La politique agressive de la Réserve fédérale américaine (Fed) pourrait entraîner l’effondrement des obligations d’entreprises, si l’on en croit les «Prévisions Choc» pour l’année à venir publiées par Saxo Bank. «Fin 2016, la Fed sera contrainte de constater qu’il n’existe pas d'échappatoire, et l’accumulation de signes annonçant une surchauffe des marchés poussera la présidente Janet Yellen à adopter une politique ferme et appliquer une série agressive de hausses des taux. Alors que la partie des bilans des banques et courtiers consacrée aux opérations obligataires et aux transactions de marché a presque disparu, l’une des pièces capitales d’un marché fonctionnel est tout simplement absente. Cette prise de conscience arrive trop tard et l’intégralité des acheteurs cède à la panique et se voit prise d’une fièvre vendeuse, alors que les modèles de risque très avancés se mettent tous en alerte rouge», explique Saxo Bank. Selon Steen Jakobsen, économiste en Chef de Saxo Bank, “le paradigme qui a régné pendant toute la période de réaction à la crise financière mondiale arrive à sa fin. L’assouplissement quantitatif et les orientations politiques ont échoué, la Chine est en pleine transition et les tensions géopolitiques sont plus complexes et présentes que jamais, pour ne citer que trois facteurs clés du contexte actuel. C’est en allant à l’encontre de ces éléments que nous avons rédigé les prévisions de l’année à venir. ” Voici les Prévisions Choc 2016 de Saxo Bank Quelle évolution pour le cours euro-dollar ? Vers 1,23... Le rouble augmente de 20 % d’ici fin 2016 Retour à la réalité pour les licornes de la Silicon Valley Les Jeux Olympiques boostent la reprise dans les pays émergents emmenés par le Brésil Une déferlante démocrate permet de conserver la Maison Blanche et de reprendre le contrôle du Congrès. Les troubles au sein de l’OPEP permettent au baril de pétrole de retrouver brièvement son prix de 100 $. L’argent libéré de l’emprise de l’or rebondit de 33 % La politique agressive de la Fed entraîne l’effondrement des obligations d’entreprises mondiale. El Niño déclenche une recrudescence de l’inflation L’inégalité finit par avoir raison du luxe L’intégralité de la publication des “Prévisions Choc pour 2016” peut-être téléchargée ici: http://www.saxobank.com/Documents/op2016/ebook-2016-fr.pdf
La société de gestion basée à Munich Catella Real Estate a acquis un portefeuille initial composé de trois complexes immobiliers totalisant 303 unités résidentielles pour le fonds Panta Rhei Dutch Residential. Ces biens immobiliers sont situés dans les régions Den Haag et Eindhoven aux Pays-Bas.Le fonds Panta Rhei Dutch Residential, géré en partenariat avec Panta Rhei, a été lancé au début de cette année. Son objectif de taille est de 150 millions d’euros et l’objectif de rendement est situé entre 6 % et 7 % tandis que les dividendes devraient être compris entre 4 % et 4,5 % par an.
Pierre-Alexis Dumont, directeur des gestions actions et convertibles chez Groupama AM, anticipe une quasi-stagnation de l’EuroStoxx 50 et du CAC 40 à six mois. «Tant que la croissance mondiale n’accélère pas, les fondamentaux actions resteront sous pression», souligne-t-il dans L’Agefi, «et le régime de marché actuel ne va que peu évoluer avec un contexte macroéconomique global peu porteur», précise Pierre-Alexis Dumont. Selon lui, les prochains catalyseurs sur les marchés actions seront d’une part, les politiques monétaires et d’une autre la visibilité sur la croissance mondiale. Dans le premier cas, «les banques centrales sont au centre du jeu et pourraient avoir un effet décisif, à la baisse si le durcissement progressif aux Etats-Unis est mal géré, mais aussi à la hausse en cas de mesures supplémentaires», indique le responsable. Dans le second, un fort rebond des pays émergents en 2016 aurait un impact considérable, poursuit-il.
Julien Daire, responsable de la gestion crédit de CPR AM, est positif sur la classe d’actifs crédit euro pour 2016 «car le cycle économique, moins avancé en Europe qu’aux Etats-Unis, reste favorable aux actifs à spreads, en privilégiant les segments BBB/BB et la dette subordonnée bancaire», précise-t-il à L’Agefi. Il reste toutefois pour le moment à l'écart du marché américain en particulier le segment high yield (HY) tant que le pétrole et les matières premières ne sont pas stabilisés. «Par ailleurs, le risque de liquidité nous paraît important comme le montre la récente fermeture aux rachats de plusieurs fonds HY», souligne Julien Daire.
David Ganozzi, gérant allocation d’actifs chez Fidelity International, explique que les fondamentaux n’ont pas connu de changements majeurs à ses yeux, raison pour laquelle il a maintenu son allocation, stable depuis septembre dernier. Elle se caractérise par une préférence pour les marchés actions, européens et japonais notamment.Il précise à L’Agefi avoir déjà une exposition importante aux marchés d’actions, «qui sont notre classe d’actifs préférée». A court terme, «nous n’envisageons pas d’augmenter encore l’exposition aux actions, qui est déjà assez élevée aujourd’hui», résume David Ganozzi.
Les actifs des ETF aux Etats-Unis pourraient progresser à plus de 6.000 milliards de dollars d’ici à 2020, contre environ 2.100 milliards de dollars actuellement, selon des estimations du cabinet de recherche Cerulli Associates qui ajoute que ce montant pourrait être encore plus élevé si davantage de gestionnaires d’actifs décident de se lancer dans la gestion passive. Le marché pourrait certes continuer de croître de façon organique mais «l’essentiel de la croissance sera le résultat d’une utilisation accrue de ce véhicule à bas coûts par un nombre de plus en plus important d’investisseurs», explique Jennifer Muzerall, analyste senior chez Cerulli.
Le fonds UBS Clean Energy Infrastructure Switzerland prend une participation de 26,5% dans le capital de la holding Helvetia Environnement basée à Carouge, dans le canton de Genève. Cette dernière est spécialisée dans le développement de solutions de tri et recyclage de déchets en Romandie et emploie plus de 220 collaborateurs. Le groupe suisse indique être motivé par l’engagement sur le long terme d’Helvetia Environnement pour soutenir les différents marchés. Le développement de l’unité Waste-to-Energy, mais aussi celui des autres divisions du groupe telles que Collecte des déchets et Tri & Recyclage, doit être particulièrement encouragé, précise un communiqué.
Swiss Life Asset Managers (Swiss Life AM) vient de racheter, par le biais de sa filiale allemande Corpus Sireo, un portefeuille de bureaux à Deka Investment pour un montant de 370 millions d’euros. La transaction devrait être bouclée dans le courant du premier trimestre 2016. Le portefeuille cédé par Deka Investment comprend des actifs répartis dans plusieurs grandes villes allemandes dont Berlin, Düsseldorf, Francfort, Hambourg et Munich. L’essentiel de ce portefeuille sera réparti dans des fonds de Swiss Life AM, une partie étant toutefois proposée à des investisseurs internationaux dans des structures de co-investissement.
La tendance actuelle d’une préférence des investisseurs américains pour les actions internationales et les positions passives sur les actions américaines s’est confirmée au mois de novembre, selon des statistiques communiquées par Morningstar. Les fonds d’actions internationales ont ainsi attiré au total 4,9 milliards de dollars en novembre, qui se décomposent toutefois en 9,1 milliards de dollars d’investissements dans les fonds gérés passivement, et en 4,2 milliards de dollars de rachats dans les fonds gérés activement. Sur les onze premiers mois de l’année, les fonds d’actions internationales ont engrangé au total (gestions active et passive) plus de 208 milliards de dollars. Les fonds d’actions américaines gérés activement ont terminé le mois de novembre sur une décollecte de 19,7 milliards de dollars, les fonds gérés passivement affichant des entrées nettes pour un montant net de 13,03 milliards de dollars. Au total, les fonds d’actions américaines accusent donc une décollecte de 6,7 milliards de dollars. Sur onze mois, le solde total reste toutefois positif à un peu plus de 56 milliards de dollars. Côté obligataire, les fonds d’obligations imposables terminent le mois de novembre sur une décollecte de 8,37 milliards de dollars côté actif mais des engagements de 2,65 milliards de dollars en gestion passive. Sur onze mois, les fonds actifs affichent une décollecte de près de 60 milliards de dollars alors que les fonds passifs marquent une collecte de 101,2 milliards de dollars.
Bloomberg a annoncé le 16 décembre la signature d’un accord pour l’acquisition du fournisseur d’indices Barclays Risk Analytics and Index Solutions ou BRAIS. Les indices de BRAIS s’appliquent aux marchés internationaux et couvrent de très nombreuses classes d’actifs, notamment les indices obligataires (Barclays Family of aggregate Bond Indices). Cette acquisition va enrichir les activités sur indices de Bloomberg, qui comprennent déjà le Bloomberg Commodity Index ou BCOM (précédemment UBS-Dow Jones Commodities Index) et les Bloomberg AusBond Indices (ex-UBS Australia Bond Index family). Bloomberg a également accru ses investissements dans PORT, son outil d’analyse et de risque des portefeuilles multi-classes d’actifs. Bloomberg et Barclays ont mis en place un accord de co-branding sur les indices pour une période initiale de cinq ans. La transaction devrait être bouclée vers le milieu de l’année 2016.
La filiale autonome d’EDF, RTE, a annoncé le 16 décembre la création d’un fonds d’investissement avec la société de gestion Truffle Capital pour soutenir et financer des start-up. L’objectif est d’avoir un fonds opérationnel en 2017, selon le directeur général adjoint de Réseau transport d’Electricité (RTE), Olivier Grabette, qui envisage un fonds de 100 millions d’euros.Fondée en 2001, Truffle Capital est une société de gestion européenne indépendante, qui revendique 720 millions d’euros sous gestion et conseil au 30 juin 2015, à travers des FCPI, des holdings et de la gestion sous mandat. Créée en 2000, et filiale autonome d’EDF depuis 2005, RTE a pour mission d’entretenir, exploiter et développer le réseau de transport d'électricité de manière strictement équitable et non discriminatoire pour tous les acteurs du système électrique, sur fond d’ouverture du marché de l'électricité.
En attendant la décision de la Réserve fédérale de ce jour, les investisseurs internationaux sont une majorité (58%) à prévoir trois ou quatre relèvements de taux au cours des douze prochains mois, selon le dernier sondage BofA Merrill Lynch réalisé entre les 4 et 10 décembre auprès d’un échantillon de 215 participants représentant des actifs sous gestion cumulés de 620 milliards de dollars. L’appétit pour le risque a diminué début décembre par rapport au mois précédent. La poche de cash dans les portefeuilles a ainsi progressé à 5,2% contre 4,9% un mois plus tôt. Les investisseurs ont accentué leur sous-pondération sur les actions américaines mais l’Europe et le Japon sont considérés comme les régions de la planète les plus intéressantes pour des surpondérations en 2016. «Les actions européennes restent recherchées malgré la déception provoquée par la décision de la Banque centrale européenne», relève James Barty, responsable de la stratégie sur les actions européennes.
Le fonds de pension californien CalPERS a fait savoir dans un communiqué qu’il n’avait pas l’intention dans l’immédiat de modifier les indices de référence utilisés dans ses activités de private equity. CalPERS a ainsi tenu à apporter un démenti formel à des informations de presse selon lesquelles il aurait envisagé de modifier ses benchmarks. L’indice de référence actuellement utilisé est le FTSE U.S. Total Market Index (67%) + FTSE All World ex U.S. Total Market Index (33%) + 300 points de base, avec un décalage d’un trimestre. Le fonds de pension maintient cet indice mais ajoute que l’an prochain, il passera en revue l’ensemble des indices utilisés dans le cadre de son processus d’allocation afin de s’assurer que les indices sont cohérents avec ses convictions d’investissement.
Les fonds d’investissement Carlyle Group et Montefiore Investment ont annoncé, ce 15 décembre, être entrés en négociations exclusives avec PAI Partners pour la cession de la chaîne d’hôtellerie B&B. Selon plusieurs sources financières, le montant de l’opération tournerait autour des 800 millions d’euros. La transaction serait réalisée par le fonds PAI Europe VI, le dernier véhicule de PAI Partners doté de 3,3 milliards d’euros. Fondé en 1990, le groupe B&B compte 343 hôtels répartis en France, en Allemagne, en Italie, en Espagne, en Pologne, en République tchèque et au Maroc.
Le fonds de pension néerlandais APG a annoncé qu’il intégrait le Climate Bonds Initiative et son programme de partenariats avec effet immédiat. Le Climate Bonds Initative est une organisation à but non lucratif qui a pour objectif de promouvoir une économie bas carbone et qui vérifie la conformité des projets aux critères d'éligibilité des obligations vertes."Le partenariat avec le Climate Bonds Initiative répond à une démarche pratique pour APG qui nous permet de soutenir le développement des nouveaux mécanismes d’investissement dans les obligations vertes, ainsi que les standards et processus de certification qui fourniront aux investisseurs internationaux, aux gestionnaires et aux émetteurs un niveau de confort et de certitude sur ce qu’est une obligation verte», indique Herman Slooijer, managing director Global Crédits chez APG Asset Management.
Blackstone a annoncé le 14 décembre avoir bouclé son fonds international de private equity, Blackstone Capital Partners VII, à 18 milliards de dollars. Lancé en novembre 2014, le fonds a donné lieu à un premier closing record de 15,7 milliards de dollars en mai dernier. La demande a largement dépassé le plafond des 17,5 milliards de dollars, qui ont été complétés avec les engagements des collaborateurs de Blackstone pour un montant de 500 millions de dollars. Les premiers investissements du fonds devraient intervenir dans le courant du premier trimestre 2016. Les encours de l’activité private equity de Blackstone s'élevaient à plus de 91 milliards de dollars au terme du troisième trimestre 2015.
Le milliardaire activiste Carl Icahn a annoncé le 14 décembre avoir augmenté sa participation au capital du groupe informatique Xerox. Dans un document boursier, il déclare détenir 8,13% du capital. Un niveau qui le rapproche de la participation détenue par le premier actionnaire de Xerox, le fonds Vanguard Group (8,4% environ). Carl Icahn avait annoncé en novembre son entrée au capital de Xerox, dévoilant à l'époque une participation de 7,13% et disant vouloir discuter avec la direction du groupe des moyens d’améliorer la performance opérationnelle et de rechercher d’autres voies stratégiques.
L’engouement pour les actions européennes est toujours présent, mais faiblit légèrement. C’est ce qui ressort du baromètre de décembre 2015 du cabinet de conseil en investissements financiers Insti7*, portant sur les anticipations pour chacune des grandes classes d’actifs en termes de couple rendement/risque des sociétés de gestion interrogées.La catégorie actions grandes capitalisations Euro / Europe récolte ainsi 81% d’anticipations positives contre 89% en juin. Les portefeuilles de référence reflètent ces préférences avec près de 81% de portefeuilles surpondérés sur cette classe d’actifs. Les actions petites et moyennes capitalisations Euro / Europe suscitent elles aussi toujours l’engouement, les opinions positives représentant 64,3% du panel des sociétés de gestion interrogées et les portefeuilles surpondérés 51,7 %.On constate en décembre un léger recul de l’engouement pour la classe d’actifs des actions japonaises, avec 70% d’anticipations positives (contre 84,8% en juin). Insti7 note toutefois dans les portefeuilles une légère hausse des positions surpondérées, à 66,7 %.Les actions américaines en revanche observent un recul de l’intérêt des investisseurs avec 12,9 % d’anticipations positives, contre 17,6 % en juin. Les anticipations neutres restent prépondérantes et plus d’un tiers des sociétés de gestion interrogées se positionnent comme souspondérées sur cette classe d’actifs, souligne le baromètre Insti7.Les actions émergentes subissent une forte hausse des opinions négatives (53,6% contre 37,5% en juin), au détriment d’opinions neutres et positives. Les portefeuilles reflètent ce même mouvement avec une proportion de gérants sous-pondérés atteignant 48,1% ce mois-ci.Sur le monétaire euro, le baromètre souligne que « le manque d’intérêt se renforce sur cette classe d’actifs d’ajustement, avec le recul des anticipations neutres au profit d’anticipations négatives». Par rapport à juin, Insti7 constate une hausse des anticipations fortement négatives à 19,4% contre 5,7%.Concernant la classe d’actifs obligataire, les obligations gouvernementales long terme Euro affichent une baisse de 4 points de pourcentage des anticipations neutres au profit d’anticipations négatives, qui passent à 45,5 %. Même constat pour les portefeuilles de référence, les positions neutres reculant au profit de positions sous-pondérées.L’engouement pour les obligations à haut rendement recule en cette fin d’année. Insti7 constate un léger recul avec 59% d’anticipations positives contre 66% lors de l’édition précédente. Les portefeuilles restent toutefois majoritairement surpondérés, à 62,5 %.(*) réalisée du 13 au 27 novembre 2015 auprès de 33 sociétés de gestion de la place de Paris, l’enquête a porté d’une part sur les anticipations relatives à différentes classes et typologies d’actifs et d’autre part sur les stratégies d’investissement mises en oeuvre.
La société de capital-investissement Bain Capital vient de lever 3 milliards de dollars pour son nouveau fonds dédié à l’Asie, dépassant ainsi son objectif initial de 2,5 milliards de dollars, rapporte le Wall Street Journal qui cite une source proche du dossier. Il s’agit du troisième fonds de Bain Capital dédié à l’Asie. Ce nouveau fonds réalisera ses premiers investissements l’an prochain, selon cette même source anonyme. Il investira dans une large palette de secteurs d’activités, des produits de consommation aux services financiers. Les dirigeants de Bain Capital ont engagé 250 millions de dollars pour investir aux côtés de ce nouveau fonds.
2016 pourrait être l’année de l’allocation tactique. «Le manque de momentum des marchés et une volatilité élevée nécessitent une allocation tactique active», a estimé le 11 décembre à Paris à l’occasion d’un point de presse Christophe Donay, responsable de l’allocation d’actifs et de la recherche macroéconomique chez Pictet. Une telle approche et la sélection des titres joueront un rôle déterminant, les prévisions de rendement étant faibles avec une approche buy-and-hold. «Nos prévisions de rentabilité nominale pour 2016 sont proches des attentes à long terme, soit environ 4% pour un portefeuille équilibré», a précisé Christophe Donay.En l’absence de momentum économique et de retournement des prévisions de profits, il paraît improbable d’assister à une expansion des valorisations des marchés actions dans les économies développées, celles-ci évoluant en zone d’excès. A des fins de protection des portefeuilles contre les chocs – et malgré la hausse attendue des rendements - les obligations souveraines core restent attrayantes. Les rendements des obligations émergentes présentent de l’attrait, mais les risques de repli des devises de ces économies nous incitent à la prudence. La dette émergente en devises fortes se dessine ainsi comme une meilleure alternative. Le rapport rendement/risque des actions émergentes reste défavorable. Nous n’excluons cependant pas des opportunités tactiques pour profiter d’un rebond, compte tenu du faible niveau des valorisations de ces marchés actions. Les marchés financiers mondiaux, à l’image des économies, se caractériseront ainsi par un manque de momentum en 2016. Pour les investisseurs souhaitant améliorer leurs perspectives de rendement, une gestion active s’impose comme une alternative de choix. Côté actions, Christophe Donay suggère actuellement de jouer les indices avec un biais européen, les actions américaines liées à l’innovation et les actions européennes value. Côté obligations, sa préférence va aux obligations souveraines européennes, et au high yield européen, de meilleure qualité que le haut rendement américain.