Optimistes quant aux prévisions de croissance de leur activité, les CGP français n’en demeurent pas moins préoccupés par la volatilité des marchés, selon une étude menée auprès de 1.800 conseillers en gestion de patrimoine dans le monde dont 150 en France. Rassurés par les bonnes performances du marché au cours des dernières années et par un « bull market » qui s’est prolongé dans plusieurs régions du monde, 48% des CGP français observent une croissance de leur activité en 2014. Cette tendance haussière est encore plus prononcée à l'échelle mondiale avec 62% des CGP confiants quant aux perspectives de leur activité. Si les CGP français sont plus prudents, c’est parce qu’ils ont conscience des menaces qui pèsent sur leur activité, en particulier du retour de la volatilité sur les marchés. 81% des CGP la citent comme un des principaux défis à la croissance de leur cabinet et 78% des investisseurs privés français reconnaissent qu’elle mine leur confiance (contre 66 % des investisseurs privés dans le monde). 88% des CGP français citent également l’environnement économique et les taux d’intérêt comme une menace à la poursuite de croissance de leur activité. L'étude souligne que 76 % des CGP en France, et 83% au niveau mondial, considèrent que la réaction émotionnelle des clients face aux événements de marché peut avoir un impact négatif sur leur activité. Or, seulement 11% des investisseurs français (6,4% des investisseurs dans le monde) considèrent que « mettre leur facteur émotionnel de côté » leur permettrait de mieux atteindre leurs objectifs de placement. Cette déconnexion entre les conseillers patrimoniaux et leurs clients révèle que ces derniers n’ont pas tout à fait conscience de l’impact des facteurs émotionnels lors de la prise de décision d’investissement. Mais cela rappelle surtout le rôle crucial à jouer par les conseillers patrimoniaux.« Le conseil et l’accompagnement des clients demeurent plus que jamais indispensables pour qu’ils développent une approche d’investissement fondée sur la définition d’objectifs de placement personnalisés et à long terme. Ainsi, ils s’affranchiraient du risque émotionnel lié à la volatilité des marchés à court terme. Nous sommes convaincus de pouvoir aider les conseillers patrimoniaux à remplir cette mission et c’est ce que nous faisons à travers notre approche Durable Portfolio Construction® », explique Christophe Point, Directeur de NGAM Distribution France, Suisse Romande et Monaco. Si les investisseurs se disent favorables à l’adoption de stratégies d’investissement établies à partir d’objectifs de placement personnalisés, la mise en pratique s’avère moins évidente. 70% des conseillers patrimoniaux français (69 % au niveau mondial) affirment encourager leurs clients à mettre en place des objectifs de performance indépendants des marchés, et 74 % poussent leurs clients à définir des objectifs qui leur sont propres. 79 % des investisseurs privés français ont déclaré qu’ils seraient satisfaits s’ils atteignaient leurs propres objectifs, en dépit de sous-performer le marché. Pourtant, 84 % des conseillers patrimoniaux français déclarent que leurs clients sont toujours tiraillés entre la génération de performance et la préservation du capital, même si seuls 76 % des investisseurs privés français le reconnaissent. Ces contradictions sont révélatrices : les investisseurs ont conscience qu’ils doivent faire évoluer leur approche d’investissement s’ils veulent voir leurs rendements augmenter, pour autant ils ne sont pas encore prêts à en assumer le risque. « Pour que leurs clients passent de l’acceptation à la mise en pratique, les conseillers patrimoniaux devront poursuivre leurs efforts et définir avec précision les besoins et les ambitions d’investissement de leurs clients.Pour être pertinente, cette démarche doit en tout premier lieu intégrer le niveau d’aversion au risque des investisseurs », note Christophe Point. Le modèle traditionnel actions/obligations est remis en question, seuls 36 % des CGP français le considèrent comme une solution d’allocation appropriée à leurs clients, dont la tolérance au risque est modérée. 30 % des conseillers patrimoniaux ont régulièrement recours aux produits dits dé-corrélées, à des fins de diversification (59 %) et de réduction de la volatilité (47 %). Mais pour 35% des conseillers, l’obstacle majeur à l’utilisation de ces produits provient de leur complexité. Une meilleure connaissance de ces produits est nécessaire pour qu’ils puissent les recommander. En effet, un CGP sur trois déclare ne conseiller que des produits qu’il peut expliquer à ses clients. « Nous souhaitons être aux côtés des conseillers patrimoniaux et leur apporter le soutien et les outils dont ils ont besoin pour aider leurs clients à mieux comprendre et appréhender de nouvelles techniques d’investissement davantage adaptées à la complexité des marchés » conclue Christophe Point.
Deux des principaux fonds de pension au Royaume-Uni réduisent leur exposition aux hedge funds, en réaction aux frais élevés et aux performances décevantes du secteur, rapporte Financial News. Railways Pension Scheme (20 milliards de livres d’encours) compte diminuer sa position dans les hedge funds, actuellement de 1 milliard de livres. Le BT Pension Scheme (39,6 milliards de livres) a aussi l’intention de revoir ses investissements dans ce domaine.
Société Générale Securities Services (SGSS) a annoncé le 30 septembre le lancement d’une solution d’externalisation intégrée de gestion de patrimoine et d’investissements pour le Royaume-Uni. Destinée aux gestionnaires de patrimoine et d’investissements de taille intermédiaire, cette solution couvre l’ensemble de la chaîne de valeur post-négociation, de l’exécution à la conservation globale. Les gestionnaires de patrimoine de taille intermédiaire sont confrontés en permanence aux coûts associés aux évolutions de la réglementation et aux développements opérationnels. Afin de rester compétitifs, les gestionnaires choisissent de plus en plus d’externaliser leurs fonctions opérationnelles, s’appuyant sur leurs prestataires afin de réduire leurs coûts liés à la gestion de leurs systèmes de back-office et développer des fonctionnalités Web. Pour répondre aux besoins de cette clientèle au Royaume Uni, SGSS a développé une solution de gestion de patrimoine complète, du front-office au back-office, et propose désormais une plate-forme de gestion de portefeuille unique en partenariat avec JHC, une société spécialisée dans les solutions IT. Les gestionnaires de patrimoine bénéficieront d’une suite modulaire de services pour la gestion de patrimoine et de fonds, ainsi que de services bancaires connexes. La solution unique de SGSS comprend un service consolidé d’exécution intégré et de gestion de liquidité, des services de middle- et back-office, un traitement ségrégué des portefeuilles, la tenue de comptes et de registre, le règlement livraison multi-produits, la compensation globale et la conservation locale avec des fonctionnalités multidevises, ainsi que des services d’administration de fonds. Les services auxiliaires complémentaires incluent des prestations de change, de gestion de liquidité et de prêt-emprunt de titres, d‘asset servicing et de reporting, ainsi que des services de reporting risques et réglementaire. Les gestionnaires de patrimoine et d’investissement de taille intermédiaire, les banques privées, les sociétés de négociation directe/de courtage et les cabinets de conseil bénéficieront d’avantages importants en matière d’opérations, de coût, de risque et de temps en souscrivant à cette solution d’externalisation. Grâce à cette solution, ils pourront s’orienter davantage vers l’investisseur final et consacrer leurs investissements et leur temps aux engagements et aux responsabilités auprès de leurs clients par un meilleur positionnement concurrentiel.
BlackRock a repassé à la hausse le seuil des 5 % du capital d’UniCredit, portant sa participation, détenue par le biais de ses gestions pour compte de tiers, à 5,003 %, rapporte Bluerating. Cette information, datée du 29 septembre, provient du régulateur italien Consob. Le 26 septembre, BlackRock avait réduit sa participation dans le groupe bancaire italien de 5,246 % à 4,999 %.
L’agence de notation financière Scope Ratings, basée à Francfort, a publié le 30 septembre une étude sur les titrisations de fonds d’investissement alternatifs (AIF/FIA), une nouvelle classe d’actifs en forte croissance dans un environnement de faibles taux d’intérêt et dont l’essor pourrait être favorisé par les actions de la Banque centrale européenne.Intitulée “Securitisation of Alternative Investment Funds – Analytical Considerations”, l'étude étudie les possibilités de structurer les FIA dans des produits de dette notés, et décline les problèmes liés à l’analyse de ces produits.
L’indice de confiance des investisseurs « State Street Investor Confidence Index » pour le mois de septembre 2014 a augmenté de 3,8 points pour s’établir à 123,9, par rapport au niveau de 120,1 (en données corrigées) enregistré en août. Les investisseurs en Amérique du Nord et en Asie ont affiché un appétit moindre pour le risque, l’indice régional nord-américain enregistrant une baisse de 5,1 points à 103,0 tandis que l’indice régional asiatique marque un repli de 4,5 points à 97,1. En revanche, l’amélioration de la confiance récemment observée en Europe se poursuit, avec une hausse de 12,6 points de l’indice régional qui s’établit à 140,0.
Omnes Capital a annoncé le 30 septembre son entrée au capital de la société Heidrich dans le cadre d’une opération de MBI (management buy in) aux côtés de François Sabaté. Francis Heidrich, le dirigeant fondateur et actionnaire à 100% de la société, cède l’intégralité de ses parts. Fort d’une solide expérience de management commercial, marketing et de direction de filiale à l’international, François Sabaté devient actionnaire majoritaire de l’entreprise.L’équipe Capital Développement et Transmission small cap d’Omnes Capital réalise avec cette opération sur le fonds LCL Expansion 2, son troisième investissement de l’année.
Axa Real Estate Investment Managers, filiale d’Axa Investment Managers, a annoncé que son fonds Tokyo Office Property (TOP) a finalisé l’acquisition de l’immeuble de bureau Nishi Shinjuku KF à Tokyo. L’opération est un co-investissement entre le fonds TOP et le fonds Tokyo Office Real Estate Investment, géré par Sumitomo Mitsui Trust Real Estate Investment Management. Il s’agit ainsi de la cinquième acquisition réalisée par le fonds TOP, portant ainsi ses actifs sous gestion à 21 milliards de yens, soit 151 millions d’euros.
La Banque Neuflize OBC a annoncé le 29 septembre le lancement de son e-magazine dédié à la Responsabilité Sociétale de l’Entreprise (RSE) et confirme son engagement en la matière via son offre de produits responsables, son soutien à la société, la sensibilisation et la formation de ses collaborateurs, et enfin la réduction de son impact environnemental.Pour Philippe Vayssettes, président du directoire de la Banque Neuflize OBC : « Nous traversons actuellement une crise longue et protéiforme, qu’elle soit économique, sociale, politique ou environnementale. C’est pourquoi la société civile, individu ou entreprise, doit s’éveiller aux mutations en cours et, en toute transparence, trouver des réponses. En tant qu’entreprise responsable et engagée, nous avons décidé, à travers notre e-magazine dédié à la RSE, de donner plus de transparence aux différentes actions que nous menons. En effet, au-delà des mots, il est aujourd’hui plus que jamais nécessaire d’avoir un discours clair et conforté par la preuve de l’exemplarité, ceci afin d’éveiller les consciences en partageant les expériences et en participant au cercle vertueux auquel tout un chacun aspire ».
La semaine écoulée n’a pas apporté de réponses satisfaisantes aux questions qui taraudent les investisseurs depuis leur retour de vacances. La fin de l’assouplissement quantitatif aux Etats-Unis va-t-il porter un coup plus fort que prévu à une croissance économique mondiale en train de ralentir? Quid des relations entre la Russie et l’Europe ? Les dirigeants chinois sont-ils en train de flirter avec un atterrissage en catastrophe ? L'économie japonaise peut-elle se remettre des effets négatifs de la hausse de la TVA ?Dans ce contexte, les investisseurs ont continué de réduire leur exposition à l’Europe occidentale, à la plupart des marchés émergents, au Japon et à la Chine durant la semaine au 24 septembre, selon EPFR Global. Les fonds actions ont tout de même attiré 1,06 milliard de dollars et les fonds obligataires 3,78 milliards de dollars. Mais ce sont les fonds monétaires qui remportent la mise avec une collecte nette de 20,75 milliards de dollars.Les fonds d’actions japonaises ont subi une décollecte nette de 976 millions de dollars, un montant jamais vu depuis plus de six mois, les rachats libellés en yen ayant largement effacé les souscriptions libellées en dollar et en euro.
Bank of Montreal (BMO), la quatrième banque canadienne en termes d’actifs, envisagerait de céder des parts de fonds de private equity d’un montant de 400 millions de dollars, révèle Bloomberg qui cite quatre sources proches du dossier. Le group BMO, qui a mandaté Lazard pour mener à bien cette opération, chercherait surtout à vendre les parts qu’il détient dans 50 fonds nord-américains.
L’agence d'évaluation financière Fitch Ratings vient de publier deux tableaux de bord, l’un sur les fonds actions européens à fin septembre, l’autre sur les fonds crédit à la même échéance. La collecte soutenue des fonds d’actions européennes entre la mi-2013 et juin 2014 a surtout favorisé les fonds value et les fonds à dividendes élevés au détriment des fonds affichant un «biais» croissance ou qualité. Les flux se sont taris à l'été 2014, avec le moindre appétit des investisseurs pour le scénario du rebond européen, ce qui mis fin à la hausse des titres de faible qualité tout en soulageant aux gérants de fonds growth.La rotation des secteurs et des styles a constitué un vrai défi pour les fonds de qualité et de croissance historiquement surperformants. Plus de 50% des fonds les plus performants (premier quartile, le plus souvent les fonds de croissance) entre juin 2009 et juin 2013 ont retrogradé dans les troisième ou quatrième quartiles entre juin 2013 et septembre 2014.Les fonds européens ont ainsi affiché des disparités accrues dans les performances pendant cette période, avec des gagnants et des perdants. Les disparités observées au sein des fonds croissance/qualité reflètent l’intensité de la rotation sectorielle mise en œuvre par les gérants.Du côté du crédit, l’agence relève qu’en 2014, les gestionnaires obligataires globaux ont dû faire preuve d’un savoir-faire supérieur en termes de sélection du crédit high yield afin de compenser le «biais» à la sous-pondération de la duration et surperformer le marché.Les gestionnaires d’actifs s’attendent à ce que les spreads de crédit restent dans une fourchette étroite ou continuent de se contracter. Ils sont très attentifs aux signaux qui pourraient affecter l’appétit pour le crédit, accroître la volatilité et fournir des points d’entrée, tout en restant prudents sur la valorisation et les taux d’intérêt, dans un contexte de hausse des taux aux Etats-Unis et d’une déflation potentielle dans la zone euro.
Le fournisseur d’indices Solactive, basé à Francfort, a noué un partenariat avec le canadien Corporate Knights Capital pour lancer une série d’indices à faible intensité carbone. Ces indices permettront d’avoir une exposition aux sociétés best-in-class dans les secteurs à forte intensité carbone, tout en maintenant une exposition standard pour les sociétés actives dans tous les autres secteurs.Les nouveaux indices sont le Solactive CK Low Carbon U.S. Index ,le Solactive CK Low Carbon Europe Index, et le Solactive CK Low Carbon Canada Index.La nouvelle famille d’indices est la première à utiliser le système de classification de l’industrie durable (Sustainable Industry Classification System ou SICS), mise en place pour le Sustainability Accounting Standards Board (SASB) qui permet de classer les secteurs industriels selon le degré d’intensité dans l’utilisation de la ressource, l’impact sur la durabilité et le potentiel d’innovation pour la croissance durable. Une des caractéristiques de ces indices est d’assurer une réduction minimale de 50% de l’intensité carbone par rapport aux indices de référence du marché, comme a pu le vérifier South Pole Carbon.
A l’occasion de la semaine de l’ISR du 29 septembre au 5 octobre, La Banque Postale, avec CNP Assurances, sensibilisera ses clients aux placements responsables en s’appuyant notamment sur une offre promotionnelle déployée jusqu’au 31 octobre. Depuis le 1er septembre et jusqu’au 31 octobre 2014, les clients de La Banque Postale peuvent bénéficier d’une réduction de frais d’au moins 50% pour tout versement sur les supports éligibles dans les contrats d’assurance-vie de la Gamme ISR « Investir Autrement » de La Banque Postale. Ces fonds sont disponibles au sein de six contrats d’assurance-vie (Vivaccio, GMO, Ascendo, Cachemire, Cachemire 2, Cachemire Patrimoine) commercialisés par La Banque Postale et gérés par CNP Assurances auxquels ont déjà souscrit près de 5 millions d’épargnants. Cette offre promotionnelle permet également de les sensibiliser sur l’approche et l’intérêt de l’Investissement Socialement Responsable. A côté de la promotion de l’ISR par le biais de sa gamme «Investir Autrement» comportant 5 OPCVM labellisés Novethic, La Banque Postale a renforcé depuis septembre 2014 son offre responsable avec le lancement du Service Intérêts Solidaires et de deux fonds à formule dont la performance finale dépend de l'évolution moyenne de l’indice boursier éthique «Ethical Europe Equity».
La centralisation de groupes de produits se traduit par de meilleures relations entre gérants de portefeuilles, selon une étude publiée par Cerulli Associates, «Products and Strategies 2014: Devising a Product Plan in a Competitive Market», qui se penche sur les stratégies produits des gestionnaires retail et institutionnels dans différentes classes d’actifs."Une évolution observée ces dernières années est la centralisation des efforts de gestion et de développement des produits institutionnels et retail. Ce mouvement de centralisation est si marqué que près des trois quarts des gestionnaires d’actifs ont regroupé leurs équipes produits», explique Pamela DeBolt, associate director chez Cerullli, citée dans un communiqué."La manière dont les sociétés abordent l’univers retail a évolué vers un processus beaucoup plus institutionnel. Les lignes qui s’estompent entre l’institutionnel et le retail ont déclenché une évolution dans l’organisation au sein des sociétés qui recueillent désormais les fruits de l’exploitation réciproque de leurs expertises et de leurs ressources», poursuit Pamela DeBolt.Un autre avantage de la centralisation des efforts est de simplifier les discussions entre gérants de portefeuille et gérants produits.
Le nombre d’opérations de fusions-acquisitions réalisées au niveau mondial au troisième trimestre 2014 n’a jamais été aussi élevé depuis six ans, sur la même période, selon l’Observatoire trimestriel des fusions-acquisitions Towers Watson. L’Observatoire, réalisé en partenariat avec Cass Business School, révèle que le rythme soutenu des transactions va faire de l’année 2014 la plus marquante en termes de fusions-acquisitions depuis 2012, avec 564 transactions de plus de 100 millions de dollars. L’Observatoire révèle également que, partout dans le monde, les acquéreurs continuent à surperformer le marché ce trimestre. Ils ont réalisé une performance financière supérieure de 5,2 points de pourcentage (pp) à l’indice global. Les transactions de taille moyenne réalisent actuellement le meilleur rendement, pendant que les acquéreurs finalisent des transactions de taille moyenne ayant surpassé l’indice de 5,4 pp, par rapport aux transactions les plus importantes (soit d’une valeur de plus d’1 milliard de dollars) ayant surpassé l’indice de 4 pp. Des transactions lentes, qui ont été finalisées en 70 jours ou plus, ont surperformé largement le marché de 10,5 pp par rapport aux transactions “rapides” ayant actuellement surperformé de 3,5 pp.
La société de gestion Pramerica Fixed Income, spécialisée dans l’obligataire et qui appartient au groupe américain Prudential Financial, prépare le lancement d’une gamme de fonds Ucits, a indiqué Philip Vlieghe, managing director, Pramerica Fixed Income à Londres, à l’occasion de la conférence d’automne de l’association luxembourgeoise des fonds d’investissement (ALFI) qui se tenait les 23 et 24 septembre à Luxembourg. «Lorsque nous le pouvons, nous préférons proposer un fonds Ucits avec des règles bien définies et bien connues», a souligné le responsable. Evoquant l’intérêt croissant des investisseurs institutionnels pour l’investissement responsable, Philip Vlieghe a précisé que Pramerica avait appliqué un filtre ESG à l’un des nouveaux fonds et qu’il envisageait d’appliquer cette grille à l’ensemble des fonds de la gamme. Pramerica gérait plus de 530 milliards de dollars à fin juin 2014, dont quelque 40 milliards de dollars en Europe.
Pas de doute. Le Luxembourg va continuer de faire la course en tête. La place financière dispose d’atouts que ses responsables mettent volontiers en avant. Le Grand-Duché est ainsi l’un des rares pays à encore disposer d’une notation AAA. «C’est un atout qui permet à la place financière d’attirer de nouveaux fonds», a souligné le 23 septembre le ministre des finances du Luxembourg, Pierre Gramegna, à l’occasion de la conférence d’automne de l’Association luxembourgeoise des fonds d’investissement. Dans un contexte de taux d’intérêt bas, les fonds constituent un placement adapté, a souligné le ministre. Les actifs sous gestion continuent d’ailleurs de progresser et pourraient passer prochainement la barre des 3.000 milliards d’euros. Sur les sept premiers mois de l’année, la collecte nette s’est élevée à plus de 160 milliards d’euros. Pierre Gramegna a par ailleurs rappelé la volonté du Luxembourg depuis l’an dernier de s’affirmer comme une place financière beaucoup plus transparente. D’où la décision il y a maintenant plus d’un an d’adopter l'échange automatique d’informations. «Nous voulons participer à toutes les initiatives dans ce domaine. Car le mouvement est irréversible pour une raison bien simple : l'échange automatique est devenu un standard mondial», a souligné le ministre.Le Luxembourg poursuit par ailleurs son offensive sur le front de la diversification. La diversification géographique tout d’abord avec le projet de pousser les feux de la distribution en Chine, en Australie, au Brésil et au Mexique. Une mission devrait se rendre au Mexique et au brésil en novembre prochain.La Chine reste bien entendu la priorité de l’association professionnelle. Ces derniers temps, le Luxembourg a obtenu le feu vert de la Chine pour le clearing des transactions en RMB et devrait prochainement accueillir trois nouvelles grandes banques chinoises, si bien que la place financière pourra faire valoir que les principales banques de Chine sont implantées au Luxembourg. Du côté des classes d’actifs, le Luxembourg poursuit ses efforts pour développer les produits alternatifs, avec la perspective de compter quelque 250 licences AIFM d’ici à la fin de l’année, ce qui placerait le Luxembourg en deuxième position derrière la France, et l’objectif d’un doublement dans les prochaines années des actifs alternatifs à 500 milliards d’euros. A côté de l’introduction du special limited partnership et d’une amélioration du régime du carried interest, le Luxembourg envisage de mettre en place un REIT. Le président de l’ALFI, Marc Saluzzi, a également souligné l’engagement renouvelé de l’association pour la finance responsable, avec son porte-drapeau LuxFlag. A l’occasion d’une table ronde sur l’investissement responsable, les participants ont évoqué la possibilité de l’introduction dans la réglementation Ucits 6 ou Ucits 7 d’une obligation d’intégrer les critères ESG. Ulrika Hasselgren, CEO et associée fondatrice d’Ethix SRI Advisors, s’est prononcée pour une «régulation créatrice» qui pourrait imposer le principe d’une intégration des critères ESG mais qui laisserait aux acteurs le choix des moyens...
Quelque 88% des family offices et 64% des banques privées placent la gestion des objets d’art et de collection parmi les priorités stratégiques, rapporte L’Agefi suisse. Un coup de sonde mis en exergue dans le dernier Art & Finance Report 2014, cosigné par l’agence britannique ArtTactic et Deloitte Luxembourg. L'étude souligne l’un des effets majeurs du dynamisme colossal du marché de l’art sur l’industrie des services et la gestion de fortune en particulier. Selon les experts, la tendance serait particulièrement porteuse aux Etats-Unis et en Europe. «Les gestionnaires de fortune s’attendent à ce que leur clientèle renforce la part allouée à l’art, formant un terreau fertile pour tous les services dédiés à la protection et à la valorisation des biens de collection», selon l'étude qui souligne toutefois que le défaut de régulation et le manque de transparence freine toujours le rapprochement avec l’industrie financière.
Le portefeuille de la fondation (endowment) de l’Université de Harvard a affiché pour l’exercice au 30 juin une performance de 15,4 % et son encours est ressorti à 36,4 milliards de dollars. Au cours de l’exercice écoulé, Harvard a renforcé son exposition aux actifs alternatifs comme l’immobilier ou le private equity. L’allocation aux hedge funds est passée de 15 % à 16 %. La fondation, qui gère les investissements de la prestigieuse université américaine, a indiqué qu’elle avait décidé de continuer dans cette direction. En 2015, l’allocation aux hedge funds et private equity devrait représenter 34 %, contre 31 % actuellement.