Dans l’environnement actuel de taux d’intérêt toujours très bas et de perspectives de rendement modestes, les conseillers financiers estiment dans leur grande majorité qu’il est maintenant temps d’accroître leur allocation dans des stratégies d’investissement actives, selon un sondage réalisé par AllianceBernstein (AB) auprès de plus de 200 conseillers financiers à l’occasion de la conférence annuelle Schwab Impact à Boston du 10 au 13 novembre. Près des trois quarts des conseillers financiers (72%) indiquent qu’ils utilisent des ETF dans les portefeuilles de leurs clients, mais 68% d’entre eux estiment que les conditions de marché sont désormais favorables à une approche active en gestion d’actifs. Les préoccupations relatives entre autres à la sécurité des ETF high yield vont croissant et les conseillers cherchent d’autres moyens de s’exposer à cette classe d’actifs. Et dans ce domaine, c’est manifestement à la gestion active qu’il faut donner la préférence. «Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Sur les neuf premiers mois de l’année, les deux plus gros ETF high yield ont largement sous-performé le gérant d’actifs moyen, sans parler de leurs indices de référence. La dépendance à un indice implique que les ETF ne peuvent pas choisir leurs expositions à des secteurs ou des titres comme peuvent le faire les gérants actifs, et dans des classes moins liquides comme le high yield, l’investisseur de long terme classique se retrouve véritablement pénalisé en optant pour la gestion passive», explique Gershon Distenfeld, responsable du high yield chez AB. Les conseillers financiers indiquent également que le risque de liquidité peut être facilement mal compris ou mal géré. Environ 30% des conseillers estiment qu’ils n’ont pas une très bonne compréhension des problèmes de liquidité sur le marché obligataire. Cette question du risque de liquidité incite d’ailleurs 32% des conseillers à éviter les ETF high yield, alors que 22% citent la sous-performance par rapport aux fonds obligataires gérés activement.
Le patrimoine des ménages suisses a progressé de 4,4% à 3335 milliards de francs suisses en 2014, porté par la hausse du cours des actions et des prix immobiliers, a indiqué le 20 novembre la Banque nationale suisse (BNS). Les actifs financiers des ménages ont augmenté de 4,2% à 2314 milliards de francs suisses, tandis que la valeur de marché des biens immobiliers s’est inscrite en hausse de 4,3% à 1815 milliards de francs, précise l’institut d'émission dans son rapport annuel sur le patrimoine des ménages.Dans le détail, l’immobilier représentait 44% du total des actifs des ménages, suivi des droits sur les assurances et les caisses de pensions (23,1%), le numéraire et les dépôts (17,8%), des actions (6,9%), des parts de placements collectifs de capitaux (5,3%) et des titres de créance (2,4%). Les ménages helvétiques ont réalisé l’année dernière des gains en capital de 44 milliards de francs sur leurs actions, titres de créance et parts de placements collectifs de capitaux.
La société de gestion alternative Fortress Investment, qui a investi environ 180 millions de dollars d’un nouveau fonds dans des actifs hôteliers japonais, envisage de renforcer ses engagements dans le secteur en raison de son potentiel de long terme malgré la hausse des prix, rapporte l’agence Reuters. Fortress a bouclé en octobre à 1,1 milliard de dollars un fonds dédié au Japon. La société est l’une des plus prospères au Japon dans le secteur de l’immobilier car elle n’a pas hésité à investir dans des hôtels en difficulté dans le sillage de la crise financière de 2008, dans une période où la plupart des investisseurs estimaient qu’il fallait rester à l'écart du secteur.
Les investisseurs ont eu de bonnes raisons ces derniers jours pour faire une pause : la fin de la saison des résultats trimestriels, les attentats en France, des élections générales en Espagne et des réunions des trois plus grandes banques centrales de la planète pendant la première quinzaine de décembre. Ils l’ont fait. Les fonds obligataires et les fonds actions ont terminé la semaine au 18 novembre dans le rouge et les fonds monétaires ont attiré 15,6 milliards de dollars, selon l'étude hebdomadaire Bank of America-Merrill Lynch qui reprend des données communiquées par le cabinet spécialisé dans le suivi des flux EPFR Global. Les fonds d’actions européennes continuent néanmoins de bénéficier d’une excellente dynamique avec une collecte nette de 1,7 milliard de dollars durant la semaine sous revue, enregistrant ainsi 25 semaines de hausse en l’espace de 27 semaines. Une évolution probablement liée à la conviction des investisseurs que la Banque centrale européenne va confirmer voire accentuer sa politique d’assouplissement quantitatif avant la fin de l’année. Il reste que toutes zones géographiques confondues, les fonds actions terminent la semaine sur une décollecte nette de 2,2 milliards de dollars. Face à la bonne tenue des fonds d’actions européennes, les fonds d’actions émergentes affichent des rachats pour un montant net de 2,4 milliards de dollars et les fonds d’actions américaines enregistrent des sorties nettes à hauteur de 1,8 milliard de dollars. Côté obligataire, la semaine s’est soldée par une décollecte nette d’environ 2,5 milliards de dollars, avec des sorties nettes de 1 milliard de dollars pour les fonds de dette émergente, 900 millions de dollars pour les fonds obligataires high yield et 800 millions de dollars pour les fonds d’obligations en catégorie d’investissement. A noter que les fonds de matières premières ont attiré 1,1 milliard de dollars, principalement dans les fonds énergie et pétrole. Selon EPFR Global, l’intensification de la guerre engagée contre ledit «Etat islamique» et les réductions de coûts mises en œuvre par les grandes compagnies pétrolières poussent une partie des investisseurs à jouer un rebond du prix du pétrole dans les prochains mois.
Le «bull market» va-t-il s’arrêter en 2015 ? Pour Dominic Rossi, Global CIO Actions chez Fidelity International, la réponse ne fait aucun doute. Même après cinq années de hausse continue, «les conditions ne sont pas encore réunies pour la fin du bull market», a estimé Dominic Rossi la semaine dernière à Londres à l’occasion d’un séminaire de presse organisé par Fidelity Inernational.Rien là d’exceptionnel de son point de vue. Simplement, l'économie mondiale est reparti d’un point si bas après la crise financière de 2008 qu’il reste de la marge. «La Fed n’a même pas encore relevé ses taux», remarque Dominic Rossi qui, pour bien se faire comprendre, compare le bull market actuel à celui de 2003-2008 et au changement de leadership auquel il a donné lieu. «La hausse des marchés durant cette période était liée à l'émergence de la Chine et de son impact sur l'économie mondiale», avec une revalorisation des matières premières, des actifs tangibles et de l’ensemble des marchés émergents. Nous sommes dans la situation exactement inverse dans le bull market actuel. «Tout ce qui avait été revalorisé entre 2003 et 2008 est désormais dévalorisé, y compris la Chine, y compris les marchés émergentes, y compris les matières premières, et y compris les actifs tangibles», a expliqué Dominic Rossi. Le leadership est ainsi passé de la Chine aux Etats-Unis qui connaît actuellement une formidable croissance des nouvelles technologies de l’information, des biotechs, et des actifs intangibles en général. «La surperformance du marché américain est lié à des facteurs structurels très solides et je ne crois pas que le marché américain soit surévalué car le ROE est beaucoup plus élevé aux Etats-Unis, ce qui justifie une prime plus élevée», a soutenu Dominic Rossi. C’est également le point de vue de Stephanie Sutton, investment director Actions. «Les valorisations sont correctes même si avec des multiples de 16 ou 17, elles ne sont pas particulièrement bon marché», estime Stephanie Sutton qui souligne toutefois qu’il convient d'être plus prudent et sélectif qu’il y a deux ou trois ans. Dans ce contexte, pourquoi ne pas s’intéresser à l’Asie ? Malgré les vents contraires, «la croissance structurelle en Asie reste intacte. Les valorisations sont intéressantes, tout particulièrement relativement aux autres marchés et notamment par rapport aux Etats-Unis», a indiqué Catherine Yeung, investment director basée à Hong Kong, spécialiste des actions de la région. Catherine Yeung a balayé, statistiques à l’appui, l’idée selon laquelle le ralentissement d’une économie impliquerait une détérioration des performances boursières. Une idée bien entendu qui, appliquée à la Chine, a incité les investisseurs à se détourner du marché chinois. A tort, car l'économie chinoise devrait bénéficier dans les prochaines années des réformes engagées par ses dirigeants. Au-delà des péripéties boursières de l'été, «les investisseurs devraient se concentrer sur l’essentiel, à savoir le calendrier de réformes et la volonté du président Xi de faire de la Chine une super puissance», a insisté Catherine Yeung. L’objectif serait même de faire de la Chine LA super puissance mondiale d’ici à 2049, lorsque le parti communiste fêtera ses cents ans. Pour en arriver là, le président chinois est en train de consolider son pouvoir, avec notamment une campagne anti-corruption sans précédent, qui va lui donner toute latitude pour mettre en œuvre son programme de réformes. Catherine Yeung a également souligné les énormes opportunités de croissance structurelle en Inde où le premier ministre Modi, malgré des revers politiques récemment, dispose encore d'énormes leviers pour mener à bien les réformes annoncées. Côté valorisations, les marchés chinois et de Hong Kong sont très bon marché alors qu’il faut peut-être accepter de payer un peu plus cher sur le marché indien, a suggéré Catherine Yeung.
Les fusions et acquisitions (M&A) effectuées dans le monde depuis le début de l’année dépassent les 4.000 milliards de dollars, soit environ 3.742 milliards d’euros, ce qui n’est arrivé que deux fois, la première en 2007, année record pour ce type d’opérations, selon des données de Thomson Reuters.Le nombre d’opérations atteignant au moins les cinq milliards de dollars est de 128 pour l’instant cette année, dépassant déjà le record de 125 établi voici huit ans, grâce en particulier à deux grosses OPA annoncées la semaine dernière, celle du canadien Pacific Railway sur l’américain Norfolk Southern et celle d’Air Liquide sur son homologue américain Airgas.
Javier Serna, directeur de la recherche crédit chez BBVA, estime dans L’Agefi que le marché primaire en euro devrait bien performer dans les semaines à venir, soutenu par les dispositions favorables des banques centrales. «Nous prévoyons une amélioration des indicateurs macroéconomiques en zone euro, grâce notamment à la faiblesse conjointe des prix des matières premières et de l’euro», souligne-t-il, ajoutant qu'à leurs niveaux de valorisation actuels, les obligations corporate disposent d’une marge d’appréciation après l'écartement des niveaux de spreads, consécutif au regain de volatilité éprouvé depuis mi-juillet. Par ailleurs, Javier Serna constate que les banques européennes renforcent leurs capitaux propres, via la cession d’actifs non stratégiques et la clôture des activités non profitables, des décisions favorables aux investisseurs obligataires.
La Cass Business School (City University of London) a publié une série de quatre livres blancs qui étudient les origines, les sources de performance et les défis de due diligence posés par le Smart Beta. Sponsorisés par Invesco PowerShares, les ouvrages analysent en détail les origines, les sources de performance et les difficultés que pose le Smart Beta en termes de suivi :Le premier livre blanc étudie les origines du Smart Beta. «Cette approche de l’investissement a progressé de façon spectaculaire au cours des quarante dernières années grâce aux manières infinies de pondérer un indice du marché financier et du secteur financier. Ce livre retrace l’historique de ces approches alternatives à l’indexation et de suivi du Smart Beta», note Invesco PowerShares.Le deuxième livre porte essentiellement sur la recherche de preuves empiriques qui soutiennent l’investissement dans le Smart Beta en examinant la performance de certaines stratégies d’investissement de Smart Beta relativement connues et disponibles sur le marché. «Après avoir analysé la performance de certaines de ces approches d’investissement, le livre s’interroge sur les sources de leurs performances», précise Invesco PowerShares.Le troisième article approfondit l'étude en examinant 9 stratégies de Smart Beta sur le marché des actions américaines qui ont été transformées en indices financiers par S&P. Le livre cherche essentiellement des preuves selon lesquelles les « portefeuilles d’actions américaines de Smart Beta » peuvent être construits à partir de composants Smart Beta.Le dernier livre explore les challenges que représente l’investissement dans des fonds individuels ou ETF de Smart Beta, voire dans des portefeuilles de ces véhicules d’investissement. Il étudie également les difficultés que pose le suivi de la performance des investissements en smart beta, en les comparant à celles de l’investissement dans des fonds communs de placement traditionnels à gestion active.
Triodos Investment Management lance le Triodos Multi Impact Fund, le premier fonds de fonds de la société de gestion qui investira à 70 % dans des fonds d’impact existants de Triodos IM (Triodos Microfinance Fund, Triodos Fair Share Fund, Triodos Groenfonds, Triodos Renewables Europe Fund, Triodos Cultuurfonds, Triodos Sustainable Pioneer Fund, Triodos Organic Growth Fund et Triodos sustainable Trade Fund) et à 30 % en obligations vertes. Ce produit figure sur les listes de recommandations tant de Triodos Bank que de Rabobank, précise un communiqué commun des deux établissements. Le fonds sera coté à partir du 1er décembre aux Pays-Bas. Marilou van Golstein Brouwers, managing director de Triodos, a indiqué que le nouveau fonds a été conçu à l’instigation et à la demande de Rabobank.
Selon un sondage réalisé par Bank of America Merrill Lynch auprès d’un panel de gérants mondiaux et européens au début du mois de novembre, les investisseurs sont 58 % à surpondérer les actions européennes dans leurs portefeuilles, rapporte le quotidien économique Les Echos. Il s’agit d’un niveau quasi record, souligne la banque américaine. Le sentiment des acteurs européens envers la croissance dans la zone euro s’améliore aussi nettement. Ils sont 54% à parier sur une accélération de la reprise au cours des douze prochains mois, alors qu’ils n’étaient que 25% le mois dernier. Par ailleurs, 43 % des sondés déclarent surpondérer les actions, tandis que la proportion de « surpondérer » sur les placements en cash atteint son plus bas niveau depuis le mois de juillet.
L’indice Credit Suisse des hedge funds a progressé de 0,53% au mois d’octobre après une baisse de 1,41% en septembre. Depuis le début de l’année, l’indice affiche un très léger recul de 0,06%. Durant le mois sous revue, les stratégies dédiées aux marchés émergents ont progressé de 2,75%, enregistrant ainsi la meilleure performance du mois sous revue. En revanche, les stratégies «dedicated short bias» ont chuté de 5,59%. Depuis le début de l’année, les fonds long/short equity affichent la meilleure performance avec un gain de 3,69%, devant les fonds multi-strategy qui progressent de 3,39%.
Frédéric Croullet - dirigeant fondateur de Novarc - et ses cadres ont conclu un accord avec Bpifrance, actionnaire depuis 2012, pour recomposer le capital du Groupe. Cette opération intervient à l’occasion de la sortie d’Ardian et de la prise de participation d’Amundi Private Equity Funds (PEF), de CASRA Capital et de BNP Paribas Développement aux côtés de Bpifrance. L’investissement vise à accompagner le plan stratégique Cap 2020. Présent en Europe (France, Allemagne, Espagne), au Mexique et en Australie, Novarc est un des leaders mondiaux dans la conception, la fabrication et la commercialisation de matériels de sécurité électrique à destination des opérateurs intervenant sur les réseaux basse, moyenne et haute tensions. La division électrique, qui représente deux tiers de son chiffre d’affaires (115 millions d’euros prévu en 2015), fabrique l’ensemble de ses produits dans ses unités de production en France et réalise plus de la moitié de ses ventes à l’international. Accompagnés par Bpifrance, Amundi PEF, CASRA Capital et BNP Paribas Développement, Frédéric Croullet et son équipe de management souhaitent poursuivre leur plan de développement ambitieux, notamment par le renforcement de la présence du groupe à l’international, souligne un communiqué.
Legg Mason Global Asset Management lance un fonds socialement responsable dédié aux actions américaines qui sera piloté par la société affiliée ClearBridge Investments, rapporte le sitre spécialisé Fundstrategy. Le Legg Mason ClearBridge US Equity Sustainability Leaders fund investira dans des sociétés qui ont démontré leur engagement en faveur de la prise en compte des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance. Le fonds, qui couvre toutes les capitalisations, comprendra entre 30 et 50 lignes. Le fonds, chargé à 0,7%, sera géré par Mary Jane McQuillen, responsable de l’investissement ESG et Derek Deutsch, spécialiste des moyennes capitalisations.
Soros Fund Management a décidé de liquider ses positions dans le spécialiste des produits nutritionnels Herbalife, une société décriée depuis toujours par l’investisseur activiste William Ackman, rapporte l’agence Reuters. Soros Fund Management, qui gère la fortune de George Soros et de sa famille, a indiqué dans un document réglementaire être sorti de la société en vendant près de 2 millions de titres dans le courant du troisième trimestre. Soros a ainsi soutenu la société pendant environ deux années alors que William Ackman a toujours soutenu que cette société fonctionnait selon un système de Ponzi. Au cours des 52 dernières semaines, le titre Herbalife a en tout cas progressé de 43%. Plusieurs autres sociétés de gestion alternative, dont Balyasny Asset Management, AHL Partners ou encore Partner Fund Management ont également liquidé leurs positions.
Berkshire Hathaway, la société d’investissement de Warren Buffett a vendu 1,6 million de titres Goldman Sachs au troisième trimestre, ramenant ainsi sa participation à 11millions d’actions, rapporte le quotidien économique Les Echos. Berkshire Hathaway était entrée au capital de la banque américaine en investissant 5 milliards de dollars le 27 septembre 2008.
Dans un entretien à L’Agefi, Julien-Pierre Nouen, économiste-stratégiste chez Lazard Frères Gestion, estime que « la croissance des résultats va soutenir la hausse » des marchés européens à 12 mois. « Les inquiétudes d’août et septembre ont amené des révisions en baisse sur les prévisions de croissance en 2016 à 9%, ajoute-t-il. Nous pensons que la croissance peut être au moins égale à celle de 2015, à savoir +15%. Le levier opérationnel des entreprises de la zone euro devrait permettre aux bénéfices par action de profiter à plein de l’amélioration de la conjoncture ».
Durant la semaine au 11 novembre, les investisseurs ont maintenu le cap en faveur des actifs risqués au détriment des actifs qualifiés de «sûrs». Les fonds d’actions et les fonds dédiés au high yield ont encore tenu le haut du pavé alors que les stratégies en catégorie d’investissement se sont retrouvées en territoire négatif. Les fonds d’actions ont terminé la semaine au 11 novembre sur une collecte nette de 1,7 milliard de dollars, enregistrant ainsi des flux nets positifs pour la sixième semaine consécutive, selon l'étude hebdomadaire de Bank of America Merrill Lynch qui exploite des données communiquées par la société spécialisée dans l'évolution des flux EPFR Global. Depuis le début de l’année, les fonds d’actions ont ainsi attiré plus de 110 milliards de dollars. Les fonds de haut rendement ont enregistré des souscriptions supérieures au milliard de dollars en net pour la troisième semaine consécutive, ce qui a permis à la classe d’actifs de renouer avec des entrées nettes positives depuis le début de l’année. Les fonds obligataires ont terminé la semaine en territoire négatif, enregistrant ainsi leur première décollecte depuis cinq semaines. Les flux depuis le début de l’année se retrouvent désormais dans le rouge. Les fonds de dette émergente ont soldé la semaine au 11 novembre sur une décollecte proche des 2 milliards de dollars, ce qui porte les rachats depuis le début de l’année à presque 20 milliards de dollars en net.
responsAbility Investments, le plus grand investisseur privé du monde dans la microfinance, renforce sa présence en France. La demande d’investissements durables ne cessant d’augmenter, responsAbility Investments offre aux investisseurs français de nouvelles opportunités de placement dans la microfinance des pays en développement et des économies émergentes. L’Autorité des marchés financiers (AMF) a accordé, en septembre 2015, à responsAbility Management Company S.A., basée au Luxembourg, une licence pour distribuer trois véhicules de placement en microfinance à des investisseurs qualifiés en France. « Cette nouvelle offre est une première ! C’est la première fois que des fonds entièrement dédiés à la microfinance peuvent être commercialisés auprès d’investisseurs français qualifiés. En se focalisant sur les investissements dans les pays en développement, ces fonds contribuent à l’extension du secteur financier dans des régions où de vastes couches de la population n’ont généralement pas accès aux services financiers. Ces fonds exercent donc une forte influence sur le développement, tout en générant des rendements adéquats », se réjouit Sébastien Duquet, directeur régional de responsAbility en France. Ces trois véhicules de placement sont conçus de manière à permettre à des investisseurs français qualifiés d’accéder aux marchés mondiaux en expansion par le biais de fonds classiques disponibles. Ces fonds leur offrent des rendements convenables et diversifient leur allocation d’actifs, tout en contribuant à améliorer fortement les conditions de vie locales. Ces trois fonds se concentrent sur les pays en développement et les économies émergentes. L’un d’entre eux est constitué à 100% de titres de créance à revenu fixe, les deux autres fonds sont mixtes, en dette et capital. Des tranches sont disponibles en EUR et CHF, deux des fonds proposent également une tranche USD. responsAbility gère actuellement pour 2,9 milliards de dollars d’actifs, investis dans plus de 500 entreprises des pays en développement et des économies émergentes.
Le numéro deux mondial de la gestion d’actifs, avec 3.400 milliards de dollars à la fin octobre, prévoit un rendement annuel moyen de 6 à 8 % pour les actions ces dix prochaines années et de 2 à 3 % pour les obligations, selon Peter Westaway, chef économiste, rapporte Le Temps. Lors d’une conférence, jeudi à Zurich, le spécialiste des fonds indiciels a déclaré que la normalisation des taux d’intérêt serait lente. La Fed devrait toutefois procéder à un premier relèvement des taux directeurs en décembre. Selon l’expert, un portefeuille entièrement investi en obligations a produit un rendement annuel de 5 % entre 1980 et 2012 pour une volatilité de 5,8 %. Pour la période allant de 2015 à 2025, l’investisseur à la recherche du même rendement de 5 %, devrait avoir 20 % en obligations internationales, 48 % en actions américaines et 32 % en actions internationales (non américaines). Mais la volatilité serait deux fois supérieure.
Deux gérants de hedge funds londoniens renommés vont injecter des millions de livres dans la campagne pour que la Grande Bretagne reste au sein de l’Union européenne, rapporte le Financial Times. Il s’agit de David Harding, fondateur de Winton Capital Management, qui rejoint le conseil de la campagne inter-partis en faveur du maintien dans l’UE. Il devrait donner plusieurs millions de livres. Dans le même temps, John Armitage, fondateur du hedge fund Egerton Capital (15 milliards de dollars), va verser une somme à six chiffres pour la campagne. Il s’agit d’un soulagement pour David Cameron. Ce dernier avait redouté que les gérants de hedge funds, frustrés par les tentatives de Bruxelles de réguler le secteur, donnent aux partisans d’un Brexit un avantage financier dans le référendum à enir.