Dreyfus Corporation, une société du groupe BNY Mellon, vient de lancer un mutual fund géré activement, le Dreyfus Opportunistic Emerging Markets Debt Fund.Le fonds se propose d’investir dans toutes les classes d’actifs de la dette émergente, y compris la dette libellée en devises fortes et la dette libellée en monnaie locale émises par des émetteurs souverains et des entreprises. Le fonds est géré par Alexander Kozhemiakin, managing director pour les stratégies marchés émergents et gérant de portefeuille senior responsable de la gestion de l’ensemble des portefeuilles de dette émergente chez Standish, ainsi Javier Murcio, gérant de portefeuille et analyste senior de la dette souveraine. Les actifs sous gestion de Dreyfus Corporation s'élèvent à environ 294 milliards de dollars.
Le Handelsbatt rapporte que l’actif géré par le fonds contrarian Mainstay Marketfield Fund atteint désormais 9,5 milliards de dollars contre 1,7 milliard fin mai 2012. Ce produit est géré par un poète amateur, Michael Aronstein, et par un docteur en philosophie, Michael Shaoul.La stratégie est simple : elle consiste à investir à contre-tendance. Les gérants considèrent actuellement que les actions allemandes, italiennes et irlandaises sont intéressantes, que les banques sont en convalescence et que les coûts de financement sont proches de 0 %.
Pierre Guillemin est directeur allocations d’actifs et actions chez Swiss Life AM. Il estime dans L’Agefi que la consolidation des marchés actions a déjà commencé. «Le problème actuel est la sortie de la Fed de sa politique de Quantitative Easing et son impact sur la croissance», souligne-t-il.Selon Pierre Guillemin, les marchés actions sont correctement évalués. Il souligne que «toute baisse des indices actions mesurée sur 3 mois doit être mise à profit pour acheter et renforcer des positions (sauf si les fondamentaux de l'économie devaient changer). Nous restons optimistes sur le continent nord-américain ainsi que sur le Japon où nous profiterons de tout repli éventuel du Nikkei sous les 12.000 pour acheter de nouveau des actions».
Les conseillers financiers et les gestionnaires de fortune pourront à l’avenir profiter d’une extension de l’offre du consultant Mercer, qui propose désormais les services High volume Research (HVR) et High Volume Monitoring (HVM), pour suivre l’ensemble des questions potentielles soulevées par les fonds dans lesquels leurs clients sont investis.Le HVR est un outil concis de haut niveau (par opposition aux rapports de recherche complets sur les gérants) destiné aux gestionnaires de fortune pour les aider à identifier les problématiques qui pourraient concerner les fonds dans lesquels ils pourraient investir l’argent de leurs clients. Pour sa part, le HVM est un service de suivi régulier grâce auquel l'équipe de Mercer s’efforcera d’identifier les changements concrets à l'échelon d’un fonds susceptibles d’avoir une incidence sur le résultat pour le client.HVR et HVM permettent aux conseillers en investissement et aux gestionnaires de fortune d’accéder à une qualité de service jusqu'à présent réservée aux investisseurs institutionnels et aux fonds de pension.
Les investisseurs privés ont continué d’acheter des actions durant les six mois à fin mai, selon les derniers chiffres communiqués par Capita Registrars dans son Private Investor Watch.Les investisseurs outre-Manche ont ainsi ajouté 2,3 milliards de livres dans leurs portefeuilles, portant le total de leurs avoirs à 222,2 milliards de livres, soit l'équivalent en valeur de 11% des actions britanniques.Depuis le début du marché haussier en mars 2009, les investisseurs ont ajouté 6,1 milliards de livres à leurs avoirs en actions, dont 3,6 milliards de livres au cours des douze derniers mois. Entre décembre 2012 et mai 2013, les investisseurs ont négocié quelque 45 milliards de livres d’actions, soit la période la plus active des deux dernières années.Les investisseurs n’ont toutefois pas anticipé le recul du marché qui a commencé début juin et n’ont donc pas pris leurs bénéfices. Ils ont même continué d’investir jusqu'à fin mai. A la date du 18 juin, ils avaient perdu 11,5 milliards de livres, leurs avoirs tombant à 210,7 milliards de livres.
L’indice de rachat calculé par l’administrateur de hedge funds SS&C GlobeOp a progressé en juin à 3,88% contre 3,77% en mai, rapporte Reuters.Les hedge funds ont tiré parti de la forte hausse du marché boursier depuis l'été dernier mais de nombreux investisseurs sont déçus de voir que les hedge funds sont incapables de concurrencer les performances des marchés actions. Depuis le début de l’année, les hedge funds ont enregistré une performance de 3,95%, selon Hedge Fund Research, à comparer à un gain de près de 13% pour l’indice S&P 500.
La société allemande de conseil en investissements durables versiko a annoncé le lancement d’un plan d'épargne-retraite en unités de compte, ökoViola, dont le portefeuille sera exclusivement investi en parts du fonds ökovision Classic, lancé par la filiale luxembourgeoise ökoworld, la partie assurance du contrat étant confiée à Continentale.Selon versiko, cette formule permet aux souscripteurs d'être sûrs que leur épargne sera investie de manière éthique, avec l’exclusion des firmes d’armement, du nucléaire, de chimie du chlore ou encore qui font travailler des enfants.Au 31 mai, le fonds ökovisin Classic affichait un encours de 361,8 millions d’euros pour les parts C (LU0061928585) et de 15,8 millions pour les parts A (LU0551476806).
Russian Direct Investment Fund (RDIF), le fonds de capital investissement soutenu par l’Etat russe, et le fonds souverain d’Abu Dhabi, Mubadala Development Company, ont annoncé le lancement d’un fonds de co-investissement de 2 milliards de dollars afin de rechercher des opportunités d’investissement sur le marché russe.Les deux fonds contribuent au nouveau fonds pour 1 milliard de dollars chacun. Cette nouvelle initiative de Mubadala s’inscrit dans la volonté de la société de s’installer durablement sur les grands marchés internationaux.
Pour son fonds ISR d’actions européennes Equities Europe Sustainable (environ 50 millions d’euros d’encours), le gestionnaire belge Petercam utilise désormais les données brutes de Sustainalytics au lieu de celles de Vigeo. Elles sont toujours retraitées en interne par le comité ISR, qui établit la liste des valeurs éligibles communiquée au gérant, Didier van de Veire.Cela s’est traduit par une dizaine de changements sur 60 lignes, l’univers que couvre Sustainalytics étant plus large en direction des moyennes capitalisations, ce qui correspond mieux au mode de recherche de performance du gérant.Petercam est satisfait de la réactivité et du pragmatisme de son fournisseur et n’exclut pas d’élargir l’utilisation des données à d’autres produits actions, voire obligataires.
Londres et Paris restaient en 2012 les villes de l’Union européenne avec les prix immobiliers les plus élevés, selon une étude du cabinet Deloitte publiée le 20 juin, qui souligne également l’hétérogénéité croissante des marchés immobiliers selon les pays."Londres centre demeure la ville la plus chère en Europe avec un coût moyen de 10.000 euros par mètre carré» dans l’immobilier résidentiel neuf, suivie par Paris intra muros, qui «affiche un coût moyen de 8.300 euros par mètre carré», détaille l'étude, qui porte sur le marché du logement résidentiel dans 12 pays européens.Le prix moyen du mètre carré descend à 6.000 euros pour le Grand Londres et 5.500 euros en Ile-de-France. On trouve ensuite Munich, ville la plus chère d’Allemagne avec environ 5.000 euros du mètre carré, puis Moscou, Milan, Rome, Lyon et Marseille, autour de 4.000 euros le mètre carré, ajoute Deloitte.Rapporté au niveau de vie, c’est toutefois en Russie que l’accès à la propriété est le moins aisé, avec en moyenne 10 années de salaire brut nécessaires pour acquérir un logement neuf de 70 mètres carrés. La France arrive en deuxième position, avec 9,4 ans, suivie par le Royaume-Uni et l’Italie. Le pays le plus accessible est le Danemark, avec à peine plus de 2 ans de salaire nécessaires pour l’achat d’un bien comparable.Selon l'étude, «la récession économique en Europe a accentué l’hétérogénéité des marchés selon les pays». Elle note ainsi que si les prix ont continué à grimper au Royaume-Uni (+13,5% par rapport à 2011), en Russie (+11%) et en Allemagne (+9,1%), la croissance a été beaucoup plus modérée en France (+2,5%) et en Belgique (+3,1%) et les prix ont reflué en Italie (-3,6%), en Espagne (-6,2%) et aux Pays-Bas (-6,9%).
Les actifs sous gestion des boutiques affiliées au groupe Montage Investments ont dépassé en mai la barre des 16 milliards de dollars. Les encours ont progressé de plus de 3 milliards de dollars en l’espace de cinq mois après avoir enregistré une hausse de 4 milliards de dollars en 2012.Plusieurs gestionnaires parmi les boutiques du réseau de Montage Investments ont enregistré d’excellentes performances ces derniers mois, entre autres Nuance Investments, Convergence Investment Partners et Tortoise Capital Advisors.
Agacé par les frais et la performance récente de son fonds de pension, le Montgomery County a décidé de transférer la quasi-totalité des actifs de ce fonds de 470 millions de dollars à une poignée de fonds indiciels gérés par Vanguard Group, rapporte le Wall Street Journal. Le county a suivi pour cela les conseils de John C. « Jack » Bogle, le fondateur de Vanguard et le « parrain » des fonds indiciels. Ce transfert devrait permettre au fonds de réduire les frais d’investissement d’environ deux tiers : 0,13 % des encours contre 0,43 % précédemment.
Le gestionnaire d’actifs indien Karvy Capital, qui appartient au fournisseur de services financiers Karvy Group, vient de lancer son premier hedge fund, selon The Economic Times.Ce fonds systématique met en œuvre une multi-stratégie de performance absolue qui a pour objectif de dégager des performances dans toutes les configurations de marché.
La première émission obligataire de l’Etat fédéral allemand et de dix des seize Länder serait imminente et pourrait en tout cas intervenir avant la pause estivale, rapporte Les Echos. Ce « Deutschland Bond », qui vise un montant de 3 milliards d’euros, profitera à 20 % à la région de Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Le Bund fédéral, récoltant 13,5 %, se situe au-dessus de la moyenne des Länder, qui est à 8,7 %. Autrement dit, Berlin soutient ce projet. « Il ne s’agit pas de servir de modèle pour de futurs " eurobonds " », a toutefois précisé Tammo Diemer, directeur de la Finanzagentur, l’agence chargée de placer la dette du Bund sur les marchés.
L’américain State Street Global Advisors (SSgA procède au regroupement de ses principales équipes dans la gestion active quantitative des actions des pays développés, et la gestion ‘enhanced equity’. Par ailleurs, il approfondit son expertise dans les stratégies obligataires pour couvrir un univers de crédit plus large dans des domaines tels que les crédits structurés, les obligations à haut rendement et la dette émergente.Concrètement, les pôles de gestion active quantitative des actions des pays développés et de gestion ‘enhanced equity’ seront réunis sous la direction de Ted Gekas, actuellement responsable du pôle ‘global enhanced equity’, qui assumera de nouvelles fonctions en tant que CIO et responsable monde pour la gestion active quantitative actions. Dans le cadre de ce changement, Ali Lowe, CIO, actions mondiales, quittera l’entreprise à la fin de 2013, après une période transitoire.SSgA a aussi annoncé qu’il regroupe ses capacités obligataires et monétaires sous la direction de Steve Meier, directeur des Investissements (CIO) responsable trésorerie, qui deviendra CIO pour l’obligataire, les devises et la trésorerie.Kevin Anderson, actuellement CIO responsable obligations, assumera les fonctions de responsable des investissements pour la région Asie-Pacifique, basé à Hong Kong. Il remplacera Lochiel Crafter, récemment nommé responsable de la région Asie-Pacifique en remplacement de Bernard Reilly, qui a pris les fonctions de responsable monde de la stratégie de SSgA.Pour optimiser l’efficacité de sa recherche quantitative, SSgA procède enfin à «l’intégration de son centre de recherche, Advanced Research Center (ARC) et de son équipe dédiée de support IT au sein des équipes d’investissement respectives», précise un communiqué. Cela doit permettre notamment de raccourcir le délai de mise des innovations sur le marché.
La collecte dans les pays du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA) s’est élevée au mois de mai à 655 millions de dollars, le montant le plus élevé des cinq dernières années, selon une étude de la Deutsche Bank. Sur ce montant, l’Arabie saoudite arrive en tête des pays de la région avec une collecte de 308 millions de dollars, devant le Qatar (131 millions de dollars) et Dubai (129 millions de dollars).Depuis le début de l’année, les pays de la région ont enregistré une collecte nette de quelque 2 milliards de dollars, ce qui constitue également un niveau record sur cinq mois. L’an dernier, l’activité des cinq premiers mois de l’année s'était soldée par une décollecte de 192 millions de dollars.
Si les deux tiers des investisseurs interrogés dans le cadre de la 10ème enquête annuelle de l’Association française des investisseurs institutionnels (Af2i) n’anticipent pas de retour de l’inflation ou de remontée des taux courts, ils sont trois quarts à prévoir une remontée des taux longs, ce qu’ils traduisent par une réduction de la duration de leurs portefeuilles, une allocation accrue aux taux variables et le recours à des instruments de couverture.Près de 90 % des membres du panel s’apprêtent à vivre durablement dans un environnement de taux bas, ce qui va se concrétiser entre autres par une diversification des portefeuilles obligataires, par une gestion plus active de la duration et l’introduction d’actifs réels.D’une manière générale, l’objectif de rendement des institutionnels pour cette année et sur le long terme a été révisé à la baisse de 50-100 points de base pour 70 % des responsables interrogés.Jean Eyraud, président de l’Af2i, a conclu les Entretiens de l’Af2i, le 19 juin, en soulignant que 76 % des institutionnels souhaitent obtenir un élargissement du champ des investissements autorisés. Cela concerne notamment des zones géographiques nouvelles (les pays émergents) mais aussi des classes d’actifs supplémentaires comme le «high yield», les «loans», les obligations internationales, les OPCI, les fonds contractuels ou des instruments financiers à terme. Cela posé, néanmoins, 56 % des dirigeants interrogés ont estimé disposer de suffisamment de liberté pour investir comme ils l’entendent.
Le fonds souverain de la Malaisie, 1Malaysia Development Bhd (1MDB), compte lever environ 1 milliard de dollars lors de l’introduction en Bourse de ses actifs énergétiques, selon des informations de l’agence Dow Jones Newswires.L’an dernier, 1MDB a racheté les activités énergétiques du magnat malaisien Ananda Krishnan, pour 2,7 milliards de dollars, ainsi que la branche énergie nationale de Genting Bhd, pour 730 millions de dollars, précise Dow Jones. Selon l’agence, qui cite des sources proches du dossier, les fonds ainsi rassemblés serviront au remboursement d’emprunts. Dow Jones ne donne pas plus de détails sur l’introduction à la Bourse de Kuala Lumpur, ni sur son calendrier. Cette entrée en Bourse confirme le dynamisme retrouvé de la «Bursa Malaysia», qui avait été prise d’une fièvre d’introductions en Bourse l’an passé avant de marquer une pause à la faveur des législatives de début mai.
AXA a annoncé le 18 juin sa décision d’augmenter son exposition au marché de la dette infrastructure en y investissant 10 milliards d’euros au cours des cinq prochaines années. Ces investissements seront réalisés à travers la plateforme de dette d’AXA Real Estate.Cette initiative fait partie de la stratégie de diversification des investissements crédits du Groupe et a pour objectif de tirer profit des avantages liés aux caractéristiques de la dette infrastructure, qui sont bien adaptées aux besoins d’un investisseur de long terme comme AXA. Ce nouveau programme s’inscrit en particulier dans la continuité de l’initiative prise en 2005 sur le marché de la dette immobilière commerciale, et du lancement en 2012 de la plateforme européenne de prêts aux entreprises de taille intermédiaire.AXA a confié à AXA Real Estate, le gérant de portefeuille et d’actifs immobiliers d’AXA Investment Managers, la gestion de ces investissements en dette infrastructure. AXA Real Estate prévoit de souscrire, pour le compte d’AXA, des prêts finançant des projets d’infrastructure allant jusqu’à 500 millions d’euros et adossés à des actifs situés dans les économies développées.« Notre décision d’accroître notre exposition à la dette infrastructure est conforme à notre stratégie globale d’investissement. Cela nous permet de répondre à notre besoin d’identifier des investissements de long terme et de diversifier notre portefeuille d’investissements crédits, afin de faire correspondre nos actifs aux garanties que nous prenons vis-à-vis de nos clients. Ce nouvel investissement illustre également le rôle que les sociétés d’assurance peuvent jouer dans le financement de l’économie réelle », explique Laurent Clamagirand, directeur des investissements du Groupe AXA, cité dans un communiqué.
Selon les estimations de State Street Global Advisors (SSgA) fournies par Frédéric Jamet, directeur de la gestion à Paris, le marché mondial du beta intelligent, smart ou advanced beta, représente sur les actions environ 150 milliards de dollars, sous forme de fonds ou d’ETF, ce qui demeure modeste au regard des encours mondiaux.SSgA se taille la part du lion dans ce domaine, avec 47,32 milliards de dollars d’actifs sous gestion à fin mars, contre 39,51 milliards fin décembre. Entre les souscriptions nettes et l’effet de marché, l’encours du gestionnaire américain sur ce segment s’est accru de plus de 7,8 milliards de dollars en trois mois.Si cette forme d’indexation intelligente «fonctionne» bien sur la durée, elle requiert de la part des investisseurs patience et convictions fortes, parce que certaines des variantes risquent de sous-performer sur des périodes relativement longues. Frédéric Jamet s'étonne néanmoins que la clientèle ne s’intéresse pas davantage aux produits de volatilité minimale, qui cumulent deux avantages, ceux d’une performance plus élevée et d’un risque plus faible que les produits de gestion traditionnelle.En pièce jointe figurent les encours des différentes stratégies «advanced beta» de SSgA