L’excès de réglementation et les interventions politiques sont les deux principaux risques identifiés par les dirigeants du secteur bancaire interrogés, devançant l’environnement économique, selon la 11ème édition de l’étude du CSFI, Banking Banana Skins, réalisée en association avec PwC. Les résultats de l'étude reposent sur les réponses de plus de 650 banquiers, régulateurs bancaires et observateurs proches du secteur bancaire dans 59 pays.Le message est clair : le poids de la nouvelle réglementation devient excessif et pourrait pénaliser la croissance économique. Les interventions politiques sont perçues comme des sources de coûts et de contraintes par le secteur bancaire. Les dirigeants du secteur bancaire européen sont parmi les plus concernés, au regard des nombreuses mesures réglementaires proposées ou adoptées aux niveaux européen et étatique afin de rendre les banques plus sûres.Toutefois, l'étude révèle également que, pour la première fois en sept ans, les inquiétudes quant aux perspectives économiques des banques ont commencé à se dissiper, signe que l’environnement commence à s’améliorer. L'étude montre aussi que les préoccupations exprimées dans les enquêtes précédentes sur la disponibilité des capitaux, la liquidité, le risque de crédit et les produits exotiques au sein du système bancaire ont commencé à s’atténuer.Malgré un regain de confiance sur les perspectives macroéconomiques, les inquiétudes restent fortes concernant la stabilité de la zone euro. Les marchés émergents, notamment la Chine dont le système bancaire est jugé sous pression, sont source de préoccupations croissantes. La réduction progressive du programme d’assouplissement quantitatif par les banques centrales est globalement considérée comme un facteur crucial pour les perspectives économiques mondiales.Selon l'étude, le risque technologique, qui est passé de la 18ème à la 4ème place, prend rapidement de l’ampleur, principalement en raison des inquiétudes accrues concernant la cybercriminalité. Comme le souligne l’un des participants, ce problème «ne peut que s’aggraver» et lourdement peser sur les banques, tant en termes financiers que de réputation. Mais si la technologie suscite également de fortes préoccupations du fait du vieillissement des systèmes, elle ne constitue pas pour autant une priorité d’investissement.