Du jamais vu depuis des années. Les fonds spécialisés sur les actions ont subi des retraits exceptionnels de 29,5 milliards de dollars durant la semaine au 26 août, selon une étude de Bank of America Merrill Lynch Global Research qui reprend des données de la société de recherche spécialisée EPFR Global. Cette décollecte sur une semaine est la plus élevée jamais enregistrée depuis que ces statistiques existent, soit 2002.Au-delà des fluctuations de marché, les investisseurs semblent avoir désormais inscrit dans leur approche un net ralentissement de l'économie chinoise. D’où les énormes mouvements observés ces derniers jours. Les fonds obligataires ont également subi des dégagements très significatifs, à hauteur de 11,7 milliards, au plus haut depuis juin 2013, dont 4,9 milliards sur les fonds spécialisés sur les obligations à haut rendement. Les investisseurs se sont reportés massivement sur les fonds monétaires qui ont enregistré une collecte nette de 22 milliards de dollars sur la semaine et de 121 milliards de dollars sur les huit dernières semaines, un montant jamais vu depuis décembre 2013. Les dégagements sur les fonds actions ont atteint 19 milliards de dollars sur la seule journée du mardi 25 août, au lendemain du «lundi noir» sur les Bourses provoqué par la crainte d’un ralentissement brutal de l’activité économique en Chine. Les fonds dédiés aux actions émergentes ont subi 10,5 milliards de rachats nets, soit leur plus haut niveau depuis janvier 2008. La décollecte a atteint 10,5 milliards sur les fonds spécialisés sur les actions américaines et 3,6 milliards sur ceux investis en actions européennes. A contre-courant de ces dégagements massifs, les fonds dédiés aux actions japonaises ont enregistré une collecte nette de 3,3 milliards, bénéficiant de souscriptions nettes sur 23 des 25 dernières semaines.
Selon une enquête de Plansecur citée par Das Investment, les fonds exposés aux actions allemandes sont privilégiés par les conseillers en gestion de patrimoine indépendants (CGPI) en Allemagne. Ils sont 76,5 % à déclarer mettre avant ce type de fonds pour leurs clients qui souhaitent une exposition aux actions. En deuxième position, les CGPI allemands conseillent des fonds investis sur les actions européennes (69,10 %), suivi à la troisième place des fonds sur les marchés émergents (54,40 %). Les fonds sur les actions américaines et est-européennes sont en revanche moins prisés, et ne sont les véhicules privilégiés que pour respectivement 42 % et 19 %.
UBS Global Asset Management vient de lancer sur le marché britannique deux stratégies passives, UBS FTSE RAFI Developed 1000 Index et UBS MSCI World Minimum Volatility Index, qui vont répliquer le FTSE RAFI Developed 1000 QSR index pour le premier et le MSCI World Minimum Volatility GBP optimised index pour le second. Actuellement disponible pour les investisseurs institutionnels, les stratégies devraient être accessibles prochainement à la clientèle retail à bref délai.
CaixaBank, qui dispose actuellement de seulement deux stratégies distribuées au Luxembourg, envisage d'étoffer son catalogue de fonds disponibles en dehors de ses frontières, tant pour les clients de la banque privée que les institutionnels, rapporte le site spécialisé Funds People. En attendant, CaixaBank est actuellement la seule société de gestion espagnole qui dispose d’un fonds domicilié en dehors de ses frontières, en l’occurrence le CaixaBank Global Albus, affichant un encours de plus de 1 milliard d’euros, souligne Funds People. Selon des données de Morningstar Direct, les actifs sous gestion des deux véhicules luxembourgeois de CaixaBank ont passé au mois d’août la barre de 1,1 milliard d’euros, CaixaBank Global Albus et CaixaBank Global Iter affichant des encours de respectivement 1.083 millions d’euros et de 213 millions d’euros.
Quality Funds, l'équipe d’analyse et de sélection de fonds du groupe BBVA, propose un nouveau catalogue de stratégies passives qui prend en compte des modifications apportées dans le processus d’analyse quantitative et dans le processus de due diligence, avec notamment une attention particulière portée à la liquidité des fonds, rapporte Funds People. Du côté de l’analyse quantitative, Quality Funds a notamment travaillé à l’homogénéisation des données, compte tenu de la diversité des méthodologies mises en œuvre par les fournisseurs.
L’indice de confiance des investisseurs de State Street pour le mois d’août 2015 s’établit à 108,7, en baisse de 4,5 points par rapport au niveau de 113,2 (en données corrigées) enregistré en juillet. La confiance des investisseurs en Amérique du Nord a diminué, avec une baisse de 0,8 point de l’indice régional à 119,1 par rapport au niveau corrigé de 119,9 le mois dernier. D’autre part, l’indice régional de la confiance en Asie a augmenté de 3,5 points à 93,0 tandis que l’indice de la confiance en Europe termine à 93,5, en baisse de 6,8 points. « A la suite de la dévaluation du renminbi et des remous continus sur le marché des matières premières, les investisseurs sont devenus encore plus prudents au mois d’août, avec une baisse de l’Indice mondial de la confiance des investisseurs de 4,5 points », commente Ken Froot, auteur de l'étude. « Nous verrons de quelle manière cela peut impacter la Fed, mais il est évident que la détérioration de la croissance globale et le recul des marchés émergents rendent extrêmement délicate toute décision de remontée des taux ».
Jusqu’ici plutôt à l'écart de l’engouement pour les ETF smart beta, la Deutsche semble vouloir passer à la vitesse supérieure. Selon le site spécialisé ETF.com, le groupe allemand envisage de lancer prochainement trois fonds «enhanced Beta» qui vont répliquer des indices multifactoriels. Les trois fonds en projet sont le Deutsche X-trackers Russell 1000 Enhanced Beta ETF , le Deutsche X-trackers FTSE Developed ex US Enhanced Beta ETF et le Deutsche X-trackers FTSE Emerging Enhanced Beta ETF.
Le fonds britannique Bregal Capital a décidé de vendre le groupe d’enseignement supérieur Studialis au fonds d’investissement Providence Equity, a appris Reuters d’une source proche du dossier. Studialis, qui regroupe notamment le Cours Florent et l’ESG, a été fondé en novembre 2007 par Bregal Capital à destination des pays francophones. Il compte aujourd’hui 23 écoles d’enseignement privé en France, formant 20.000 étudiants par an. «Bregal a vendu Studialis à Providence Equity», a indiqué la source, sans vouloir toutefois préciser le montant de la transaction. Providence Equity, qui est déjà présent dans le secteur de l'éducation avec Galileo Global Education, n’a pas souhaité commenter ces informations. Bregal Capital et Studialis n’ont quant à eux pas donné suite aux sollicitations de Reuters. Selon le magazine Challenge, Studialis serait valorisé à environ 250 millions d’euros et le groupe était aussi convoité par les fonds Eurazeo et Bridgepoint.
Dans la dernière livraison de Lipper sur les flux (y compris les fonds monétaires) portant sur le mois de juin, seulement six des 34 marchés européens passés en revue ont terminé la période dans le vert. Les collectes les plus importantes ont été enregistrées par le Luxembourg (7,9 milliards d’euros), la Suisse (0,7 milliard d’euros) et le Danemark (0,2 milliard d’euros). En revanche, la France a subi une décollecte de 25,7 milliards d’euros, largement en tête devant l’Irlande (-10,2 milliards d’euros) et l’Italie (-8,1 milliards d’euros). Cela dit, les fonds d’investissement de long terme (hors monétaire) commercialisés en Europe ont terminé le mois de juin sur une décollecte nette de 11,1 milliards d’euros, selon des statistiques communiquées par Lipper. Néanmoins, sur l’ensemble du premier semestre, les fonds affichent une collecte nette de 296,5 milliards d’euros. Les fonds les plus recherchés ont été les fonds diversifiés, avec une collecte nette de 12,1 milliards d’euros, très largement devant les fonds immobiliers (0,2 milliard d’euros) et les fonds de matières premières (0,03 milliard d’euros). Les fonds obligataires ont subi de leur côté une décollecte de quelque 17,5 milliards d’euros en juin. Les fonds d’actions ont également terminé le mois dans le rouge, avec une décollecte de 2,5 milliards d’euros.
Le capital investisseur Aquiline Capital Partners, basé à New York et spécialisé dans les services financiers, a investi dans la société Fenergo, un fournisseur de logiciels à destination notamment des banques privées. Dans le cadre de cette transaction, Aquiline Capital Partners a co-investi avec Insight Venture Partners, une société spécialisée dans le capital risque et le capital investissement.
Les inquiétudes sur la croissance chinoise se sont accentuées ces derniers jours, ce qui a encore refroidi l’intérêt des investisseurs pour les marchés émergents dans leur ensemble. Les sorties des fonds émergentes se sont ainsi accélérées durant la semaine au 19 août pour atteindre 6 milliards de dollars, selon des données communiquées par Bank of America Merrill Lynch qui cite des statistiques du cabinet spécialisé EPFR Global. Les seuls fonds de dette émergente ont perdu 2,5 milliards de dollars, une décollecte jamais vue depuis janvier 2014. Depuis le début de l’année, les sorties de l’ensemble des fonds émergents ont ainsi dépassé la barre des 120 milliards de dollars. Les fonds d’actions ont subi des sorties nettes de 8,3 milliards de dollars au cours de la semaine écoulée, les plus importantes depuis quinze semaines. Toutefois, parmi les fonds actions, les fonds spécialisés sur l’Europe et le Japon ont encore enregistré une collecte nette, de 3,7 milliards de dollars au total. Les fonds obligataires ont attiré pour leur part 2,5 milliards de dollars, enregistrant ainsi leur septième semaine consécutive de collecte nette.
AllianceBernstein prévient que la population grandissante de la stratégie d’investissement connue sous le nom de « risk parity » exacerbe la fragilité des marchés financiers et complique les ventes de titres, rapporte le Financial Times. Les fonds « risk parity » investissent en général dans un panier d’actions, d’obligations et de matières premières, mais utilisent l’effet de levier pour les paris obligataires par le biais de dérivés afin de s’assurer que chaque classe d’actifs contribue également à un portefeuille. Les rendements robustes et réguliers de ces fonds ces dernières années les ont aidés à grossir en taille et en nombre. Une étude d’AllianceBernstein montre que les encours des fonds RP pourraient être de 400 milliards de dollars. Avec l’effet de levier, cela signifie qu’ils contrôlent environ 1.400 milliards de dollars d’actifs, sans compter les véhicules maison.
Une nouvelle étude intitulée « Passive hedge funds », rédigée par des chercheurs de l’Université de Monash en Australie, démontre que la plupart des gérants de hedge funds sont passifs, rapporte Hedge Week. Selon les auteurs de l’étude, la gestion active devrait se manifester par le biais d’une exposition non linéaire aux facteurs de risque systématiques qui alimentent les rendements des hedge funds. Or, ils ont découvert qu’environ les deux tiers des hedge funds affichent seulement des expositions linéaires à ces facteurs, et sont donc « passifs ». De plus, ces gérants passifs ont tendance à battre les gérants actifs. Enfin, nombre de gérants actifs finissent par devenir passifs.
L’amélioration de la culture financière conduirait à une hausse du taux d’épargne et à une augmentation du niveau d’exposition aux actions des membres de fonds de pension, selon une étude de Seth Neumuller, un chercheur du Wellesley College, citée par IPE.com. Il montre que les investisseurs les plus sophistiqués bénéficient d’une fortune supérieure de 36 % à la retraite par rapport aux investisseurs non sophistiqués et profitent d’une consommation annuelle supérieure de 17 %, en raison de rendements plus élevés sur leurs portefeuilles.
Nelson Peltz et Josh Frank de Trian Fund Management ont été nommés au conseil d’administration de Sysco, une société qui fournit de la nourriture aux restaurants et hôpitaux, moins d’une semaine après que la société de gestion a annoncé détenir 7 % du capital du groupe, rapporte le Wall Street Journal. Il s’agit d’un accord inhabituellement rapide, qui reflète l’influence grandissante des investisseurs activistes auprès des sociétés cotées. L’année dernière, les activistes ont obtenu des sièges d’administrateurs au sein de 107 sociétés, un niveau record, selon FactSet. Au premier semestre de cette année, 86 entreprises sont déjà concernées.
KKR et Affinity Equity Partners se sont associés pour faire une offre sur la filiale sud-coréenne de Tesco, valorisée à quelque six milliards de dollars (5,3 milliards d’euros), ont indiqué à Reuters des sources proches du dossier. Carlyle Group, en partenariat avec le fonds souverain singapourien GIC, fait également partie des candidats retenus, ont confirmé ces sources. De son côté, le fonds d’investissement MBK Partners, qui se focalise sur l’Asie, va chercher à obtenir des financements auprès du fonds de pension national de la Corée du Sud en vue de faire une offre, ont poursuivi les sources. Début juillet, d’autres sources avaient dit que la branche «private equity» de Goldman Sachs figurait également sur la présélection de Tesco. Tesco envisage de céder ses opérations sud-coréennes pour réduire son endettement et financer son plan de redressement. Le premier distributeur britannique, dont la note de crédit a été déclassée en catégorie spéculative par Moody’s et Standard & Poor’s en janvier, peine à se remettre d’un scandale comptable et à regagner les parts de marché prises par le «hard discount» sur son marché intérieur.
Abraaj Group, une société de capital investissement basée à Dubaï, a levé 375 millions de dollars pour un fonds qui investira en Afrique du Nord, rapporte le Financial Times. Avec les capitaux réunis en avril visant la région sub-saharienne, la société a près de 1,4 milliard de dollars à dépenser sur les marchés africains, un montant record en une seule année.
Dans un contexte de collecte positive sur le deuxième trimestre, pour un montant de 9,5 milliards d’euros après 8 milliards d’euros au premier trimestre, les OPC non monétaires ont acquis des titres d’OPC (+8,2 milliards) et renforcé leurs avoirs en titres de créance de long terme (+2,2 milliards), selon des statistiques communiquées par la Banque de France. En revanche, ils poursuivent leurs cessions d’actions pour un montant de 2,8 milliards d’euros. Ces cessions d’actions visent principalement des titres émis en zone euro hors France (-3,4 milliards), notamment par des sociétés non financières (-1,5 milliard) et des institutions financières et monétaires (-1,3 milliard). Ce désinvestissement sur les actions, qui est récurrent sur tous les trimestres depuis 2011, s'élève à 63,8 milliards d’euros sur cette période, dont 12,4 milliards sur les douze derniers mois. Du côté des OPC monétaires, les rachats du deuxième trimestre (-5,1 milliards après +15,3 milliards au trimestre précédent) se sont traduits par des cessions de titres de créance de court terme, à hauteur de 18,1 milliards d’euros, et par un renforcement des avoirs en titres de créance de long terme, pour un montant de 13 milliards d’euros. Sur un an, les cessions de titres de créance à court terme atteignent 21,6 milliards contre 19,8 milliards d’acquisitions de titres de créance de long terme (+19,8 milliards).
La société de capital investissement mexicaine Finaccess Capital va prendre une participation de 32% dans la chaîne de restaurants polonaise Amrest, selon un avis publié par Amrest le 19 août. Le vendeur est le groupe de capital investissement Warburg Pincus qui avait fait part en juillet dernier de son intention de céder sa participation.
Les Allemands sont de moins en moins riches. Selon les données du Deutsche Institut für Wirtschaftsforschung (DIW) de Berlin, les ménages allemands ont subi une baisse de 15 % de la valeur de leur patrimoine net entre 2003 et 2013. L’institut souligne avoir pris en compte l’inflation pour ses calculs. L'évolution du patrimoine net des ménages allemands a notamment souffert de la baisse de la valeur de marché de l’immobilier. Le panel socio-économique SOEP, qui a également fourni des données pour le calcul de DIW, pointe aussi les comportement des ménages allemands en tant qu'épargnants. Les auteurs notent que les ménages privilégient les livrets ou comptes épargne qui n’arrivent souvent même pas à fournir un rendement proche de l’inflation.