Axa France et NextStage AM ont lancé le 5 juillet, en présence d’Emmanuel Macron, ministre de l'économie, la première unité de compte en private equity dans le cadre d’un contrat d’assurance vie. Il y a quelques jours, CNP Assurances a annoncé une initiative similaire, destinée à orienter l'épargne longue dans l'économie réelle, avec le lancement en septembre prochain d’un support en unités de compte de private equity (Newsmanagers du 29 juin 2016). Géré par NextStage AM et destiné aux clients fortunés d’Axa France, ce nouveau véhicule de capital investissement permet de bénéficier des dispositions de l’article 137 de la Loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques d’août 2015.« Face à un environnement durablement impacté par un contexte de taux bas, qui affecte en particulier le rendement des contrats en fonds euros, le capital investissement, qui fait partie intégrante de la stratégie des épargnants dans d’autres pays, est une solution bien adaptée pour les besoins de nos clients avertis. Ces derniers expriment depuis longtemps le souhait d’accéder à cette classe d’actif de long terme au travers d’unités de compte et à l’intérieur de leur contrat d’assurance vie existant », commente Olivier Mariée, directeur des activités épargne et Wealth Management d’Axa France, cité dans un communiqué.NextStage Croissance est disponible au sein des contrats d’Axa Gestion Privée (Amadéo, Amadéo Excellence, Patrimoine Asset Management et Patrimoine Asset Management Excellence) et d’Axa THEMA (Coralis Sélection). Axa France propose désormais à ses clients de combiner la souplesse de l’assurance vie et la recherche de performance (non garantie) de long terme des PME et des ETI de croissance.
La société de gestion Vatel Capital, spécialisée dans l’investissement dans les PME cotées et non cotées, a annoncé le 5 juillet avoir réalisé un investissement de 2 millions d’euros dans l’hôtel 4* Belvédère (Porto-Vecchio, Corse du Sud) afin d’accompagner la famille FILIPPI dans ses projets de développement. L’investissement, réalisé en OC avec les FIP Kallisté Capital n°7 et n°8, vise en particulier à financer les projets de rénovation de l’établissement.
Les hedge funds activistes ont obtenu des résultats mitigés lorsqu’ils ont tenté de faire pression sur les entreprises japonaises pour qu’elles améliorent le rendement des actionnaires. Aujourd’hui, un fonds occidental a décidé de tenter sa chance avec l’activisme actionnarial en Chine, rapporte le Financial Times. Indus Capital Partners, un hedge fund Asie basé à New York, a entamé un dialogue avec China Mobile, une entreprise détenue par l’Etat chinois cotée à Hong Kong et New York et principale société de téléphonie mobile dans le monde, pour voir si les investisseurs mondiaux peuvent obtenir d’une société chinoise de se focaliser davantage sur les dividendes aux actionnaires. Les concurrents d’Indus se montrent assez sceptiques sur la démarche.
Partners Group a investi, pour le compte de ses clients, quelque 265 millions de dollars dans un portefeuille immobilier américain, rapporte L’Agefi suisse. Le portefeuille était géré depuis 2006 par la société foncière américaine Madison Marquette et comprend des centres commerciaux en Californie et en Caroline du Nord, ainsi que des sites à Washington DC et dans le New Jersey. Partners Group coopérera avec Madison Marquette pour gérer ces actifs et mener à bien les programmes de rénovation et de développement.
Equistone Partners Europe annonce avoir signé un accord pour devenir l’actionnaire majoritaire du groupe Adista, spécialiste des solutions d’interconnexion et d’accès internet très haut débit, et des services informatiques hébergés. A l’issue de la transaction, Equistone deviendrait majoritaire aux côtés des dirigeants fondateurs, Gilles et Pascal Caumont, du fonds d’investissement régional GEI (actionnaire actuel, qui devrait réinvestir dans la société) et de l’Institut Lorrain de Participation (actionnaire historique). Une quarantaine de cadres seraient également associés à cette opération. Adista connaît une forte croissance depuis plusieurs années : son chiffre d’affaires est passé de 30 millions d’euros en 2012 à 75 millions d’euros cette année. Fort du soutien d’Equistone, la société a pour objectif de doubler son chiffre d’affaires d’ici 5 ans.
Quatre ans après sa création, le fonds de place Emergence inaugure un nouveau cycle d’investissement de 100 millions d’euros pour accompagner le développement de fonds alternatifs innovants, rapporte le quotidien Les Echos. Trois fonds ont d’ores et déjà été sélectionnés pour recevoir entre 5 et 20 millions d’euros et profiter de l’extension du compartiment performance absolue de la sicav gérée par New Alpha Asset Management. Deux sociétés de gestion déjà accompagnées par Emergence par le passé, à savoir Eiffel Investment Group et KeyQuant, figurent ainsi parmi les sociétés sélectionnées, ainsi qu’Eraam. « Les 350 premiers millions d’euros investis jusque-là ont permis de faire passer les encours des onze fonds incubés de 1,6 à 3 milliards », indique aux Echos Alain Leclair, le président d’Emergence. Le fonds de place prévoit également de lever 200 millions d’euros supplémentaires pour prolonger le compartiment actions.
Le spécialiste de la gestion de fonds immobiliers Sofidy vient d’acquérir pour le compte de la SCPI Immorente, auprès de Groupama Immobilier, deux plateaux de bureaux avec archives et parking associés dans la Tour Atlantique, à La Défense. Ces deux plateaux d’une surface totale de 1.730 m² ont été entièrement rénovés en 2011 et 2014. Ces actifs, loués à 100 % au groupe international CEGOS, bénéficient de revenus locatifs assurés, dans le cadre d’un bail 6/10 ans. Le montant de la transaction s'élève à 10,6 millions d’euros actes en main, précise un communiqué.
La progression des marchés actions a été stoppée net ce mois de juin après la victoire du Brexit outre-Manche. Aucun portefeuille n’a été épargné non plus. Pis, la décision des britanniques de ne plus voir le Royaume-Uni attaché à l’Union européenne a été un véritable coup de Trafalgar pour certains d’entre eux. A l’évidence l’amortisseur de la gestion active face aux indices n’a pas fonctionné, quand bien même la chute a été forte. Sur la zone euro par exemple, l’indice EuroStoxx affiche un recul de 6,14 % et réussit à battre 8 portefeuilles sur dix-sept. Au sein du mandat actions Europe, l’indice Stoxx 600 bat 11 portefeuilles sur dix sept également. Cependant, un portefeuille a réussi à réaliser une performance positive. Avec une dimension ISR, le bilan est encore défavorable à la gestion active : sept portefeuilles sur neuf sont battus. Enfin, au sein du mandat Actions Global, plusieurs gérants sont bien parvenus à enregistrer une performance positive, mais l’indice Stoxx 1800, en baisse de 1,10 %, fait quand même mieux que sept portefeuilles sur treize. A noter qu’au sein du très jeune mandat « low carbon », l’indice MSCI World, avec une performance relativement « flat » (-0,92 %), bat 16 portefeuilles sur 18. Cela étant, l’écart entre le premier et le dernier est inférieur à 4 points de pourcentage. Ce qui n’est pas le cas pour les autres mandats. A titre d’exemple, l’écart entre le premier et le dernier est de 7,38 points de pourcentage pour le mandat Actions zone euro, 13,79 points de pourcentage pour le mandat Europe et 7,44 % pour le mandat Actions Global (voir tableau ci-joint). Quels portefeuilles se distinguent ? Sans grande surprise, les quants et les gestions privilégiant le « low vol » tirent leur épingle du jeu, ce qui n’est pas le cas pour tous les gérants adeptes de l’analyste fondamentale. Dans le mandat Actions zone euro, Vivienne Investissement et Theam figurent en tête (-1,07 % et -2,26 respectivement ) tandis qu’en bas de classement figurent Invesco et Degroof Petrecam (-8,09 % et -8,45 %). Dans le mandat Actions Europe, Vivienne Investissement reste dans le haut du classement avec la seule performance positive de la confrontation (+4,42 %), loin devant le quant Swiss Life AM (-0,44 %). Theam pour sa part a mordu la poussière. Le portefeuille affiche une perte de 8,91 % et pointe à l’avant dernière place, devant Via AM Europe (-9,37 %). Enfin, au sein du mandat Actions Global, les trois portefeuilles les plus performants et dont les résultats sont positifs sont des « quants ». Ce qui n’est pas le cas des derniers, dont AB (-3,23 %) ou Ecofi Investissements (-3,89 %). Enfin, dans le mandat « Low Carbon », un seul portefeuille s’affiche dans le vert sur le mois de juin : celui d’Axa IM (+1,03 %). A la dernière place, SLI enregistre la plus mauvaise performance du mois sous observation, tous mandats confondus (-9,10 %). En matière de statistiques, la plateforme amLeague a relevé pour ce mois de juin un volume de transactions quasi stable par rapport au mois de mai, sauf sur les mandats Europe et Europe SRI pour lesquels le volume moyen par transaction a augmenté respectivement de 85% et de près de 70%. Sur l’Europe, le Royaume-Uni est logiquement resté sous-pondéré, comme au niveau sectoriel, tous mandats confondus, les secteurs bancaires et assurances. Enfin, dans l’ensemble, les principales valeurs à l’achat selon amLeague ont été Elisa corporation, Fresnillo, Nestlé, Atos, Ingenico, et à la vente, Iberdrola, Publicis, Novartis, Total, WPP, Axa, et Chubb.
Les institutionnels actifs dans le secteur de la retraite manquent de confiance en la valorisation de leurs portefeuilles. C’est ce qui ressort d’une enquête mondiale menée par State Street auprès de 400 professionnels de la retraite. L’enquête révèle que le niveau de confiance de ces derniers quant à la valorisation des actifs et du passif en portefeuille dans les institutions pour lesquelles ils travaillent est inférieur à 50 % pour un professionnel sur vingt, et compris entre 90 et 100 % pour seulement 21% d’entre eux. « En adoptant des stratégies d’investissement plus sophistiquées, les institutionnels investissent dans une plus grande variété de classes d’actifs, ce qui rend l’estimation de leur véritable valeur plus difficile », commente Oliver Berger, responsable des initiatives de marché stratégiques au sein de l’équipe Sector Solutions EMEA chez State Street. « En raison des avancées dans les traitements médicaux et des changements au sein de la société en général, il peut aussi être difficile pour les fonds de pension d’évaluer l’étendue de leurs dettes », ajoute-t-il. Pourtant, le risque de longévité n’est considéré comme un risque prioritaire que par 26 % des professionnels interrogés Outre les préoccupations liées à la longévité, plus des trois quarts (77 %) des professionnels de la retraite considèrent que l’adoption de nouvelles stratégies d’investissement, y compris sur les classes d’actifs alternatives, est «difficile» ou «très difficile».
3i a annoncé le 4 juillet la vente de Geka à Sulzer SA, une société suisse spécialisée dans les solutions de pompage, la rotation, les services équipements et la séparation et de la technologie de mélange. Le produit total de 178 millions d’euros reçu par 3i et les fonds gérés par 3i représentent un multiple de 1,8 x. Pour 3i, le produit de la vente s'élève à 102 millions d’euros.Fondé en 1925 et basé à Bechhofen en Allemagne, Geka est l’un des leaders mondiaux de fabricants de brosses, applicateurs et systèmes d’emballage complets pour les cosmétiques et les industries pharmaceutiques. Pionnière dans l’innovation de brosses par injection de plastique moulé, la société est un partenaire stratégique des groupes de cosmétiques mondiaux pour leur développement. Geka emploie environ 900 personnes dans le monde.
Rio Tinto a décidé d’abandonner le projet Simandou, un investissement de 20 milliards de dollars (17,95 milliards d’euros) dans le minerai de fer en Guinée, en raison de la faiblesse prolongée des cours, a déclaré hier le nouveau directeur général du géant minier, Jean-Sébastien Jacques, dans une interview au Times. La surproduction mondiale de minerai de fer fait qu’il est désormais impossible de mener ce projet à bien, a précisé le dirigeant. Rio Tinto continuait jusqu’alors à chercher des financements, même après une dépréciation de la valeur du projet de l’ordre de 1,1 milliard de dollars en février et il avait soumis une étude de faisabilité au gouvernement guinéen en juin. Simandou devait inclure un gisement de minerai de fer produisant 100 millions de tonnes par an sur plus de 40 ans, ainsi qu’une ligne de chemin de fer de 650 kilomètres pour transporter le minerai de Simandou vers un nouveau port en eau profonde.
Eurazeo Patrimoine, pôle d’Eurazeo spécialisé dans l’investissement dans les actifs physiques, a annoncé le 1er juillet la réalisation de l’acquisition d’un portefeuille de 85 hôtels économiques et milieu de gamme - murs et fonds de commerce - situés en France et dans sept autres pays européens, auprès d’AccorHotels et de différents investisseurs immobiliers, selon les termes annoncés le 27 janvier 2016. Ces hôtels, qui sont tous en contrat de franchise AccorHotels (Ibis, Ibis Budget, Ibis Styles, Mercure, Novotel, Pullman), sont désormais regroupés au sein de Grape Hospitality, une plateforme dédiée à l’hôtellerie détenue à 70 % par Eurazeo et à 30 % par AccorHotels.La transaction représente une valeur d’actifs de 504 millions d’euros et un investissement de 150 millions d’euros en fonds propres pour Eurazeo Patrimoine, sous réserve d’une syndication ultérieure, précise un communiqué. La dette d’acquisition représente 324 millions d’euros et Grape Hospitality disposera d’une ligne de crédit additionnelle de 60 millions d’euros contribuant au financement de son programme de rénovation des hôtels.
A l’instar du FMI et des banques centrales, les gérants du Panel Agefi n’avaient pas intégré une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne dans leur scénario central. Suite au Brexit, les révisions sont importantes, que ce soit sur les taux directeurs, le taux de change du yen et de la livre ou les rendements des obligations d’Etat à 10 ans. Concernant la politique monétaire, l’impact le plus évident touche la Banque d’Angleterre. Au lieu d’une hausse de taux envisagée dans les 6 mois, les panélistes prédisent désormais une baisse de taux cet été, une éventualité évoquée le 30 juin.
La société de gestion activiste Cevian a franchi la barre des 10% du capital de Rexel, selon un avis publié le 1er juillet par l’Autorité des marchés financiers (AMF), devenant ainsi le premier actionnaire du spécialiste de la distribution de matériel électrique. Apparu au capital en février, Cevian détient désormais 10,47% du capital et des droits de vote de Rexel après avoir acquis des actions du groupe sur le marché, peut-on lire dans l’avis.Il détenait jusqu’ici 5,4% du groupe français, et Parvus Asset Management 8,92% selon des données de Thomson Reuters. Trois autres actionnaires sont également des sociétés de gestion, First Eagle Investment Management (5,04%), l’activiste Henderson Global Investors (4,7%) et BlackRock (4,5%). L’AMF précise que Cevian lui a déclaré par courrier «qu’il n’envisage pas d’acquérir le contrôle de Rexel mais se réserve la possibilité de poursuivre ses achats en fonction des conditions de marché». Il ajoute qu’il agit seul et qu’il envisage éventuellement de demander la nomination d’un administrateur au conseil d’administration.
Selon L’Agefi, un fonds d’investissement basé aux Emirats arabes unis, piloté par le banquier italo-suisse Pablo Dana, a déclaré envisager le rachat du club de football de l’Olympique de Marseille mis en vente par sa propriétaire Margarita Louis-Dreyfus en février. « Le prix de vente ne sera jamais dévoilé par nos soins, ni par Margarita Louis-Dreyfus. C’est un paquet qu’il faut considérer sur trois à cinq ans, entre 250 et 300 millions d’euros », a-t-il dit dans un entretien paru vendredi dans La Provence.
La société londonienne de capital investissement ETF Partners a annoncé le 1er juillet avoir investi 3,5 millions d’euros dans l’entreprise spécialisée dans les drones Flyability, basée à Lausanne, rapporte L’agefi suisse. L’investissement a été réalisé via le fonds Environmental Technologies Fund 2, géré par l’entreprise britannique. Pour ETF Partners, Flyability est en train de «révolutionner le marché de l’inspection industrielle», en travaillant en particulier sur des segments sensibles comme les sites pétroliers et gaziers ou encore nucléaires, mais aussi les activités de shipping ou d’extraction minière. Ce spin off de l’EPF Lausanne conçoit et fabrique des drones entouré d’une sphère protectrice brevetée leur permettant d’accéder aux sites les plus sensibles sans s’endommager ni endommager l’environnement. L’investisseur ETF Partners souligne l’innovation de cette technologie leader sur son marché et les gains en termes de maintenance, de réduction des risques et des coûts pour les clients finaux.
La société de gestion britannique Algebris, spécialisée dans les hedge funds, aurait acquis 320 millions d’euros de créances douteuses à la Cassa di Risparmio di Bolzano, rapporte Bluerating, citant Il Sole – 24 Ore. Les créances cédées sont le fruit d’une opération de titrisation effectuée en coopération avec Banca Imi.
Infravia, le fonds d’investissement spécialisé dans les infrastructures, a signé un accord avec le groupe Genergies, acteur dédié aux énergies renouvelables en Outre-Mer, portant sur la cession de la société Soley Energie, propriétaire d’un portefeuille d’actifs photovoltaïques de 8 mégawatts en Guadeloupe et en Martinique.Le groupe Genergies détient désormais, à travers sa filiale de production d’électricité Genak, 100 % de la société Soley Energie, propriétaire de 9 parcs photovoltaïques au sol, tous mis en service en 2012, en Guadeloupe et en Martinique.
Un peu plus de la moitié des conseillers financiers européens (52 %) propose des fonds ISR (investissement socialement responsable), montre une nouvelle étude commissionnée par Candriam Investors Group et réalisée auprès de 153 professionnels de huit marchés européens. Pourtant, moins de la moitié d’entre eux se dit « très familier » avec les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (35 %). Mais, n’étant pas à un paradoxe près, 61 % des répondants affirment percevoir « une valeur ajoutée dans l’application des principes ESG lors de la sélection des titres ». Mais au-delà de la connaissance ou non du concept, l’étude pointe du doigt le manque d’appétit pour les fonds ISR ou ESG des investisseurs finaux (particuliers). Ainsi, interrogés sur la principale raison pour laquelle ils ne proposent pas de tels fonds, les conseillers sont 58 % à citer une demande insuffisante. Le sujet de la performance, en revanche, n’est évoqué que dans 8 % des cas. Et il ne faut pas compter actuellement sur les conseillers financiers pour encourager les investisseurs à se tourner vers l’ISR, vu qu’ils ne sont que 18 % à proposer les produits sur cette stratégie même lorsque les clients ne les demandent pas expressément, illustrant un manque de proactivité de leur part dans ce domaine. Toutefois, les conseillers financiers sont plus de 70 % à estimer que les allocations à ce type de fonds va augmenter sur un horizon de cinq à dix ans.A noter que cette photographie européenne masque de grandes disparités en fonction des pays. Les marchés retail qui semblent les plus avancés en matière d’ISR sont ceux du Nord de l’Europe. Ainsi, c’est aux Pays-Bas et au Royaume-Uni que la proportion de conseillers offrant des fonds ISR est la plus importante, avec 62 % chacun. Par ailleurs, la connaissance des thématiques ESG est la meilleure aux Pays-Bas et en Scandinavie. La France, avec 55 % de conseillers proposant des fonds ISR, dépasse la moyenne européenne. Et les conseillers français figurent parmi ceux qui sont les plus nombreux à reconnaître la valeur des principes d’investissement ESG.
Les ETF d’actions européennes et japonaises ne font plus recette. Les ETF de grandes capitalisations européennes cotés en Europe ont subi au mois de mai des sorties nettes de 1,24 milliard d’euros, ce qui porte les dégagements sur les trois derniers mois à 8,6 milliards d’euros, selon les dernières statistiques communiquées par TrackInsight, la plateforme de données sur les ETF développée par Koris International. L’encours passe de 139,79 milliards d’euros fin avril à 136,79 milliards d’euros un mois plus tard.Les ETF d’actions japonaises, dont l’encours est beaucoup plus modeste (17,71 milliards d’euros) ne font guère mieux, avec des sorties nettes de 849 millions d’euros en mai, ce qui porte les sorties nettes sur les trois derniers mois à 2,90 milliards d’euros. Les ETF dédiés aux grandes capitalisations nord-américaines ont en revanche encore attiré des souscriptions nettes de près de 500 millions d’euros en mai, ce qui porte les entrées nettes sur trois mois à 2,07 milliards d’euros. Les ETF spécialisés sur les marchés émergents ne sont pas en reste, avec une collecte nette de 322 millions en mai, et d’un peu plus de 3 milliards d’euros sur trois mois. Du côté obligataire, les ETF d’obligations gouvernementales des pays développés ont subi quelques dégagements en mai, à peine 50 millions d’euros. En revanche, les ETF spécialisés sur les obligations d’entreprises des pays développés notées en catégorie d’investissement constituent manifestement une niche de sécurité pouvant offrir du rendement. Elles ont attiré des entrées nettes de 1,56 milliard d’euros, ce qui porte les engagements sur trois mois à 5,80 milliards d’euros. Si l’on s’arrête maintenant sur les volumes d’activité du mois de mai, les ETF dédiés aux actions allemandes ont encore tenu le haut du pavé, le iShares Core DAX UCITS ETF (DE) - EUR affichant un volume agrégé de transactions de 1,06 milliard d’euros. Les ETF dédiés aux actions britanniques suivent de très près, le iShares Core FTSE 100 UCITS ETF (Dist) - GBP terminant le mois sur un volume agrégé de 958 millions de livres.