Les investisseurs particuliers affichent un net regain de confiance à l’égard des marchés financiers. Tel est le constat qui ressort de la quatrième édition de l’étude annuelle de Schroders, intitulée «Schroders Global Investment Trends Survey», réalisée auprès de 20.000 investisseurs particuliers répartis dans 28 pays. «Les résultats sont assez surprenants, avec un niveau de confiance des investisseurs dans les marchés qui s’est nettement amélioré dans le monde», a observé Karine Szenberg, directrice générale de Schroders France, à l’occasion d’une rencontre avec la presse. De fait, plus de moitié des investisseurs particuliers dans le monde, soit 54%, se disent ouvertement plus confiants qu’il y a un an quant aux opportunités d’investissement sur la même période. Les investisseurs français ont également succombé à cet optimisme généralisé. Ainsi, en France, 58% des investisseurs individuels se déclarent plus optimistes. Un niveau de confiance qui est le plus fort en Europe juste derrière les Pays-Bas! Un résultat «plutôt atypique qui tranche avec le négativisme dont peuvent faire preuve les français», a commenté Karine Szenberg.Preuve que la confiance fait un retour en force, 91% des personnes interrogées à l'échelle mondiale – 88% en France - anticipent un retour positif de leurs placements financiers sur l’année à venir. Les investisseurs tablent même sur une performance moyenne de 12 % au cours des douze prochains mois!Dans un tel contexte, 50% des investisseurs sondés ont bien l’intention d’augmenter leurs placements financiers au cours des douze prochains mois, contre 43% en 2014 et 38% en 2013. Les chiffres sont moins impressionnants en France, malgré une évidente amélioration. Les investisseurs particuliers français sont ainsi 44% à prévoir une augmentation de leurs investissements contre 36% l’an dernier. Pour autant, malgré cette confiance retrouvée et une forte espérance de rendement, l’appétit pour le risque demeure toujours aussi modéré. «On observe en effet un décalage entre les performances attendues et les choix d’investissements», a noté Karine Szenberg. Ainsi, une majorité des investisseurs particuliers affichent toujours une préférence pour les investissements à court terme ou à faible risque. 45% des placements sont toujours investis dans des actifs peu risqués et/ou à faibles rendements (épargne liquide ou produits monétaires), souligne l’étude. Globalement, les investisseurs individuels n’envisagent d’investir que 21% de leur portefeuille dans des classes d’actifs avec un profil risque-rendement plus élevé. D’ailleurs, 35% des investisseurs interrogés prévoient d’investir dans les mêmes classes d’actifs qu’auparavant. L’étude met également en exergue la forte propension des particuliers à investir à court terme, 46% des sondés privilégiant des placements susceptibles de générer des résultats dans un horizon de un à deux ans.Pour autant, la quête de rendement continue d’être un enjeu majeur pour tous les investisseurs particuliers à travers le monde. Ainsi, les placements générateurs de revenus sont plébiscités puisque 87% des investisseurs interrogés envisagent d’investir dans ce type de placement.