A l’issue d’une table-ronde organisée par le sovereign institutions group de BNY Mellon, Rumi Masih, senior investment strategist de l’investment strategy & solutions group (ISSG) a rapporté que les participants sont tombés d’accord sur le fait que les fonds souverains peuvent profiter de signaux d’alerte tels qu’une hausse des prix des matières premières pour réduire le risque de leurs portefeuilles avant que des chocs de marché ne se concrétisent.Cela peut paraître contre-intuitif, mais un fonds souverain présentant une sensibilité aux variations des prix des matières premières devrait commencer à se positionner sur des actifs plus liquides au moment où ces prix atteignent leur pic au lieu d’attendre qu’ils ne commencent à baisser. Bien entendu, les signaux d’alerte devront être adaptés en fonction des éléments moteurs pour l'économie du pays de chaque fonds souverain.
En relevant au début de l'été leurs prévisions à 6 mois pour les indices boursiers, les panélistes actions de L’Agefi avaient parfaitement anticipé le rally estival en Europe et aux Etats-Unis. Depuis la publication du dernier panel actions, le 2 juillet, le CAC 40 et l’Euro Stoxx 50 ont rebondi de 7%, tandis que le S&P 500 gagnait plus de 3%. Tous les contributeurs ont aujourd’hui relevé leurs prévisions à 6 mois pour le CAC 40. Parmi les plus optimistes, Assya AM ou Lazard Frères Gestion. Le premier a porté son objectif à court terme pour l’indice parisien à 3.600 points, contre 3.150 début juillet. Le second vise désormais 3.750 points, soit un relèvement de 10%.
Le Panel Allocation de L’Agefi a augmenté son exposition sur les actions à désormais 46% du portefeuille, au détriment de la poche obligataire qui revient à 39%, soit le même niveau qu’au début de l’année 2012. Mais les choix d’allocation des différents panélistes restent contrastés. Si trois des dix-huit membres du Panel (Aberdeen AM, CM-CIC AM et OFI AM) ont décidé de laisser leur allocation totalement inchangée par rapport à début juillet, l’optimisme sur les actions est manifestement très élevé pour Dexia AM qui s’est renforcé de 7 points sur ce compartiment en diminuant sa part en cash, devant La Française AM (+5 points), CPR AM ou BlackRock Flexible Multi-Asset Fund (+4 points), souligne le quotidien.
China Investment Corp a vendu le gros de sa participation dans BlackRock, dans le cadre de sa stratégie visant à réduire son exposition aux institutions financières, rapporte le Financial Times. Le fonds souverain chinois avait acquis près de 3 % de BlackRock, représentant environ 1 milliard de dollars, lorsque la société de gestion a acquis Barclays Global Investors en 2009. Ces derniers mois, il a progressivement vendu ses titres, dégageant un profit, selon des personnes proches du dossier.
Le fonds de pension des enseignants californiens CalSTRS a investi 1,2 milliard de dollars dans l’immobilier au deuxième trimestre, 78,5% de ces engagements étant investi dans des stratégies core, a indiqué CalSTRS dans son rapport trimestriel d’activité.
Le statut de Londres en tant que place de premier plan pour les hedge funds semble menacé, selon un sondage réalisé par le cabinet de recrutement Astbury Marsden, rapporte FINalternatives.Interrogés sur l’implantation préférée de leurs activités, 462 banquiers et gérants de hedge funds britanniques ont placé Singapour en tête, avec 31% des suffrages, devant New York (20%) et Londres (19%). Et la capitale britannique ne précède que de très peu Hong Kong (16%) et Dubai (15%). Parmi les atouts de la ville-Etat, le cabinet de recrutement cite entre autres les rémunérations plus élevées, le régime fiscal et l’encadrement réglementaire plus souples.
Selon les statistiques publiées par l’agence de notation Fitch, l’exposition des dix plus importants fonds monétaires américains aux banques de la zone a augmenté de 9%, entre les fins du mois de juin et de juillet derniers, rapporte L’Agefi. Les investissements en France ont même crû de 45% sur la période et ceux dans toute l’Europe de 14%. Reste que l’exposition de ces véhicules à la zone a tout de même baissé de 76% par rapport à mai dernier et moins de 10% des actifs des fonds y sont investis. Les fonds américains ont en revanche accru leur exposition au Japon de 118% entre la fin du mois de mai 2011 et juillet 2012.
Les assauts à répétition contre le secret bancaire suisse ne semblent pas décourager les investisseurs qui ont fait jusqu’ici confiance aux gestionnaires suisses, rapporte Investment Europe. Selon des données communiquées par la société américaine SNL Financial, le Credit Suisse a même renversé la tendance à l'érosion des actifs sous gestion avec une progression de 2,4% au premier semestre à 1.210 milliards de francs suisses, facilitée il est vrai par une hausse de la valeur des actifs de 2,11%. Bank Coop a également enregistré une progression de ses actifs sous gestion, de 4,17% sur le premier semestre 2012, grandement facilitée là aussi par l’effet marché. EFG International n’a pas réussi pour sa part à renverser la tendance mais a tout de même limité le mouvement avec une baisse de ses actifs sous gestion de 2,62% contre plus de 8% l’an dernier.
Le prestataire de services financiers Morningstar a annoncé le 29 août le lancement d’une plate-forme à destination des salles de marché et des spécialistes du risque qui propose des données sur les marchés de l'énergie et des matières premières.Des informations supplémentaires sur cette nouvelle plate-forme dénommée Morningstar Markets Commodities Edition sont disponibles à l’adresse suivante http://www.morningstarcommodity.com/
Pour 4,9 milliards en numéraire, les fonds Carlyle Partners V et Carlyle Europe Partners III vont acquérir DuPont Performance Coatings (DPC), une division de DuPont spécialiste des peintures automobiles et industrielles. La transaction devrait être bouclée dans le courant du premier trimestre 2013.DPC, qui emploie 11.000 personnes, réalisera cette année un chiffre d’affaires de plus de 4 milliards de dollars.
Les fonds monétaires américains ont continué à augmenter leur exposition aux banques japonaises, lesquelles représentaient à fin juillet 12,3 % des portefeuilles, selon Fitch. Cela représente une hausse de 118 % en dollars par rapport au niveau de la fin mai 2011. Cette exposition dépasse désormais l’allocation des fonds monétaires US aux banques de la zone euro, qui se situe à 8,5 %, soit 76 % de moins par rapport au niveau de fin mai 2011.
Un sondage sur le développement durable effectué par le gestionnaire allemand Union Investment (banques populaires) auprès de 172 investisseurs dans l’immobilier en Allemagne, en France et au Royaume-Uni montre que les personnes interrogées ont élargi l’assise de leurs activités durables. Les stratégies «vertes» ne se focalisent plus sur un immeuble particulier mais sur l’ensemble du portefeuille et concernent l’ensemble de la chaîne de valeur, en intégrant les utilisateurs et les prestataires de services. A titre d’exemple, Union indique que 34 % des investisseurs contactés, contre 25 % il y a six mois, constituent un ensemble de données de base (consommation finale d'énergie, coûts d’entretien sur l’ensemble du cycle de vie, production de déchets) des immeubles à l'échelon de l’ensemble du portefeuille. Pour 34 % également, le développement durable a été intégré dans la stratégie de responsabilité sociale de l’entreprise.L’enquête a aussi mis en évidence que les investisseurs français et britanniques déploient une plus grande activité que les allemands en matière d’investissements immobiliers durables, les «baux verts» ayant notamment beaucoup gagné en popularité en France.En moyenne, 65 % des professionnels de l’immobilier interrogés considèrent que le comportement des utilisateurs influence de manière décisive le bilan écologique d’un immeuble. Mais ils ne sont que 52 % de cet avis en Allemagne, contre 72 % en France et 77 % au Royaume-Uni. Il faut noter enfin que seulement moins de 20 % des investisseurs estiment disposer dans leur pays de critères sans ambigüité pour déterminer qu’un immeuble peut être considéré comme durable.
Ping An Insurance, l’une des principales compagnies d’assurances en Chine, va être l’une des premières à profiter d’une nouvelle loi autorisant les assureurs à employer des gestionnaires d’actifs externes, selon Financial News, qui cite Z-Ben Advisors. Des appels d’offres ont été lancés à cet effet. Ping An a un portefeuille d’environ 123 milliards d’euros.
Le capital-investisseur américain KKR a proposé aux trois principaux actionnaires de Renesas Electronics, à savoir NEC, Hitachi et Mitsubishi Electric, d’acheter le fabricant japonais de puces électroniques pour environ 100 milliards de yen (1 milliard d’euros), selon des proches du dossier cités par The Wall Street Journal. Si cette acquisition de la firme nippone en difficulté devait se concrétiser, ce serait le plus gros investissement de KKR au Japon depuis l’ouverture dans ce pays d’un bureau en 2006.
Charlotte Quiniou, analyste chez Fitch Ratings, revient dans L’Agefi Hebdo sur l’initiative de certains gestionnaires américains de fermer leurs fonds monétaires libellés en euros. «Si l’on observe les initiatives prises par le passé par les gestionnaires américains, cela ne constitue qu’une première étape. D’autres mesures pourraient être appliquées comme l’abaissement des frais de gestion, ou encore l’orientation vers de nouvelles stratégies d’investissement avec des actifs sous-jacents de plus longue échéance», explique-t-elle. Néanmoins, l’allongement de la duration peut remettre en cause le profil du fonds, notamment sa liquidité. Les fonds les plus liquides sont les plus prisés par les investisseurs, mais compte tenu des taux monétaires extrêmement bas, cette liquidité a un coût. «Notre recherche indique que maintenir un niveau élevé de liquidité d’un véhicule de trésorerie induit un «coût» de 20 à 30 points de base de rendement», souligne Charlotte Quiniou.
Quel est le secteur préféré des fonds souverains sur le moyen/long terme ? Entre 2005 et 2011, les fonds souverains ont investi en priorité dans le secteur financier, selon des statistiques communiquées par le SWF Institute.Durant cette période, les investissements des fonds souverains dans les valeurs financières ont totalisé 164,91 milliards de dollars. Viennent ensuite l’immobilier, avec un montant de 54,49 milliards de dollars, puis l'énergie, les infrastructures et les services aux collectivités.Les secteurs les moins recherchés ont été la santé et les technologies de l’information.
Après un mois d’août «loin d'être négatif», comme le souligne Philippe Delienne, la rentrée et les derniers mois de l’année devraient se montrer mouvementés. Selon le président de Convictions Asset Management, la crise s’installe mais les solutions se profilent, avec une Banque centrale européenne qui se montre plus interventionniste. Actuellement, Convictions AM alloue 23,7 % du portefeuille de Convictions Premium aux actions, majoritairement européennes. Les gérants évitent les titres liés à la consommation et les entreprises dépendantes de contrats avec les Etats. Les obligations, qui représentent 77,2 % du portefeuille, font la part belle au high yield. La société de gestion est également positive sur les obligations périphériques italiennes, ainsi que sur les convertibles (0,4 % du fonds actuellement), qui devraient dans un futur proche attirer davantage l’attention de Convictions AM.
La société de gestion norvégienne Skagen Fonder a perdu 570 millions de couronnes norvégiennes lundi avec la chute de l’action Samsung, rapporte le journal norvégien Finansavisen. Le titre de la société sud-coréenne a abandonné 7,7 % après le verdict sévère à son égard dans le procès qui l’opposait à Apple. Trois fonds de la société de gestion détenaient Samsung en portefeuille (Skagen Global, Skagen Kon-Tiki et Skagen Vekst).
Pour le mois d’août, l’indice de confiance des investisseurs institutionnels State Street Investor Confidence Index a chuté à 90,9 points, contre un niveau corrigé de 94,3 en juillet. Une forte détérioration de l’appétit pour le risque des investisseurs en Amérique du Nord est à l’origine de cette baisse, l’indice régional ayant chuté de 8,7 points à 84,4 par rapport au niveau corrigé de 93,1 en juillet. L’indice régional pour l’Europe demeure quasiment inchangé, avec un léger repli de 0,5 point, de 101,7 à 101,2. En revanche, l’appétit pour le risque des investisseurs asiatiques s’est amélioré pour le quatrième mois consécutif. L’indice régional pour l’Asie s'établit à 93,5, en hausse de 2,9 points par rapport au niveau corrigé de 90,6 le mois dernier."Alors que la confiance des investisseurs européens et asiatiques s’est globalement stabilisée, le niveau relevé pour l’indice de la confiance en Amérique du Nord indique clairement un revers», commente M. Froot, auteur de l’indice. «Nous avons bien observé des achats concrets d’actions européennes, à l’exclusion du Royaume-Uni, tandis que les dirigeants politiques s’efforçaient de limiter les risques extrêmes d’un abandon de l’euro, mais des flux négatifs ont été relevés dans d’autres régions. Nous avons noté un changement dans la composition des flux, légèrement moins défensive qu’elle ne l’était en début d’année. Par exemple, le secteur des matériaux et le secteur financier ont été privilégiés aux dépens des services d’utilité publique et des biens de consommation de base».
Sur les sept mois à fin juillet, seulement un hedge fund sur dix a réussi à battre l’indice de référence S&P 500, en raison notamment de la chute deux fois plus rapide que l’indice des positions longues prises par les gérants, selon une analyse de Goldman Sachs, rapporte Investment Europe.Les 50 positions longues citées le plus fréquemment par les gérants parmi leurs dix principales positions au 30 juin ont reculé de 7,2% au cours des trois mois précédents. L’indice S&P 500 n’a perdu que 2,8% durant la même période. Compte tenu de cette sous-performance, seulement 11% des hedge funds ont réussi à battre l’indice de référence entre janvier et juillet. Soit moins de la moitié du pourcentage (26%) observé pour l’ensemble de l’année 2011. Et le gain de 5% en moyenne enregistré par les hedge funds au 3 août est inférieur de plus de moitié à celui du S&P 500 (12%).