Les introductions en Bourse (IPO) européennes ont terminé l’année 2015 en beauté, avec un montant total de fonds levés sur l’année de 57,4 milliards d’euros, soit une hausse de 16% par rapport à 2014, et un montant moyen de fonds levés de 248 millions d’euros, en progression de 27% par rapport à 2014, selon la dernière étude «IPO Watch» de PwC. Les fonds levés à Londres sont en baisse de 16% en raison des nombreux facteurs d’incertitude, tels que l’issue de l’élection présidentielle américaine, la chute des prix du pétrole et les incertitudes sur la croissance chinoise. Les marchés d’Euronext ont quant à eux progressé de 7% en valeur, portés par des opérations d’envergure. A Paris, le marché a même progressé de plus de 11% en valeur. Les experts de PwC sont moins optimistes que l’an dernier sur les perspectives 2016. Ils anticipent une diminution du total des fonds levés en Europe. En effet, le «pipeline» des introductions en Bourse européennes recèle toujours d’opportunités d’investissement attractives, mais le nombre de transactions reportées ou annulées devrait augmenter en 2016, car les entreprises se trouvent aux prises avec des conditions de marché plus difficiles. «En ce début d’année, l’inquiétude s’est emparée de presque tous les marchés à travers le monde – le climat est manifestement bien plus complexe qu’en 2015 ou même 2014. Nous avons terminé 2015 avec de belles opérations et le marché a d’ailleurs enregistré son meilleur score depuis 2007", estime Philippe Kubisa, associé chez PwC spécialiste des marchés de capitaux. «Cette année, le nombre d’entreprises qui entreront sur le marché devrait baisser dans la mesure où les investisseurs continuent à surveiller les opportunités d’investissement et où ceux qui pourront attendre patienteront. Les introductions en bourse devront également surmonter l’adversité causée par les très faibles prix du pétrole, la hausse des taux d’intérêt et une volatilité persistante des taux de change. L’effet sur l’Europe de la paralysie attendue en raison de l'élection présidentielle américaine reste encore à observer. L’année 2016 devrait toutefois favoriser les entreprises qui affichent une trajectoire de croissance forte et prévisible et qui mettent un accent plus prononcé que jamais sur les perspectives à long terme. Ce type de profil devra néanmoins sans doute arbitrer entre une sortie en M&A et une introduction en Bourse», poursuit Philippe Kubisa.
La société de capital-investissement Ardian a annoncé, ce lundi 1er février, l’acquisition d’une participation majoritaire au capital du groupe Solina, spécialiste européen de solutions sur mesure à base d’ingrédients pour l’industrie agroalimentaire. A la suite de cette opération, le groupe Solina fait évoluer sa gouvernance. Désormais, l’équipe de direction est pilotée par Laurent Weber, président, et Bertrand Vaz, directeur financier. Eric Terré, fondateur du groupe et ancien président, occupe dorénavant la fonction de président du conseil de surveillance en charge des acquisitions. Basé en Bretagne près de Rennes, le groupe Solina a connu une forte croissance au cours des cinq dernières années, son chiffre d’affaires passant de 75 millions d’euros à 315 millions d’euros (proforma 2015). La société compte 1.000 salariés et 15.000 clients.
Vanguard, JPMorgan et Fidelity Investments ont à maintes reprises rejeté les tentatives de donner aux actionnaires le droit de proposer des administrateurs au sein des entreprises dans lesquelles ils sont investis, rapporte le Financial Times fund management. Une attitude qui met en colère les autres grands investisseurs. JPMorgan et Fidelity, qui figurent toutes les deux parmi les 10 principales sociétés de gestion au monde, ont rejeté toutes les propositions des actionnaires pour obtenir ce droit l’année dernière. Vanguard, la deuxième société de gestion en encours, a apporté son soutien à moins d’un cinquième de ces propositions. A l’inverse, BlackRock a soutenu ces propositions dans 93 % des cas. T Rowe Price, BNY Mellon Investment Management et Legal and General ont tous voté en faveur de telles propositions dans au moins 90 % des cas.
La société d’investissement Eurazeo a annoncé qu’elle négociait son entrée au capital de l’opérateur de crèches Les petits chaperons rouges. «Eurazeo entre en discussions exclusives avec l’ensemble des actionnaires du groupe Les petits chaperons rouges en vue d’une prise de participation dans le capital de la société, aux côtés de son co-fondateur et PDG, Jean-Emmanuel Rodocanachi», est-il précisé dans un communiqué publié le 1er février par le groupe français. Eurazeo n’a pas donné d’indication financière quant à la taille envisagée pour cet investissement mais a précisé que Les petits chaperons rouges employaient l’an dernier 3.000 salariés pour un chiffre d’affaires de 140 millions d’euros.
Les principaux « robo-advisers » s’appuient sur des centres d’appel traditionnels et des blogs pour calmer la nervosité des investisseurs, rapporte le Financial Times. Les services d’investissement automatisés se sont répandus rapidement aux Etats-Unis ces dernières années, attirant principalement de jeunes clients avec la promesse de gérer leur argent pour une fraction du coût d’un humain. Mais cette croissance s’est opérée dans un marché haussier. Charles Schwab, qui a atteint 5,3 milliards de dollars d’encours depuis le lancement de son service robotisé en mars, a demandé à ses employés de travailler davantage pour faire face à une hausse des appels des consommateurs depuis décembres. Les « chats » en ligne ont aussi augmenté. Les analystes estiment que le trou d’air du marché du mois dernier est un test pour le secteur des « robo-advisers » qui a attiré des dizaines de start-ups et des sociétés de gestion et des courtiers. Ils représentent moins de 100 milliards de dollars, mais Deloitte estiment que les robots pourraient gérer entre 5.000 milliards de 7.000 milliards de dollars d’ici à 2025.
Les entreprises européennes intégrées dans le classement des «Global 100 Most Sustainable Corporations» continuent de faire la course en tête. Elles représentent 53% du total, devant les entreprises américaines (27%) et un ensemble constitué d’entreprises asiatiques, africaines et australiennes, selon ce classement publié, comme chaque année, à l’occasion du Forum Economique Mondial de Davos par le magazine canadien spécialisé Corporate Knights. Les entreprises retenues dans ce palmarès sont celles qui affichent les meilleurs résultats en matière de transparence, de productivité des ressources ainsi que sur de nombreux autres indicateurs sociaux et de gouvernance. Le constructeur automobile allemand BMW arrive en tête de ce classement, en raison de ses efforts pour diminuer son empreinte carbone, la priorité accordée aux véhicules électriques et aussi des décisions de gouvernance qui par exemple subordonne la rémunération des cadres dirigeants à leur performance en matière de développement durable. Viennent ensuite le français Dassault Systèmes et le finlandais Outotec. La réglementation a manifestement eu un impact significatif sur les résultats de l’année. La France et le Royaume-Uni, qui ont tous deux introduit des obligations d’information (les dispositions du Grenelle II côté français et l’obligation pour les sociétés britanniques cotées de publier leurs émissions de gaz à effet de serre), comptent ainsi au total 18 sociétés dans le Global 100. Le secteur financier compte une dizaine de représentants dont BNP Paribas qui progresse significativement dans le classement, passant de la 82ème en 2015, année de son entrée pour la première fois au classement, à la 35ème place dans l'édition 2016. Le groupe se retrouve ainsi en cinquième place parmi les douze entreprises françaises sélectionnées et se positionne comme l’unique banque française figurant au classement. BNP Paribas se félicite dans un communiqué de sa présence dans ce classement et des progrès réalisés. «C’est la reconnaissance des efforts de BNP Paribas pour contribuer à un développement économique mondial durable, notamment en finançant l'économie de manière éthique», souligne la banque dans un communiqué.
Dans un environnement toujours déprimé par les interrogations sur l'évolution des cours pétroliers et les inquiétudes sur l'économie chinoise, avec un recul de quelque 23% de la Bourse de Shanghai sur le mois écoulé, les investisseurs ont marqué un intérêt marqué pour les actions japonaises. Durant la semaine au 27 janvier, les fonds dédiés aux actions japonaises ont ainsi attiré 2,7 milliards de dollars, enregistrant ainsi leur neuvième semaine consécutive d’entrées nettes, selon l'étude hebdomadaire de BofA Merrill Lynch qui utilise les données communiquées par le spécialiste de l'évolution des flux EPFR Global. Toutes catégories confondues, les fonds actions ont terminé la semaine au 27 janvier sur de très modestes sorties nettes de 37 millions de dollars, qui recouvrent toutefois une collecte de 6,4 milliards de dollars dans les ETF entièrement effacée par une décollecte équivalente dans les mutual funds. A côté des fonds d’actions japonaises, les fonds d’actions européennes ont fait pâle figure avec des entrées nettes de seulement 0,4 milliard de dollars, même si cette nouvelle collecte sur une semaine confirme un mouvement amorcé il y a 17 semaines. Les dégagements sur les fonds d’actions américaines et d’actions émergentes se sont poursuivis durant la semaine sous revue avec des montants de respectivement 2,9 milliards de dollars et 1,2 milliard de dollars. Côté obligataire, la semaine s’est soldée par une modeste collecte de 0,7 milliard de dollars. Dans le détail, la plupart des différentes catégories de fonds ont subi des retraits, à l’exception notables des fonds d’obligations gouvernementales qui ont attiré 2 milliards de dollars et des fonds spécialisés sur les obligations municipales qui ont drainé 0,6 milliard de dollars. Les fonds de dette émergente ont en revanche enregistré une décollecte nette de 0,7 milliard de dollars de même que les fonds de dette qui affichent des sorties nettes de 0,7 milliard également sur la semaine. Les fonds monétaires ont attiré 7,1 milliards de dollars, ce qui porte leur collecte depuis le début de l’année à 16 milliards de dollars.
Plusieurs grands noms dans le secteur américain des hedge funds parient sur la dépréciation de la devise chinoise, établissant une épreuve de force entre Wall Street et les dirigeants de la deuxième économie mondiale, rapporte The Wall Street Journal. Ainsi, Kyle Bass chez Hayman Capital Management a vendu le gros de ses investissements en actions, matières premières et obligations afin de se concentrer sur la vente à découvert des devises asiatiques, dont le yuan et le dollar de Hong Kong. Le trader milliardaire Stanley Duckenmiller et le gérant de hedge funds David Tepper ont pris des positions contre la devise aussi connue sous le nom de renminbi. Greenlight, de David Einhorn, détient des options sur la dépréciation du yuan. Les paris des hedge funds interviennent à une période sensible pour les autorités chinoises.
Pictet Asset Management surpondère en ce début d’année les actions mondiales, qui devraient bénéficier de la consommation aux Etats-Unis, soutenue par les hausses de salaire. En Europe, on constate selon Frédéric Rollin, conseiller en stratégie d’investissement, une reprise de la croissance qui devrait également bénéficier à cette classe d’actifs. Par ailleurs, la liquidité mondiale reste favorable et les valorisations intéressantes. D’un point de vue régional, Pictet donne toutefois la préférence aux actions européennes et japonaises face aux actions américaines. L’Europe présente un potentiel de croissance bénéficiaire plus important, note Pictet. Les actions japonaises devraient pour leur part bénéficier de la reprise des fusions et acquisitions, tendance constatée depuis 2011 et qui s’accélère. Par ailleurs, le retour des investisseurs domestiques devrait soutenir le marché local. Sur les actions émergentes, Pictet Asset Management est acheteur sur les actions, notamment des entreprises des pays asiatiques, qui profitent de niveaux de valorisation attrayantes et d’une stabilisation des économies. Du côté de l’obligataire, Pictet surpondère le high yield des deux côtés de l’Atlantique avec peut-être une petite préférence pour le haut rendement européen, plus résistant aux hausses de taux.
La société de capital-investissement Ardian a annoncé, ce 28 janvier, l’acquisition d’un portefeuille d’intérêts dans 13 fonds de private equity pour un montant de 940 millions de dollars (640 millions de livres) auprès de Universities Superannuation Scheme (USS), l’un des plus importants fonds de pension du Royaume-Uni. La transaction a été officiellement finalisée le 31 décembre 2015. «Cette acquisition, l’une des plus importantes réalisées auprès d’un fonds de pension du Royaume-Uni, illustre parfaitement le renforcement de l’activité d’Ardian dans le pays, indique la société dans un communiqué. Le bureau de Londres est le deuxième bureau d’Ardian dans le monde et constitue la plateforme principale de l’équipe fonds de fonds.»Avec près de 48 milliards de livres d’actifs sous gestion et environ 330.000 membres affiliés à environ 400 institutions, Universities Superannuation Scheme est le principal fonds de pension du secteur universitaire et autres institutions d’études supérieures du Royaume-Uni. La vente de ces intérêts s’inscrit dans le cadre de la stratégie d’USS consistant à redéfinir son portefeuille sur les investissements directs. Les transactions ont été réalisées par USS Investment Management Ltd, société d’investissement détenue à 100% par USS. «Cette transaction illustre la stratégie secondaire d’Ardian Fonds de Fonds qui consiste à proposer des solutions de liquidité aux grandes institutions cherchant à monétiser leurs investissements en private equity», précise Ardian. De fait, depuis 2010, Ardian a déployé plus de 26 milliards de dollars dans des opérations secondaires. Active sur le marché du secondaire depuis 1999, Ardian Fonds de Fonds est une plateforme internationale qui gère 32 milliards de dollars s’appuyant sur une base de données propriétaires de 1.200 fonds comprenant environ 10. 000 sociétés sous-jacentes. L’équipe compte plus de 60 professionnels de l’investissement basés en Europe, en Amérique du Nord et en Asie.
La société de capital investissement indépendante Azulis Capital, dédié aux PME, s’associe aux signataires fondateurs de l’IC20 dans l’engagement pour la gestion, la mesure et la réduction des émissions de gaz à effet de serre des sociétés de son portefeuille. Soucieux d’aller plus loin sur l’un des enjeux majeurs du développement durable, cinq sociétés de Capital Investissement, membres de l’AFIC ont décidé de fonder en novembre 2015, l’iC20 - « Initiative Carbone 2020 », avec le support méthodologique de PwC. Les signataires de cet engagement lancent ainsi une démarche de long terme visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre des entreprises de leurs portefeuilles afin de contribuer, à leur niveau, à l’objectif de la COP21 de limiter le réchauffement climatique à deux degrés. Après son adhésion début 2012 aux Principes pour l’Investissement Responsable « PRI », Azulis Capital affirme à nouveau au travers de la signature de l’IC20 son ambition de contribuer, en investisseur et partenaire responsable, au développement pérenne de PME françaises et à la création de valeur pour l’ensemble des parties prenantes par l’obtention de performances financières et extra-financières. « Cette initiative s’inscrit pleinement dans la démarche ESG dans laquelle Azulis Capital s’est engagée depuis plusieurs années et répond à la nécessaire mobilisation de tous les acteurs économiques en faveur du climat » affirme Yann Collignon, Membre du Directoire et Associé fondateur d’Azulis Capital, cité dans un communiqué.
L’industrie française de l’assurance a investi 27,9 milliards en capital (private equity, PME cotées) et 25,5 milliards sous forme de dette (fonds obligataires, placements privés, titrisations de crédits), soit 53,4 milliards d’euros, en hausse de 5% comparé à 2015, rapporte L’Agefi. Cet effort s’est fait notamment au travers des fonds de prêts à l'économie. Les fonds Nova ont été lancés en 2012 (161,5 millions pour les fonds propres cotés), suivis des fonds Novo en 2013 avec 1,015 milliard pour des prêts de longue durée remboursables à terme, et des fonds Novi en 2015, soit 580 millions pour des investissements en fonds propres comme en titres de dette. Les assureurs continuent à être mis à contribution. «Nous sommes en train de rassembler des engagements afin de réalimenter les fonds Novo à hauteur de 300 millions d’euros, soit environ un tiers de l’enveloppe initiale», a indiqué hier Bernard Spitz, président de l’Association française de l’assurance (AFA) et de la Fédération française des sociétés d’assurance (FFSA) lors d’une conférence de presse.
Eurazeo Patrimoine, pôle d’Eurazeo spécialisé dans l’investissement immobilier et patrimonial de la société d’investissement, a annoncé être entré en négociations exclusives avec AccorHotels pour l’acquisition d’un portefeuille de 85 hôtels en Europe. Eurazeo Patrimoine regrouperait ces hôtels au sein d’une plateforme nouvellement créée dédiée à l’hôtellerie qu’elle détiendrait à hauteur de 70 % du capital aux côtés d‘AccorHotels (30 %). La transaction représenterait une valeur d’actifs de 504 millions d’euros et un investissement d’environ 150 millions d’euros en fonds propres pour Eurazeo Patrimoine, sous réserve d’une syndication ultérieure.Le portefeuille représente 9.125 chambres, majoritairement situés en France (en région parisienne et en régions) et dans de grandes villes européennes (8 pays). Eurazeo Patrimoine acquerrait l’ensemble des fonds de commerce et une partie des murs auprès d‘AccorHotels, les autres murs restants étant acquis directement auprès de différents investisseurs immobiliers en lieu et place d’AccorHotels.La société d’investissement hôtelier qui serait créée à cette occasion disposerait des ressources nécessaires pour rénover le portefeuille ainsi constitué d’hôtels qui seront tous en contrat de franchise AccorHotels (Ibis, Ibis Budget, Ibis Styles, Mercure, Novotel, Pullman). Elle pourrait envisager ensuite d’autres acquisitions de portefeuille d’hôtels sous diverses enseignes.Cette opération est soumise à la consultation des instances représentatives du personnel d’AccorHotels.
PGGM, l’un des principaux gestionnaires de fonds de pension aux Pays-Bas, et le groupe britannique Legal & General ont conclu un partenariat afin d’investir conjointement 600 millions de livres dans la construction de logements de location privés au Royaume-Uni. L’objectif poursuivi est de proposer au marché plus de 3.000 logements. Les deux partenaires entendent ainsi apporter une réponse à la crise du logement outre-Manche, le nombre de logements en construction était actuellement insuffisant par rapport à la demande.
UBS Real Estate, basée à Munich, a acquis avec la société d’investissement Universal de Francfort, 21 immeubles en Allemagne. Ceux-ci sont dédiés à l’approvisionnement de proximité et aux magasins spécialisés. A l’exception d’une propriété qui se trouve à Berlin, tous les immeubles sont situés dans les Länder de l’ouest, précise la société dans un communiqué. Le prix de ces acquisitions n’a pas été divulgué.Les critères décisifs utilisés dans le choix des immeubles ont été la possibilité de contrats à long terme ainsi que des sites durables. L’Allemagne est pour UBS Real Estate un des plus importants marchés immobiliers en Europe. Global Real Estate (GRE), la division immobilière d’UBS Asset Management, représente avec des encours gérés de 63 milliards de francs suisses à fin septembre 2015 un des gestionnaires de fortune immobiliers les plus importants au monde. Les actifs sous gestion d’Universal Investment s'élèvent à plus de 260 milliards d’euros à fin septembre 2015.
L’industrie mondiale de la gestion alternative accélère sa croissance. Selon un rapport publié par le cabinet Preqin (« 2016 Global Alternatives Reports »), les actifs alternatifs détenus par les gestionnaires d’actifs ont en effet atteint le niveau record de 7.400 milliards de dollars d’encours en 2015, contre 6.900 milliards de dollars en 2014. Dans le détail, l’industrie des hedge funds a vu ses actifs sous gestion progresser fortement malgré une année compliquée, passant de 3.000 milliards de dollars à 3.200 milliards de dollars, note Preqin. Après une croissance des actifs sous gestion de 13,3% en 2014, les hedge funds ont vu leurs encours totaux progresser de 5,9% seulement en 2015. L’industrie a enregistré 71,5 milliards de dollars d’afflux de capitaux frais en 2015, essentiellement au premier semestre alors que le secteur a subi 4,8 milliards de dollars de sorties au second semestre. Les fonds de capital-investissement (« private equity ») ont, pour leur part, levé un total de 199 milliards de dollars en 2015, note Preqin. « 88% des investisseurs s’attendent à engager un montant similaire voire supérieur dans le capital-investissement en 2016 », avance Preqin.
Le fournisseur d’indices Solactive, basé à Francfort, a annoncé le lancement, en collaboration avec South Pole Group, d’une série d’indices actions à faible intensité carbone. Ces indices couvriront des expositions globales et régionales au carbone et comprendront, outre un indice liquide, une version smart beta pour les investisseurs attachés à la génération de revenus. La Solactive SPG Low Carbon Index Family comprend six indices actions, tous basés sur les indices Solactive correspondants comme le US Broad Market ou le European Broad Market. L’indice conjugue deux approches : d’une part, l’exclusion des sociétés qui affichent qui émissions de gaz à effet de serre relativement élevées; d’autre part, l’exclusion des sociétés qui ne mettent pas en œuvre une stratégie de réduction significative des risques climatiques ou une politique de transition vers une réduction des risques climatiques.
La Chine a mis en garde George Soros contre une « guerre du renminbi », rapporte le Financial Times. Cet avertissement intervient alors que Pékin lutte pour enrayer la fuite des capitaux et soutenir sa devise. « La guerre de Soros sur le renminbi et le dollar de Hong Kong ne peut pas réussir – cela ne fait aucun doute », selon une tribune libre d’un chercheur du ministère de la recherche dans l’édition internationale du People’s Daily intutilée ‘Déclarer la guerre sur la devise chinoise ? Ha ha ».
Après avoir enregistré l’an dernier des entrées nettes exceptionnelles (373,8 milliards de dollars), le secteur des ETP pourrait encore connaître une année faste en 2016. Les analystes de Deutsche Bank tablent sur des entrées nettes pour les ETF de 335 milliards de dollars, dont 60 milliards de dollars pour le marché européen, un chiffre susceptible d'évoluer toutefois en fonction des conditions de marché. Les encours des ETF pourraient approcher la barre des 3.400 milliards de dollars fin 2016, soit une progression totale de 17,8% composée d’une croissance de 11,6% de la collecte (les 335 milliards) et d’un effet marché positif de 5,5%. Le marché américain serait le principal contributeur à cette évolution avec une hausse de 16,1% des encours et des entrées nettes autour de 230 milliards de dollars. En cas de «bull market», les actifs des ETF pourraient augmenter de 29,7% à plus de 3.700 milliards de dollars. Les ETP (ETF et autres produits indiciels comme les ETC) pourraient enregistrer une tendance similaire avec des progressions à 3.460 milliards de dollars dans le scénario central et à 3.800 milliards de dollars dans le scénario de «bull market». L’an dernier, les ETP ont atteint le niveau record de 2.950 milliards de dollars, ce qui équivaut à une croissance nette de 8,3% par rapport à l’année précédente. Sur le plan régional, le secteur américain des ETP a été le principal moteur de la croissance comme l’année précédente. Il a contribué à des entrées nettes de 237 milliards de dollars à la croissance mondiale et, comme les années précédentes, il a représenté la plus grande proportion de la croissance internationale. En effet, le secteur américain des ETP a dépassé les 2.000 milliards de dollars d’encours pour la première fois. Le secteur européen des ETP a également continué de croître en 2015. Les actifs sous gestion des ETF en Europe ont augmenté de 10,6 % pour atteindre 507 milliards de dollars à fin 2015. En euros, les entrées sur le marché des ETP européens en 2015 se sont élevées à 71,9 milliards d’euros, après une collecte de 45 milliards d’euros en 2014. Comme à la fin de 2015, 467 milliards d’euros d’ETP étaient gérés en Europe.
En proie à des interrogations sur l'évolution des prix du pétrole et sur les risques de ralentissement brutal en Chine, les investisseurs ont cédé des milliards d’actifs risqués durant la troisième semaine de janvier. En quête d’un refuge au moins provisoire, ils ont jeté leur dévolu sur les fonds spécialisés sur les obligations gouvernementales qui ont ainsi enregistré durant la semaine au 20 janvier leur plus forte collecte nette hebdomadaire des douze derniers mois, à 5,1 milliards de dollars. Une évolution symptomatique de l’inquiétude des investisseurs sur les pressions récessionistes à l'échelle mondiale, souligne BofA Merrill Lynch dans sa dernière étude hebdomadaire publiée le 22 janvier .Les fonds obligataires dédiés à la dette émergente ont en revanche subi des rachats nets pour un montant de 2,3 milliards de dollars, précise BofA Merrill Lynch, qui reprend des données de la société de recherche spécialiste de l'évolution des flux dans le monde EPFR Global. Les fonds d’obligations à haut rendement ont même connu une décollecte de 4,9 milliards de dollars sur la semaine, le second plus haut montant observé au cours des douze derniers mois. Même les fonds d’obligations en catégorie d’investissement (IG) ont terminé la semaine au 20 janvier sur des sorties nettes de 1 milliard de dollars. Toutes catégories confondues, les fonds obligataires affichent une décollecte nette de 2,8 milliards de dollars, la plus importante des quatre dernières semaines. Même tendance côté actions, les fonds enregistrant dans leur ensemble des sorties nettes de 3,5 milliards de dollars, ce qui porte la décollecte depuis le début de l’année à 24 milliards de dollars. Une évolution qui n’inquiète pas outre mesure BofA Merrill Lynch car ce montant ne représente que 0,3% des actifs sous gestion des fonds actions. Encore une paille par rapport aux sorties nettes de 90 milliards de dollars enregistrées en 2011 en raison des tensions sur le plafond de la dette américaine ou aux 85 milliards de dollars de rachats lors de la crise de 2008. Dans le détail, on observe des rachats nets de 4,3 milliards de dollars sur les fonds d’actions américaines et de 2,3 milliards sur les fonds dédiés aux actions émergentes, un montant jamais vu depuis 19 semaines. En revanche, les fonds d’actions européennes et japonaises ont continué de faire de la résistance avec des entrées nettes de respectivement 600 millions de dollars et 3 milliards de dollars. EPFR Global relève que les fonds d’actions allemandes ont enregistré leurs plus importantes souscriptions depuis le début de l’année et que les fonds d’actions françaises ont marqué leur septième semaine consécutive d’entrées nettes.