«En l’espace de quatre ans, à fin mars, Janus a quadruplé ses encours obligataires à 22,7 milliards de dollars, ce qui couvre à la fois les fonds et les mandats. La collecte et les encours ont encore fortement augmenté depuis le début du deuxième trimestre. Pour janvier-mars, les souscriptions nettes ont représenté 1,2 milliard de dollars ; elles se sont encore significativement accrues après la fin mars», a indiqué à Newsmanagers Colleen Denzler, global head of fixed income strategy de l’américain Janus Capital Group, à l’occasion de l’inauguration officielle du bureau de Paris.Pour l’heure, le gestionnaire de Denver n’envisage pas d'élargir son offre : «nous estimons que notre gamme est complète actuellement. Mais nous n’excluons pas de refaire une incursion dans le domaine des prêts bancaires...». Et concernant les produits coordonnés, la gamme comporte cinq produits gamme (High Yield, Global High Yield, Global Investment Grade, US Short-Term Bond, Flexible Income). Les investisseurs non américains peuvent accéder à six stratégies au travers de mandats (Core Plus Bond, Short Duration Bond, High Yield Bond, Global Core Plus, Global Investment Grade Bond, et Global High Yield Bond). «Notre encours obligataire non-américain représentait fin mars 3,7 milliards de dollars», précise Colleen Denzler."Actuellement, la demande des investisseurs se concentre sur les obligations à court terme, vu les incertitudes ambiantes, sur le «flexible income», qui permet aux clients de nous déléguer leur gestion sous contrainte de passif, et sur le haut rendement», explique Olivier Systchenko, responsable de la clientèle institutionnelle. Quant au positionnement des portefeuilles Janus, Colleen Denzler précise : à l’heure actuelle, «nous n’avons pas du tout d’obligations bancaires européennes en portefeuille et de manière globale nous sommes très sous-pondérés sur l’Europe et sur l’Asie. En revanche, nous sommes pour l’heure surpondérés sur les Etats-Unis et l’Amérique latine car c’est là où nous voyons les meilleures opportunités d’investissement du moment».Cela dans un environnement où «la préoccupation centrale des marchés à l’heure actuelle, partout dans le monde, est l’attente d’une solution à la crise européenne. Il est probable que les inquiétudes vont aussi se focaliser sur la politique aux Etats-Unis à la rentrée, avec l’approche de la présidentielle».Pour résumer la stratégie de Janus, Colleen Denzler précise : "à la différence de nombre de nos concurrents, nous n’adoptons pas une approche macro «top-down», car nous avons opté pour la sélection de titres de «bons» émetteurs pour les obligations d’entreprises. Mais nous ne restons pas obnubilés par le crédit : en cas de besoin, nous n’hésitons pas à nous positionner sur des obligations gouvernementales «refuge» comme les Treasuries américains, les Bunds ou les titres publics australiens. C’est notre police d’assurance, dans un environnement où les investisseurs adoptent une attitude très défensive. Notre ambition consiste à générer de manière constante des rendements ajustés du risque, en nous appuyant sur notre système exclusif Quantum, tout en préservant le capital. J’ajoute que nous n’avons pas de dérivés en portefeuille et que notre recours aux titrisations est très limité.