Un peu plus de la moitié des conseillers financiers européens (52 %) propose des fonds ISR (investissement socialement responsable), montre une nouvelle étude commissionnée par Candriam Investors Group et réalisée auprès de 153 professionnels de huit marchés européens. Pourtant, moins de la moitié d’entre eux se dit « très familier » avec les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (35 %). Mais, n’étant pas à un paradoxe près, 61 % des répondants affirment percevoir « une valeur ajoutée dans l’application des principes ESG lors de la sélection des titres ». Mais au-delà de la connaissance ou non du concept, l’étude pointe du doigt le manque d’appétit pour les fonds ISR ou ESG des investisseurs finaux (particuliers). Ainsi, interrogés sur la principale raison pour laquelle ils ne proposent pas de tels fonds, les conseillers sont 58 % à citer une demande insuffisante. Le sujet de la performance, en revanche, n’est évoqué que dans 8 % des cas. Et il ne faut pas compter actuellement sur les conseillers financiers pour encourager les investisseurs à se tourner vers l’ISR, vu qu’ils ne sont que 18 % à proposer les produits sur cette stratégie même lorsque les clients ne les demandent pas expressément, illustrant un manque de proactivité de leur part dans ce domaine. Toutefois, les conseillers financiers sont plus de 70 % à estimer que les allocations à ce type de fonds va augmenter sur un horizon de cinq à dix ans.A noter que cette photographie européenne masque de grandes disparités en fonction des pays. Les marchés retail qui semblent les plus avancés en matière d’ISR sont ceux du Nord de l’Europe. Ainsi, c’est aux Pays-Bas et au Royaume-Uni que la proportion de conseillers offrant des fonds ISR est la plus importante, avec 62 % chacun. Par ailleurs, la connaissance des thématiques ESG est la meilleure aux Pays-Bas et en Scandinavie. La France, avec 55 % de conseillers proposant des fonds ISR, dépasse la moyenne européenne. Et les conseillers français figurent parmi ceux qui sont les plus nombreux à reconnaître la valeur des principes d’investissement ESG.
Les ETF d’actions européennes et japonaises ne font plus recette. Les ETF de grandes capitalisations européennes cotés en Europe ont subi au mois de mai des sorties nettes de 1,24 milliard d’euros, ce qui porte les dégagements sur les trois derniers mois à 8,6 milliards d’euros, selon les dernières statistiques communiquées par TrackInsight, la plateforme de données sur les ETF développée par Koris International. L’encours passe de 139,79 milliards d’euros fin avril à 136,79 milliards d’euros un mois plus tard.Les ETF d’actions japonaises, dont l’encours est beaucoup plus modeste (17,71 milliards d’euros) ne font guère mieux, avec des sorties nettes de 849 millions d’euros en mai, ce qui porte les sorties nettes sur les trois derniers mois à 2,90 milliards d’euros. Les ETF dédiés aux grandes capitalisations nord-américaines ont en revanche encore attiré des souscriptions nettes de près de 500 millions d’euros en mai, ce qui porte les entrées nettes sur trois mois à 2,07 milliards d’euros. Les ETF spécialisés sur les marchés émergents ne sont pas en reste, avec une collecte nette de 322 millions en mai, et d’un peu plus de 3 milliards d’euros sur trois mois. Du côté obligataire, les ETF d’obligations gouvernementales des pays développés ont subi quelques dégagements en mai, à peine 50 millions d’euros. En revanche, les ETF spécialisés sur les obligations d’entreprises des pays développés notées en catégorie d’investissement constituent manifestement une niche de sécurité pouvant offrir du rendement. Elles ont attiré des entrées nettes de 1,56 milliard d’euros, ce qui porte les engagements sur trois mois à 5,80 milliards d’euros. Si l’on s’arrête maintenant sur les volumes d’activité du mois de mai, les ETF dédiés aux actions allemandes ont encore tenu le haut du pavé, le iShares Core DAX UCITS ETF (DE) - EUR affichant un volume agrégé de transactions de 1,06 milliard d’euros. Les ETF dédiés aux actions britanniques suivent de très près, le iShares Core FTSE 100 UCITS ETF (Dist) - GBP terminant le mois sur un volume agrégé de 958 millions de livres.
Infravia, le fonds d’investissement spécialisé dans les infrastructures, a signé un accord avec le groupe Genergies, acteur dédié aux énergies renouvelables en Outre-Mer, portant sur la cession de la société Soley Energie, propriétaire d’un portefeuille d’actifs photovoltaïques de 8 mégawatts en Guadeloupe et en Martinique.Le groupe Genergies détient désormais, à travers sa filiale de production d’électricité Genak, 100 % de la société Soley Energie, propriétaire de 9 parcs photovoltaïques au sol, tous mis en service en 2012, en Guadeloupe et en Martinique.
Le fonds souverain de Singapour GIC négocie l’acquisition de Yes Communities, le propriétaire basé à Denver de communautés de maisons préfabriquées dans le cadre d’une opération qui valoriserait Yes à plus de 2 milliards de dollars, rapporte le Wall Street Journal, citant des sources proches du dossier. Le vendeur est Stockbridge Capital Group.
Le spécialiste britannique de l’immobilier Savills a décidé d'élargir sa palette sur le marché allemand en investissant dans un nouveau segment, les terres agricoles et les forêts, rapporte le site Das Investment. Cette activité, déjà très développée sur le marché britannique, sera pilotée par Frank Urfer, responsable des investissements chez Savills.
Deka Immobilien a annoncé l’acquisition de l’hôtel St George, dans le centre d’Helsinki, auprès du groupe local CapMan. Cette transaction a été réalisée pour le compte du fonds ouvert au public Deka-ImmobilienEuropa. Le montant de l’opération n’a pas été divulgué.
Le capital-investissement français surperforme à nouveau en 2015 les autres grandes classes d’actifs sur le long terme, y compris ceux sans risque, dans un environnement de rendement historiquement et durablement très bas. La performance du capital-investissement français depuis l’origine, mesurée à fin 2015, s’élève à 10% en moyenne par an, nette de frais, supérieure aux 9,8% dégagés fin 2014 sur un périmètre comparable. Sur un horizon de 10 ans la performance moyenne est également de 10% nette par an.Ces chiffres traduisent la très bonne rentabilité sur le long terme de cette classe d’actifs et la stabilité des performances. Sur l’horizon de 10 ans, le rendement moyen annuel de 10% est deux fois plus élevé que celui des marchés d’actions cotées (4,0% pour le CAC40, 5,3% pour le CAC All-Tradable - ex SBF 250). Le constat est du même ordre de grandeur par rapport au marché obligataire et au marché immobilier qui enregistrent des progressions de respectivement 5,1% et 6,0%. « Dans un environnement de rendement très bas et fortement volatile, le capital-investissement français maintient sa performance robuste et stable dans la durée, illustrant ainsi la qualité et le dynamisme des entreprises accompagnées », précise Bertrand Rambaud, administrateur et Président de la commission Etudes et Statistiques de l’AFIC.D’après Oliver Gottschalg, fondateur de la société PERACS, et dans le cadre de son partenariat avec l’AFIC, le capital-investissement français sur la décennie a su produire un alpha de 5,5% annuel moyen par rapport à l’indice CAC40. Cet alpha étant défini comme la surperformance annuelle de la classe d’actifs par rapport à un indice boursier de référence, il offre une image de la surperformance moyenne du capital-investissement indépendamment des conditions de marché.Sur la décennie, à noter également la constante progression du rendement annuel moyen du capital-innovation et qui atteint 2,6% à fin 2015. Il est même de 8,5% sur un horizon de 3 ans. Sur 10 ans, la performance du capital-transmission reste très soutenue à 13,7%, et celle du capital-développement affiche une belle régularité à 6,0%. « L’année 2015 confirme les bons niveaux de performance observés ces dernières années tirés par le rendement élevé du capital transmission qui s’établit à 14% à fin 2015. Si, à long terme, le capital-innovation français reste en retrait par rapport aux autres métiers du capital-investissement, il faut noter sa très bonne dynamique sur les quatre dernières années, tant en montants investis qu’en rendement, avec une performance à 5 ans qui s’établit à 5,7% et sur un horizon 3 ans à 8,5% », détaille Hervé Jauffret, Associé EY.
La société de capital-investissement Silverfleet Capital a annoncé le 29 juin avoir signé un accord pour la cession de Cimbria au groupe américain AGCO Corporation. Cimbria, dont le siège social est situé au Danemark, est l’un des leaders mondiaux dans la fabrication d’installations industrielles dédiées au traitement des semences et du grain. Cimbria est cédé pour une valeur d’environ 310 million d’euros.
Oddo Meriten AM a lancé, le 29 mars 2016, Oddo ProActif Europe PEA, un fonds actions à exposition flexible, investi au minimum à 75% en actions européennes, éligible au PEA (Plan d’Epargne Actions). Ce fonds bénéficie de l’expérience éprouvée de l’équipe de gestion qui gère parallèlement le fonds Oddo ProActif Europe, composée d’Emmanuel Chapuis et de Pascal Riégis, aux commandes de ce fonds depuis 2004.Oddo ProActif Europe PEA permet aux clients privés français d’accéder via leur PEA, habituellement pleinement investi en actions européennes, à une gestion flexible. Cette stratégie offre en effet une exposition flexible au marché des actions européennes de toutes tailles de capitalisations, déterminée en fonction des opportunités que les gérants identifient. Au sein de la poche actions du portefeuille de base, sont retenues les entreprises qui, selon Oddo Meriten, sont performantes, innovantes, internationales avec l’objectif de créer de la valeur quelles que soient les conditions de marché, moyennant un risque de perte en capital. «Oddo ProActif Europe PEA parait, selon nos analyses, être une stratégie adaptée dans le contexte actuel de forte volatilité des marchés financiers», indique la société de gestion dans un communiqué.Son objectif de gestion est de surperformer l’indicateur de référence (50% EONIA capitalisé + 50% EUROSTOXX 50 DR) sur un horizon d’investissement de 3 ans minimum par une répartition flexible entre marchés actions et produits du marché monétaire. Le fonds est géré de manière discrétionnaire et a pour objectif d’exploiter au mieux les conditions de marché en s’affranchissant des indicateurs de référence.
Le Brexit arrive à un bien mauvais moment pour la zone euro. Tel est le message qu’a fait passer François-Xavier Chauchat, économiste chez Dorval AM au cours de sa conférence semestrielle sur ses stratégies d’investissement. Alors que la situation sur le vieux Continent était en phase d’amélioration, le choix des britanniques de quitter l’Union européenne va incontestablement peser. Il va notamment perturber les échanges intraeuropéens dans lesquels l’économie britannique représente 10 % environ. Du côté des banques, la solution n’est guère plus réjouissante, « alors que les banques commençait à se refaire confiance », a indiqué le responsable en s’appuyant sur un graphique des expositions transfrontalières. Enfin, dernière interrogation, la reprise indiscutable de la demande en zone euro va-t-elle pâtir du vote britannique ? «C’est la question à laquelle les économistes ne peuvent pas répondre», a admis François-Xavier Chauchat tout en relevant que le FMI était plutôt serein pour l’Europe dans ses analyses. Selon l’institution, le résultat de jeudi dernier va coûter à la croissance européenne environ 0,1 % par an d’ici 2018. En revanche, l’OCDE est beaucoup plus pessimiste. Le Brexit va coûter 1 % de croissance en moins sur les deux prochaines années, a-t-elle indiqué. «Outre des bénéfices qui n’augmentent plus pour les entreprises et le chômage qui ne baisse plus», a ajouté François-Xavier Chauchat, «il reste un dernier risque déraisonnable pour l’Europe : celui de la contagion». Il serait tout de même exagéré de tomber dans un franc pessimisme. Pour plusieurs raisons. D’abord, avec un indice Euro Stoxx banque de la zone Europe proche de son plus bas historique, le scénario du pire semble être dans les prix. Et cela vaut également pour les indices européens des valeurs moyennes, décotés par rapport à leurs homologues américains. «Ensuite, par rapport à la dernière crise de 2011, le contexte est bien meilleur et les Cassandre du début de l’année se sont clairement trompés», a indiqué François-Xavier Chauchat. «La Chine a effectivement vu sa croissance ralentir mais elle ne s’est pas effondrée. Pas d’écroulement non plus du côté du consommateur américain, au contraire. Enfin, les spreads sur le haut rendement ne se sont pas tendus», a-t-il relevé.Dans ce contexte, Dorval AM qui affiche 740 millions d’euros d’encours et a enregistré 70 millions de collecte nette depuis le début de l’année, voit même des opportunités à exploiter. A commencer par les sociétés exposées aux marchés émergents. Car ces derniers profitent d’une interruption de la montée du dollar qui est d’ores et déjà à un niveau élevé, a expliqué François Xavier Chauchat. En outre, la sphère des matières premières est actuellement en phase de stabilisation, ce qui fait les affaires des émergents. Par ailleurs, l’économie chinoise est stabilisée et la désinflation qui a fait son retour dans des pays comme le Brésil ou la Russie, menacés un temps d’entrer dans une période de stagflation, va permettre aux autorités de baisser les taux. Et soutenir leur économie. Dans un tout autre genre, le Brexit ne doit pas empêcher la reprise prévisible des secteurs les plus domestiques. A ce titre Dorval AM entend s’intéresser aux valeurs de construction en Europe et à l’immobilier qui, par leur nature, offrent une bonne protection. Outre cette analyse macro, l'équipe de gestion a annoncé des changements dans le pilotage de son fonds flexible Dorval Flexible Monde. Depuis le 1er juin, l’OPCVM qui investissait de manière indirecte via des fonds est désormais investi en titre vifs, actions ou obligations, et en produits dérivés. Et plutôt que d’investir dans des indices boursiers régionaux ou sectoriels, le fonds a adopté une nouvelle approche par paniers de valeurs représentant des thématiques dont certaines peuvent se révéler intéressantes à jouer.
Deux ans après une première levée de fonds de 1 million d’euros, SmartAngels réalise une nouvelle opération d’augmentation de capital de 3,5 millions d’euros auprès de ses actionnaires historiques, dont les fonds Elaia et Idinvest, et de nouveaux investisseurs : SmartAngels fait ainsi partie des premières start-up financées par le nouveau fonds d’investissement d’Allianz France, InnovAllianz, géré par Idinvest, et accueille également à son capital le Groupe Duval, fondé par Eric Duval et dirigé avec sa fille Pauline Duval. SmartAngels renforce ainsi son positionnement de leader parmi les plate-formes de crowdfunding et va poursuivre le déploiement rapide de son modèle de place de marché du financement des start-ups et PME de croissance. Avec une offre exclusivement centrée sur le financement d’entreprises et l’investissement en direct, SmartAngels présente des volumes en forte accélération : au premier semestre 2016, la plateforme a ainsi permis le financement de 15 sociétés pour plus de 8 millions d’euros : un volume multiplié par 3 par rapport à la même période en 2015. Depuis son lancement en février 2012, la plateforme a ainsi permis à près de 50 entreprises de se financer pour un montant total de plus de 25 millions d’euros auprès de plus de 25 000 investisseurs, particuliers comme professionnels. Les partenariats établis par SmartAngels confirment l’intérêt des acteurs de l’industrie financière pour le modèle de place de marché de l’investissement en direct, aussi bien pour l’innovation de ce mode d’investissement que pour la technologie sous-jacente. C’est le cas d’Allianz qui a créé un fonds d’investissement dédié à l’investissement sur la plateforme, de Fortuneo qui propose à ses clients d’investir en non coté directement sur SmartAngels, et de BNP Paribas Securities Services avec qui SmartAngels prépare la première solution européenne d’enregistrement des titres non cotés basée sur la technologie Blockchain.
Lancée en 2010, la Semaine de l’ISR devient la Semaine de la finance responsable en 2016, annonce le Forum pour l’investissement responsable (FIR). « Ce nouveau nom permet à la semaine d'être immédiatement compréhensible par le grand public », explique un communiqué.
La société de gestion britannique Standard Life Investments a acquis Ingelsta Shopping à Norrköping à Axfast pour 56 millions d’euros, rapporte realtid.se. L’opération est une des trois nouveaux investissements réalisés par le gestionnaire par le biais de son fonds European Real Estate Club L.P. II.
Les hedge funds en Asie prennent un pari sans risque sur le vote surprise du Royaume-Uni en faveur d’un départ de l’Union européenne : ils misent contre les actions de HSBC Holdings PLC, rapporte le Wall Street Journal. Plus de 100 millions d’actions HSBC cotées à Hong Kong valorisées à 4,64 milliards de dollars de Hong Kong (597,6 millions de dollars US) ont été vendues à découvert, vendredi, selon la Bourse de Hong Kong. Cela représente un tiers du total des actions de la société en circulation et plus de 12 fois son activité moyenne de vente à découvert en juin. Lundi, les hedge funds ont continué à parier contre l’action, avec 1 milliard de dollars de Hong Kong de paris sur un déclin supplémentaire, soit trois fois le niveau quotidien moyen de juin, selon la Bourse. Les actions ont chuté d’environ 8 % par rapport au cours de clôture de jeudi soir avant le vote. Lundi, les actions de HSBC cotées à Hong Kong ont baissé de 1,7 % à 46,65 dollars de Hong Kong.
Les investisseurs particuliers italiens ont tendance à privilégier les obligations, avec une préférence pour le marché italien et européen, montre le premier baromètre des portefeuilles italiens réalisé par le Portfolio Research and Consulting Group (PRCG) de Natixis Global Asset Management, qui a analysé 74 portefeuilles modèle « modérés » fournis par des conseillers financiers italiens et des banquiers privés entre le 1er avril 2015 et le 31 mars 2016.Avec une part de 41,7 %, l’obligataire reste la composante principale des portefeuilles italiens. Compte tenu du faible niveau des taux, le baromètre relève une réduction de l’exposition aux obligations gouvernementales en faveur de titres obligataires offrant des rendements supérieurs comme le crédit haut rendement, mais aussi d’autres classes d’actifs comme les actions et les investissements alternatifs. Avec une exposition actions moyenne de 21,8 %, les portefeuilles italiens modérés apparaissent comme étant plutôt prudents, surtout si on les compare aux portefeuilles similaires au Royaume-Uni où le poids des actions tourne autour de 50 %. Les Italiens ont une nette préférence pour le marché local, avec une moitié environ de la poche actions investie en Europe et l’autre répartie entre les actions américaines, japonaises et des marchés émergents. Le « multi-classes d’actifs » représente enfin 20,3 % des portefeuilles et les placements alternatifs, 13 %.
George Soros a parié plusieurs millions d’euros que les actions de la Deutsche Bank chuteraient dans le sillage de la décision du Royaume-Uni de quitter l’Union européenne, rapporte le Financial Times. L’investisseur a pris une position courte de 0,51 % dans la banque allemande vendredi - soit un jour après le vote - par le biais de son véhicule d’investissement Soros Fund Management, selon un document réglementaire. Mardi, la position n’était plus que de 0,46 %, laissant penser que George Soros a commencé à prendre ses profits. Le hedge fund londonien Marshall Wace avait aussi une position courte d’environ 0,5 % dans Deutsche Bank vendredi. Depuis vendredi, les actions de Deutsche Bank ont chuté. Lundi, elles étaient en baisse de 13 % par rapport à vendredi.
Plusieurs grands hedge funds mondiaux, dont la plupart étaient restés neutres avant le vote sur le Brexit, parient désormais agressivement contre la livre sterling et les actions britanniques en vue d’une forte détérioration de l’économie britannique, rapporte le Financial Times. Certains hedge funds pensent que la livre pourrait chuter jusqu’à 1,10 dollar dans les semaines qui viennent. Alberto Gallo, un gérant du hedge fund Algebris, a indiqué que la livre était devenu le principal vecteur sur le marché pour exprimer ses craintes concernant les incertitudes autour du Brexit.
AEW Europe SGP, filiale à 100% d’AEW Europe, cède pour le compte de Fructifonds Immobilier l’ensemble immobilier « Espace des Portes de l’Est » à Saint-Priest au profit d’une foncière familiale. La commune est connue pour son parc d’activité situé à environ 8 km du centre-ville de Lyon.
Après le « coup de tonnerre » du Brexit, l’heure est plus que jamais à l’agilité et à la diversification, a souligné le 27 juin à Paris Didier Duret, directeur des investissements chez ABN Amro Private Banking International. « Il s’agit d’un coup de tonnerre mais ce n’est pas la fin du monde. Les conditions de liquidité sont bonnes, les conditions de volatilité sont plus élevées qu’avant pas mais si terriblement élevées. Donc, nous ne sommes pas en train de tomber dans un trou noir systémique. Par ailleurs, le risque de plonger dans une récession est faible dans la mesure où la croissance européenne est bien repartie », a expliqué Didier Duret.Dans ce contexte, « nous ne sommes pas pessimistes. Mais en termes de politique d’investissement, il faut voir les conséquences de tout cela, à savoir le début d’une grande période de changements politiques, en Europe et aux Etats-Unis, et la fin d’un cycle économique aux Etats-Unis qui va probablement déboucher sur de la relance budgétaire », a estimé Didier Duret. Dans l’immédiat, c’est une attitude de « wait and see » que préconise le stratégiste. « On ne déploie pas le cash que l’on a en portefeuille », a insisté Olivier Raingeard, directeur des investissements de Neuflize OBC. Mais il faut se préparer à capturer les primes de risque qui ne sont plus dans les obligations. Tout en ayant toujours en tête l’impératif de la diversification, les experts du groupe évoquent leur préférence notamment pour les secteurs de la pharmacie, de la santé, de l’informatique et des services aux collectivités qui peuvent générer de la croissance tout en ayant un côté défensif…
Le fonds d’investissement Carlyle va prendre une part de 50% du capital de Logoplaste dans le cadre d’une augmentation de capital qui permettra à la société portugaise d’emballages plastiques de se développer aux Etats-Unis, a annoncé le 27 juin le directeur général du groupe à capitaux familiaux. Felipe de Botton a précisé à Reuters depuis les Etats-Unis que la société, dont les produits incluent les bouteilles en plastique pour les marques de boissons Jose Cuervo et Lucozade, et pour les détergents liquides Fairy, voulait investir environ 300 millions d’euros et avait besoin d’un partenaire."Les deux propriétaires seront à parité. Ce n’est pas une vente mais une augmentation de capital pour préparer la société à investir, essentiellement aux Etats-Unis», a-t-il dit sans donner de précisions sur le montant investi par Carlyle. L’opération devrait être finalisée au troisième trimestre et reste soumise à l’approbation des autorités de la concurrence.