Le numéro deux mondial de la gestion d’actifs, avec 3.400 milliards de dollars à la fin octobre, prévoit un rendement annuel moyen de 6 à 8 % pour les actions ces dix prochaines années et de 2 à 3 % pour les obligations, selon Peter Westaway, chef économiste, rapporte Le Temps. Lors d’une conférence, jeudi à Zurich, le spécialiste des fonds indiciels a déclaré que la normalisation des taux d’intérêt serait lente. La Fed devrait toutefois procéder à un premier relèvement des taux directeurs en décembre. Selon l’expert, un portefeuille entièrement investi en obligations a produit un rendement annuel de 5 % entre 1980 et 2012 pour une volatilité de 5,8 %. Pour la période allant de 2015 à 2025, l’investisseur à la recherche du même rendement de 5 %, devrait avoir 20 % en obligations internationales, 48 % en actions américaines et 32 % en actions internationales (non américaines). Mais la volatilité serait deux fois supérieure.
Deux gérants de hedge funds londoniens renommés vont injecter des millions de livres dans la campagne pour que la Grande Bretagne reste au sein de l’Union européenne, rapporte le Financial Times. Il s’agit de David Harding, fondateur de Winton Capital Management, qui rejoint le conseil de la campagne inter-partis en faveur du maintien dans l’UE. Il devrait donner plusieurs millions de livres. Dans le même temps, John Armitage, fondateur du hedge fund Egerton Capital (15 milliards de dollars), va verser une somme à six chiffres pour la campagne. Il s’agit d’un soulagement pour David Cameron. Ce dernier avait redouté que les gérants de hedge funds, frustrés par les tentatives de Bruxelles de réguler le secteur, donnent aux partisans d’un Brexit un avantage financier dans le référendum à enir.
Amundi complète sa gamme d’ETF obligataires avec AMUNDI ETF BBB EURO CORPORATE INVESTMENT GRADE UCITS ETF, «le premier ETF européen fournissant une exposition à l’indice Markit iBoxx EUR Liquid Corporates BBB Top 60", selon un communiqué. Cet ETF innovant, listé le 10 novembre sur Euronext Paris, verra prochainement sa distribution élargie à d’autres pays européens.Cette nouvelle exposition, proposée avec un TER de 0,20% est un outil complémentaire d’allocation d’actifs pour les investisseurs cherchant à capter le rendement du marché du crédit euro, les émetteurs européens bénéficiant encore de fondamentaux solides et d’un environnement stimulé par la politique monétaire accommodante de la BCE. L’indice Markit iBoxx EUR Liquid Corporates BBB Top 60 a pour objectif de représenter la performance de la dette émise en euro par des sociétés privées de notation BBB, en se concentrant sur les obligations d’entreprises les plus liquides, émises en euro. La méthodologie de l’indice permet en effet de sélectionner un maximum de 60 obligations d’entreprise liquides, en euros, de notation BBB- chez Standard & Poors, BBB- chez Fitch et Baa3 chez Moody’s.« Avec plus de 10 milliards d’euros collectés sur les ETF corporate depuis le début de l’année en Europe, l’intérêt des investisseurs pour la recherche de rendement reste intact. Nous sommes ravis d’offrir cet outil innovant permettant de capter le rendement de l’univers Corporate Investment Grade, en minimisant l’exposition au risque du segment High Yield», commente Valérie Baudson, CEO d’Amundi ETF, Indexing and Smart Beta.
Les trois quarts des investisseurs professionnels considèrent que le changement climatique devrait influencer de manière croissante leurs décisions dans les années à venir, selon le dernier baromètre évaluant la confiance des investisseurs français, institutionnels et particuliers proposé par CSA/Ossiam/Les Echos. Les investisseurs particuliers sont encore plus nombreux à mettre le changement climatique parmi les facteurs décisifs en matière de décisions d’investissement. Unanimité également sur le sujet des sociétés de conseil en gestion robotisé. Près de 60% des investisseurs professionnels et particuliers sont convaincus que les «robo advisers» joueront un rôle significatif dans le conseil en investissement. En revanche, l’avis des investisseurs diverge sur la question des politiques de taux d’intérêt en Europe et aux Etats-Unis en 2016. Les experts de la finance sont une majorité (51%) à penser que les politiques européennes et américaines de taux d’intérêt seront plus accommodantes que prévu en 2016 alors que les particuliers estiment pour moitié (48%) que les politiques européennes et américaines de taux seront moins accommodantes que prévu en 2016.
Le fonds activiste Elliott a annoncé qu’il possédait 2,9% du capital du fabricant allemand de semi-conducteurs Dialog Semiconductor et qu’il s’opposerait au rachat de l’américain Atmel, rapporte l’agence Reuters. Dialog Semiconductor a annoncé en septembre le rachat d’Atmel pour environ 4,6 milliards de dollars dans le but de diversifier son portefeuille de produits. Elliott juge que cette opération risque de faire perdre de la valeur à Dialog et il exhorte les autres actionnaires de l’entreprise allemande à voter contre ce rachat lors d’une assemblée des actionnaires prévue le 19 novembre. Pour le fonds activiste, Dialog s’apprête à offrir une prime de 92% pour un actif sous-performant et l’opération pourrait se solder par une destruction de valeur de l’ordre de 500 millions de dollars pour les actionnaires de Dialog. Elliott est jusqu'à présent le seul actionnaire à avoir pris position publiquement contre cette acquisition. Dialog Semiconductor a malgré tout maintenu le 11 novembre son projet de rachat malgré l’opposition du fonds activiste. «Dialog continue de penser que cette transaction sert au mieux les intérêts de ses actionnaires», affirme la société dans un communiqué, en jugeant que le fonds Elliott ignore le montant de la valeur susceptible d'être créée par ce rachat.
Le dernier RMB Tracker de SWIFT montre que la devise chinoise est retombée à la 5ème position en valeur du classement des devises de paiement internationales. En septembre 2015, le RMB représentait 2,45 % des paiements globaux, en baisse par rapport aux 2,79% observés en août 2015. Cependant, les données de SWIFT mettent également en évidence que la croissance sous-jacente du RMB reste positive. En septembre 2015, la part d’activité en RMB était supérieure à celle de juillet 2015 et des mois précédents. «Le mois dernier, le RMB tracker montrait un pic d’utilisation du RMB, élevant la devise à la 4ème position des devises internationales» déclare Michael Moon, Head of Payments, Asie Pacifique chez SWIFT. «Que le RMB se positionne à la 4ème ou 5ème place, l’important est la croissance sous-jacente de la devise dont la tendance est positive. Une telle tendance est encouragée par un nombre croissant d’entreprises qui adoptent le RMB pour les règlements de transactions, et de banques qui soutiennent ces paiements.» «L’amélioration continue des traitements en RMB via l’utilisation des standards internationaux et la mise en valeur des services offerts par les institutions financières vont également continuer à renforcer le RMB et son rôle de devise internationale de paiement.»Dans l’ensemble, les paiements globaux en RMB ont diminué de 5,57 % en valeur en septembre 2015 alors que de manière générale, l’ensemble des devises son portefeuille de services en lien avec la conformité et la sécurité financière avec deux nouvelles solutions attendues pour 2016.
Le fournisseur d’ETF Wisdom Tree Investments a annoncé le 9 novembre qu’il proposait trois nouveaux ETF désormais disponibles à la Bourse mexicaine, la Bolsa Mexicana de Valores ou BMV. Il s’agit de WisdomTree Japan Hedged SmallCap Equity Fund, de WisdomTree Europe Hedged SmallCap Equity Fund, et de WisdomTree International Hedged Quality Dividend Growth Fund, dans la section internationale spéciale da la BMV, réservée aux institutionnels. La Bourse mexicaine propose désormais 32 ETF de Wisdom Tree qui relève une augmentation de la demande d’ETF sur le marché mexicain.
Les ETF et ETP cotés aux Etats-Unis ont réalisé une collecte nette de 174,8 milliards de dollars au cours des dix premiers mois de l’année 2015, selon des chiffres publiés ce lundi 9 novembre par ETFGI. Dans le détail, les ETF actions ont capté 110,8 milliards de dollars de flux nets entrants, suivis par les ETF obligataires (49,8 milliards de dollars) et les ETF matières premières (919 millions de dollars).Depuis le début de l’année aux Etats-Unis, iShares a engrangé 72,3 milliards de dollars de collecte nette, devançant ainsi Vanguard (60 milliards de dollars), WisdomTree (19,4 milliards de dollars), DB/x-trackers (16,8 milliards de dollars) et, enfin, Schwab ETF (11 milliards de dollars).Au cours du seul mois d’octobre, les souscriptions nettes aux Etats-Unis se sont élevées à 28,4 milliards de dollars, signant ainsi un neuvième mois consécutif de collecte nette positive. Dans le détail, les ETF actions ont enregistré la plus forte collecte nette mensuelle avec 18,2 milliards de dollars de flux nets entrants, suivis par les ETF obligataires (10,9 milliards de dollars de souscriptions nettes). En revanche, les ETF matières premières ont subi une décollecte nette de 152 millions de dollars.Au cours du mois écoulé, iShares a réalisé une collecte nette de 13,5 milliards de dollars, devant Vanguard (6,8 milliards de dollars), SPDR ETF (3,7 milliards de dollars), PowerShares (2 milliards de dollars) et, enfin, Schwab ETF (1,2 milliard de dollars). Depuis le début de l’année 2015, l’industrie mondiale des ETF a engrangé 287,3 milliards de dollars de collecte nette, en progression de 22,3% par rapport à la même période de 2014. En Europe, la collecte nette s’élève à 68,6 milliards de dollars au cours des dix premiers mois de l’année, en hausse de 22,7% par rapport à l’an dernier. Au Canada, les souscriptions nettes atteignent 10,1 milliards de dollars à fin octobre 2015 tandis que la collecte nette s’élève à 35 milliards de dollars au Japon à l’issue des dix premiers mois de l’année.
Durant la semaine au 4 novembre, les investisseurs ont encore plébiscité les actions européennes alors qu’ils semblent plus réservés sur les perspectives aux Etats-Unis où une hausse des taux de la Réserve fédérale pourrait intervenir avant la fin de l’année. Malgré le regain d’appétit pour le risque, les investisseurs restent également à l'écart des marchés émergents. Les fonds spécialisés sur les actions ont attiré 2 milliards de dollars, le plus faible montant enregistré au cours des quatre dernières semaines, selon l'étude hebdomadaire publiée par Bank of America Merrill Lynch sur la base de données communiquées par le cabinet spécialisé sur l'évolution des flux EPFR Global. Avec une collecte de 7,9 milliards de dollars dans les ETF mais des sorties nettes de 5,9 milliards de dollars du côté des fonds ouverts. Dans le détail, les fonds d’actions européennes ont encore affiché des entrées nettes de 2,6 milliards de dollars, enregistrant ainsi leur 23ème semaine de collecte au cours des 25 dernières semaines. Les fonds d’actions japonaises sont restés dans le vert, avec une collecte nette de 0,6 milliard de dollars. En revanche, les fonds dédiés aux actions émergentes ont subi des sorties nettes pour un montant de 1,2 milliard de dollars, enregistrant ainsi leur première décollecte des quatre dernières semaines. Même scénario pour les actions américaines qui tombent dans le rouge avec une décollecte de 0,5 milliard de dollars, la première des quatre dernières semaines, avec 7,1 milliards d’entrées nettes pour les ETF mais 7,6 milliards de dollars de sorties nettes pour les mutual funds. Du côté obligataire, la semaine s’est terminée sur une collecte nette de 2,3 milliards de dollars. Dans le détail, les fonds spécialisés sur les obligations à haut rendement ont attiré un montant très significatif de 3,6 milliards de dollars tandis que les fonds dédiés aux obligations en catégorie d’investissement enregistraient une collecte nette de 1,7 milliard de dollars. En revanche, les fonds d’obligations gouvernementales de court terme ont affiche une décollecte nette de 2,1 milliards de dollars, la plus élevée des vingt dernières semaines. Dans le sillage des semaines précédentes, les fonds de dette émergente ont terminé la semaine sur une décollecte de 1,2 milliard de dollars.
Alexandre Caminade, directeur Europe des investissements crédit chez Allianz Global Investors, explique dans L’Agefi avoir accru son exposition au crédit. «Notre neutralité sur le crédit relevait donc principalement de la relative faiblesse des facteurs techniques et d’un niveau de valorisation qui nous paraissait peu attractif. A la suite du mouvement d'écartement généralisé qu’a connu le marché du crédit cet été jusqu'à son apogée fin septembre, les niveaux de valorisation devenus plus attractifs nous ont amenés à passer début octobre en surexposition sur la classe d’actif». La conviction de son équipe à horizon fin 215 a été renforcée par la possible annonce d’une extension du QE par la BCE en décembre. Alexandre Carminade favorise les segments seniors pour le secteur non financier et subordonnés pour le secteur financier.
BATS Global Markets, déjà numéro un aux Etats-Unis pour le négoce des ETF, veut consolider son emprise sur le marché de la cotation des ETF avec le lancement de huit nouveaux ETF ces derniers jours et le lancement de deux autres très prochainement, rapporte le Kansas City Business Journal. BATS a ainsi introduit cinq ETF de iShares et annoncé la cotation de trois nouveaux ETF de Wisdom Tree. Par ailleurs, BATS a réussi à gagner la cotation de deux ETF de State Street au détriment du NYSE. Et si tout se passe bien, BATS espère bien pouvoir encore tailler des croupières à sa concurrente new-yorkaise. BATS contrôle environ 27% du marché. Il offre 41 ETF aux Etats-Unis et 8 en Europe. «Il faut reconnaître que ces cotations ne représentent qu’une toute petite partie du marché, mais certaines des décisions stratégiques que nous avons prises nous positionnent plutôt bien», estime Bryan Harkins, responsable des marchés américains pour BATS. «Qu’il s’agisse de iShares ou de Wisdom Tree ou encore de l’annonce concernant State Street, nous continuons de développer nos relations avec les émetteurs. Nous voulons continuer de profiter de notre réussite du côté du trading, mais notre objectif est de devenir numéro un pour le listing des ETF», ajoute Bryan Harkins.
Laurent Jacquier-Laforge, directeur de la gestion actions de La Française, continue de privilégier l’Europe. «De bons indicateurs d’activité pour la zone euro, un consommateur toujours actif, la politique accommodante de la BCE et la nouvelle baisse de la parité euro/dollar maintiennent l’Europe en bonne position relative», souligne-t-il dans L’Agefi. Il estime que les marchés européens, plus particulièrement en euro, conservent un potentiel de hausse. «A ce jour (70% des sociétés ont publié), les résultats du troisième trimestre sont décevants (le plus faible depuis le premier trimestre 2013), mais après un bon premier semestre et en bonne position relative face au marché américain qui affiche une bais se des résultats en 2015", ajoute le directeur.
Les nouveaux actifs nets (NAN) sur le marché européen des ETF ont atteint 5,8 milliards d’euros au mois d’octobre, un chiffre similaire à celui de la moyenne sur un an, selon le dernier Baromètre Lyxor des tendances mensuelles sur le marché des ETF européens. L’encours total sous gestion est en hausse de 24% par rapport à la fin de l’année 2014, et se monte à 448 milliards d’euros, avec une nette progression des valorisations (+9%). Les entrées de capitaux vers les fonds indiciels actions ont enregistré une légère hausse, à 2,2 milliards d’euros, un montant qui reste toutefois inférieur à la moyenne sur un an (3 milliards d’euros). Un relèvement des taux de la Fed semblant de plus en plus improbable d’ici la fin de l’année, les investisseurs ont commencé à reprendre position sur les marchés émergents, principalement par le biais d’ETF internationaux consacrés aux marchés émergents (869 millions d’euros d’entrées de capitaux, un record en un an). Les ETF sur les actions asiatiques émergentes ont continué d’enregistrer des sorties de capitaux, à hauteur de 112 millions d’euros, contre 752 millions d’euros en août 2015. A l’inverse, les entrées de capitaux en faveur des actions développées ont été limitées à 1 milliard d’euros, les valorisations semblant moins intéressantes au vu des dynamiques économique et bénéficiaire actuelles. Les flux ont été quasi nuls pour les ETF actions américaines et japonaises. Les entrées de capitaux vers les ETF actions européennes sont ressorties à leur plus bas niveau depuis juin 2015, à 669 millions d’euros. Les entrées nettes dans les fonds indiciels obligataires ont enregistré un net rebond, à 3,5 milliards d’euros. Ces flux obligataires se sont manifestés dans toutes les catégories. Les entrées de capitaux vers les ETF sur les obligations d’Etat européennes frôlent un record sur un an, à 1,2 milliard d’euros. Les obligations d’entreprises des marchés développés ont tiré profit d’un contexte plus favorable, avec 807 millions d’euros pour le segment investment grade et 659 millions d’euros pour le haut rendement. Près de trois quarts des flux sur les obligations d’entreprises investment grade concernent les ETF américains, la hausse des rendements et la baisse des craintes entourant le relèvement des taux ayant soutenu le marché aux Etats-Unis. Les fonds indiciels sur la dette émergente ont eux aussi été recherchés, attirant quelque 388 millions d’euros, après cinq mois de sorties de capitaux. Les matières premières ont enregistré des flux positifs, avec 90 millions d’euros pour les ETF généraux sur matières premières, tandis que les ETF sur métaux précieux ont subi des sorties de capitaux à hauteur de 71 millions d’euros.
Au second trimestre 2015, l’indice de private equity de State Street, le GX Private Equity IndexSM (PEI), a enregistré une performance globale de 4,2 %. S’appuyant sur des données provenant directement de sociétés en commandite (limited partnerships), l’indice représente plus de 2.200 milliards de dollars d’investissements en private equity et 2 492 sociétés distinctes de private equity au 30 juin 2015. Cet indice représente un ensemble complet de données portant sur les trente dernières années, qui permet d’établir un benchmark pour l’analyse comparative de la performance des investissements en private equity. «Au cours des 3 dernières années, d’octobre 2012 à septembre 2015, nous avons observé des montants de distributions considérables, le ratio des distributions sur les capitaux versés atteignant un record historique de 1,78» commente Will Kinlaw, responsable de State Street Associates. «L’analyse des chiffres depuis le début de l’année dans notre base de données GX PEI, qui selon notre estimation couvrent environ 60 % de la classe d’actifs totale, montre que les distributions ont dépassé les 188 milliards de dollars au 30 septembre 2015». Parmi les différentes stratégies de private equity, les stratégies de LBO (Leveraged Buy Out) ont obtenu la meilleure performance avec 4,67 %. Les investisseurs dans ces fonds ont bénéficié de plus de 52,5 milliards de dollars de distributions, soit plus du double des capitaux appelés (capital drawdowns). Les fonds de capital-risque hors États-Unis et Europe, comprenant principalement des fonds de marchés émergents, ont enregistré une performance particulièrement forte de 7,02 %. Les fonds de private equity investis en Europe affichent une performance de 7,78 % au second trimestre. «La performance de 7,78 % relevée au second trimestre pour les fonds de private equity investis en Europe a annulé le repli de près de 3 % enregistré au cours du premier trimestre. Ce revirement est en partie dû à l’appréciation de 3,7 % de l’euro au cours de la période, mais nous avons également observé que le ratio des distributions sur les apports de capitaux avait atteint 2,85 ce trimestre », conclut Will Kinlaw.
Au troisième trimestre 2015, l’Indicateur de Régime de Marché (MRI) de State Street Global Advisors (SSGA) s’est inscrit en hausse, passant en régime de «Forte aversion» après avoir terminé le deuxième trimestre en mode «Normal». Le MRI a commencé la période en régime de «Forte aversion» au risque avant de terminer mi-juillet en régime «Normal», influencé par le net déclin des volatilités implicites tant sur les actions que sur les devises. Il est resté à ce niveau jusqu'à la dernière semaine d’août pour ensuite progresser régulièrement et franchir le seuil de «Crise» lorsque les marchés d’actions se sont effondrés. L’indicateur a ensuite reculé pour repasser en régime de «Forte aversion» jusqu'à la fin du trimestre «sous l’influence des niveaux sans précédent depuis des années, atteints par les volatilités implicites des actions et de l'élargissement des spreads des obligations risquées», précise State Street.
Spécialité française, les obligations convertibles seraient actuellement la meilleure classe d’actifs. C’est en tout cas le point de vue de Pierre Lepicard, spécialiste produit senior Obligations convertibles et Multi-Asset chez NN Investment Partners. «Les convertibles n’ont jamais été aussi attractives. C’est une solution simple, efficace et liquide», a estimé Pierre Lepicard le 5 novembre à Paris à l’occasion d’un point de presse.Selon Pierre Lepicard, les convertibles offrent un peu la quadrature du cercle. C’est ainsi que face à la volatilité du marché actions, la classe d’actifs offre une performance action long terme avec seulement 50% de la volatilité. Dans un contexte de taux toujours excessivement bas, la classe d’actifs offre une décorrélation et une diversification efficiente des actifs obligataires. Quid des contraintes réglementaires de la directive Solvabilité II ? La classe d’actifs offre un traitement Solvency favorable par rapport aux actions et au High Yield.Et si les taux amorcent une remontée ? «Les convertibles affichent un comportement historiquement exceptionnel en période de hausse des taux», souligne Pierre Lepicard. La convexité, un concept parfois mal compris, a été très présente en 2015. «Nous avons bénéficié d’une très bonne convexité cette année. Au premier trimestre, les convertibles ont pris la hausse des actions; au deuxième trimestre, elles conservent leur valeur alors que les actions retracent et que les taux remontent; au troisième trimestre, elles ne prennent que 44% de la correction des actions et font mieux que le high yield», explique Pierre Lepicard. Le spécialiste relève par ailleurs qu’une large fraction (autour de 50%) de l’univers est non noté mais tant les défauts que le levier sont faibles dans ce segment.On le voit, l’argumentaire en faveur de la classe d’actifs est très fourni. On peut le compléter avec une caractéristique sur laquelle Pierre Lepicard n’insiste pas particulièrement mais qu’il faut tout de même souligner. Le fonds d’obligations convertibles de NN Investment Partners vient de se distinguer dans son univers. Le NN (L) Global Convertible Opportunities, dont les actifs sous gestion s'élèvent à environ 300 millions de dollars, a obtenu un rating de 5 étoiles chez Morningstar sur la base de ses performances sur trois ans. Les performances annualisées ont été de 4,36% et 10,83% respectivement sur un et trois ans, surperformant l’indice de respectivement 1,80% et 3,83% brut.
Le fonds immobilier Nexus 1 d’Amundi Real Estate Italia Sgr a acquis pour 93 millions d’euros un immeuble de bureaux d’une superficie totale d’environ 23.000 mètres carrés au sein du Centro Leoni de Milan. Il s’agit du deuxième investissement du fonds depuis son lancement au premier trimestre 2014. En novembre 2014, Nexus 1 avait acheté un immeuble destiné à des bureaux aux alentours de la gare centrale de la capitale lombarde et entièrement loué à une société du groupe Accor.Le fonds Nexus 1 est un fonds d’investissement immobilier semi-ouvert de droit italien réservé aux investisseurs professionnels dont la politique d’investissement est d’acquérir des biens immobiliers non résidentiels principalement localisés à Milan et Rome. Ce fonds peut recourir à l’effet de levier à hauteur de 50 %. La valeur des biens immobiliers détenus dans le fonds a atteint environ 120 millions d’euros financés à hauteur de 60 millions d’euros par une ligne de crédit hypothécaire.
L’Institutional Investors Group on Climate Change, représentant 118 investisseurs avec 12.000 milliards d’euros d’encours sous gestion, appelle la Commission européenne à renforcer les tests de véhicules pour les émissions de dioxyde de carbone, suite aux derniers développements du scandale Volkswagen, rapporte le Financial Times. Le groupe, qui comprend notamment BlackRock, Deutsche Asset and Wealth Management, Aberdeen Asset Management, Janus Capital et Amundi, réclame l’introduction de contrôle sur le terrain, et non plus uniquement en laboratoire, pour les émissions C02.
L’indice des fonds de performance absolue au format Ucits, proposé par le fournisseur d’indices Hedgeanalytics, affiche une progression de 0,88% depuis le début de l’année. Sept des composantes de l’indice sont orientées à la hausse mais cinq sont dans le rouge. La plus mauvaise performance de la période sous revue est à mettre sur le compte des stratégies event driven qui accusent un repli de plus de 10%. Les fonds de commodities ont chuté de 6,81% depuis le début de l’année, et les stratégies macro accusent un recul de 2,34%. En revanche, l’indice Multi-Strategy marque une avance de 4,83%, devançant ainsi les fonds Long/Short Equity, qui progressent de 3,75%.
Le marché du conseil numérique devrait atteindre 489 milliards de dollars d’encours sous gestion d’ici à 2020, estime Cerulli Associates dans une nouvelle étude*.« La proposition alléchante des fournisseurs de conseils numériques (sociétés de conseil robotisé ou robo-advisors), qui offrent des portefeuilles à faibles coûts avec des tickets d’entrée minimes, associée à l’intérêt croissant des consommateurs pour la gestion indicielle va alimenter cette croissance », explique Tom O’Shea, directeur associé de Cerulli. « De plus, nous anticipons que la plupart des sociétés qui s’adressent directement aux particuliers, voire toutes, disposeront d’une offre de conseil numérique dans les trois prochaines années, et que les conseillers traditionnels lanceront aussi une offre numérique pour les investisseurs ayant des revenus plus faibles », poursuit-il. L’arrivée des grandes sociétés ciblant directement les particuliers sur ce marché sera l’un des principaux moteurs de la croissance du conseil numérique. D’ores et déjà, ces acteurs ont capté des parts de marché considérables. Pour réussir sur ce marché, les sociétés de conseil en ligne ne pourront pas toutefois s’affranchir totalement de l’humain. “Pour avoir du succès, les conseillers numériques devront concevoir une stratégie intégrant le facteur humain dans leur modèle de services”, estime ainsi Tom O’Shea. « La plupart des consommateurs veulent savoir qu’ils pourront s’adresser à une personne pour résoudre un problème concernant leurs finances si jamais ils en éprouvent le besoin ». Mais cela est déjà intégré par la profession. « L’idée selon laquelle les conseillers numériques fournissent des portefeuilles sans aucune interaction humaine est inexacte », observe Tom O’Shea. « La plupart des principaux conseillers numériques agrémentent leurs conseils de relations humaines grâce à un numéro de téléphone gratuit ou un chat. Les sociétés qui s’adressent directement aux particuliers ajoutent des solutions de conseil numérique, tandis que les conseillers numériques font appel à des représentants pour soutenir leur conseil en ligne. Résultat, les deux canaux convergent. Les deux types de fournisseurs se dirigent vers un modèle associant conseil en ligne et soutien humain ».