A quelques jours de l’assemblée générale de Sodexo, la société de gestion Phitrust a pointé du doigt des problèmes de gouvernance et posé trois questions écrites pour ce rendez-vous annuel prévu avec les actionnaires ce 23 janvier, rapporte le quotidien Les Echos. Phitrust s’étonne notamment de l’indemnité de non-concurrence versée à Michel Landel, de près de 1,9 million d’euros alors que ce dernier quitte ses fonctions de directeur général à 65 ans après 35 ans passés chez Sodexo. La société de gestion y voit une indemnité de départ déguisée. Or le code Afep-Medef prévoit qu’une indemnité de départ « doit être exclu [e] » si le dirigeant « a la possibilité de faire valoir ses droits à la retraite ». Selon Sodexo, l’intéressé était titulaire d’une clause de non-concurrence depuis son arrivée. Par ailleurs, Phitrust pointe du doigt la résolution sur la politique de rémunération de Denis Machuel, nouveau directeur général, qui ne précise pas sa rémunération fixe, qui sert pourtant de référence pour le variable annuel et pour la valorisation de la rémunération à long terme. Enfin, Phitrust s’interroge sur la durée de renouvellement de la convention de prestations fournies par Bellon SA, holding du groupe Sodexo et premier actionnaire avec 39,6 % du capital et 55,4 % des droits de vote. Cette dernière est renouvelée pour cinq ans, ce qui « paraît inadapté aux risques de modification de l’environnement juridique et fiscal ainsi qu’aux conflits d’intérêts potentiels que ce type de relations peut créer », commente Phitrust.