Bpifrance et les institutions financières koweitiennes ont annoncé mardi 21 octobre la mise en place d’une enveloppe commune de 450 millions d’euros d’investissement dans les fonds français de capital-risque. La France sera représentée par Bpifrance et le Gouvernement du Koweït par les institutions financières koweitiennes qu’il désignera. Cette coopération prendra la forme d’investissements conjoints dans des fonds français de capital-risque dans lesquels les institutions financières koweitiennes investiront jusqu’à 300 millions d’euros et Bpifrance jusqu’à 150 millions d’euros.La première opération concernera la participation dans un fonds ciblant les technologies de l’information, d’une taille cible de 250 millions d’euros, (et d’une taille minimale de 200 millions d’euros), dans lequel l’Etat du Koweït participera à hauteur 100 millions d’euros, au travers des institutions qu’il désignera, et Bpifrance à hauteur de 50 millions d’euros, indique un communiqué.La participation complémentaire au fonds en question sera proposée à des entreprises ou institutionnels français, européens et koweïtiens. La gestion du fonds sera confiée à une société de gestion française indépendante expérimentée. Les parties avancent conjointement vers les dernières étapes de sélection de cette équipe de gestion, précise Bpifrance qui indique que la ligne correspondante sera supervisée au sein de sa division Fonds de fonds, dirigée par Daniel Balmisse, directeur exécutif.Les autres opérations, notamment dans le secteur des biotechnologies, seront proposées par Bpifrance aux institutions financières koweitiennes partenaires.
David Herro, gérant du hedge fund Oakmark International Fund, accuse les multinationales qui ont signé l’engagement de la Maison Blanche sur le changement climatique de vouloir « apaiser l’extrémisme environnemental », rapporte le Financial Times. Pour lui, les 81 signataires, dont Johnson & Johnson, Intel et Hershey, placent la « science pop » avant la création de valeur actionnariale. Les commentaires de David Herro sur FT.com le mettent en désaccord avec les autres grands investisseurs qui poussent les sujets environnementaux.
Les épargnants se sont fortement désengagés du Livret A au mois de septembre. La décollecte a atteint le montant record de 2,38 milliards d’euros (avec le Livret Développement Durable, elle s’élève même à 3,25 milliards d’euros), selon les données publiées le 21 octobre par la Caisse des dépôts. Il s’agit du sixième mois consécutif où les retraits excèdent les dépôts.L’explication numéro un de cette décollecte est évidemment la baisse du taux du Livret A à 0,75 % intervenue au 1er août et qui a incité les ménages à se détourner de ce produit d’épargne. Depuis le début de l’année, la décollecte pour le Livret A s’inscrit à 6,21 milliards d’euros (7,31 milliards d’euros avec le LDD), l’encours passant de 262,1 milliards d’euros à 256,8 milliards d’euros.
La saga Sika, qui dure depuis plus de dix mois, n’est pas seulement un cas d’école sur l’opposition sans précédent du management sur la vente à Saint Gobain. Elle l’est aussi sur le nombre toujours plus important d’actionnaires minoritaires qui soutiennent farouchement et publiquement ce management. Columbia Threadneedle, l’un des premiers actionnaires qui avait publiquement fait part de son soutien sans faille à la direction du groupe suisse, précise dans L’Agefi suisse les raisons de son engagement. «Nous voulons protéger les entreprises dans lesquelles nous sommes investis depuis longtemps, nous avons confiance dans le management et Sika est une entreprise exemplaire», souligne dans les colonnes du quotidien Iain Richards, responsable des investissements responsables chez Columbia Threadneedle Investments. «Nous croyons énormément dans Sika. Et son management a fait preuve d’un professionnalisme et d’une motivation exemplaire. Saint Gobain n’est clairement pas une bonne option. Depuis 10 ans, Sika a eu une croissance exemplaire, ce qui n’est pas le cas de Saint Gobain. Mais finalement l’essentiel n’est pas tant la détermination de Saint Gobain. La clé de tout cela est que la famille fondatrice souhaite se séparer de ses parts. Dans ce cas nous pouvons tout à fait trouver une autre solution. Il est possible de trouver d’autres acquéreurs tout en préservant la valeur de l’entreprise à long terme. Le management de l’entreprise étant vraiment hors norme, ils méritent que nous les soutenions jusqu’au bout pour trouver une solution satisfaisante. Ce que nous ferons», affirme Iain Richards.
L’appétit pour la dette des Etats-Unis s’explique par une réforme qui pousse Fidelity Investments et d’autres sociétés de gestion à se ruer pour acheter des bons du Trésor à court terme et d’autres titres du même genre, rapporte le Wall Street Journal. Le fonds Cash Reserve de Fidelity, le principal fonds monétaire au monde avec 115 milliards de dollars, prévoit de convertir l’ensemble de son portefeuille à la dette gouvernementale des Etats-Unis d’ici au 1er décembre. Il s’agit d’un des premiers fonds à se conformer à des règles censées entrer en vigueur en octobre prochain et qui doivent protéger le secteur des fonds monétaires. Selon des analystes, les transactions des fonds monétaires font partie des raisons qui alimentent la demande pour la dette gouvernementale à court terme.
Aux Etats-Unis, les mutual funds ont été encore boudés par les investisseurs au mois de septembre, seules les stratégies alternatives ayant attiré des flux durant le mois. Les fonds de long terme gérés activement ont terminé le mois de septembre sur une décollecte nette d’un peu plus de 31 milliards de dollars, ce qui porte les sorties nettes depuis le début de l’année à 150,2 milliards de dollars, selon des statistiques communiquées par Morningstar. Les stratégies alternatives ont encore attiré 719 millions de dollars, ce qui porte la collecte sur neuf mois à 4,33 milliards de dollars. Du côté passif, les fonds gérés passivement affichent en revanche une collecte nette de 18,73 milliards de dollars en septembre, ce qui porte la collecte depuis janvier à plus de 460 milliards de dollars. Les stratégies passives dédiées aux actions américaines ont ainsi attiré 8,75 milliards de dollars en septembre, celles dédiées aux actions internationales affichant une collecte nette de 6,4 milliards de dollars. Du côté des distributeurs, J.P. Morgan occupe la première place en gestion active avec une collecte de 1,03 milliard de dollars en septembre, devant BlackRock (537 millions de dollars). En gestion passive, iShares arrive en tête avec 12,32 milliards de dollars d’entrées nettes, devant Vanguard (10,03 milliards de dollars). Pimco continue d’accumuler les déconvenues et affiche une décollecte de près de 5 milliards de dollars en gestion active sur un mois, ce qui porte les sorties nettes sur un an à 157,12 milliards de dollars.
Au cours du troisième trimestre 2015, Lafayette Gestion a engagé 22,2 millions d’euros d’acquisitions pour son principal fonds Lafayette Pierre. Ces acquisitions ont porté, pour 16,1 millions d’euros droits inclus, sur 3 150 m² de bureaux à Paris 17e et à la Défense (92) loués à 4 locataires pour un loyer de 1,1 million d’euros. Le solde de 6,1 millions d’euros a porté sur des titres de foncières cotées (SIIC), essentiellement Sélectirente, dont Lafayette Pierre détient désormais 12,6% du capital. Lafayette Pierre est une SAS à capital variable de 15 millions d’euros à 150 millions d’euros organisée en « club deal », destinée principalement aux institutionnels et aux family offices. Ce fonds est également ouvert aux clients de banques privées, pouvant notamment souscrire en nue-propriété et sortir en plus-values. Lafayette Pierre est investie à 65% en actifs immobiliers tertiaires à Paris (75) et Hauts de Seine (92) et à 35% en titres de foncières cotées (SIIC). La performance visée pour l’investisseur est un TRI de 6% par un doublement de la valeur de l’action en 12 ans.
A la fin de cette année, les parts de fonds dans les portefeuilles des ménages italiens devraient atteindre 11,3 % du total, dépassant celle des obligations détenues en direct (10,3 %), selon les estimations de Prometeia, citées par Bluerating. Il s’agit d’un dépassement « historique ».
Les stratégies «multi assets» gagnent du terrain auprès des investisseurs institutionnels. Selon une étude de NN Investment Partners, réalisée au niveau mondial auprès de 105 investisseurs institutionnels en septembre, près des deux tiers (65%) des investisseurs institutionnels internationaux anticipent que leur exposition aux fonds multi classes d’actifs va augmenter au cours des trois prochaines années. Ainsi, 14% des personnes interrogées pensent augmenter «substantiellement» leur exposition. A l’inverse, 29 % des investisseurs sondés indiquent que leur exposition devrait rester inchangée. Finalement, seuls 2% des investisseurs institutionnels interrogés estiment que leur exposition devrait diminuer au cours des trois prochaines années. L’utilisation de ces stratégies «multi-assets» vise à répondre à de multiples problématiques. Ainsi, 45% des sondés déclarent que ces stratégies devraient surtout servir de fond de portefeuille. Pour 16% des institutionnels, ces stratégies sont considérées comme des solutions alternatives afin de diversifier les portefeuilles tandis que 15% d’entre eux les utilisent comme des «satellites» qui ajoutent de l’alpha à un portefeuille. Enfin, 14% des personnes interrogées estiment que les fonds «multi assets» constituent un complément aux portefeuilles gérés au sein de leur institution. Enfin, 75% des investisseurs institutionnels considèrent les stratégies multi classes d’actifs comme de bons investissements qui ajoutent de la valeur. Parmi eux, 14 % d’entre eux sont «largement d’accord» avec cette affirmation. Seuls 4% des sondés ne sont pas d’accord.
Après le coup de blues de la semaine précédente, les investisseurs semblent avoir retrouvé un certain goût pour le risque durant la semaine au 14 octobre. Les fonds dédiés aux actions, toutes zones géographiques confondues, ont ainsi attiré 2,6 milliards de dollars, enregistrant ainsi leurs premières souscriptions nettes depuis quatre semaines, selon la dernière étude hebdomadaire de Bank of America Merrill Lynch qui reprend des données du cabinet spécialisé sur l'évolution des flux EPFR Global.Parmi les fonds actions, les fonds spécialisés sur les actions émergentes ont enregistré leurs premières entrées nettes en 14 semaines, pour un montant de 700 millions de dollars. Les fonds spécialisés sur les actions européennes ont engrangé 3,1 milliards et ont ainsi connu 20 semaines de collecte nette au cours des 22 semaines écoulées. Pour les fonds en actions américaines, les entrées nettes ont atteint 700 millions.Les fonds obligataires ont de leur côté terminé la semaine au 14 octobre sur une collecte nette de 3,8 milliards de dollars, la plus élevée des douze dernières semaines. Plus précisément, les fonds spécialisés en obligations à haut rendement ont enregistré leurs plus fortes entrées nettes en huit mois, à 2,6 milliards de dollars. En revanche, les fonds investis en titres d’Etat ont accusé leurs premières sorties nettes en quinze semaines, ne subissant toutefois que 100 millions de dollars de rachats nets. Les stratégies dédiées aux obligations émergentes ont bénéficié de 400 millions de dollars d’entrées nettes, les premières en près de trois mois et les plus importantes en cinq mois. Les fonds investis en obligations notées en catégorie d’investissement ont enregistré des souscriptions nettes pour la première fois en cinq semaines, pour un montant de 500 millions de dollars.
Patrick Moonen, stratégiste senior au sein de la boutique multi-asset de NN IP a indiqué à L’ Agefi que sa société de gestion était passée «neutre» sur les actions ces dernières semaines. Un relèvement après une sous-pondération fin septembre, en raison de nombreuses incertitudes, «motivé par le pessimisme extrême et le positionnement négatif des investisseurs, qui, selon nous, était exagéré eu égard aux fondamentaux économiques et des entreprises», a-t-il précisé. Au sein de l’obligataire, le responsable privilégie les obligations périphériques car la société de gestion s’attend à ce que la Banque centrale européenne (BCE) «aille plus loin dans son programme de QE».
Comment gérer le risque de liquidité dans un contexte de très forte volatilité avec des pics comme celui du 24 août ? «L’anomalie était de n’avoir pas de volatilité. Mais les crises de liquidité ne sont pas nouvelles, par exemple celle de l'été 2011", a indiqué le 16 octobre Marina Cohen, responsable de la gestion du high yield chez Amundi, à l’occasion d’un séminaire sur le crédit («The Changing Landscape of European Credit Markets») organisé par l’agence Fitch Ratings. «Depuis l'été 2011, a poursuivi Marina Cohen, nous nous sommes diversifiés, sur les nouveaux entrants notamment. Nos portefeuilles comptent désormais entre 150 et 200 lignes contre une centaine précédemment. Nous avons aussi un niveau de cash beaucoup plus élevé, de 10% environ contre 3% précédemment. Et nous utilisons aussi davantage de dérivés». A toutes ces évolutions, Christophe Auvity, CIO Global Credit chez BNP Paribas IP, ajoute une approche beaucoup plus différenciée de la clientèle. «Nous avons développé une connaissance beaucoup plus poussée de notre base clients afin d’anticiper les problèmes éventuels. Nous sommes préparés à intervenir sur 10% ou 15% du marché. Mais en cas de problème systémique, les banques ne sont plus là pour faire le tampon», a expliqué Christophe Auvity. Arnaud Memin, responsable de l’obligataire au sein de la division Asset Management d’EDF, a pour sa part présenté son point de vue de sélectionneur. «Il n’y pas de changement notable sur les critères de sélection mais nous attachons une attention particulière à la construction de portefeuille. Le ratio d’emprise ne doit pas dépasser 8% et il doit même se situer en dessous de ce niveau pour les très gros fonds. Nous avons aussi augmenté la part des mandats dédiés et diminué celle des fonds ouverts», a précisé Arnaud Memin. Est-ce que les lignes de crédit négociés par BlackRock par exemple, pour un montant de 2 milliards de dollars, vont pouvoir contribuer à régler les périodes de stress de liquidité ? Les participants, plutôt favorables à une solution de place, se sont montrés sceptiques. Christophe Auvity a estimé, à titre personnel, qu’un tel montant, au regard des encours de BlackRock, ressemblait plutôt à une disposition «cosmétique» tout en ajoutant que cette problématique faisait l’objet de discussions au sein de la banque. Même point de vue du côté d’Amundi, qui n’a pas signé de ligne de ce type. Marina Cohen estime qu’il s’agit là d’un outil qui peut rassurer mais dont le soutien effectif reste hypothétique.
Interrogé par L’Agefi, Marc Olivier, directeur général France Nordea Investment Funds, a relevé au cours des deux derniers mois une baisse de l’activité sur le primaire high yield. Un phénomène qu’il attribue aux inquiétudes sur le rythme de la croissance économique mondiale, qui ont rendu les entreprises réticentes à faire appel au marché. Marc Olivier estime cependant que l’offre high yield reste saine et que le crédit high yield européen conserve un bon potentiel d’appréciation, avec un rendement actuellement à 5,5% et des anticipations de défaut oscillant entre 1 et 2% pour l’année à venir. Pour le responsable, le risque obligataire est bien davantage à craindre du côté des emprunts d’Etat, dont les rendements sont très faibles.
Les acteurs du capital-investissement en France ont investi 3,7 milliards d’euros au premier semestre 2015, selon les dernières statistiques communiquées par l’Association Française des Investisseurs pour la Croissance (AFIC) et Grant Thornton. Une légère progression de 4% par rapport au premier semestre 2014 qui confirme le rebond observé depuis 18 mois. Mais un niveau qui reste malgré tout inférieur à ceux observés avant 2008. Au total, 844 entreprises ont été accompagnés, un nombre proche de la moyenne des premiers semestres observée depuis 2010. 64% des montants ont été investis dans de nouvelles entreprises, et 36% dans des entreprises déjà accompagnées. La progression des montants investis a été portée majoritairement par le capital-dévelopement (1,3 milliard d’euros, soit +25%). Le capital-innovation se maintient sensiblement au niveau du premier semestre 2014 en montant investis (384 millions deuros, +1%) mais enregistre un net rebond du nombre d’entreprises financées (284 entreprises, +27%). Le capital-transmission affiche un repli de 5% en montants (2,1 milliards d’euros) et de 25% en nombre d’entreprises soutenues. Par ailleurs, 5,5 milliards d’euros ont été levés au premier semestre par les acteurs du capital-investissement. Il s’agit d’une très forte progression de 52% par rapport au premier semestre 2014, portée par une levée de taille importante. Les collectes de taille supérieure à 200 millions d’euros expliquent 82% de la progression des levées du semestre. Elles concentrent également 80% des levées de fonds d’origine étrangère. Un constat déjà dressé lors des précédentres statistiques d’activité : l’accès aux investisseurs internationaux est plus important au-delà du seuil de 200 millions d’euros. Les investisseurs étrangers représentent presque la moitié de la collecte (49% vs 43% au premier semestre 2014). Une présence notamment marquée des caisses de retraite étrangères qui totalisent à elles seules 21% des montants levés. On notera enfin que 640 entreprises ont été désinvesties au premier semestre, un record historique. Toutefois les montants désinvestis sont en repli (-15% par rapport au premier semestre 2014) du fait de la faiblesse des désinvestissements de taille importante.
UBS vient de lancer huit ETF factoriels dédiés aux Etats-Unis et à la zone euro, et mettant en œuvre les facteurs Value, Low Volatility, Qualité et Rendement. Le total des frais sur encours s’inscrit à 25 points de base pour les fonds dédiés au marché américain et à 28 points de base pour ceux concernant la zone euro.Les huit ETF concerné sont les suivants : UBS ETF – Factor MSCI USA Prime Value (ISIN: IE00BX7RR706)UBS ETF – Factor MSCI EMU Prime Value (ISIN: LU1215452928)UBS ETF – Factor MSCI USA Low Volatility (ISIN: IE00BX7RQY03)UBS ETF – Factor MSCI EMU Low Volatility (ISIN: LU1215454460)UBS ETF – Factor MSCI USA Quality (ISIN: IE00BX7RRJ27)UBS ETF – Factor MSCI EMU Quality (ISIN: LU1215451524)UBS ETF – Factor MSCI USA Total Shareholder Yield (ISIN: IE00BX7RRT25)UBS ETF – Factor MSCI EMU Total Shareholder Yield (ISIN: LU1215455947)
Le groupe bancaire Natixis s’est engagé à ne plus financer de centrales électriques au charbon et de mines de charbon thermique, dans le monde entier, selon un communiqué publié le 15 octobre. Cette annonce est faite à quelques semaines de la COP21, la conférence internationale pour le climat qui se tiendra début décembre à Paris.La banque, filiale du groupe BPCE (Banque Populaire Caisse d’Epargne), indique aussi qu’elle n’acceptera plus de nouveaux mandats de conseil ou d’arrangements liés à de tels financements. Natixis renonce aussi à financer les sociétés dont l’activité repose à plus de 50% sur l’exploitation de centrales électriques au charbon ou de mines de charbon thermique, précise-t-elle. Le groupe fait valoir que sa décision tient notamment à sa volonté de se renforcer dans le financement des énergies renouvelables, qui représentent plus de 60% du portefeuille de production électrique financé.
Six salariés bénéficiaires sur 10 déclarent avoir investi dans leur épargne salariale au cours de la dernière année, se positionnant comme des investisseurs « actifs », selon le dernier Baromètre Club de l’épargne salariale Harris Interactive. Les sommes versées représentent environ 10% du salaire net. Ces données restent stables depuis 2013. Egalement stable depuis assez longtemps, la méconnaissance du fonctionnement de l’épargne salariale révèle un réel problème de pédagogie : la majorité des salariés, même parmi les plus actifs, ne connaissent pas l’existence d’un conseil de surveillance. Pour 90 % des dirigeants d’entreprises interrogés, l’épargne salariale et la retraite complémentaire de type « article 83 » sont les moyens les plus efficaces pour la retraite de leurs salariés. Ils sont plus positifs que les salariés qui, eux, placent l’épargne salariale en deuxième place (efficace pour 76%) derrière l’immobilier (efficace pour 81%), et à quasi égalité avec l’assurance vie (efficace pour 75%). Concernant les différents types de placements financiers, les dirigeants d’entreprises sont beaucoup plus experts et plus positifs sur les obligations qu’ils considèrent à 72 % comme un placement facile à gérer, et pour 83 % comme un placement sûr - alors que les salariés se montrent plutôt ignorants sur les différents types de placement financier. Les actions sont les plus connues, et jugées les plus rentables. Là aussi, beaucoup de pédagogie reste à faire. Les trois quarts des salariés (74%) se disent satisfaits de la qualité de gestion de leur compte. La perception reste plus mitigée quant à l’information et aux performances de leur épargne salariale : 57 % sont satisfaits des performances financières de leur dispositif. La clarté et la fréquence de l’information fournie sont insuffisantes (respectivement 62 % et 55 % se déclarent satisfaits) ; un effort doit encore être accompli par les entreprises. Dans le contexte d’une certaine banalisation de l’impact de l’épargne salariale au fil des années, les salariés bénéficiaires jugent que celle-ci renforce d’abord l’image de l’entreprise, et, dans une moindre mesure, l’engagement à son égard (67 % considèrent qu’elle donne l’image d’une entreprise qui s’occupe bien de ses salariés, 64 % l’image d’une entreprise socialement responsable, 61 % l’image d’une entreprise performante). Mais les dirigeants se montrent très sensibles à l’impact de l’épargne salariale pour leur entreprise. Ils mettent particulièrement en avant son rôle en tant que levier de l’image économique (pour 90%, + 29 points par rapport aux salariés) et sociale (pour 90%, + 23 points par rapport aux salariés) de l’entreprise. Les attentes prioritaires à l’égard de l’épargne salariale sont identiques pour les salariés et les dirigeants : pour 54 % un assouplissement des conditions de déblocage, une simplification des dispositifs d’épargne salariale, mais aussi plus d’interactivité en termes de conseils, de formation et d’informations pour les aider à bien gérer leur épargne salariale. 58 % des dirigeants souhaitent davantage d’incitations pour pousser leurs salariés à investir dans leur Perco. La baisse du forfait social annoncée devrait être une mesure incitative. Enfin, si les dispositions de la Loi Macron relatives à l’épargne salariale semblent peu connues des salariés, nettement mieux des dirigeants, ceux qui déclarent les connaître se montrent positifs à leur égard. Ainsi, l’investissement par défaut de l’intéressement en cas de non réponse est considéré, parmi ceux qui connaissent cette mesure, comme une bonne chose par 63% des salariés bénéficiaires et par 78% des dirigeants d’entreprise. L’abaissement du taux du forfait social sur le PERCO est considéré comme une bonne chose par 94% des dirigeants d’entreprise qui connaissent la mesure. Cette mesure devrait donc connaître un important succès et financer ainsi les PME de façon significative.
Primonial REIM a annoncé le 14 octobre l’acquisition auprès de LBO France de l’ensemble immobilier de bureaux Omega, situé à Saint-Ouen (93) au sein de l’éco-quartier des Docks. L’ensemble immobilier indépendant développe une surface utile totale d’environ 17.000 m² et bénéficie de 345 emplacements de parking. Livré en 1996 et conçu par Jean-Paul Viguier, l’actif offre d’excellentes prestations de bureaux et des services de qualité. L’actif est loué en totalité au groupe Alstom Transport depuis sa livraison. L’investissement réalisé pour le compte de fonds gérés par Primonial REIM s’élève à 97 millions d’euros. Dans cette transaction, Primonial REIM a été conseillée par Me Olaf DECHIN (Etude Alexandre Dechin Devirendt Hoang), le cabinet d’avocats Fairway (Me Frédéric Lefebure) et Orfeo Développement (Antoine Habillat) pour la «due diligence» technique. LBO France a été conseillé par l’étude Monassier & Associés (Me Guillaume Palais); son conseil technique est la société Roux OEuvre Maitrise (ROM). Cette opération a été réalisée par BNP Paribas Real Estate dans le cadre d’un mandat co-exclusif avec Catella Property.
Dans le contexte d’une économie mondiale fragilisée par les incertitudes chinoises, les investisseurs sont de plus en plus sceptiques sur l'éventualité d’une hausse des taux de la Réserve fédérale cette année, selon le dernier sondage BofA Merrill Lynch réalisé entre les 2 et 8 octobre auprès d’un échantillon de 209 participants représentant un encours sous gestion de 512 milliards de dollars. Moins de la moitié des investisseurs interrogés (47%) s’attendent début octobre à un relèvement des taux en 2015, contre 58% au mois de septembre. Les inquiétudes sur la Chine, encore très présentes, se sont malgré tout estompées. La Chine est considérée comme le plus grand risque extrême par 39% du panel, contre 54% en septembre, le pessimisme sur les actions chinoises étant moins marqué que précédemment.
Les investissement en infrastructures continuent de pâtir d’un déficit de financements publics, en dépit d’un surplus du côté du secteur privé, selon une étude que vient de publier l’agence Standard & Poor’s («EU Infrastructure: Tackling The Funding Deficit To Unlock The Financing Surplus», RatingsDirect, 14 octobre 2015). Les investissement, notamment en infrastructures de transport, tendent à décroître avec l’augmentation de l’endettement public et privé. Un constat confirmé par les entretiens menés par Standard & Poor’s avec des décideurs publics et industriels. Les coûts et l’austérité sont les principales barrières à l’investissement dans les infrastructures, avant les risques, notamment dans le Sud et l’Est de l’Europe. Standard & Poor’s estime que les partenariats public-privé devraient jouer un rôle clé pour combler les déficits de financement en la matière.