La confiance des investisseurs internationaux est en berne. Les perspectives économiques mondiales se sont fortement détériorées ces derniers temps en raison des inquiétudes sur la Chine et les marchés émergents, selon le dernier sondage BofA Merrill Lynch réalisé entre les 4 et 10 septembre auprès d’un échantillon totalisant 593 milliards de dollars d’actifs sous gestion. La menace d’une récession en Chine est désormais considérée comme le risque extrême le plus important alors que les inquiétudes sur une éventuelle crise de la dette émergente ont fortement augmenté. Dans ce contexte, l’appétit pour le risque s’est évaporé. Le nombre d’investisseurs surpondérés sur les actions a chuté de 24 points de pourcentage en un mois, avec une augmentation parallèle des positions «vendeur» sur les matières premières. Autre illustration du pessimisme ou en tout cas de l’attentisme ambiant, les poches de liquidité ont atteint 5,5% et retrouvent ainsi leur niveau de la crise de 2008. A noter aussi que l’exposition et la perception par les hedge funds des conditions de liquidité sur les marchés sont toutes deux à leur plus bas niveau depuis trois ans. La perspective d’un relèvement des taux de la Réserve fédérale est désormais repoussée au quatrième trimestre. «Les investisseurs étaient déjà positionnés en fonction d’un ralentissement de la croissance en Chine et dans les marchés émergents, mais leur aversion pour le risque s’est intensifiée», souligne Michael Hartnett, chief investment strategist chez BofA Merrill Lynch Global Research. «Les actions européennes ont été affectées par l’aversion au risque, mais elles demeurent une classe d’actifs favorisée», indique pour sa part James Barty, responsable de la stratégie sur les actions européennes.
La société de hedge funds Bridgewater défend la stratégie « risk parity », qu’elle a été l’une des premières à lancer et qu’elle a popularisée et qui est aujourd’hui accusée d’avoir exacerbée les récents tourments sur les marchés, rapporte le Financial Times. Dans une étude, la société de hedge funds fondée par Ray Dalio estime la taille du secteur total à 400 milliards de dollars, alors que certains l’évaluent à 500-600 milliards de dollars. Elle affirme également que nombre d’acteurs, y compris Bridgewater, n’ajustent pas leurs allocations en réponse aux pics de volatilité et ne peuvent donc avoir contribué aux turbulences du mois dernier.
Les besoins très spécifiques des particuliers fortunés (HNWI) de la région Asie-Pacifique (hors Japon) les mettent actuellement un peu à part des autres populations fortunées dans le reste du monde. Confrontés à cette évolution, les gestionnaires de fortune n’ont pas forcément la même compréhension de ces besoins, souligne le dernier Asia-Pacific Wealth Report 2015 publié le 15 septembre par Capgemini et RBC Wealth Management. Près de 88% des gestionnaires de fortune estiment qu’ils comprennent les besoins des particuliers fortunés mais seulement 73% des principaux concernés, les clients HNWI, sont d’accord avec cette appréciation. L'écart de près de quinze points de pourcentage est plus élevé que dans le reste du monde (9 points). Plus de 70% des particuliers HNWI de la région affichent une demande appuyée pour du conseil professionnel, soit près de 20 points de pourcentage de plus que dans le reste du monde. En outre, les demandes en matière de capacités numériques, disponibilité du crédit et services de gestion de fortune, sont élevées chez les particuliers HNWI de tous âges par rapport au reste du monde. Ces spécificités obligent les gestionnaires de fortune à développer des solutions qui prennent en compte le rythme de croissance et les transferts de richesse dans la région afin de mieux répondre aux besoins des clients HNWI. «La croissance continue de la richesse dans la région Asie-Pacifique et une augmentation des transferts de richesse à la génération montante risque d'élargir le fossé apparent entre les populations HNWI et leurs gestionnaires de fortune. Les investissements dans les services numériques et automatisés vont constituer un élément différenciant de première importance pour les gestionnaires de fortune soucieux de répondre aux souhaits des clients HNWI dans le numérique. Ils permettront aussi aux gestionnaires de fortune de proposer des solutions et des services plus personnalisés», estime Andrew Lees, Global Sales Officer au sein de la division Financial Services Global Business de Capgemini.
La société d’investissement Ardian a annoncé mardi 15 septembre avoir levé deux milliards d’euros pour sa troisième génération de fonds dédiée à son activité de private debt. Avec cette troisième génération de fonds, Ardian entend proposer des solutions de financement flexible et sur-mesure aux sociétés européennes. Avec neuf investissements, le fonds est aujourd’hui investi à plus de 40%. Cela inclut les récents financements unitranche arrangés en juillet pour l’acquisition par Charlesbank Capital Partners de Six Degrees Group, spécialiste des infrastructures technologiques, et pour l’acquisition par Cathay Capital de Cenexi, une société pharmaceutique française.Cette troisième génération est significativement plus importante que la précédente, levée en 2008 pour un montant total de 1,5 milliard d’euros, et a attiré une base d’investisseurs internationaux diversifiée incluant notamment des compagnies d’assurances et des fonds de pension. En outre, la moitié des investisseurs du fonds sont de nouveaux clients pour Ardian, indique un communiqué, qui précise que la société, depuis 2010, a arrangé en moyenne 500 millions d’euros de financement par an.
La Chine et l’Inde ont figuré l’an dernier parmi les principaux marchés émergents à contribuer à l’augmentation continue de la richesse et de la population des particuliers fortunés (HNWI) dans la région, selon la dernière étude Asia-Pacific Wealth Report 2015, publiée le 15 septembre par Capgemini et RBC Wealth Management. Le nombre de particuliers fortunés dans la région a ainsi progressé de 8,5% en 2014 à 4,7 millions, soit un million de plus que deux ans auparavant, tandis que leur richesse affichait une croissance de 11,4% à 15.800 milliards de dollars. «L’Asie-Pacifique poursuit son parcours exceptionnel en matière de création de richesse et ne semble pas près de s’arrêter dans l’immédiat. Malgré les quelques problèmes économiques apparus récemment, la richesse de la région devrait tirer la croissance de la richesse au niveau mondial et ainsi fournir des opportunités exceptionnelles aux sociétés de gestion de fortune qui sont bien positionnées pour répondre aux demandes de plus en plus complexes des particuliers fortunés de la région», a comenté Barend Janssens, responsable RBC Wealth Management-Asie. La région Asie-Pacifique a ainsi d’ores et déjà dépassé l’Amérique du Nord en termes de population (4,69 millions de particuliers HNWI contre 4,68 millions selon le récent World Wealth Report 2015) et devrait la dépasser en termes de richesse (16.200 milliards de dollars selon le dernier comptage) d’ici à la fin de l’année. La richesse de la population fortunée devrait en outre progresser plus vite en Asie-Pacifique que dans tout autre région du monde. L’essentiel de cette nouvelle richesse devrait provenir en priorité des économies émergentes de la Chine, de l’Inde, de l’Indonésie et de la Thaïlande. La Chine et l’Inde notamment, ont tiré la croissance de la richesse dans la région ces dernières années et devraient continuer de jouer un rôle moteur de ce point de vue. La Chine et l’Inde représentent près de 10% de la richesse des particuliers HNWI et représentent 17% de la croissance globale de la richesse depuis 2006, ajoutant 3.200 milliards de dollars durant la période. Au cours de la seule année 2014, la population fortunée chinoise a progressé de 17,5% à 890.000 tandis que leur richesse s’est accrue de 19,3% à 4.500 milliards de dollars. L’Inde a fait encore mieux en points de pourcentage, avec des progressions de 26,3% pour la population HNWI à 198.000 et de 28,2% pour la richesse à 785 milliards de dollars. La richesse de la population HNWI dans l’Asie développée, qui comprend le Japon, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, Singapour, Hong Kong, Taiwan, la Malaisie et la Corée du Sud, a progressé de 7% l’an dernier et devrait s’accroître de 8,9% par an jusqu’en 2017 pour atteindre 12.000 milliards de dollars. En termes d’allocation, le cash, avec 23,1% est désormais la principale composante des portefeuilles HNWI dans la région (hors Japon), suivie de près par les actions (22,8%) et l’immobilier (21,4%) qui a perdu la première place occupée l’an dernier. La région Aise-Pacifique se distingue ainsi du reste du monde, où les actions arrivent en tête avec une part de 27,9%, devant le cash (23,3%) et l’immobilier (18,2%). A noter que la population fortunée japonaise a réduit de près de sept points de pourcentage sa poche de liquidités à 37,1% cette année contre 43,8% l’an dernier pour porter son allocation actions à 26,3% contre 20,7% l’an dernier.
Le dernier RMB Tracker de SWIFT montre une croissance en valeur à deux chiffres comparé à juillet 2014 pour les paiements transfrontaliers en RMB entre plusieurs grands marchés d’Asie et la Chine et Hong Kong. Selon les données SWIFT, six des dix premiers pays utilisateurs du RMB, si l’on se base sur la valeur, sont situés en Asie-Pacifique. Aux côtés de Singapour (+ 19 %), la Corée du Sud (+ 173 %) et Taïwan (+ 45 %) ont montré la plus grande augmentation en valeur pour les paiements en RMB avec la Chine et Hong Kong, comparé à l’année dernière. De ce fait, l’adoption du RMB par la Corée du Sud et Taïwan pour les paiements avec la Chine et Hong Kong a augmenté respectivement de 84 % et 80 % pour l’ensemble des paiements, toutes devises confondues. L’adoption du RMB par l’Australie et la Malaisie a également bien progressé avec une augmentation de 18 % et 15 % respectivement, alors que l’utilisation du RMB par le Japon (5 %) et l’Inde (1 %) restent marginaux. Dans l’ensemble, l’adoption du RMB pour les paiements en Asie est passée de 24 % à 33 % au cours de l’année dernière. « La désignation de centres de compensation à Taipei, Singapour, Séoul et plus récemment à Sydney et Kuala Lumpur favorise clairement l’usage de la devise pour le commerce et la finance internationale dans la région », indique Michael Moon, Head of Payments, Asia Pacific chez Swift, cité dans un communiqué. « Le Japon et l’Inde, qui sont aussi des pays importants dans la région, montrent une augmentation significative par rapport à l’année précédente. Cependant, la domination du yen japonais et du dollar US pour les flux de paiements avec la Chine et Hong Kong a un fort impact sur les taux d’adoption dans ces marchés, qui restent assez faibles. » En juillet 2015, le RMB a maintenu sa position de cinquième devise la plus active en valeur pour les paiements internationaux avec une part de marché record de 2,34 %, en légère hausse comparé à juin 2015 où la part du RMB était de 2,09 %. Dans l’ensemble, en valeur, les paiements en RMB ont augmenté de 8,12 % en juillet 2015 alors que l’ensemble des devises de paiements diminuait de 3,84 %.
Rabobank intègrera dans son offre le fonds d’actions internationales Allianz Best Styles Global AC Equity d’Allianz Global Investors à compter du 21 septembre, rapporte le site spécialisé Fondsnieuws. Ce fonds fait partie des stratégies Best Styles multi-factorielles d’Allianz GI. Les actifs sous gestion de ces stratégies représentent plus de 30 milliards d’euros.
L’idée selon laquelle les valeurs du pêchés comme l’alcool, le tabac et les sociétés de jeux surperforment régulièrement les autres entreprises cotées est mise à mal par une nouvelle étude universitaire, rapporte le Financial Times fund management. Andreas Hoepner, professeur de finance, et Hampus Adamsson, assistant en recherche, tous les deux du Centre ICMA de la Henley Business School, ont découvert que les précédentes études démontrant la surperformance des valeurs du pêché ne prennent pas en compte le fait que les petites sociétés ont tendance à surperformer les grandes capitalisations. Or, les portefeuilles du pêché ont tendance à surpondérer les petites valeurs. L’étude, intitulée « The Price of Sin Aversion », montre que dans les portefeuilles pondérés par la valorisation, l’alcool, le tabac et les valeurs du pêché n’affichent pas de surperformance significative, et les jeux sous-performent.
Les fonds d’investissement européens au format Ucits ont subi au deuxième trimestre une très forte baisse de leur collecte, à 114 milliards d’euros contre 283 milliards d’euros au premier trimestre, selon des données communiquées par l’association européenne des gestionnaires d’actifs (Efama). La collecte des fonds Ucits a toutefois progressé à 397 milliards d’euros sur les six premiers mois de l’année, contre 274 milliards d’euros au premier semestre 2014. Au deuxième trimestre, la collecte des fonds Ucits de long terme (hors fonds monétaires) a diminué de plus de 90 milliards d’euros pour s'établir à 144 milliards d’euros contre 236 milliards d’euros au premier trimestre. Les trois principales catégories de fonds ont vu leurs souscriptions s’orienter à la baisse. Les fonds dédiés aux actions ont ainsi terminé le trimestre sur une collecte de 22 milliards d’euros contre 43 milliards d’euros au premier trimestre, les fonds obligataires affichant une collecte de seulement 32 milliards d’euros contre 79 milliards d’euros au premier trimestre. L'érosion a été moindre sur les fonds multi-classes d’actifs qui ont encore attiré 72 milliards d’euros contre 101 milliards d’euros. Sur six mois, la collecte des fonds Ucits de long terme atteint 380 milliards d’euros contre 282 milliards d’euros au premier semestre 2014. Les fonds monétaires ont terminé le deuxième trimestre sur une décollecte nette de 30 milliards d’euros après une collecte nette de 47 milliards d’euros au premier trimestre. La collecte des fonds d’investissement alternatifs (FIA) est passée de 18 milliards d’euros au premier trimestre à 48 milliards d’euros au deuxième trimestre. Une évolution due notamment à un retournement sur les fonds dédiés aux actions, qui ont enregistré une collecte nette de 4 milliards d’euros alors qu’ils avaient subi des sorties nettes au premier trimestre pour un montant de 13 milliards d’euros. Les solutions multi-classes d’actifs ont attiré 32 milliards d’euros contre 22 milliards d’euros au premier trimestre. Les ventes institutionnelles ont reculé à 38 milliards d’euros contre 54 milliards d’euros au premier trimestre. Les actifs des fonds d’investissement européens se sont contractés de 0,8% au deuxième trimestre pour terminer à 12.632 milliards d’euros à fin juin. Les actifs des fonds Ucits ont diminué de 0,9% à 8.167 milliards d’euros, et ceux des FIA de 0,8% à 4.455 milliards d’euros.
A l’approche de la réunion de la Réserve fédérale américaine et compte tenu de la situation toujours préoccupante de l'économie chinoise, les investisseurs ont continué de réduire leur exposition au risque actions. Les fonds dédiés aux actions ont encore subi une décollecte de près de 19 milliards de dollars durant la semaine au 9 septembre, selon une étude de Bank of America/Merrill Lynch qui se base sur des données communiquées par le cabinet spécialisé dans l'évolution des flux EPFR Global. En l’espace de quatre semaines, la décollecte des fonds actions atteint ainsi 46 milliards de dollars. Durant la semaine sous revue, les fonds dédiés aux actions émergentes ont enregistré une décollecte de 4,5 milliards de dollars tandis que les fonds spécialisés sur les actions américaines ont affiché une décollecte de 15,9 milliards de dollars. Les fonds d’actions européennes ont terminé sur des sorties nettes de seulement 800 millions de dollars. Les fonds d’actions japonaises ont été les seuls à terminer dans le vert, avec une collecte de 1,8 milliard de dollars. Depuis le début de l’année, les fonds d’actions émergentes accusent une décollecte de 58 milliards de dollars alors que les fonds dédiés aux actions européennes et japonaises marquent une collecte cumulée de 142 milliards de dollars. Une divergence qui repose sur le pari d’un dollar plus fort et d’une économie chinoise moins entreprenante. Il n’en reste pas moins que les analystes de BofA Merrill Lynch maintiennent leur signal d’achat sur les émergents. Du côté des obligations, la semaine s’est terminée sur des sorties nettes limitées à 0,3 milliard de dollars, avec une collecte de 1,4 milliard de dollars sur l’obligataire américain souverain mais des décollectes de 0,9 milliard de dollars sur les fonds de dette émergentes et de 0,8 milliard de dollars sur les fonds de dette high yield.
Hervé Goulletquer, stratégiste, et Jérôme Grenié, co-directeur de la gestion actions à La Banque Postale AM, reviennent dans L’Agefi sur leur stratégie d’investissement. Ils se montrent prudents sur les actions. «La croissance économique est faible, les problèmes structurels à résoudre (économiques, financiers, institutionnels ou géopolitiques) nombreux, la politique monétaire moins omnipotente qu’espéré et la liquidité de marché moins abondante qu’autrefois. Un mix d’anticipations pas très stables et d’asséchements occasionnels de liquidité génère des bouffées de volatilité sur les marchés. Il en ressort un sentiment de manque de visibilité», résument-ils. L’analyse des événements récents en Chine, aux Etats-Unis et en Europe invite selon les deux experts au pari raisonné d’une «reprise mondiale» qui se poursuit et de marchés moins adverses au risque. «Même si dans un environnement de taux bas les actions sont à privilégier, à court terme, tant que nous ne gagnons pas en visibilité à la fois sur le rythme de la croissance en Chine et sur le calendrier des remontées de taux de la FED, nous sommes prudents sur les marchés actions avec des potentiels de rebonds modérés», soulignent-ils.
Le retour de la volatilité a placé la gestion overlay sous les feux de l’actualité. L’intérêt des clients pour cette expertise n’est cependant pas nouveau, comme Dominique Dorlipo, président de Russell Investments France, l’a rappelé sur Newsmangers TV. Pour la seule société Russell Investments dans le monde, elle concerne pas moins de 80 milliards d’euros d’actifs sous gestion, après avoir triplé en cinq ans. L’intérêt qu’on lui porte ne risque donc pas de s'éteindre compte tenu de la forte valorisation des marchés des actions et des taux, et de la présence d’éléments « perturbants » comme les doutes sur la croissance chinoise, ou la probable remontée des taux décidés par la Fed. « Tout cela favorise des sursauts de volatilité », a indiqué Dominique Dorlipo, après avoir rappelé qu’avant les années 2000, 80 % de la performance étaient dus à des décisions d’allocations d’actifs, alors que cette proportion est tombée à 50 %. «Le reste est attribué à la mise en œuvre de la gestion et des risques», a t-il ajouté. Autrement dit, l’investisseur ne peut plus rester les bras croisés à ne rien faire... Dans ce cadre, Dominique Dorlipo s’est attaché à décrire cette gestion « overlay », ou une gestion d’exposition qui permet via des produits dérivés de piloter en permanence les risques. «Cela consiste, entre autres, à pouvoir sensibiliser ou désensibiliser la partie actions du portefeuille de manière instantanée en fonction de ses convictions», a-t-il exposé. Dans la pratique, il y a deux façons de mettre en place une gestion « overlay ». Une première, «classique», où l’investisseur affiche une conviction et charge la société de gestion de la mettre en œuvre. Une autre enfin, où l’investisseur confie un mandat discrétionnaire à la société de gestion, lui laissant le soin d’exprimer ses propres convictions. «Dans le second cas», a précisé Dominique Dorlipo, «cela peut prendre aussi la forme d’un mandat de gestion absolue avec également une gestion du budget de risques.» Reste à savoir si l’utilisation de ces couvertures va se généraliser et pour combien de temps. L’idée de ces techniques est de gérer, de façon ponctuelle ou dirigée, cette volatilité qui, par nature, n’est pas prévisible. Est-ce que l’on paie cette prime d’assurances quitte à moins performer mais se protéger efficacement ? A chacun ses convictions, a conclu Dominique Dorlipo. Non sans rappeler le vieil adage selon lequel, « pour gagner de l’argent, il faut commencer déjà par ne pas en perdre »... Pour voir la vidéo : http://www.newsmanagers.com/NewsManagersTV/unexpertvousparle.aspx?id=1263
Aymeric Forest, responsable de la gestion multi-assets chez Schroders, conseille dans L’Agefi un renforcement de l’exposition en cash. «La volatilité s’est nettement accentuée ces derniers temps, au vu des craintes d’un véritable ralentissement de la croissance mondiale suite à la dévaluation soudaine du yuan chinois et à la faiblesse des indices des directeurs d’achats en Chine et aux Etats-Unis», explique-t-il. Il ajoute que les deux composantes des valorisations des actions et des obligations sont sous pression. «Des primes de risque encore plus élevées seraient peut-être nécessaires afin de générer des rendements long terme plus importants tout en mitigeant l’incertitude qui domine en ce moment. Nous allons réinvestir de manière prudente quand toutes les conditions seront réunies, d’autant qu’il est probable que les politiques fiscales deviennent plus expansionnistes en 2016", précise Aymeric Forest.
Wendel pourrait relancer le projet de refinancement du chimiste allemand Stahl dont il est l’actionnaire à 73,5 % dès cet automne. L’opération qui devait permettre de financer un dividende exceptionnel global de 280 millions d’euros avait été annoncée en juillet mais finalement abandonnée quinze jours plus tard, en raison d’un «marché volatil sur la dette non coté», a rappelé ce jeudi Frédéric Lemoine, le président du directoire de Wendel, cité par L’Agefi. «Nous verrons s’il y a des opportunités en octobre ou en novembre», a-t-il continué à l’occasion de la présentation des résultats, et «si c’est le cas nous procèderons à ce refinancement». L’opération, qui devait permettre à Wendel d’empocher 210 millions d’euros, s'était heurtée à l’encombrement du marché obligataire suscité par l’accord entre la Grèce et ses créanciers.
Après une forte hausse au second semestre 2014, le nombre d’opérations de croissance externe s’est nettement contracté au premier semestre 2015 . Au cours du premier semestre 2015, 143 opérations de croissance externe ont été recensées contre 169 au second semestre 2014, selon le dernier European Buy & Build Monitor publié par Silverfleet Capital en partenariat avec mergermarket. Ce chiffre est finalement porté à 202 suite à la prise en compte plus tardive d’opérations de Buy & Build de plus petite taille traditionnellement rendues publiques après la date de publication de l’étude. «Nous anticipons également que le nombre de transactions enregistrées au premier semestre 2015 sera ajusté à la hausse dans notre prochain baromètre. Néanmoins, et à titre de comparaison, 167 opérations avaient été recensées au cours du premier semestre 2014. Il est donc peu probable qu’une révision ultérieure puisse changer de manière significative le constat que le premier semestre 2015 a été nettement moins dynamique que le second semestre 2014, et tout juste équivalent au premier semestre 2014", expliquent les auteurs de l'étude. Sur la base des 30 opérations, dont les valeurs ont été rendues publiques sur la période, la valeur moyenne des opérations de croissance externe enregistrée au cours du premier semestre 2015 s’établit à 36 millions de livres (51 millions d’euros). Ce chiffre est toutefois inférieur à la moyenne de 42 millions de livres (59 millions d’euros) (revue à la hausse) des 39 opérations comptabilisées lors du second semestre 2014, ainsi qu’à celle de 83 millions de livres (117 millions d’euros) correspondant aux 27 opérations réalisées lors du premier semestre 2014, pour lesquelles les valeurs ont été effectivement communiquées.
Amundi est désormais un des prêteurs du groupe SergeFerrari Group, groupe spécialisé dans la conception, la fabrication et la commercialisation de matériaux composites souples, à travers un investissement en Euro PP. L’opération, conduite par LCL, a été réalisée sous la forme d’un prêt à 6 ans pour un montant de 50 millions d’euros intégrant au sein d’un même contrat un financement bancaire et un placement privé (Euro PP).« Amundi, seul investisseur institutionnel de la transaction, réalise à cette occasion son dixième investissement en dette privée cette année, traduisant le dynamisme de cette activité mais également la qualité et le caractère différenciant de son sourcing » indique Thierry Vallière, responsable de l’activité dette privée chez Amundi. «Nous intégrons systématiquement l’ISR à notre démarche d’investissement en dette privée», poursuit Thierry Vallière, pour qui cette opération confirme le positionnement de leader d’Amundi sur la dette privée.
Lazard Frères Gestion propose un fonds diversifié défensif, investi à l’échelle internationale, combinant analyse fondamentale et forte réactivité, pour s’adapter aux évolutions de la conjoncture. Ce fonds a pour mission de répondre aux attentes d’une clientèle patrimoniale et lui permet de diversifier son portefeuille en visant une performance supérieure à celle des fonds en euros sur la durée recommandée de placement de trois ans. Ce fonds s’adresse aux conseillers, banques privées ou investisseurs privés qui tout en recherchant la performance, pour eux ou pour leurs clients, souhaitent aussi qu’elle présente le moins d’à-coups possible sur la durée de placement. Le processus de gestion original combine deux composantes discrétionnaires et une composante quantitative : une analyse fondamentale de moyen terme, source de performance (positionnement dans le cycle économique), une allocation tactique de court terme pour limiter les pertes et contenir la volatilité, et enfin ne couverture automatique pour protéger totalement ou partiellement le portefeuille (comportement irrationnel des marchés, volatilité excessive) Le fonds peut investir de 0% à 30% de son actif net en actions internationales de toutes capitalisations ; la sensibilité aux actions peut être portée à 40% via les obligations convertibles. Il peut également utiliser d’autres sources de performance comme le crédit, les devises ou les taux. La sensibilité aux taux sera gérée dans une large fourchette de -5 à +8. Lazard Patrimoine est géré par Matthieu Grouès, associé-gérant, directeur des gestions de Lazard Frères Gestion. Il bénéficie du savoir-faire d’une équipe expérimentée en particulier sur la gestion diversifiée et flexible. Lazard Frères Gestion compte 2,5 milliards d’euros d’encours en gestion diversifiée au 30 juin 2015, principalement sous la forme de mandats et de fonds dédiés. «Avec la forte volatilité des marchés actions, la baisse des performances des fonds obligataires et des rendements des fonds en euros des contrats d’assurance vie, le fonds Lazard Patrimoine offre une gestion réellement flexible et réactive, qui utilise pleinement ses marges de manoeuvre, en cas d’aléas ou pour tirer parti d’opportunités de marché», précise Matthieu Grouès, cité dans un communiqué. « L’originalité de ce fonds réside dans la combinaison entre notre expertise fondamentale solide et la réactivité que permettent la composante court terme et le mécanisme de couverture automatique ». Les frais de gestion sont pour la part I de 0,75% TTC max de l’actif net hors OPC gérés par LFG et pour la part R de 1,40% TTC max de l’actif net hors OPC gérés par LFG.
Les patrons adorent déclarer que leurs salariés sont leur actif principal. Il est souvent difficile de savoir ce qu’ils veulent dire précisément, mais un groupe d’investisseurs gérant environ 2.500 milliards de dollars cherche à le déterminer, écrit le Wall Street Journal. Discrètement, les représentants de 24 fonds (pour la plupart des fonds de pension publics ou de syndicats) se réunissent chaque mois depuis deux ans. Cette Human Capital Coalition fait pression sur des sociétés comme Gap ou Wal-Mart pour obtenir des détails et parfois des changements sur la rémunération et le traitement des salariés. Le groupe décrit sa mission en termes purement financiers, estimant que les entreprises et leurs actionnaires s’exposent à de grands risques si elles ne traitent pas bien leurs employés.
EthiFinance et South Pole Group viennent de lancer un service commun d’analyse d’empreinte carbone destiné au marché français. Cette offre permettra aux investisseurs français de mesurer et de réduire leur impact sur le climat. « A travers l’offre construite avec South Pole Group et avec l’aide de nos outils, nous allons donner aux investisseurs français l’opportunité de mesurer et comparer leur empreinte carbone », souligne Emmanuel de La Ville, directeur général d’EthiFinance, cité dans un communiqué. « Nous sommes également en mesure d’accompagner les investisseurs dans la mise en place d’une stratégie bas carbone dans l’ensemble de leurs placements », ajoute Emmanuel de La Ville.En amont de la COP21 qui se réunira à Paris en fin d’année, la France pousse ses investisseurs à faire preuve de transparence et à agir. L’article 173 de la loi sur la transition énergétique obligera les investisseurs institutionnels à communiquer l’empreinte carbone de leurs investissements à partir de l’exercice 2016. Cette obligation s’accompagne de la nécessité pour ces derniers d’expliquer en quoi leurs investissements contribuent au respect de l’objectif international de limitation du réchauffement climatique. «Vous ne pouvez pas réduire ce que vous ne savez pas mesurer – comprendre votre empreinte carbone relève désormais pour les investisseurs de la bonne gestion », relève Dr. Maximilian Horster, Directeur du Pôle Finance au sein de South Pole Group. «Une analyse de l’empreinte carbone est une étape indispensable à la gestion des impacts et des risques. Nous sommes très heureux d’introduire notre expertise sur le marché français ».
Dans un contexte de taux d’intérêt bas dont la remontée est attendue aux États-Unis et au Royaume-Uni en 2015 et avec une perspective de fin de la politique d’assouplissement quantitatif en Europe fin 2016, Lazard Frères Gestion veut proposer à ses clients une solution d’investissement en actions adaptée au contexte de tension sur le marché des taux. Le fonds Lazard Equity Expansion est un fonds investi en actions européennes de grande et moyenne capitalisation, destiné à offrir une alternative originale de diversification avec un horizon long terme. Il est destiné aux investisseurs particuliers et institutionnels. Son originalité réside dans la recherche de valeurs qui bénéficient de la hausse des taux ou qui sont peu corrélées à l’évolution des taux d’intérêts. Ce fonds est cogéré par Axel Laroza et Arnaud Brossard, au sein d’une équipe de neuf gestionnaires-analystes disposant chacun d’une expertise sectorielle spécifique. Le fonds bénéficie des compétences reconnues de Lazard Frères Gestion : connaissance approfondie des entreprises européennes, analyse fondamentale propriétaire « bottom up » et gestion active fondée sur la sélection de titres à potentiel de création de richesse.« Selon notre scénario, le contexte est porteur pour les actions européennes. Par ailleurs, nous pensons que le contexte de hausse des taux devra être pris en compte sur les marchés actions. En conséquence, pour construire le portefeuille, nous mettons l’accent sur la création de richesse à travers le cycle économique, l’évaluation et la sensibilité de ces valeurs à la remontée des taux d’intérêt, pour proposer aux investisseurs une solution originale et adaptée au contexte économique», précise Axel Laroza.