et Harald Sporleder de préciser : «nous nous focaliserons sur les fonds de hedge funds, les fonds de fonds family offices et les fonds de pension».Le gérant indique par ailleurs que le portefeuille, qui couvre toutes les classes de capitalisation, comporte actuellement une centaine de lignes, et que le levier maximal se situe à 1,7. La commission de performance de 20 %, avec high watermark, s’entend au-dessus d’un taux butoir qui est l’Eonia. LQuant à la stratégie, Harald Sporleder souligne : «Nous couvrons tous nos paris en devises. Le fonds s’appuie sur une approche fondamentale et ne recourt pas à une méthodologie quantitative. Nous opérons des paris sur les secteurs et les pays, tout en étant «market neutral» sur les plans sectoriel, des pays et des monnaies. En fait, nous sommes pour l’essentiel à contre-courant du consensus, parce que le consensus ne fait pas gagner de l’argent. Et nous nous efforçons de choisir le bon moment pour nos ventes à découvert, qui font au minimum 0,5 % et au maximum 3,5 % du portefeuille par ligne».(*) LU0384030010
Les principaux fonds obligataires travaillent pour protéger leurs portefeuilles contre une possible sortie de la Grèce de la zone euro, relate The Wall Street Journal. Certains gérants se débarrassent des obligations des pays du Sud, tandis que les autres se ruent sur les émissions américaines et allemandes. D’autres encore «shortent» les obligations grecques. Bill Gross, le fondateur et co-CIO de Pimco, a notamment déclaré avoir renforcé ses positions en bons du Trésor américains ces six derniers mois dans son fonds vedette Total Return Fund. A contre-courant, il a aussi réduit sa participation dans les bunds allemands.
Le Fonds Stratégique d’Investissement (FSI)a dévoilé sa stratégie dans le secteur du numérique à l’occasion de la parution le 23 mai du deuxième numéro des « Cahiers du FSI » consacré au secteur du numérique.Avec un portefeuille estimé à 2,5 milliards d’euros d’actifs, le FSI s’est imposé, en l’espace de trois ans, comme un acteur majeur du développement de la filière numérique française. Il rend aujourd’hui publique sa réflexion sur les tendances qui structurent le secteur, dans la continuité de sa politique de filières. Il s’agit d’un secteur stratégique qui participe à la compétitivité et au rayonnement de la France et présente un potentiel de développement significatif L’intégralité du cahier spécial numérique est disponible sur : www.fonds-fsi.fr/
Les fonds monétaires américains «prime» ont réduit leur exposition aux banques européennes de 2 % en dollars depuis fin mars, indique une étude de Fitch Ratings publiée le 23 mai. Sur la zone euro, l’allocation de ces investisseurs est en hausse de 2 %. La baisse de l’exposition aux banques britanniques et néerlandaises a été partiellement compensée par une augmentation de l’allocation aux banques allemandes, précise l’agence.Après avoir fortement réduit leur exposition aux banques européennes, les fonds monétaires américains semblent adopter une attitude attentiste, commente Fitch Ratings.Ces trois derniers mois, l’exposition à la zone euro est stable, mais elle reste inférieure de 63 % par rapport à fin mai 2011. Sur l’Europe, le différentiel est de 51 %.
L’encours de l’épargne solidaire a continué de progresser l’an dernier pour atteindre 3,55 milliards d’euros au 31 décembre 2011, en progression de 15% par rapport à 2010, selon les chiffres du Baromètre de la finance solidaire, publié par Finansol/ La Croix, qui fête cette année ses 10 ans. En 10 ans, l’encours a ainsi été multiplié par 12. L’encours de l’épargne solidaire est tiré par l’épargne salariale solidaire, qui atteint 1,74 milliard d’euros. Aujourd’hui, 500.000 salariés placent leur épargne salariale dans des fonds solidaires. Les sommes investies dans des activités à forte utilité sociale et environnementale s’élèvent à 897 millions d’euros fin 2011 (+31% par rapport à 2010) et ont été multipliées par 8 en 10 ans. Plus de 200.000 emplois ont ainsi été créés ou consolidés en une décennie, et 82.700 entreprises ont pu être soutenues. En tout, près de 800.000 épargnants font aujourd’hui le choix d’agir pour une finance plus humaine, souligne Finansol.