L’organisme de concertation et de réflexion France Stratégie, rattaché au Premier ministre, propose sept indicateurs pour mesurer la qualité de la croissance française à long terme et suggère l’ouverture d’un débat sur la sélection de ces indicateurs et la définition des seuils de référence, selon un communiqué publié le 15 septembre.La crise économique et financière de 2008 a remis à l’ordre du jour les interrogations sur la finalité de la croissance. Au début des années 1970, le Club de Rome alertait sur « les limites à la croissance » : au-delà de la seule augmentation du PIB, comment être certain qu’une société progresse sur le long terme ?D’après la commission Brundtland (1987), le développement d’une économie est dit soutenable quand il est capable de répondre aux besoins d’une population et de transmettre aux générations futures les ressources nécessaires pour satisfaire leurs propres besoins. Ainsi, pour viser une croissance « soutenable », il est nécessaire de prendre en compte le legs social, environnemental et productif que nous ferons aux générations suivantes. Sans se substituer à la mesure du PIB, France Stratégie suggère ainsi sept indicateurs pour mesurer la croissance soutenable : · l’évolution des stocks d’actifs, incorporels et physiques, du secteur productif ; · la proportion de titulaires d’un diplôme supérieur au brevet des collèges parmi les 25 à 64 ans ; · la proportion artificialisée du territoire national ; · l’empreinte carbone française annuelle, importations incluses ; · le rapport entre les revenus détenus par le cinquième le plus riche de la population et ceux détenus par le cinquième le plus pauvre ; · la dette publique nette rapportée au PIB ; · la dette extérieure nette rapportée au PIB Les sept indicateurs ne se substituent pas à la mesure du PIB mais la complète afin de mieux piloter la trajectoire d’une société vers une croissance soutenable. «Puisque les moyens budgétaires que nous pouvons consacrer aux objectifs sont limités, des arbitrages seront nécessaires pour déterminer les trajectoires que nous allons suivre dans les années à venir. Un débat public devra également s’ouvrir, à la fois sur la sélection des indicateurs de soutenabilité mais aussi sur les seuils de référence dans les domaines socioéconomiques, deux dimensions qui sont autant de choix de société», conclut France Stratégie.
Beaucoup de bruit pour rien ? Le directeur général de Vontobel, Zeno Staub, estime que la vague d’acquisitions pressentie dans le domaine de la banque privée en Suisse se fait attendre. «Elle se déroule en tout cas moins vite que l’on pourrait penser au regard de la rhétorique en cours», estime-t-il dans un entretien avec l’agence Bloomberg. Lui même n’exclut pas d’ailleurs une éventuelle opération d’acquisition pour son établissement.Selon le patron de la banque suisse, ses homologues mènent de nombreuses négociations, qui ne débouchent souvent sur rien faute d’accord sur le prix de vente et en raison des risques juridiques hérités du passé. Vontobel aurait ainsi renoncé à plusieurs acquisitions pour ses motifs.Zeno Staub réitère son intérêt pour la banque Coutts, détenue par Royal Bank of Scotland (RBS). Un rapprochement permettrait de réduire les coûts opérationnels de Vontobel, mais RBS semble ne pas avoir encore pris de décision sur l’avenir de sa filiale.
La demande croissante des investisseurs internationaux pour les actions chinoises ont conduit plusieurs fournisseurs d’ETF, y compris Deutsche Bank, à fermer des produits à tout nouvel investissement, révèle le Financial Times FM. De nombreux ETF chinois sont directement liés au programme RQFII (investisseur institutionnel étranger qualifié pour la gestion en renminbi), un système de quotas grâce auquel les autorités chinoises accordent l’accès à leur marché financier et ainsi d’acheter des actifs locaux pour soutenir les fonds. Or, à Hong Kong, le principal centre financier à avoir bénéficié du plan RQFII avec 270 milliards de renminbi (44 milliards de dollars) de quotas, le bassin d’investissement est rapidement en train de s’épuiser en partie grâce à plusieurs semaines de fortes collectes pour les fonds RQFII. Ainsi, les actifs détenus dans les ETF ont presque doublé cette année pour atteindre 12,6 milliards de dollars. Dans un tel contexte, Deutsche Bank a décidé de limiter l’accès des investisseurs américains à ses ETF chinois qui investissent en utilisant le programme RQFII, la banque allemande ayant même temporairement fermé des fonds similaires à tout nouvel investissement en provenance de clients européens. Le discours est à l’avenant pour le gestionnaire d’actifs CSOP Asset Management, basé à Hong Kong, qui a utilisé plus de 96% de ses quotas et qui a annoncé ne plus prendre de nouvel argent frais pour son fonds actions chinois phare, pourtant le plus grand ETF RQFII.
Les prochaines semaines vont être très riches en évènements susceptibles d’infléchir les stratégies des investisseurs, sur le front des élections avec, entre autres, des rendez-vous aux Etats-Unis, au Brésil, en Ukraine, au Royaume-Uni avec un référendum en Ecosse, et enfin, du côté de la politique monétaire, avec de nombreuses réunions de banquiers centraux aux Etats-Unis, dans la zone euro et au Japon.Conséquence classique de ce calendrier très chargé, les investisseurs sont dans l’expectative et préfèrent se ménager une pause avant de reprendre des positions. Durant la semaine au 10 septembre, les fonds d’actions ont ainsi enregistré une collecte nette de seulement 41 millions de dollars, les fonds obligataires attirant de leur côté 448 millions de dollars, selon les dernières statistiques communiquées par EPFR Global. Les fonds monétaires ont en revanche engrangé 22,3 milliards de dollars, les fonds américains et européens, représentant environ 45% de ce total.En Europe, la perspective d’une sécession de l’Ecosse s’est soldée, malgré des sondages contradictoires, par une décollecte nette de 672 millions de dollars pour les fonds d’actions britanniques. Par ailleurs, l'érosion des devises régionales s’est soldée par une baisse mécanique de plus de 15 milliards de dollars de la valeur des actifs gérés dans l’ensemble des fonds d’actions
Une période un peu délicate pour Novethic. En attendant l’issue des groupes de travail gouvernementaux sur le projet de label ISR public annoncé en 2012, Novethic a publié le 12 septembre la liste des 118 fonds labellisés cette année par son centre de recherche. Une progression de 7% d’une année sur l’autre alors que les qualités ISR des fonds retenus sont de plus en plus solides.Le Label Novethic a en effet accru ses exigences ces deux dernières années et les sociétés de gestion labellisées ont su améliorer leurs pratiques. L’analyse porte non seulement sur les pratiques ESG des entreprises mais également sur l’impact de leurs activités et tendent aujourd’hui à privilégier les secteurs les moins risqués et les plus favorables au développement durable. Un tiers des fonds ISR disponibles sur le marché français est désormais labellisé par son centre de recherche.Novethic souligne que plus d’un quart des sociétés de gestion labellisées ISR (27%) opèrent hors de France contre seulement 18% en 2013. L'édition 2014 du Label ISR de Novethic compte notamment trois nouveaux candidats basés en Suisse, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni. Seule exception notable, les fonds allemands dont on ne compte aucun représentant pour la bonne raison qu’un label est en gestion outre-Rhin. Le projet de labellisation initié par le Forum allemand pour l’investissement responsable (FNG) avance lentement. Novethic précise avoir été candidat à l’appel d’offres lancé par le FNG pour mettre en place ce label et fait partie des finalistes pour ce projet qui devrait en principe être sur les rails en 2015.Selon Novethic, de plus en plus de fonds ISR mettent en place une analyse d’impact spécifique aux produits et services des entreprises. Cette année, 8 fonds utilisent une double matrice ESG et thématique. Autrement dit, ils regardent en priorité les impacts environnementaux et sociaux du secteur d’activité avant d’analyser la performance ESG de l’entreprise.Par ailleurs, 30 fonds, soit 27% des fonds labellisés, ont abandonné l’approche «Best-in-class» pour adopter un mode de sélection plus universel, alors qu’ils ne représentaient que 4% des fonds labellisés en 2011. Ce processus de sélection, aussi appelé «best-in-universe», implique d'écarter les secteurs d’activités les plus risqués et de privilégier les secteurs les plus prometteurs.Concrètement, l’analyse des 30 fonds fait ressortir qu’aujourd’hui, les risques que présentent les secteurs financiers et extractifs sont considérés particulièrement problématiques, ce qui conduit leurs gérants à sous-pondérer ou même à complétement écarter les entreprises de ces secteurs de leurs fonds ISR.La qualité des fonds labellisés s’améliore également par le biais d’une prise en compte plus pertinente des controverses qui peuvent impacter la qualité ESG des titres en portefeuille. Autrement dit, les gérants ISR ne se contentent plus de l'évolution des notations d’agences spécialisées au gré des revues périodiques. Ils se sont équipés pour réagir rapidement, comme ils le font pour suivre l’actualité financière des entreprises.Illustration emblématique de cette évolution, l’amende de près de 9 milliards de dollars infligée en juin dernier à BNP Paribas par les autorités judiciaires américaines pour avoir violé les embargos économiques américains contre le Soudan, l’Iran et Cuba. Avant l'été 2014, BNP Paribas était présente dans plus de 70% des fonds ISR labellisés pour la qualité de sa politique RSE et une réputation préservée par rapport à d’autres banques depuis le début de la crise financière.Parmi les gérants de ces fonds labellisés, 80% ont rapidement réagi à la controverse. Pour un quart d’entre eux, la controverse affectant cette valeur a été considérée suffisamment grave pour vendre l’ensemble des titres de BNP paribas présents dans leurs fonds ISR. Parmi les autres sociétés de gestion, les réactions ont été plus nuancées : mise sous surveillance, gel ou réduction des investissements, prise de contact avec l’entreprise et engagement en vue d’obtenir des garanties d’actions correctives, ou encore baisse de la note ISR de BNP Paribas.Toutes ces évolutions ne devraient toutefois pas occulter un déficit fondamental de la sphère ISR, l’absence d’indicateurs de mesure de la performance ESG standardisés qui permettent de comparer les fonds entre eux."Nous sommes à la recherche d’indicateurs d’impact qui nous permettraient par exemple d’apprécier l’influence de nos stratégies sur la création d’emplois», a souligné Eric Loiselet, administrateur à l’ERAFP qui estime aussi que l’on devrait mesurer l’empreinte carbone. «L’harmonisation et la vérification systématique de l’impact des fonds ISR est incontestablement la clé de légitimité de l’ISR auprès des investisseurs», estime Novethic. Les acteurs en sont bien conscients puisque tous les travaux de place autour du projet de label ISR promu par les pouvoirs publics font des mesures d’impact de l’ISR une condition sine qua non des dispositifs crédibles de labellisation…
Le fournisseur d’information sur le développement durable RepRisk a indiqué le 11 septembre avoir fourni, grâce à son partenariat avec RobecoSAM, des données ESG pour l'évaluation des sociétés retenues dans les Dow Jones Sustainability Indices (DJSI).L’indice DJSI, qui sélectionne les 10% des sociétés les plus en pointe en matière de développement durable parmi les 2.500 plus grandes sociétés de la planète, est géré conjointement par S&P Dow Jones Indices et RobecoSAM.
Alors que les entreprises se disent elles-mêmes bien préparées pour se lancer dans un processus d’acquisition, il semble en être tout autrement dans la pratique. Un tiers des entreprises n’évalue pas a posteriori si une acquisition a atteint les résultats escomptés, et la moitié d’entre elles ne prend pas en compte les expériences antérieures. C’est ce qui ressort de la récente étude « The Well-Prepared Dealmaker », réalisée par le cabinet de conseil Mercer auprès de 80 multinationales, qui représentent plusieurs millions de salariés.The Well-Prepared Dealmaker, a analysé la manière dont les multinationales font face à des acquisitions. Ses auteurs ont interrogé des professionnels des Ressources Humaines, ainsi que des experts en fusions et acquisitions, afin de dresser l’inventaire des facteurs déterminants pour mener à bien une fusion-acquisition. Il apparaît donc qu’un solide plan d’acquisition et une évaluation approfondie constituent les deux facteurs clés du succès, notamment en vue d’une plus grande efficacité après l’intégration d’une entreprise. Une raison supplémentaire au manque d’évaluation est que les entreprises ne savent pas, selon leurs propres termes, ce qu’elles doivent exactement évaluer. Elles déclarent cela alors que 80% des répondants avaient indiqué avoir défini avant le deal les critères mesurables et les ICP (Indicateurs clés de performance).Une autre étude réalisée par Mercer montre également que 70% des entreprises n’accordent pas de rétributions supplémentaires à leurs salariés pour le travail considérable d’accompagnement lié au processus d’intégration. Au sein des entreprises restantes, ces incentives ne s’appliquent qu’aux postes de high management et uniquement lors de la conclusion du marché (et ne concernent donc pas le travail d’intégration qui suit).Selon Mandy Schreuder, consultante en fusions et acquisitions au sein de Mercer, le problème majeur serait de ne pas identifier clairement les experts chargés d’accompagner au quotidien une fusion-acquisition dans l’entreprise. « L’achat et l’intégration d’une autre entité se produit le plus souvent de manière ponctuelle, les collaborateurs concernés doivent par conséquent réaliser tout ce travail d’accompagnement en plus de leurs tâches régulières. Ce n’est pas bénéfique pour le processus d’intégration. Cela explique aussi pourquoi il n’y a pratiquement jamais d’évaluation a posteriori : une fois le projet terminé, les collaborateurs impliqués retournent à leur routine quotidienne. C’est dommage car une telle évaluation est extrêmement précieuse en vue de faciliter les prochaines acquisitions, et les rendre moins onéreuses.""Dans la majorité des cas, même si les salariés qui accompagnent le processus d’intégration sont valorisés pour le travail supplémentaire que cela occasionne, ils ne reçoivent aucune compensation financière formelle à cet effet. Certains interprètent cette mission comme une expérience précieuse qui leur donne une meilleure compréhension des changements, qui contribue également à leur visibilité au sein de l’entreprise. Mais d’un autre côté, des collaborateurs peut-être déjà démotivés, qui n’ont pas vu leurs efforts supplémentaires récompensés, risquent de quitter l’entreprise. Ne pas récompenser l’ensemble de l’équipe impliquée dans un deal depuis les travaux préparatoires jusqu’à une intégration complète réussie est également une décision négative. Cette rémunération supplémentaire encouragerait pourtant le travail d’équipe au sein de la société et influencerait favorablement le succès à long terme de l’acquisition » explique Mandy Schreuder.Par conséquent, Mercer recommande aux entreprises qui se sont engagées dans une acquisition de trouver un bon équilibre entre la rétribution et le développement personnel des salariés, et la nécessité de les conserver. Cela signifie qu’il ne faut pas seulement s’intéresser aux récompenses à court terme, comme un bonus pour la conclusion du deal, mais qu’il est aussi indispensable de réfléchir sur le long terme: comment s’assurer que l’intégration se passe bien, comment garder des salariés motivés de manière pérenne, comment les retenir durablement, et comment s’assurer que le but ultime de cette acquisition soit atteint.
Le groupe allemand Universal Investment a fait alliance avec la boutique danoise spécialisée sur les marchés émergents Global Evolution pour lancer une stratégie de performance absolue, rapporte Citywire Global.Le fonds CGS FMS Global Evolution EM Debt and FX, au format Ucits et domicilié au Luxembourg, investira dans les obligations et les devises de marchés émergents et frontières et sera piloté par l'équipe d’investissement de la boutique danoise.La stratégie vise un rendement de 10% par an assorti d’une volatilité limitée par rapport aux indices de référence des marchés émergents.
Natixis Global Asset Management renforce son offre de fonds Ucits à destination d’une clientèle retail en Asie, soulignant l’intérêt croissant pour les fonds alternatifs liquides, rapporte Asian Investor.Les investisseurs institutionnels sont égaleement très intéressés par les produits alternatifs liquides, relève Madeline Ho, responsable Asie-Pacifique pour la distribution des fonds wholesale pour Natixis GAM, qui évoque l’exemple des fonds de hedge funds à liquidité quotidienne.Au deuxième trimestre, les fonds de fonds ont ainsi enregistré une collecte nette de 565 millions de dollars, selon des statistiques de Hedge Fund Research. Du jamais vu depuis le premier trimestre 2011.
Une première partie de l’année plutôt morose. 124 opérations de croissance externe ont été recensées au premier semestre 2014, contre 148 au premier semestre 2013, et 141 au second semestre 2013 (le nombre initial de 129 opérations pour le second semestre 2013 avait ensuite été révisé à la hausse), selon l'étude Buy & Build Monitor pour le premier semestre 2014 réalisée par Silverfleet, en partenariat avec mergermarket, et consacrée aux opérations de croissance externe menées par les sociétés européennes, adossées à des fonds de capital investissement.Certaines données relatives à des opérations de moindre envergure sont parfois publiées après la sortie du baromètre, il est donc vraisemblable que le nombre de transactions enregistrées au premier semestre 2014 sera ajusté à la hausse dans le prochain baromètre, éventuellement au détriment de la taille moyenne des opérations, précise un communiqué. «Toutefois, la mauvaise performance de ce premier semestre est avant tout à mettre sur le compte d’un premier trimestre très faible et qui ne devrait désormais plus faire l’objet d’ajustements notables. Ainsi, nous pouvons dès à présent conclure que le niveau d’activité a diminué au cours de la première partie de l’année», estime Silverfleet Capital. La valeur moyenne des opérations de croissance externe enregistrées au cours du semestre a également baissé, à 60 millons d’euros. Ce chiffre, établi à partir des 19 opérations dont les valeurs ont été rendues publiques durant la période, est largement inférieur à la moyenne de 91 millions d’euros constatée sur 24 opérations au second semestre 2014, ainsi qu’à celle de 66 millions d’euros constatée sur 30 opérations au premier semestre 2013. Le premier semestre 2014 a de nouveau été marqué par le dynamisme des pays nordiques, qui arrivent en tête des transactions, suivis par le Royaume-Uni. L’activité en France est restée stable alors que les chiffres des pays européens germanophones et ceux du Benelux ont surpris par leur faiblesse. En Europe centrale et orientale et dans la péninsule ibérique, le niveau d’activité s’est également caractérisé par un faible dynamisme.
Les investissements alternatifs ainsi que d’autres classes d’actifs non traditionnelles font désormais partie du paysage de l’investissement. Une évolution qui se traduit notamment par des allocations en hausse dans les canaux institutionnels tels que les programmes de retraite à prestations définies et les fonds de dotation. Cette évolution implique également un recours accru aux produits alternatifs chez les conseillers financiers et une prise en compte plus importante du côté des gestionnaires d’actifs.C’est en tout en cas le constat d’un étude de Cerulli publié dans la livraison américaine de septembre du «Cerulli Edge». «La demande des clients isntitutionnels, des distributeurs, des plateformes et des conserillers financiers accroît l’intérêt pour les produits alternatifs», souligne Michele Guiditta, associate director chez Cerulli, citée dans un communiqué.Cerulli relève toutefois que la part des gestionnaires d’actifs qui évaluent le potentiel de revenus comme moteur d’intérêt pour les actifs alternatifs a chuté à 83% en 2014 contre 93% l’année précédente. Une évolution qui peut être en partie attribuée à une augmentation de la réglementation et à une hausse des barrières à l’entrée.Les exigences réglementaires acccroissent le coût de gestion des fonds alternatifs, avec la nécessité d’avoir des ressources supplémentaires pour les opérations, la compliance, le reporting et la gestion des risques. «Le temps requis pour exécuter un examen de due diligence et décider d’une allocation est assez long. La sélection du gérant est une composante essentielle de l’investissement alternatif et le processus de due diligence prend du temps», souligne Pamela DeBolt, associate director chez Cerulli. Elle ajoute : «50% des gérants indiquent qu’il leur faut entre 7 et 12 mois pour réaliser une due diligence et décider d’une allocation à un produit de hedge fund. Et pour 25% des gérants, le processus prend plus de douze mois».
Les fonds ouverts de long terme (hors fonds monétaires) commercialisés en Europe ont enregistré au mois de juillet une collecte nette de 41 milliards d’euros, selon des statistiques communiquées par Lipper.Une fois de plus, les fonds obligataires ont été les plus recherchés en Europe, avec une collecte nette de 18,6 milliards d’euros, devant les produits diversifiés (13 milliards d’euros) et les fonds d’actions (11,8 milliards d’eurozs). Les hedge funds et autres fonds alternatifs ont subi une décollecte nette de 0,4 milliard d’euros, les fonds immobiliers enregistrant des rachats nets pour un montant de 0,5 milliard d’euros.Les fonds monétaires ont de leur côté terminé le mois de juillet sur une collecte nette de 10,8 milliards d’euros.L’examen par pays montre que 9 marchés sur les 33 couverts ont subi des rachats nets en juillet. L’Italie occupe le haut du classement avec une collecte nette de 5,3 milliards d’euros, devant l’Espagne (2,7 milliards d’euros) et la Suisse (2,5 milliards d’euros). Par ailleurs, la France, le Portugal et la Grèce accusent des décollectes de respectivement 0,9 milliard d’euros, 0,1 milliard d’euros et 0,05 milliard d’euros.Les données provisoires sur les fonds domiciliés au Luxembourg et en Irlande suggèrent que les fonds obligataires devraient encore figurer en tête des produits les plus recherchés au mois d’août, avec une collecte estimée à 5,8 milliards d’euros.
Les incertitudes liées à une éventuelle indépendance de l’Ecosse conduisent certains gérants à prendre des décisions drastiques. Ainsi, à l’occasion d’une journée de conférence organisée ce 9 septembre, Rose Ouahba, responsable de la gestion obligataire chez Carmignac Gestion, a avoué avoir liquidé ses positions sur la devise britannique au sein du véhicule Carmignac Patrimoine. «Nous avons clôturé notre exposition au sterling la semaine dernière au cas où», a-t-elle annoncé en référence au futur résultat du référendum sur l’indépendance de l’Ecosse du 18 septembre prochain.
Surperformer en investissant dans des entreprises qui respectent les droits humains, l’environnement ou luttent contre la corruption. Tel est l’objectif de la stratégie d’activisme responsable pratiquée depuis sept ans par la société de gestion genevoise De Pury Pictet Turretini (PTT), rapporte L’Agefi suisse. Mais pas d’exclusion ou d’approche best in class. Les gérants veulent au contraire influencer la gouvernance des sociétés - rentables - dans lesquelles ils investissent en formulant des conseils simples et facilement applicables permettant à ces entreprises de progresser dans le respect des dix principes du Global Compact des Nations Unies, puis en effectuant un suivi de leur attitude (qui va du simple accusé de réception à la mise en place de mesures concrètes). PTT collabore avec la fondation lausannoise Guilé, qui a conclu un accord avec l’ONU pour la promotion de ces dix principes, source de légitimité que ne lui apporteraient pas les 250 millions d’actifs gérés selon cette approche. «L’impact social d’une entreprise doit être intégré dans la valorisation financière, et la place financière de Genève peut jouer un rôle de catalyseur ou de pionnier pour cette nouvelle approche intégrée de l’investissement», estime Melchior de Muralt, associé de PTT. Le fonds européen Guilé affiche un TER de 1,19 et a surperformé son indice de 10,7% depuis son lancement en 2006, avec une rotation des titres inférieure à 20%.
Le fournisseur de produits négociables en Bourse Source a annoncé le 9 septembre la cotation de 10 fonds sur SIX Swiss Exchange, ce qui porte à 42 le nombre total de produits cotés en Suisse.« Nous avons connu une demande accrue des investisseurs pour les ETF cette année », analyse Marco Mautone, Managing Director chez Source, « en particulier pour des produits innovants. Source Man GLG Continental Europe Plus UCITS ETF et Source Man GLG Asia Plus UCITS ETF sont à cet égard deux exemples probants de solutions innovantes répondant aux besoins des investisseurs. Ces produits utilisent une approche systématique afin de profiter des meilleures idées des brokers sélectionnés par GLG Partners, en pondérant les titres sélectionnés afin de se rapprocher de l’allocation sectorielle et de la pondération de l’indice de référence ».
La société de capital investissement Ardian, anciennement Axa Private Equity, serait en passe d’acquérir des parts de fonds de private equity, dont la valeur nominale est estimée à 1 milliard d’euros, auprès du groupe bancaire italien UniCredit, selon trois sources proches du dossier citées par Bloomberg. L’opération porte principalement sur des fonds de LBO européens détenus et constitués par HypoVereinsbank, la filiale allemande d’UniCredit, depuis 2005. Selon ces mêmes sources, Ardian injecterait également du capital destiné aux investissements futurs nécessaires à la vie du portefeuille, indique l’agence de presse.
La société de capital investissement LeapFrog, soutenue par George Soros et le fondateur d’eBay Pierre Omidyar, a attiré 400 millions de livres en provenance de nouveaux investisseurs, rapporte le Financial Times. Ce dernier fonds de LeapFrog, dont la taille est trois fois plus importante que son premier véhicule lancé en 2009, ciblera les entreprises de services financiers (assurance, épargne, services de paiement) à destination des consommateurs « émergents » en Afrique et en Asie.
Les émissions de sukuks corporate et d’infrastructures devraient augmenter au cours des toutes prochaines années, même si l’on observe un recul de l’activité au cours des huit derniers mois par rapport à la période correspondante de 2013, selon une étude publiée le 8 septembre par l’agence d'évaluation financière Standard & Poor’s («Why Corporate And Infrastructure Sukuk Issuance Is Declining, Despite Healthy Prospects»).Les émissions dans le Conseil de coopération du Golfe (CCG) et en Malaisie ont reculé de respectivement 33% et 7%. En revanche, les émissions de sukuks dans leur ensemble (y compris les institutions financières et les souverains) ont progressé de 19% dans le CCG et de 6% en Malaisie durant la même période.La liquidité est abondante et bon marché, ce qui peut en grande partie expliquer la moindre activité sur les émissions corporate et infrastructures, estime l'étude. Standard & Poor’s ajoute que la croissance du marché est également freinée par les incertitudes réglementaires. La création de cadres d’investissement institutionnels régionaux ou locaux, en autorisant par exemple les fonds de pension à investir dans les sukuks, pourrait contribuer à la création d’un marché plus liquide et plus profond.
Les banques continuent d’ouvrir leurs plateformes. Une évolution qui, selon Donnie Ethier, associate director chez Cerulli, «constitue une très grande source d’opportunités pour les gestionnaires de fonds, tout particulièrement ceux qui disposent de fortes stratégies actions, au moment où l’appétit pour les actions locales continue d’augmenter».Plus de 5.000 milliards de dollars détenues par des banques privées ou des trusts seraient ainsi accessibles aux gestionnaires d’actifs, selon une étude réalisée par Cerulli («Asset Management Opportunities in Banks: Trust Departments and Cross-Platform Opportunities»). «Certaines banques ne voudront jamais embrasser à 100% des solutions externes, principalement en raison des importantes entités de gestion d’actifs dont elles disposent ou encore de leur offre de fonds propriétaires. D’autres réagissent aux pressions concurrentielles en offrant une plus grande palette de fonds et de familles de fonds», explique Donnie Ethier."Le taux de mise en œuvre de l’architecture ouverte varie dans d'énormes proportions d’une banque à l’autre. Un tiers des banques sont considérées comme complètement ouvertes. L’architecture ouverte devrait gagner la partie, dans la mesure où la plupart des conseillers et des responsables de trusts veulent éviter les solutions propriétaires. Toutefois, de nombreuses banques résistent encore à une transformation complète», estime Donnie Ethier.La plupart des banques ne sont pas prêtes à accepter une réduction de leurs marges bénéficiaires tandis que d’autres relèvent que les fonds non propriétaires sont plus chers en raison des exigences en matière de reporting et des frais de conseil. Il n’empêche, les gestionnaires d’actifs organisent leurs efforts en fonction d’une nouvelle cartographie des actifs et notamment des banques qui utilisent des gestionnaires externes.
Pour la première fois depuis 14 ans, la Deutsche Bank propose un fonds immobilier ouvert à destination de la clientèle retail. Le Grundbesitz Fokus Deutschland, qui est aussi le premier fonds du groupe allemand soumis à la nouvelle législation immobilière, sera disponible en Allemagne à compter du 1er octobre, rapporte le quotidien Die Welt. Le fonds investira dans toutes les régions allemandes en croissance et dans pratiquement tous les secteurs immobiliers (bureaux, commerces, résidentiel, logistique, hôtellerie).