Pas de doute. Le Luxembourg va continuer de faire la course en tête. La place financière dispose d’atouts que ses responsables mettent volontiers en avant. Le Grand-Duché est ainsi l’un des rares pays à encore disposer d’une notation AAA. «C’est un atout qui permet à la place financière d’attirer de nouveaux fonds», a souligné le 23 septembre le ministre des finances du Luxembourg, Pierre Gramegna, à l’occasion de la conférence d’automne de l’Association luxembourgeoise des fonds d’investissement. Dans un contexte de taux d’intérêt bas, les fonds constituent un placement adapté, a souligné le ministre. Les actifs sous gestion continuent d’ailleurs de progresser et pourraient passer prochainement la barre des 3.000 milliards d’euros. Sur les sept premiers mois de l’année, la collecte nette s’est élevée à plus de 160 milliards d’euros. Pierre Gramegna a par ailleurs rappelé la volonté du Luxembourg depuis l’an dernier de s’affirmer comme une place financière beaucoup plus transparente. D’où la décision il y a maintenant plus d’un an d’adopter l'échange automatique d’informations. «Nous voulons participer à toutes les initiatives dans ce domaine. Car le mouvement est irréversible pour une raison bien simple : l'échange automatique est devenu un standard mondial», a souligné le ministre.Le Luxembourg poursuit par ailleurs son offensive sur le front de la diversification. La diversification géographique tout d’abord avec le projet de pousser les feux de la distribution en Chine, en Australie, au Brésil et au Mexique. Une mission devrait se rendre au Mexique et au brésil en novembre prochain.La Chine reste bien entendu la priorité de l’association professionnelle. Ces derniers temps, le Luxembourg a obtenu le feu vert de la Chine pour le clearing des transactions en RMB et devrait prochainement accueillir trois nouvelles grandes banques chinoises, si bien que la place financière pourra faire valoir que les principales banques de Chine sont implantées au Luxembourg. Du côté des classes d’actifs, le Luxembourg poursuit ses efforts pour développer les produits alternatifs, avec la perspective de compter quelque 250 licences AIFM d’ici à la fin de l’année, ce qui placerait le Luxembourg en deuxième position derrière la France, et l’objectif d’un doublement dans les prochaines années des actifs alternatifs à 500 milliards d’euros. A côté de l’introduction du special limited partnership et d’une amélioration du régime du carried interest, le Luxembourg envisage de mettre en place un REIT. Le président de l’ALFI, Marc Saluzzi, a également souligné l’engagement renouvelé de l’association pour la finance responsable, avec son porte-drapeau LuxFlag. A l’occasion d’une table ronde sur l’investissement responsable, les participants ont évoqué la possibilité de l’introduction dans la réglementation Ucits 6 ou Ucits 7 d’une obligation d’intégrer les critères ESG. Ulrika Hasselgren, CEO et associée fondatrice d’Ethix SRI Advisors, s’est prononcée pour une «régulation créatrice» qui pourrait imposer le principe d’une intégration des critères ESG mais qui laisserait aux acteurs le choix des moyens...
La société de gestion Pramerica Fixed Income, spécialisée dans l’obligataire et qui appartient au groupe américain Prudential Financial, prépare le lancement d’une gamme de fonds Ucits, a indiqué Philip Vlieghe, managing director, Pramerica Fixed Income à Londres, à l’occasion de la conférence d’automne de l’association luxembourgeoise des fonds d’investissement (ALFI) qui se tenait les 23 et 24 septembre à Luxembourg. «Lorsque nous le pouvons, nous préférons proposer un fonds Ucits avec des règles bien définies et bien connues», a souligné le responsable. Evoquant l’intérêt croissant des investisseurs institutionnels pour l’investissement responsable, Philip Vlieghe a précisé que Pramerica avait appliqué un filtre ESG à l’un des nouveaux fonds et qu’il envisageait d’appliquer cette grille à l’ensemble des fonds de la gamme. Pramerica gérait plus de 530 milliards de dollars à fin juin 2014, dont quelque 40 milliards de dollars en Europe.
Allianz Real Estate a annoncé, ce 23 septembre, avoir investi pour le compte des compagnies d’assurance du groupe Allianz en Allemagne et Irlande, la somme de 140 millions d’euros dans le fonds immobilier IPUT, un véhicule d’investissement en immobilier commercial en Irlande. Ce fonds investit principalement dans des actifs de bureau et de commerce «prime» situés dans le quartier central des affaires de Dublin.
Le portefeuille de la fondation (endowment) de l’Université de Harvard a affiché pour l’exercice au 30 juin une performance de 15,4 % et son encours est ressorti à 36,4 milliards de dollars. Au cours de l’exercice écoulé, Harvard a renforcé son exposition aux actifs alternatifs comme l’immobilier ou le private equity. L’allocation aux hedge funds est passée de 15 % à 16 %. La fondation, qui gère les investissements de la prestigieuse université américaine, a indiqué qu’elle avait décidé de continuer dans cette direction. En 2015, l’allocation aux hedge funds et private equity devrait représenter 34 %, contre 31 % actuellement.
Eurazeo a annoncé, ce mardi 23 septembre, le succès de la cession par le fonds Ray Investment de l’intégralité des titres Rexel encore détenus, soit 20,9 millions de titres, représentant 7,1% du capital de la société, pour un montant total d’environ 320 millions d’euros dans le cadre d’un placement accéléré auprès d’investisseurs institutionnels. Cette cession constitue l’ultime étape du désengagement progressif d’Eurazeo du capital de Rexel amorcé en 2012. De fait, à l’issue de l’opération, Ray Investments ne détiendra plus aucune action Rexel. Mieux, à l’issue de la transaction, Eurazeo dispose d’une trésorerie d’environ 700 millions d’euros.
Mizuho Financial Group, la troisième plus grande banque japonaise, serait en passe de vendre ses parts de fonds de capital investissement dont la valeur est estimée à près de 1 milliard de dollars, rapporte Bloomberg qui cite deux sources proches du dossier. Le groupe japonais a d’ailleurs mandaté la banque d’investissement Evercore Partners pour mener à bien cette cession, qui comprend des intérêts dans des fonds gérés par des sociétés de private equity aux Etats-Unis, en Europe et en Asie-Pacifique, selon ces mêmes sources qui ont souhaité conserver l’anonymat.
Les actifs sous gestion des fonds de placement distribués en Suisse a atteint 824,5 milliards de francs suisses en août 2014, soit 15,1 milliards de francs suisses de plus que le mois précédent ou une hausse de près de 2%. La bonne tenue des Bourses explique pour l’essentiel cette évolution, indique un communiqué publié le 22 septembre par l’Association suisse des fonds de placement (Swiss Funds & Asset Management Association/SFAMA).Le mois d’août s’est soldé par une décollecte nette de 853,4 millions de francs suisses.Les fonds d’actions ont notamment subi une décollecte nette de plus de 2 milliards de francs suisses. Les fonds obligataires ont de leur côté enregistré une collecte nette de 1,41 milliard de francs suisses, qui n’a pas suffi à compenser les sorties sur les fonds actions.UBS reste le premier distributeur de fonds de placement en Suisse, avec près d’un quart du marché, devant Credit Suisse (15%) et Pictet (près de 6%).
Le gestionnaire d’actifs américain Fortress Investment Group a décidé de donner la priorité aux investissements dans les hôtels au Japon, souhaitant ainsi tirer profit de la politique du gouvernement nippon qui veut clairement dynamiser le tourisme en vue des Jeux Olympiques à Tokyo en 2020. Dans le cadre d’un entretien accordé à Reuters, Akio Yamashita, «managing director» pour Fortress Investments Group Japan, a en effet déclaré que la société s’attend à ce que les hôtels générer le rendement le plus important parmi tous les actifs immobiliers, estimant qu’il a beaucoup plus de touristes attendus au Japon que de lieux pour les héberger. «Alors qu’il y a des signes que les demandes d’hébergement vont s’accroitre, l’offre hôtelière diminue au Japon, a observé Akio Yamashita, qui a refusé de dévoiler le moindre objectif chiffré concernant ses investissements. Cette situation rend le revenu locatif des hôtels particulièrement attractif.» L’an dernier, 10,36 millions d’étrangers ont visité le pays, selon des données l’Organisation nationale du Tourisme au Japon. Un chiffre appelé à progresser rapidement, le gouvernement tablant sur 20 millions de touristes par an d’ici à 2020.
Le fournissseur de données Morningstar a annoncé le lancement d’un système de classification des ETP afin d’aider les investisseurs à mieux identifier, comparer et analyser les produits d’investissement beta. Morningstar a parallèlement publié son premier guide mondial des ETP «strategic beta» («A Global Guide to Strategic Beta Exchange-Traded Products»).Morningstar définit le «strategic beta» comme une classe de produits d’investissement qui répliquent des indices cherchant soit à améliorer la performance soit à modifier le niveau de risque par rapport à un benchmark standard.Les plateformes de Morningstar dédiées aux investisseurs institutionnels et aux conseillers, Morningstar Direct, Morningstar Office, and Morningstar Advisor Workstation intègrent désormais le nouveau sytème de classification.
L’agence Moody’s a annoncé le 22 septembre le lancement de la première édition d’un panorama trimestriel sur les activités de «shadow banking» en Chine. Moody’s relève que des améliorations récentes en matière de données disponibles ont amélioré la transparence du secteur dans son ensemble, ce qui permet dans une certaine mesure une évaluation plus réaliste des risques associés à ces activités. Selon l’agence, des risques significatifs demeurent en raison de la croissance rapide du secteur et de la concentration des prêts.Les actifs des activités de shadow banking s'élevaient fin 2013 à 37.700 milliards de RMB, soit environ 66% du PIB chinois, contre seulement 52% fin 2002, précise Moody’s qui ajoute que des données comparables pour 2014 ne sont pas encore disponibles. Les premières estimations suggèrent toutefois une stabilisation de la croissance du crédit associé au shadow banking et une reprise des prêts bancaires traditionnels.
Nomura Asset Management, la filiale de gestion d’actifs du groupe japonais Nomura, a annoncé mi-septembre la création d’une coentreprise avec Shenzhen Hua Xia Ren He Capital Management afin de développer une activité de capital investissement dans la zone économique Qianhai à Shenzhen, en Chine. La nouvelle structure, baptisée Nomura China Asset Management Co a obtenu une licence pour gérer des fonds ayant le statu de «Qualified Foreign Limited Partner» (QFLP). Ce type de fonds permet aux investisseurs non-résidents d’investir dans des fonds de private equity et de venture capital domiciliés en Chine. La coentreprise cherchera à lever des fonds auprès d’investisseurs institutionnels et des particuliers très fortunés («high net worth») en Chine et à proposer des stratégies d’investissement aux investisseurs étrangers à travers le cadre QFLP. Mieux, cette entité constitue pour Nomura AM «un point d’entrée majeur sur un marché chinois en pleine croissance» et doit lui permettre de «renforcer sa présence et développer de nouvelles activités» en Chine.
Les mutual funds et les ETF distribués sur le marché américain ont attiré au mois d’août 32,6 milliards de dollars, selon des statistiques communiquées par Morningstar. Les fonds d’actions internationales et l’obligataire ont été très recherchés alors que les mutual funds et ETF dédiés aux actions américaines ont subi une décollecte de 4,1 milliards de dollars.Les actifs des mutual funds et ETF de long terme s'élevaient à 13.900 milliards de dollars à la fin août. La majorité de ces actifs est investie dans des fonds gérés activement, les stratégies passives ont enregistré une croissance de 11% sur douze mois contre une hausse de seulement 2% pour les fonds gérés activement.Morningstar relève que les mutual funds et ETF obligataires ont enregistré depuis le début de l’année une collecte nette de 99,2 milliards de dollars alors que les mutual funds et les ETF dédiés aux actions américaines ont attiré seulement 3,5 milliards de dollars.Parmi les fournisseurs de fonds gérés activement, J.P. Morgan arrive en tête de la collecte sur les douze derniers mois, devant Goldman Sachs et Oakmark. Vanguard demeure néanmoins en tête des flux globaux en raison de la vigueur de son offre de produits passifs.
Le gestionnaire d’actifs suisse Unigestion, qui gère 11,8 milliards d’euros d’actifs, a annoncé le 18 septembre le lancement d’un nouvel outil d’allocation dédié aux «private assets», baptisé Private Asset Allocator et basé sur des critères systématiques et quantifiables. Un nouvel instrument qui doit permettre aux investisseurs d’affiner leurs allocations afin de répondre à leurs besoins et objectifs. «A mesure que leur allocation aux private assets augmente, les investisseurs institutionnels sont de plus en plus nombreux à diversifier leurs portefeuilles de façon à y inclure non seulement du private equity mais aussi des infrastructures, de la dette privée, des ressources naturelles, des domaines forestiers, des terres agricoles et autres ‘actifs réels’, observe Unigestion dans un communiqué. Toutefois, nombreux sont ceux qui peinent encore à déterminer la contribution de ces classes d’actifs au risque, à la performance, à la corrélation ainsi qu’à d’autres caractéristiques de leurs portefeuilles.» Ainsi, en s’appuyant sur la recherche académique, l’outil Private Asset Allocator doit permettre aux investisseurs institutionnels de mieux définir leurs allocations en fonction d’objectifs précis (nécessité de dynamiser leurs rendements, obtention de distributions précoces, décorrélation des actifs cotés, protection contre l’inflation, respect des obligations en matière de capital réglementaire…) tout en bénéficiant de caractéristiques propres à l’univers de ces private assets. «Ce nouvel outil permet aux investisseurs de se fixer des objectifs dans le cadre de l’investissement dans les private assets et de hiérarchiser leur importante, souligne la société de gestion basée à Genève. Il formule ensuite une recommandation d’allocation aux divers types de private assets en ligne avec les objectifs assignés et calcule les données clés du portefeuille proposé.»
Le gestionnaire de fortune suisse Partners Group fait partie du consortium désigné par l’administration de Nouvelle-Galles du Sud, en Australie, pour la construction et l’exploitation des transports publics ferroviaires de la région de Sydney, le North West Rail Link, rapporte L’Agefi suisse. Le rôle dévolu à Partners Group sera de fournir un financement sur le long terme, pour le compte de ses clients. Les détails financiers de l’opération n’ont pas été divulgués.
Selon un avis publié le 18 septembre par l’Autorité des marchés financiers (AMF), Allianz Global Investors Europe, agissant pour le compte de clients et de fonds dans le cadre d’un mandat de gestion, a déclaré avoir franchi en hausse, le 12 septembre 2014, les seuils 5% du capital et des droits de vote de l’assureur crédit Coface. A cette date, et après acquisition des titres sur le marché, AllianzGI détient, pour le compte desdits clients et fonds, 7.904.356 actions, soit 5,03% du capital et des droits de vote du groupe français coté en Bourse depuis fin juin.
Le fonds d’investissement KKR a annoncé l’acquisition en Espagne de deux actifs commerciaux appartenant à Pillar Retail Europark Fund (PREF), un fonds majoritairement détenu et géré par British Land, rapporte L’Agefi. La transaction porte sur Nassica, un centre de marques et de loisirs de 50.000 m2 situé au sud de Madrid, et Vista Alegre, un retail park de 16.000 m2 se trouvant à Zamora, dans la région de Castille-et-Léon. Ces actifs seront rachetés par une joint-venture fondée conjointement par KKR et l’opérateur espagnol Neinver.
Morgan Stanley Wealth Management vient de lancer deux stratégies d’investissement durable pour sa plateforme de comptes gérés UMA.Les deux portefeuilles sont appelés Investing with Impact Balanced et Investing with Impact Equity. Selon Morgan Stanley, ces portefeuilles permettent de conjuguer deux objectifs prioritaires : générer du rendement et réaliser un investissement positif en termes d’impact. Dans cette perspective, les deux stratégies utilisent toute une palette de stratégies, dont les filtres d’exclusion, l’intégration de critères environnementaux, sociaux et de gouvernance ainsi que l’exposition sectorielle.
L’attitude des investisseurs envers l’Europe s’est améliorée récemment dans le sillage de l’assouplissement monétaire annoncé par la Banque centrale européenne (BCE) et de la perspective de plus en plus prégnante d’un relèvement des taux de la Réserve fédérale (Fed) au printemps 2015, selon le dernier sondage BofA Merrill Lynch réalisé entre les 5 et 11 septembre auprès d’un échantillon de 202 participants représentant un encours cumulé de 556 milliards de dollars.Après la prudence observée en août, les investisseurs sont un peu plus positifs sur les actions européennes et 18% d’entre eux en net sont surpondérés sur la région, contre seulement 13% le mois dernier.L’Europe est également la région que 11% des investisseurs souhaitent surpondérer dans les douze prochains mois alors qu’ils étaient 4% à vouloir sous-pondérer la région le mois dernier. Les investisseurs internationaux sont désormais persuadés que la Banque centrale européenne va se lancer dans une politique d’assouplissement quantitatif : ils sont 42% à évoquer cette possibilité contre seulement 32% en août. Parallèlement, la proportion de ceux qui ne croient pas à un assouplissement quantitatif tombe à 19% contre 31% le mois dernier. Dans le même temps, près de la moitié (48%) des investisseurs s’attendent dans le courant du deuxième trimestre 2015 au premier relèvement des taux américains depuis neuf ans, contre 38% le mois précédent. Et bien évidemment, 86% des participants au sondage s’attendent à une réévaluation du dollar contre euro et yen. «Le sondage de ce mois souligne la fin du consensus entre Fed et BCE, et alors que le premier relèvement de taux depuis 2006 se rapproche, nous allons observer un nouveau mouvement de hausse sur le dollar et une sortie de l’obligataire», indique Michael Harnett, chief investment strategist chez BofA Merrill Lynch Research. «Tandis que les investisseurs saluent les décisions de la BCE, la région manque encore d’un levier de croissance. Il faudra du temps pour que les mesures prises se matérialisent dans de la croissance, et il n’existe aucune garantie que ce scénario se réalise», estime de son côté Manish Kabra, stratégiste quantitatif sur les actions européennes. Les investisseurs restent donc prudents et les poches de liquidités qui avaient culminé à 5,1% des encours le mois dernier, reviennent à 4,6%, un niveau encore très élevé. Autrement dit, il n’est pas vraiment question de reprendre du risque, 22% des investisseurs étant encore surpondérés en cash contre 24% le mois précédent. A noter aussi l’impact dévastateur du référendum écossais sur le Royaume-Uni qui devient la région du monde la moins populaire auprès des investisseurs, 16% du panel étant sous-pondéré sur les actions britanniques. Globalement, les allocations actions ont enregistré une progression modeste, avec une proportion de 47% surpondérés sur la classe d’actifs, soit une hausse de trois points de pourcentage d’un mois sur l’autre.
Les fonds au format Ucits ont enregistré au mois de juillet une collecte nette record de 59 milliards d’euros contre 22 milliards d’euros en juin, selon les dernières statistiques communiquées par l’association européenne des gestionnaires d’actifs (Efama). A l’origine de cette évolution, les fonds monétaires qui ont attiré 18 milliards d’euros alors qu’ils avaient subi une décollecte de 15 milliards d’euros en juin.Les fonds de long terme, c’est-à-dire hors fonds monétaires, ont terminé le mois de juillet sur une collecte nette de 41 milliards d’euros contre 37 milliards d’euros en juin. Les fonds d’actions ont attiré 12 milliards d’euros en juillet, contre seulement 2 milliards en juin, les fonds obligataires 17 milliards d’euros contre 13 milliards d’euros. Les fonds diversifiés ont attiré seulement 15 milliards d’euros contre 18 milliards précédemment.Les fonds non coordonnés ont doublé leur collecte à 16 milliards d’euros, grâce aux fonds réservés aux investisseurs institutionnels qui ont attiré 13 milliards d’euros en juillet contre seulement 4 milliards d’euros en juin.Les actifs sous gestion des fonds Ucits ont progressé de 1,2% en juillet à 7.618 milliards d’euros, les actifs des fonds non coordonnés augmentant pour leur part de 1% à 3.043 milliards d’euros.
Les points de vue anxiogènes sur la Chine sont exagérés. «La croissance de l'économie chinoise s’est ralentie, c’est vrai, mais le point important est qu’elle en train de se stabiliser autour de 7,5%», soulignait à Newsmanagers en fin de semaine dernière Lilian Co, gérante du fonds EI Sturdza Strategic China Panda Fund. La décélération marquée de la croissance de la production industrielle au mois d’août ne semble pas inquiéter outre mesure Lilian Co. «L’atterrissage brutal de l’économie Chinoise que certains envisageaient n’a pas eu lieu et les mesures de stimulation prises par le gouvernement commencent à porter leurs fruits. L’indice des directeurs d’achat, le PMI, a d’ailleurs bien rebondi depuis le début de l’année, confirmant le regain de confiance des investisseurs», explique Lilian Co qui était le 12 septembre de passage à Paris. Point central dans la démonstration de Lilian Co, le rythme des réformes est en train de s’accélérer, affirme-t-elle. Entre autres, la réforme dite du «hukou», le passeport interne chinois, permettra à quelque 100 millions de travailleurs ruraux chinois d’accéder à un statut urbain d’ici à 2020; la réforme des sociétés d’Etat (SOE), avec en tête l'énergie et les télécoms, est bien engagée et devrait encourager l’investissement privé grâce au feu vert donné aux structures capitalistiques mixtes; la réforme du renminbi poursuit son chemin sur la voie de la convertibilité totale avec un élargissement de la bande de fluctuation à 2% contre 1% précédemment. Sans oublier la campagne anti-corruption qui fait régulièrement la une de la presse chinoise et qui devrait améliorer le climat des affaires. «Dans ce contexte, le pari sur la croissance chinoise n’a plus lieu d'être. La croissance est en train de se normaliser et les investisseurs doivent revenir aux fondamentaux des entreprises. C’est là que se trouvent les opportunités», estime Lilian Co. De son point de vue, le marché chinois est nettement sous-valorisé. Les ratios cours/bénéfice et les ratios cours/valeur comptable sont à leurs plus bas historiques alors que le rendement des dividendes affiche des niveaux exceptionnellement élevés. Avec un P/E de 9 sur l’année 2015, les actions chinoises sont bien moins chères que celles de la région Asie-Pacifique qui se négocient autour de 12. Lilian Co est d’autant plus optimiste pour les prochains mois que le marché chinois va se trouver stimulé par le programme de connexion entre les Bourses de Shanghai et de Hong Kong. Ce programme qui doit entrer en vigueur en octobre permettra aux investisseurs internationaux de négocier les actions A (Shanghai) à partir de Hong Kong tandis que les investisseurs chinois pourront acquérir des actions H (Hong Kong)à la Bourse de Shanghai. De très intéressantes possibilités d’arbitrage pour les investisseurs , selon Lilian Co. La gérante souligne que les actions A présentent une décote de l’ordre de 15% à 20% par rapport aux actions H. Le fonds géré par Lilian Co mise actuellement sur deux grandes tendances : d’une part, la nouvelle économie avec les entreprises qui travaillent à l’amélioration de la qualité de l’environnement et qui profitent des subventions de l’Etat, et l’internet avec notamment ces-jours-ci, l’entrée en Bourse emblématique d’Alibaba; d’autre part, la consommation, avec les marques dominantes sur leurs marchés, l’automobile et les produits laitiers. Depuis son lancement au quatrième trimestre 2008, le EI Sturdza Strategic China Panda Fund, dont les actifs sous gestion s'élèvent à plus de 400 millions de dollars, affiche une performance de 150,74%, très nettement supérieure à celle du MSCI China (44,86%).