La capacité potentielle des investisseurs à exercer une influence positive sur l’économie, l’environnement et la société en investissant de manière responsable, reste en grande partie inexploitée, selon un rapport publié par onze acteurs financiers de premier plan* affichant ensemble plus de 5.000 milliards de dollars d’actifs sous gestion à fin mars 2014.Ces acteurs, qui comptent à la fois des sociétés de gestion et des investisseurs institutionnels, font partie de l’Investment Leaders Group (ILG) mis en place par l’University of Cambridge Institute for Sustainability Leadership (CISL). Ce groupe de travail est soutenu par d’éminents économistes financiers de la Cambridge Judge Business School.Intitulé The Value of Responsible Investment, ce nouveau rapport rappelle que l’économie actuelle continue de puiser dans le capital naturel de la planète au lieu de vivre des intérêts qu’elle procure. Il identifie la nécessité, pour le secteur financier, de définir collectivement une orientation claire, en faisant valoir les arguments d’ordre « moral, financier et économique qui justifient cette action ».Philippe Zaouati, directeur général de Mirova, filiale d’investissement responsable de Natixis Asset Management, et président de l’ILG explique : « Malgré l’engagement rhétorique général en faveur des principes pour l’investissement responsable, la dynamique de marché reste préoccupée par le court terme et, pour la plupart, les investissements ne contribuent guère à répondre aux enjeux actuels. L’ILG vise à modifier cette situation, tout d’abord en définissant la valeur de l’investissement responsable, puis en trouvant les moyens de le promouvoir ».Le rapport identifie plusieurs mesures que les acteurs financiers peuvent intégrer pour optimiser les opportunités d’investissement visant à produire des effets positifs sur le plan environnemental, social et en matière de gouvernance : Procéder à des recherches ciblées afin d’identifier dans quelle mesure les risques suscités par les « mégatendances » environnementales pèsent sur les performances économiques et limitent les rendements futurs. Continuer de saisir les nombreuses opportunités tactiques afin de soutenir l’investissement responsable. Par exemple : reportings harmonisés sur les impacts environnementaux et sociaux, mandats sur une gestion à long terme, démontrer l’alignement d’intérêt entre obligation fiduciaire et intégration ESG. Accroître les investissements affectés aux technologies, infrastructures et « business model » d’entreprises d’une future économie « verte » à faible émission de CO2. Cela reposera sur des principes d’investissement solides et des mesures d’accompagnement claires des décideurs politiques. Le Dr. Jake Reynolds, directeur des Business Platforms du CISL déclare : « Dans un monde qui néglige l’intégration des coûts sociaux et environnementaux aux bilans des entreprises, coûts dont on sait qu’ils peuvent à terme affecter la valeur de l’entreprise, l’investissement responsable peut être considéré non seulement comme une stratégie pertinente mais également comme une réponse essentielle aux sources croissantes de risque systémique ». *Allianz Global Investors, Aviva Global Investors, First State Investments, Loomis Sayles, Mirova, Nordea Life & Pensions, PensionDanmark, PIMCO, Standard Life Investments, TIAA-CREF Asset Management et Zurich Insurance Group