Les acteurs de la branche des technologies financières s’organisent autour d’une association dénommé Swiss Tech avec une présence à Zurich et Genève, rapporte L’Agefi suisse. La création de Swiss Fintech valide l’intérêt croissant et l’importance que prennent les technologies financières en Suisse. Il s’agit de la première association à dimension nationale de ce secteur. L’objectif étant d’être une force de proposition dans les décisions politiques et réglementaires, pour que la Suisse devienne «la première place des technologies financières». Elle sera officiellement lancée le 27 août à Zurich, dans le cadre d’un premier événement consacré aux jeunes entreprises actives dans ce secteur. Le SIX Convention Centre accueillera dix startups suisses sélectionnées, qui viendront présenter leurs solutions face à une audience d’une centaine de participants comprenant des investisseurs, des représentants du secteur bancaire et des entrepreneurs.
La taille moyenne des opérations dans les infrastructures a atteint un record, selon Preqin. Elle se situe au 3 août 2015 à 567 millions d’euros, précise le fournisseur de données sur les investissements alternatifs. Entre 2013 et août de cette année, la moyenne des transactions a ainsi bondi de 56 %. La hausse concerne toutes les régions du monde. En Europe elle est de 42 % sur trois ans.En revanche le nombre de transactions a chuté sur la période, passant de 1.056 en 2013 à 325 depuis le début de 2015.
La société de gestion américaine Harris Associates a renforcé sa participation dans Glencore à 4,5 %, ce qui en fait le quatrième actionnaire du groupe minier, rapporte le Wall Street Journal. Les autres investisseurs sont le fonds souverain du Qatar, Ivan Glasenberg, le directeur général de Glencore, et BlackRock. Harris Associates parie sur un rebond du titre qui a chuté de plus de 40 % cette année.
Omers Ventures, l’une des plus importantes sociétés de capital risque du Canada, a indiqué avoir levé 260 millions de dollars canadiens, soit quelque 200 millions de dollars américains, pour son deuxième fonds dédié aux jeunes sociétés technologiques. Les principaux investisseurs dans le fonds sont la Banque de Montréal, Cisco Systems et le fonds de pension de l’Ontario (Ontario Municipal Employees Retirement System ou Omers, maison mère de Omers Ventures). Le premier fonds tech d’Omers Ventures, lancé il y a près de quatre ans, avait permis de lever 210 millions de dollars canadiens. Au premier semestre 2015, les investissements dans le capital risque canadien ont fait un bond de 33% sur un an pour totaliser 1,19 milliard de dollars canadiens.
Obnubilés jusqu’ici par le syndrome grec, les investisseurs internationaux ont ces derniers temps tourné leurs regards vers l'économie chinoise et la crainte d’une récession qui affaiblirait les perspectives économiques mondiales, selon le dernier sondage BofA Merrill Lynch réalisé entre les 7 et 13 août auprès d’un échantillon de 202 participants totalisant 574 milliards de dollars d’actifs sous gestion. La possibilité d’une récession en Chine est désormais considérée comme un risque extrême par 52% des sondés. Ce qui fait peser une lourde hypothèque sur la croissance mondiale si bien que seulement 53% des sondés envisagent un raffermissement de l'économie mondiale au cours des douze prochains mois, contre 61% en juillet. Le sondage souligne également des allocations aux actions émergentes qui se retrouvent à leur bas niveau depuis avril 2001. On observe une évolution équivalente pour le secteur de l'énergie, dont les allocations sont à un niveau jamais vu depuis février 2002. Les investisseurs sont plus nombreux à vouloir sous-pondérer en priorité les marchés émergents internationaux alors que l’Europe est la région qu’ils souhaitent surpondérer avant toutes les autres. Sur le chapitre de la politique monétaire, les participants au sondage sont de plus de plus nombreux à prévoir un relèvement des taux de la Réserve fédérale au troisième trimestre et la majorité d’entre eux envisagent un aplatissement de la courbe des taux au cours des douze prochains mois. «Les investisseurs indiquent très clairement qu’ils sont positionnés pour un ralentissement de la croissance en Chine et dans les marchés émergents», indique Michael Hartnett, stratégiste en chef chez BofA Merrill Lynch Global Research. «Les actions européennes gardent la faveur des investisseurs, qui préfèrent toutefois les entreprises qui se concentrent sur leur marché d’origine et évitent toute exposition à la Chine et aux matières premières», souligne de son côté James Barty, responsable de la stratégie sur les actions européennes.
Le groupe américain Carlyle a pris une participation minoritaire «significative» dans une société indienne, DEE Piping Systems, qui fabrique des systèmes de canalisation haute pression pour les secteurs pétrolier et gazier, selon un communiqué publié le 17 août. Carlyle ne donne aucune précision sur le montant de la transaction. Selon une source évoquée par l’agence Reuters, Carlyle aurait déboursé entre 50 millions et 55 millions de dollars. Les investissements de Carlyle en Inde représentaient au 30 juin 2015 quelque 1,3 milliard de dollars au travers de plus d’une trentaine de transactions.
L’investisseur particulier belge n’est pas vraiment passionné par la gestion de son portefeuille. C’est ce qui ressort d’une enquête ING citée par L’Echo. À la question posée «Investir vous procure-t-il du plaisir?», un peu plus de la moitié des particuliers belges interrogés ont répondu négativement. Seuls 31% disent en avoir du plaisir, tandis que 21% trouvent cette gestion ennuyeuse. Pour cette raison, 66% des répondants estiment que la banque doit suivre leurs investissements et prodiguer des conseils approfondis. Même parmi les investisseurs les plus actifs, ceux qui effectuent au moins deux transactions par trimestre, 54% partagent cet avis.
Les hedge funds ont augmenté leurs participations dans Starwood Hotels & Resorts Worldwide, accentuant la pression sur les propriétaires des hotels Sheraton et W Hotels pour se scinder ou se mettre en vente, rapporte le Financial Times. Les deux principaux actionnaires de la société sont désormais Paulson & Co, qui a pris une participation de 7 % au deuxième trimestre, et d’Och-Ziff, qui contrôle 6 % de la société. Les deux fonds éclipsent les gérants indiciels. Ainsi, BlackRock ne détient que 6 % de Starwood.
La mise en place par les autorités chinoises d’un nouveau mécanisme de détermination du taux de change du yuan et le nouveau plan de sauvetage pour la Grèce ont très largement contribué à la direction des flux durant la deuxième semaine d’août. La décision de la Chine, totalement inattendue, a poussé les investisseurs à ralentir leurs rachats dans les fonds spécialisés sur les actions chinoises.Par ailleurs, la perspective d’un nouvel accord entre la Grèce et ses créditeurs est venu valider l’optimisme des investisseurs sur la capacité de la zone euro à surmonter ses difficultés. Les fonds d’investissement spécialisés dans les actions européennes ont ainsi enregistré une collecte nette de quelque 3,5 milliards de dollars au cours de la semaine au 12 août, selon les premières estimations du spécialiste des flux EPFR Global. Les fonds d’actions européennes affichent ainsi 13 semaines consécutives de collecte nette. Depuis le début de l’année, la collecte des fonds d’actions européennes ont ainsi dépassé la marque des 90 milliards de dollars. Les fonds d’actions dans leur ensemble ont enregistré une collecte d’environ 5 milliards de dollars alors que les fonds obligataires subissaient des rachats pour quelque 2 milliards de dollars, selon les estimations d’EPFR Global. Les fonds monétaires ont attiré environ 5 milliards de dollars.
Les investisseurs placent des milliards de dollars dans les ETF qui leur permettent de se protéger contre la hausse du dollar, rapporte le Wall Street Journal. Ainsi, les actifs dans les ETF couverts du risque de change ont bondi de 83 % sur les sept premiers mois de l’année à 118,3 milliards de dollars fin juillet, selon ETFGI. A fin juillet, on recensait 327 produits de ce genre dans le monde, contre 267 en 2013 et deux en 2005. La protection n’est pas gratuite. Les investisseurs doivent en général payer des frais plus élevés que pour les ETF non couverts.
Une étude de Henderson Global Investors montre que la majorité des investisseurs sont favorables aux commissions de performance sur les fonds, rapporte Investment Week. Ainsi, 56 % des investisseurs expérimentés (adultes britanniques ayant investi plus de 10.000 livres dans différents produits) pensent que les commissions de performance constituent une incitation pour les gérants de fonds. Seulement 19 % des 1.000 personnes interrogées estiment que les commissions de performance les empêcheraient d’investir dans un fonds.
Les expressions couramment utilisées par les courtiers pour vendre des produits – comme les « alternatives liquides » ou les « dérivés » – peuvent être dissuasifs aux yeux des investisseurs éventuels, selon une étude réalisée pendant une année par Invesco et une société de stratégie de langage, citée par le Wall Street Journal. En revanche, lorsque ces fonds sont décrits en utilisant des mots et des concepts que les clients comprennent déjà, ces derniers sont plus ouverts pour y investir. En clair, la simplicité doit être privilégiée par rapport au jargon. Par exemple, l’étude montre que les investisseurs réagissent mieux à l’expression « fonds alternatifs achetés et vendus comme les autres fonds » qu’à celle « alternatives liquides », même si c’est techniquement la même chose. Reste à savoir s’il est bon d’essayer de mettre à l’aise les investisseurs avec ces véhicules d’investissement utilisant des stratégies comme la vente à découvert, le levier et les dérivés…
Les actions sont considérées par les investisseurs comme la classe d’actifs la plus intéressante au cours des trois prochains mois, selon le dernier Risk Rotation Index calculé par NN Investment Partners, rapporte Investment Europe. Plus d’un tiers des participants au sondage (34%) ont donné la préférence aux actions, devant l’immobilier (16,5%) et les obligations gouvernementales (13,6%). Au sein de la classe actions, les investisseurs sont 51% à favoriser le secteur de la santé, devant les biens de consommation (29%), les technologiques (29%) et les services publics (24%). Valentijn van Nieuwenhuijzen, responsable de la stratégie chez NN Investment Partners, relève que la dynamique des flux reste très positive sur l’Europe, les investisseurs prenant en compte l’accélération de la croissance des bénéfices dans la région et la politique monétaire toujours accommodante de la Banque centrale européenne. La société de gestion est désormais légèrement surpondérée sur les actions de la zone euro alors qu’elle était neutre précédemment en raison du risque grec qui semble se dissiper.
Crispin Odey fait partie des gérants de hedge funds qui sont prêts à parier sur de nouvelles déconvenues chez Aberdeen Asset Management après une décollecte de 9,9 milliards de livres au premier semestre, rapporte Investment Week. Une appréciation que la très récente acquisition du hedge fund américain Arden AM ne semble pas avoir dissipé, l’intégration d’une société prenant toujours un peu de temps. Les positions courtes sur Aberdeen AM sont ainsi passées de 4,2% en janvier à 7,4% actuellement, selon des données communiquées par Markit. La perspective d’un relèvement des taux américains, les problèmes chinois et une déroute des actions émergentes pourrait accentuer les rachats d’actions déjà en cours sur la zone Asie-Pacifique.
Le groupe américain de sécurité informatique Symantec a annoncé le 11 août la vente de sa division de stockage de données Veritas au fonds d’investissement Carlyle Group pour 8 milliards de dollars en numéraire. Carlyle a fait équipe avec le fonds souverain de Singapour, GIC, et d’autres investisseurs pour cette opération, qu’il espère boucler avant la fin de l’année.Symantec explique dans un communiqué vouloir ainsi se recentrer sur la sécurité informatique et les logiciels anti-piratage, un secteur dont il est le leader grâce notamment à son programme antivirus Norton. «De même que les secteurs de la sécurité et du stockage de données continuent d'évoluer à grande vitesse, les deux activités de Symantec sont confrontées à des défis et des opportunités différents», a plaidé le PDG de Symantec Michael Brown, cité dans le communiqué."Il est devenu évident que pour gagner dans les deux secteurs de la sécurité et de la gestion de l’information, il fallait des stratégies séparées, des investissements ciblés et des innovations différentes», a-t-il ajouté.
La capacité des gérants actifs à battre le marché est entravée par la forte croissance des encours contrôlés par les ETF, selon une nouvelle étude intitulée “Is there a dark side to ETFs?” citée par le Financial Times fund management. La recherche, rédigée par trois écoles de commerce, estime que la croissance des ETF conduit à des distorsions de prix des actions détenues par ces fonds, ce qui pourrait expliquer en partie pourquoi les « stockpickers » ont du mal à surperformer. Les auteurs de l’étude, qui ont étudié les modèles de détention d’actions américaines entre 2001 et 2011, montrent que la croissance des ETF est responsable d’augmentations d’environ 6 % des coûts de transaction des sociétés qui sont largement détenues par ces véhicules. Ils mettent aussi en évidence que les cours des actions d’entreprises dans lesquelles les ETF détiennent plus de 3 % des actions en circulation ont tendance à être bien plus conditionnés par de larges mouvements de marché que ceux des sociétés dans lesquelles les ETF sont peu investis.
La société Berkshire Hathaway du milliardaire américain Warren Buffett a annoncé le 10 août l’acquisition pour un montant de 37,2 milliards de dollars de la société Precision Castparts, spécialisée dans les pièces détachées notamment pour l’aéronautique.L’opération devrait être finalisée au premier trimestre 2016, précisent Berkshire et Precision Castparts dans un communiqué conjoint. Il s’agit de l’une des plus importantes acquisitions réalisée par Berkshire Hathaway. «Les conseils d’administration de Berkshire Hathaway Inc et de Precision Castparts Corp (PCC) ont unanimement approuvé un accord définitif pour l’acquisition par Berkshire, pour 235 dollars par action en numéraire, de la totalité des actions de PCC. La transaction est évaluée à environ 37,2 milliards de dollars, dette incluse», détaille le communiqué.PCC est «le fournisseur de choix de l’industrie mondiale de l’aéronautique, l’un des secteurs des Etats-Unis qui exporte le plus», a souligné Warren Buffet, Pdg de Berkshire Hathaway, cité dans le communiqué. Precision Castparts, basée à Portland (Oregon, nord-ouest), fabrique des pièces détachées pour l’aéronautique mais aussi l'énergie ainsi que des alliages métalliques. Elle a réalisé l’an dernier un chiffre d’affaires de plus de 10 milliards de dollars. Berkshire Hathaway compte déjà parmi ses actionnaires avec une participation de l’ordre de 3%.
Après deux trimestres consécutifs en régime de «crise» ou de» forte aversion au risque», l’Indicateur de Régime de Marché (MRI) de State Street Global Advisors (SSGA) a reculé régulièrement au deuxième trimestre et oscillé entre les régimes de forte aversion et de risque normal. Il a débuté le deuxième trimestre en régime de forte aversion, dans lequel il est resté tout le mois d’avril en raison de la volatilité des marchés actions et de changes, générée par des statistiques économiques contrastées et des conjectures au sujet de la politique monétaire. Ensuite, influencé par le retour au calme de la volatilité, le signal a reculé régulièrement tout au long du mois de mai. Puis en juin, il a oscillé entre les régimes de risque normal et de forte aversion, avant de terminer le trimestre dans la partie supérieure de l’amplitude du régime de risque normal, précise State Street.
Début août, les investisseurs ont poursuivi leur politique de rotation des actifs, engagée maintenant depuis environ sept mois, en continuant de privilégier les marchés soutenus par une politique active d’assouplissement quantitatif, à savoir l’Europe et le Japon. Depuis le début de l’année, les investisseurs ont ainsi engagé plus de 130 milliards de dollars dans les fonds spécialisés dans les actions européennes et les actions japonaises, selon des données communiquées par la société de recherche spécialisée EPFR. Les fonds d’actions internationales hors Etats-Unis, qui investissent en moyenne 80% de leurs portefeuilles dans les pays développés de l’Europe et de l’Asie, ont de leur côté engrangé 90 milliards de dollars. Dans le même temps, les rachats enregistrés par les fonds dédiés aux actions émergentes et aux actions américaines ont totalisé 123 milliards de dollars. Durant la seule semaine au 5 août, les fonds d’actions émergentes et les fonds de matières premières ont ainsi subi une décollecte de 3 milliards de dollars, selon des données communiquées par la société de recherche spécialisée EPFR. En revanche, les fonds d’investissement spécialisés dans les actions européennes ont enregistré une collecte nette de 3,3 milliards de dollars au cours de la semaine au 5 août alors que les fonds d’actions américaines subissaient des sorties nettes de 4,3 milliards, selon des données publiées par Bank of America Merrill Lynch Global Research. Les fonds d’actions européennes affichent ainsi 12 semaines consécutives de collecte nette alors que pour les fonds spécialisés dans les actions américaines, le solde est négatif pour la troisième semaine d’affilée, précise l'étude, qui cite des données d’EPFR. Les fonds actions dans leur ensemble ont attiré 700 millions de dollars d’entrées nettes sur la période, leur cinquième semaine de collecte positive. Les fonds obligataires, eux, ont enregistré deux milliards de dollars d’entrées nettes après des sorties de 400 millions la semaine précédente.
Les investisseurs activistes ont de plus en plus souvent le dessus dans leurs batailles pour imposer des changements au sein de grandes entreprises américaines, dans de nombreux cas en raison du soutien nouveau des sociétés de mutual funds qui avaient plutôt l’habitude de rester silencieux, rapporte le Wall Street Journal. Ainsi, c’est grâce à l’appui de Franklin Templeton Investments et de Capital Research & Management que ValueAct Capital Management a réussi il y a deux ans à obtenir un siège au conseil d’administration de Microsoft. Les grands mutual fonds ont pendant longtemps été considérés comme des amis de la direction qui achètent des actions parce qu’ils apprécient ce que la société réalise. Actuellement, ils se rallient souvent aux activistes. Cela change la manière dont les batailles se jouent dans les conseils d’administration. Au lieu d’avoir à lutter contre un activiste très bruyant, les sociétés doivent parfois affronter la pression de multiples actionnaires. Cela les rend plus réceptives aux demandes des activistes.