Globalement, les ETP ont enregistré une collecte de 28,4 milliards de dollars au mois de septembre, portant à 230 milliards de dollars les flux cumulés depuis le début d’année contre un peu plus de 191 milliards de dollars pour les neuf premiers mois de 2014 , selon des statistiques communiquées par BlackRock. Autrement dit, les turbulences boursières n’ont pas empêché la classe d’actifs de maintenir un rythme de croissance qui devrait déboucher sur une année record. En septembre, les flux ont largement été tirés par les actions américaines qui ont attiré 11,2 milliards de dollars, un montant cinq fois plus élevé qu’en août, les actions japonaises et les bons du Trésor américain. L’exposition aux actions européennes est restée intéressante, mais les flux ont évolué à un rythme plus lent que les mois précédents. En Europe, les ETP ont ainsi collecté 2 milliards de dollars sur le mois, ce qui porte les flux cumulés depuis le début de l’année à 60,4 milliards de dollars, le meilleur résultat enregistré sur les neuf premiers mois d’un exercice depuis 2008.
Les nouveaux instruments et canaux de financement alternatifs, marchés obligataires, fonds de dette privée pour les PME, prêts de financement participatif (P2B) aideront les PME à financer de nouvelles dépenses ou à refinancer la dette existante dans un contexte où les banques européennes continuent d’appliquer une prime sur les prêts de petite taille. Cependant, alors que les marchés traditionnels de la dette sont devenus accessibles aux ETI avec des profils de solvabilité plus risqués, ces sources de financement restent hors de portée pour la plupart des PME en raison de problèmes structurels, estime l’agence Moody’s dans une étude sur le financement des PME. Les plus petites PME et ETI font toujours face à d'énormes obstacles quant à leurs besoins en financement à cause de la taille minimale des obligations recherchée par la plupart des investisseurs, qui est généralement trop importante pour la plupart des PME. Le marché obligataire a déjà accepté des émissions moins importantes, mais la marge de manœuvre est certainement limitée si les émetteurs veulent maintenir un certain niveau de liquidité. En outre, il y a un problème de coûts, générés par l'émission de titres de dette et par les exigences d’information attachées à ce canal de financement, ajoute Moody’s.En Europe, le Royaume-Uni reste le plus grand marché pour les fonds de dette privée avec 45% des transactions, suivi de la France avec une part de 23% et de l’Allemagne avec une part de 13%.
Le classement des grandes fortunes allemandes n’a pas fondamentalement bougé. Stefan Quandt et sa soeur Susanne Klatten, qui détiennent à eux deux près de la moitié du capital de BMW, restent les Allemands les plus riches, selon le classement établi par le magazine Manager. La fortune de chacun est estimée à 26,5 milliards d’euros sur la base de la capitalisation boursière de leurs actifs à la date du 23 septembre mais ils ont vu leur fortune fondre de 4,5 milliards d’euros en un an en raison notamment du scandale Volkswagen.Leurs poursuivants immédiats, Georg et Maria-Elisabeth Schaeffler, propriétaires de l'équipementier industriel du même nom, ont en revanche vu leur fortune progresser de 2,4 milliards à 20 milliards d’euros. Schaeffler est censé effectuer son entrée en Bourse le vendredi 9 octobre. La fortune cumulée des 500 Allemands les plus riches a progressé de 6,9% à 653,9 milliards d’euros en un an, selon le magazine.
La société de gestion123Venture, spécialisée dans le capital investissement, les énergies renouvelables et l’immobilier, propose pour cette fin d’année deux thématiques d’investissement, l’une axée sur des marchés de croissance et d’avenir à travers le FCPI 123MultiNova V, l’autre sur des marchés plus défensifs et porteurs : tourisme, éducation, logement et le marché des séniors via le FIP 123France Opportunités. Le FCPI 123MultiNova V investit 40% de son actif sous forme d’actions dans les entreprises technologiques de croissance et 40% de son actif sous forme d’obligations convertibles dans les entreprises plus matures développant ou utilisant une technologie innovante. Le solde de son actif est conservé sous forme plus liquide (OPCVM monétaires). Les secteurs ciblés sont l’e-commerce, l’électronique, l’internet et les nouvelles technologies en général. Le FIP 123France Opportunités investira dans les PME et entreprises à la recherche de capitaux supplémentaires pour accélérer leur développement. Le fonds sera majoritairement composé d’obligations convertibles afin de mutualiser son risque en se constituant un portefeuille diversifié de titres obligataires émis par des sociétés non cotées.
Les sociétés de gestion plutôt que les hedge funds ont été à l’origine de la vigueur du dollar cette année et continueront à déterminer la direction de la monnaie de réserve, selon un nouvel indice de Deutsche Bank cité par le Financial Times. Ce sont les achats quasiment record des sociétés de gestion qui ont alimenté la hausse du dollar ces douze derniers mois. En revanche, les hedge funds ont réduit leur exposition au billet vert.
Dans un environnement de politiques monétaires divergentes, de taux d’intérêt toujours très bas, et d’une volatilité de marché accrue, il est essentiel de disposer d’une forte marge de flexibilité et de gérer le risque baissier tout en générant des rendements intéressants. C’est un peu ce que propose le Nordea 1 - Flexible Fixed Income Fund, lancé au printemps 2003. Cette stratégie proposée par l'équipe multi-asset de Nordea s’inscrit dans la continuité du Nordea 1 -Stable Return Fund mais avec une approche un peu plus conservatrice. «Nous privilégions la préservation du capital, avec l’objectif de contrôler les risques à tout moment plutôt que de viser le rendement le plus élevé possible», a souligné le 6 octobre Cristian Balteo, spécialiste produit chez Nordea, qui était de passage à Paris. L’objectif du fonds est ainsi de dégager 2% au-dessus du cash sur un cycle d’investissement, avec une volatilité comprise entre 3% et 5%. Le fonds, qui se rapproche de son troisième anniversaire, affiche depuis le début de l’année un rendement d’un peu plus de 1% après 5,65% en 2014. Les investisseurs semblent apprécier cette approche prudente mais néanmoins rémunératrice. La stratégie a enregistré une collecte d’environ 250 millions d’euros depuis le début de l’année, ce qui a porté l’encours à 750 millions d’euros. La stratégie, qui semble plus adaptée à l’environnement actuel, n’est toutefois pas prête de détrôner le fonds qui l’a inspirée, Nordea 1 -Stable Return Fund, qui a enregistré une collecte de 3,6 milliards d’euros entre janvier et septembre, l’une des plus importantes sur la période, et qui affiche ainsi un encours de 7,3 milliards d’euros. Le rendement est aussi au rendez-vous, à environ 6% par an sur les trois dernières années. Une autre stratégie tient encore le haut du pavé alors qu’on aurait plutôt attendu le contraire. Le fonds Nordea European High Yield Bond Fund a encore engrangé 1 milliard d’euros depuis le début de l’année, ce qui porte ses encours à 3,6 milliards d’euros. Un succès qui peut peut-être s’expliquer par son profil plutôt prudent, avec une exposition de seulement 3% aux pays de l’ensemble PIIGS (Portugal, Irlande, Italie, Grèce et Espagne) contre 30% dans l’indice de référence de Merrill Lynch.
Les activistes sont-ils positifs ou négatifs pour une entreprise, s’est interrogé le Wall Street Journal ? Le quotidien américain a étudié ce qui se passait pour les grandes sociétés américaines après l’arrivée d’un activiste. Le journal a étudié 71 campagnes contre des entreprises ayant une capitalisation de plus de 5 milliards de dollars sur une période remontant à 2009. La conclusion est la suivante : l’activisme améliore souvent les résultats opérationnels d’une entreprises – et presque aussi souvent, n’a aucun effet. L’étude montre aussi que les actions des entreprises mises au défi par les activistes sont plus susceptibles de surperformer le reste du secteur que de sous-performer. Mais le différentiel n’est pas énorme.
Pour le deuxième mois consécutif, le Panel Actions de L’Agefi a fortement révisé à la baisse ses prévisions sur l’ensemble des indices. A horizon six mois, toutes les gestions ont réduit leurs objectifs sur les indices européens, hormis Aurel BGC qui a maintenu sa cible sur le CAC 40 et légèrement relevé celle sur l’EuroStoxx 50.Après le recul de 4,9% de l’indice vedette parisien en septembre, les gestions ont abaissé leurs prévisions de 3,5% à 4%. Désormais, le Panel anticipe un rebond du CAC 40 de 9% à six mois et de 16% dans un an. Le plus pessimiste NN IP table sur une quasi-stagnation de l’indice d’ici à la fin mars. Et pourtant, il ne gagne que 4,36% depuis le début de l’année. Quant au plus optimiste, La Française AM, il vise un rebond de plus de 14% en six mois. A horizon un an, quatre gestions (La Banque Postale AM, NN IP, State Street et Swiss Life) visent les 4.800 points (+8%), tandis que Natixis cible les 5.600 points (+26%) fi n 2016.
L’attentisme reste de rigueur pour les membres du Panel Allocation de L’Agefi. Le statu quo décidé par la Fed mi-septembre n’a pas incité les membres du Panel Allocation à exposer davantage leurs portefeuilles aux actifs plus risqués. Début octobre, le Panel Allocation s’est simplement légèrement renforcé d’un point en actions à 52% au détriment de l’obligataire, à 36%. Sur la classe actions, le Panel se maintient dans un couloir étroit de 51% à 53% depuis le début de l’année. L’absence de forte reprise de la croissance mondiale ne le pousse pas à faire preuve de plus d’agressivité, d’autant que le scandale Volkswagen et le recul de 16% du Dax depuis le début du mois d’août n’ont pas vraiment rassuré les investisseurs. Alors que la moitié des panélistes ont conservé leur allocation du mois de septembre, six se sont allégés (dont -6 points à 49% pour La Française AM et -5 points à 63% pour Aberdeen AM), pour seulement quatre qui se sont renforcés (dont +5 points à 55% pour Nordea).
Plus des deux tiers des Français (67 %) n’ont jamais entendu parler d’investissement socialement responsable (ISR), montre une nouvelle enquête nationale conduite par Ipsos pour le compte d’EIRIS et du Forum pour l’Investissement Responsable. De plus, 25 % ont déjà entendu parler de l’ISR, mais ne savent pas vraiment ce que cela signifie. Ils ne sont finalement que 8 % à savoir précisément ce que recouvre ce concept.Cette méconnaissance du concept pourrait expliquer la faible sélection de produits ISR par les investisseurs français : en effet, ils sont seulement 2 % à déclarer investir dans un fonds ISR. A moins que la raison ne soit à chercher du côté des établissements financiers : en effet, seulement 3 % des Français se sont vus proposer par leur banque ou leur conseiller de l’investissement socialement responsable !Pourtant, un Français sur deux (51 %) déclare accorder une place importante aux critères environnementaux, sociaux et éthiques dans ses décisions de placements. De plus, 15 % des investisseurs seraient prêts à investir en ISR si on le leur proposait, et ce taux monte à 23 % pour ceux qui connaissent un peu l’ISR et à 37 % pour ceux qui connaissent précisément le concept. L’intérêt pour ces idées existe donc bel et bien... En outre, plus de la moitié des sondés (54 %) souhaitent qu’une part d’ISR soit inclue obligatoirement dans les produits d’épargne. Enfin, près d’un tiers des Français pense que l’existence d’un label sur les produits d’épargne soutenu par les pouvoirs publics, comme celui qui devrait bientôt voir le jour, les inciterait à choisir l’ISR.
Au troisième trimestre, les investisseurs ont privilégié les zones où les banques centrales poursuivent une politique active d’assouplissement quantitatif, à savoir l’Europe et le Japon. Les inquiétudes sur la croissance en Chine et les signes de ralentissement de l'économie mondiale ont par ailleurs alimenté l’aversion au risque et poussé les investisseurs à privilégier les liquidités.Les fonds monétaires ont ainsi engrangé 42 milliards de dollars de souscriptions nettes au troisième trimestre, selon l'étude hebdomadaire publiée par Bank of America Merrill Lynch qui reprend des données communiquées par le cabinet spécialisé sur l'évolution des flux EPFR Global. Dans le même temps, les fonds spécialisés sur les actions européennes ont engrangé 31 milliards de dollars entre juillet et septembre et ceux dédiés aux actions japonaises 27 milliards de dollars. En revanche, les fonds d’actions américaines et les fonds d’actions émergentes ont subi des rachats nets de respectivement 22 milliards de dollars et 36 milliards de dollars. Côté obligataire, les fonds dédiés aux obligations à haut rendement ont terminé le troisième trimestre sur une décollecte nette de 16 milliards de dollars, les fonds investis en obligations en catégorie d’investissement affichant des sorties nettes de 7 milliards de dollars. Les fonds spécialisés sur les obligations du Trésor américain ont toutefois drainé 17 milliards de dollars entre juillet et septembre. Durant la semaine au 30 septembre, les tendances ne semblent pas fondamentalement différentes malgré quelques évolutions notables. Les sorties sur les fonds actions américaines se sont poursuivies, bien qu'à un rythme plus modéré, à 56 millions. Les fonds actions japonaises ont subi leurs premiers rachats nets en dix semaines (-300 millions) et les fonds d’actions européennes ont enregistré 20 millions de sorties nettes sur la semaine. Les fonds d’actions émergentes ont encore enregistré des sorties nettes, pour un montant de 1,7 milliard de dollars. Les sorties nettes ont atteint 3,2 milliards de dollars sur les fonds en obligations en catégorie d’investissement et 300 millions sur les fonds en obligations à haut rendement. Les fonds monétaires ont de leur côté terminé la semaine au 30 septembre sur des sorties nettes de 22 milliards de dollars.
La gestion passive continue de faire des émules. Un nombre record de fournisseurs d’ETF/ETP sont entrés sur le marché américain des ETF cette année. Sur les neuf premiers mois de l’année, 19 nouveaux fournisseurs se sont ainsi installés sur le territoire américain pour distribuer ces produits, selon des statistiques communiquées par ETFGI. Les précédents records remontent à 2014 et 2009. ETFGI avait alors comptabilisé respectivement 15 et 9 nouveaux fournisseurs sur douze mois.Les 19 nouveaux venus ont lancé au total 37 produits, représentant 1,1 milliard de dollars d’actifs au 29 septembre. La majorité de ces nouveaux produits, 21 sur 37, sont des stratégies smart beta, suivies par des stratégies actives au nombre de 7. Parmi les nouveaux venus figurent notamment Goldman Sachs Asset Management, John Hancock qui a conclu un partenariat avec Dimensional Fund Advisors, Principal Funds et O’Shares. Les produits les plus recherchés ont été le Pacer Trend pilot 750 ETF qui a attiré 259,4 millions de dollars, suivi du Newfleet Multi-Sector Unconstrained Bond ETF (129,7 millions de dollars), du Pacer Trend pilot 450 ETF (106,8 millions de dollars) et du Tuttle Tactical Management US Core ETF (66,3 millions de dollars).
Les fonds domiciliés aux Etats-Unis spécialisés dans les obligations d’entreprises notées en catégorie d’investissement ont subi une décollecte nette de 3,6 milliards de dollars durant la semaine au 30 septembre, enregistrant ainsi leur plus forte décollecte hebdomadaire depuis les pics atteints en 1992, selon des données communiquées par Lipper. Depuis le début de l’année, ces fonds affichent encore une collecte nette de 13,44 milliards de dollars. Les fonds obligataires fiscalisés ont dans leur ensemble terminé la semaine sur des sorties nettes de 7,5 milliards de dollars, un montant jamais vu depuis juin 2013. Les fonds dédiés à l’obligataire à haut rendement ont subi une décollecte nette de 2,2 milliards de dollars, leurs sorties les plus élevées depuis la semaine terminée le 1er juillet. Les fonds d’actions ont subi une décollecte nette de 910 millions de dollars, enregistrant ainsi leur deuxième semaine consécutive de sorties nettes. Les fonds monétaires ont en revanche attiré 6,7 milliars de dollars.
La société de capital-investissement Ardian a annoncé, ce 1er octobre, avoir soumis une offre ferme et être entrée en négociation exclusive avec IK Investment Partners en vue de l’acquisition du groupe Solina, spécialiste des solutions sur-mesure à base d’ingrédients pour l’industrie agroalimentaire. L’équipe de management, menée par Eric Terré (fondateur et président), Laurent Weber (directeur opérationnel) et Bertrand Vaz (directeur financier), réinvestira dans la société. En 2014, Solina a réalisé un chiffre d’affaires de près de 305 millions d’euros.
Les fonds diversifiés (balanced/mixed) ont enregistré au deuxième trimestre une collecte nette de 342 milliards d’euros dans le monde contre 213 milliards d’euros au premier trimestre, selon des statistiques communiquées par l’association européenne des gestionnaires d’actifs (Efama). Les autres classes d’actifs n’ont pas connu le même engouement. Les fonds d’actions ont attiré seulement 121 milliards d’euros contre 145 milliards d’euros au premier trimestre et les fonds obligataires 100 milliards d’euros contre 176 milliards d’euros. Grâce à l’attrait exercé par les stratégies diversifiées, les fonds de long terme (c’est-à-dire hors fonds monétaires) toutes catégories confondues ont ainsi enregistré une collecte nette de 616 milliards d’euros au deuxième trimestre contre 573 milliards d’euros au premier trimestre. La collecte de l’ensemble des fonds distribués dans le monde s’inscrit à 596 milliards d’euros sur le trimestre contre 564 milliards d’euros au premier trimestre. Les fonds monétaires dans le monde ont, pour leur part accru, leur décollecte nette à 20 milliards d’euros au deuxième trimestre contre 9 milliards d’euros précédemment. Les actifs des fonds d’investissement ont diminué au niveau mondial de 1,6% au deuxième trimestre pour s'établir à 37.100 milliards d’euros à fin juin, contre 37.700 milliards d’euros à fin mars 2015. En dollars, les actifs se sont toutefois accrus de 2,3% à 41.500 milliards de dollars à fin juin, en raison de la dépréciation du dollar par rapport à l’euro au deuxième trimestre 2015.
Les sorties de capitaux des pays émergents dépasseront cette année les entrées pour la première fois depuis 1988 avec une réduction de moitié de l’investissement étranger par rapport au niveau de 2014 et des sorties massives de fonds, selon l’Institute of International Finance (IIF). Les flux de l’investissement étranger dans les émergents ne devraient pas dépasser 548 milliards de dollars (490 milliards d’euros) contre 1.074 milliards l’année dernière, selon un rapport publié jeudi par l’IIF.Ce montant représente seulement 2% du produit intérieur brut des pays en développement contre un pic à 8% en 2007, relève l’organisme qui regroupe les grands acteurs de la finance mondiale. «Le déclin a été alimenté par le ralentissement durable de la croissance des émergents et en particulier par l’incertitude sur l'économie chinoise dans un contexte d’inquiétudes persistantes sur les conséquences d’une éventuelle décision de la Reserve fédérale de relever les taux d’intérêt», note l’IIF. De nombreux pays émergents ont subi une forte chute de leur marché actions, de leur monnaies et de leur marché obligataire. Le retrait des investisseurs des marchés actions et obligataires a pesé sur les investissements de portefeuille tandis que les flux d’investissement direct ont diminué du fait du ralentissement de la croissance. Les sorties nettes des fonds de placement collectif investis en actions et obligations émergentes totalisent près de 100 milliards de dollars depuis le début de l’année, selon Bank of America Merrill Lynch. Le périmètre des données de l’IIF est plus large puisqu’elles intègrent aussi bien l’investissement direct étranger que les financements bancaires et les investissements de portefeuille. Le rapport de l’IIF couvre par ailleurs 30 pays émergents. Si les flux entrants dans les émergents diminuent, les sorties de capitaux par des résidents ont en revanche accéléré et devraient atteindre 1.089 milliards de dollars cette année, ce qui accentue les pressions baissières sur les réserves de change, les taux de change et les prix des actifs, selon l’IIF. En conséquence, les pays émergents subiront des sorties nettes de capitaux de 540 milliards de dollars cette année. Et elles devraient encore être de 306 milliards de dollars l’année prochaine, selon les calculs de l’IIF. Les conséquences des sorties de capitaux sur les devises de nombreux pays émergents qui ont perdu plus de 25% de leur valeur pour certaines d’entre elles, comme le real brésilien, la hvrynia ukrainienne ou le peso colombien, se répercutent sur la dette en devise des entreprises émergentes. La dette des entreprises non financières des pays émergents atteint 27.000 milliards de dollars et a progressé de l'équivalent de 30% du PIB au cours des cinq dernières années, selon Hung Tran, le directeur exécutif de l’IIF.
Fidelity Worldwide Investment vient de lancer un nouveau fonds dédié aux dettes émergentes qui isole les facteurs de risque spécifiques et s’adapte aux conditions de marché changeantes, a indiqué Christophe Gloser, patron de Fidelity France, le 1er octobre, à l’occasion d’un séminaire organisée par la société de gestion. Le Fidelity Funds - Emerging Market Total Return Debt vise des rendements compris entre 6% et 9% sur l’ensemble d’un cycle de marché avec une volatilité attendue évoluant entre 8% et 12%. Selon Lipper, le fonds domicilié au Luxembourg est enregistré à la vente notamment en France, en Belgique, en République Tchèque, au Danemark, en Finlande, en Allemagne, en Hongrie, en Italie, aux Pays-Bas, en Espagne, en Suède, en Suisse et au Royaume-Uni.
Les fonds multi-classes d’actifs devraient rester en tête des flux entrants au cours des prochains mois en Europe, la déroute obligataire du printemps dernier et le plongeon des actions au mois d’août ayant rappelé aux investisseurs les risqués liés à être investi dans une seule classe d’actifs, indique Cerulli dans la dernière livraison du «Cerulli Edge - Global Edition». Selon le cabinet de recherche et de conseil, il pourrait être intéressant pour les gestionnaires d’actifs de lancer davantage de produits multi-classes d’actifs, notamment dans la sphère passive. De nombreux conseillers en investissement recommandent des fonds multi-classes d’actifs, alors qu’il a déjà été maintes fois souligné que les produits d’allocation marchaient sur leurs platebandes. Dans le sillage de la réglementation RDR au Royaume-Uni, de nombreux conseillers externalisent l’allocation d’actifs et estiment que les produits multi-classes d’actifs constituent la meilleure solution. En mettant en évidence le coût des conseillers en investissement, la réglementation RDR a peut-être sans le vouloir poussé les feux des stratégies multi-classes d’actifs. En tout cas, de très nombreux investisseurs ont pris cette voie et il est vrai que les fonds multi-classes d’actifs offrent un accès bon marché à de nombreuses classes d’actifs, souvent par le biais de plateformes à bas coûts. Au seul premier semestre 2015, les fonds multi-classes d’actifs ont ainsi attiré 123,9 milliards d’euros, soit presque le montant enregistré pour l’ensemble de l’année 2014 et cinq fois le montant de l’année 2012. Cerulli relève toutefois que plusieurs gestionnaires de fortune indiquent ne pas recommander les fonds multi-classes d’actifs, tandis que certains conseillers préfèrent garder le contrôle sur le processus d’allocation, malgré les coûts induits par la réglementation.
Axa Investment Managers Real Assets (anciennement Axa Real Estate) a annoncé, ce 30 septembre, l’acquisition de trois biens immobiliers résidentiel au Japon pour le compte d’Axa Insurance Company. Cette opération représente la première étape d’une nouvelle stratégie d’investissement au Japon dans le cadre de laquelle Axa IM Real Assets entend développer un portefeuille d’immeubles résidentiels, commerciaux et de bureaux pour environ 150 millions d’euros (soit 20 milliards de yens). Dans le cadre de l’acquisition annoncée hier, deux immeubles sont situés à Sapporo, la plus grande ville de l’île d’Hokkaido tandis que le troisième est situé à Sendai, la 11ème ville la plus importante du Japon.
Cet été, les fonds de « risk parity » ou à budgétisation des risques ont été accusés d’avoir accentué la baisse des marchés dans des articles de la presse anglo-saxonne, notamment du Financial Times. Cédric Baron, gérant de fonds senior de Lyxor, a tenu à répondre à ces charges au cours d’une conférence sur la gestion diversifiée. « Les fonds de risk parity représentent entre 500 milliards de dollars et 1.000 milliards de dollars d’encours. Les montants restent donc très faibles au regard de ceux des fonds actions et leur impact sur les marchés actions ne peut donc être que marginal », explique-t-il. « De plus, ces fonds ont un turnover faible - en général mensuel. Ils n’ont donc pas pu faire bouger fortement les marchés en août », a-t-il également indiqué. Il a aussi été reproché aux fonds de risk parity d’avoir particulièrement souffert cet été. Pour Cédric Baron, ils ont certes été éprouvés, mais moins que les fonds diversifiés ou actions. Enfin, à ceux qui affirment que les fonds de risk parity réalisent des performances négatives lorsque les taux montent, le gérant rétorque que ces fonds ne sont pas de purs fonds obligataires. Et qu’il est donc possible de compenser les pertes sur les obligations avec les poches actions ou matières premières. En conclusion, Cédric Baron estime que les fonds de risk parity n’ont été dans cette affaire que des bouc-émissaires.