Les semaines se suivent sur le marché mondial des fonds et les investisseurs continuent de rester à l'écart des actions malgré une timide tentative de retour récemment. Ils ne seraient toutefois pas encore assez pessimistes pour déclencher unsignal d’achat, estiment les analystes dansla dernière étudehebdomadaire de Bank of America Merrill Lynch. Sur l’ensemble de la semaine au 29 mai, les fonds dédiés aux actions ont enregistré plus de 10 milliards de dollars de sorties nettes alors que les fonds obligataires ont encore attiré 6,9 milliards de dollars, affichant ainsi une 21ème semaine consécutive de flux nets positifs, selon l'étude hebdomadaire qui reprend des données du spécialiste de l'évolution des flux dans le monde EPFR Global. Depuis le début de l’année, les fonds obligataires ont engrangé 165 milliards de dollars alors que les fonds actions marquent un solde négatif de 145 milliards de dollars. Il faut dire que les craintes de récession et la persistance des tensions commerciales entre Washington et Pékin n’incitent pas particulièrement à l’optimisme. Selon les analystes de Bank of America Merrill Lynch, il faut toutefois s’attendre à une rapide résolution du différend commercial si dans le sillage de la baisse des exportations de plus de 8% au cours des six derniers mois, le chômage venait à augmenter dans les «swing states» les plus importants, les Etats qui font pencher la balance lors des élections américaines. En attendant, la Maison Blanche use et abuse de la menace commerciale et la semaine s’est terminée sur des sorties nettes de 8,4 milliards de dollars pour les fonds dédiés aux actions américaines. Statu quo du côté européen, avec des rachats dans les fonds d’actions de la région pour un montant de 1,8 milliard de dollars. Les fonds d’actions émergentes accusent une sixième semaine consécutive de dégagements pour un montant de près de 2 milliards de dollars. Seule exception notable, les fonds d’actions japonaises qui ont attiré 2 milliards de dollars. Sur le front obligataire, les fonds dédiés aux titres en catégorie d’investissement («IG») restent en haut de l’affiche avec des entrées nettes de 6,1 milliards de dollars. En revanche, les fonds d’obligations high yield enregistrent des sorties nettes de 3 milliards de dollars. Les fonds de dette émergente restent dans le rouge pour la troisième semaine consécutive, avec des sorties nettes de 0,5 milliard de dollars.
Paolo Molesini, le directeur général de Fideuram Intesa Sanpaolo Private Banking, la division private banking du groupe Intesa Sanpaolo, présente la stratégie de la société en Suisse à L’Agefi Suisse. Intesa Sanpaolo a conclu l’acquisition du groupe suisse Morval Vonwiller Holding, y compris la banque privée Morval basée à Genève, l’an dernier. «Nous nous sommes fixés des objectifs ambitieux qui nous permettront de nous diversifier sur les marchés internationaux qui, à terme, représenteront environ 10% de nos actifs gérés», déclare Paolo Molesini. «Environ un tiers est généré en Suisse. Le marché suisse est donc fondamental, il dispose d’une solidité reconnue, d’une certitude institutionnelle, d’un personnel qualifié et d’une tradition de confidentialité et de qualité. Il existe également d’autres réalités financières importantes dans le monde, mais la Suisse conserve sa centralité au niveau international», poursuit-il. «En choisissant la Suisse comme plaque tournante européenne du private banking, notre groupe a également tenu compte de la forte présence italienne. Nous sommes particulièrement intéressés à offrir nos services de private banking tant aux nombreux Italiens résidant en Suisse qu’aux Italiens qui n’y résident pas, mais qui ont également différencié leurs activités financières dans le monde suisse», précise le dirigeant italien. Concernant de nouvelles embauches, le dirigeant indique que «le plan d’entreprise prévoit l’adhésion de 1 400 professionnels supplémentaires d’ici 2021. En Suisse, nous prévoyons une croissance de 50 à 80 % d’ici 2021. La croissance se fera à la fois par l’embauche de professionnels expérimentés d’autres entreprises et par la formation de nouveaux banquiers».
Sofidy, gestionnaire de fonds immobiliers, aannoncé lundi 27 mail’acquisition d’un immeuble mixte à Salzbourg, troisièmeplus grande ville d’Autriche. L’opération a été effectuée pour le compte des épargnants del’OPCI Sofidy Pierre Europe. Il s’agit de la première acquisition en Autriche de la société de gestion, désormais filiale de Tikehau Capital. C’est la sixièmeacquisition de l’OPCI qui compte 48 actifs en portefeuille à l’heure actuelle. L’actif acquis est entièrement loué et regroupe plusieurs classes d’actifs: hôtellerie, commerces et bureaux. Son principal occupant est l’hôtel Meininger, une filiale du groupe touristique Holidaybreak. L’actif compte aussi parmi ses locataires : le discounter allemand du textile KiK, une salle de fitness, une société de conseil en ressources humaines et un fournisseur de services d’information. «Après avoir développé sa présence en Allemagne, aux Pays-Bas et en Belgique, Sofidypoursuit sa diversification géographique de manière raisonnée en s’appuyant sur des valeurs sûres», a déclaré Jean-François Le Dren, directeur adjoint des investissements de la société. Sofidy a été conseillé juridiquement et fiscalement par Clifford Chance, Dorda Rechtsanwälte und LeitnerLeitner. Christie & Co et ÖRAG ont également agi en qualité d’intermédiaires et de conseillers pour le compte du vendeur dans cette transaction.
Vingt secteurs d’activité appartenant aux industries de l’information et de la communication (ICT) seront dorénavant incorporés à une liste des entreprises pour lesquelles l’actionnariat étranger sera restreint, a annoncé ce matin le gouvernement japonais. La nouvelle disposition s’appliquera le 1er août prochain mais Tokyo n’a rien dit des pays ou des entreprises susceptibles d'être affectés. Les activités visées incluent la fabrication de circuits intégrés, de matériel informatique, d’équipements télécoms ou de téléphones mobiles.
Ardian, spécialiste du private equity, a annoncé ce 24 mai la signatured’un accord en vue de l’acquisition d’une participation majoritaire dans Sintetica SA, une société pharmaceutique suisse. Les actionnaires actuels réinvestiront via une participation minoritaire."Avec cet investissement, Ardian souhaite soutenir la société dans sa croissance internationale, conformément à la stratégie établie par l’équipe de management», explique la société dans un communiqué. Fondé en 1921, Sintetica est spécialisé dans la recherche, la fabrication et la commercialisation de solutions injectables stériles, principalement des anesthésiques, analgésiques et agonistes adrénergiques. L’entreprise gère des usines de production à Mendrisio et Couvet (Suisse) et emploie 280 personnes. Sintetica possède un portefeuille de plus de 50 produits distribués dans plus de 45 pays. Le groupe a connu une forte croissance ces dernières années (TCAC en augmentation de 31% sur la période 2016-2018) et en 2018, son chiffre d’affaires s’est élevé à environ 75 millions de francs suisses.
Paref Gestion a racheté, pour le compte de sa SCPI Novapierre 1, un portefeuillede 27 actifs de commerce auprès de Meyer Bergman. Ces nouveaux actifs représentant 51.408 m² etlocalisés en région ont été acquispour un montant total d’investissement de 94 millions d’euros. «Cette opération s’inscrit dans la nouvelle stratégie d’investissement et de repositionnement de la SCPI Novapierre 1 : régénération de son patrimoine avec arbitrages d’actifs non stratégiques et nouvelles acquisitions ciblées permettant d’accueillir de nouveaux concepts développés aussi bien par des indépendants que par des enseignes nationales», explique la société dans un communiqué. L’intégration de ce portefeuille porte la capitalisation de la SCPI Novapierre 1 à plus de 250 millions d’euros, soit une augmentation de plus de 60% depuis fin 2018. Cette acquisition a été en partie financée par un prêt bancaire auprès d’HSBC. Pour cette transaction, Paref Gestiona sollicité le vendeur, Meyer Bergman, assisté par son conseil Stepling Property & Investment Europe, afin de réaliser l’acquisition des parts de la SCI Meyer France. Paref Gestion a par ailleurs été conseillé par le cabinet Franklin, Mazars, Allen & Overy et l’étude notariale Cheuvreux.
L'épargnant européen n’est pas encore une réalité. On parle beaucoup par exemple du Plan d’épargne retraite paneuropéen mais le produit ne fait toujours pas partie du paysage européen. Un paysage qui reste marqué par de très fortes spécificités nationales, à l’instar de la France et de son épargne réglementée (Livret A, LDDs, PEL, etc.), qui n’a pas d’équivalent dans les autres pays européens. Une étude que vient de publier Le Cercle de l’épargne («A la recherche de l’épargnant européen?») multiplie les exemples qui montrent bien que l’Europe de l’épargne reste à construire. Prenons celui du binôme épargne/fonds de pension. A priori, la montée en puissance des systèmes de retraite par capitalisation explique l’envolée des taux d’épargne dans certains pays, tels que les Pays-Bas. Néanmoins la France et l’Allemagne, où les fonds de pension tiennent une place marginale, s’illustrent par des niveaux d’épargne élevés. Il est vrai aussi que le taux d’épargne est d’autant plus important que le poids de l’Etat-providence est élevé. Ce qui est a priori contre-intuitif. Ainsi, en France, en Allemagne ou en Suède où le niveau de couverture des risques sociaux figure parmi les meilleurs, les ménages entendent compléter les régimes publics par des systèmes individuels et privés. Est-ce un doute sur la capacité des systèmes publics d’assurer leur fonction ou la volonté de compléter la couverture fournie par ces derniers, il n’en demeure pas moins que plus l’État-providence est fort, plus il renforce l’épargne. Les réformes répétitives des régimes de retraite incitent les ménages à développer leur couverture. Dans la quasi-totalité des pays de l’Union européenne, ils craignent une baisse importante de leur niveau de vie à la retraite. On observe aussi de fortes disparités en matière d’allocation des actifs financiers. Chez les Français les liquidités représentent 29% du patrimoine financier. C’est moins qu’en Belgique (31%), moins qu’en Italie (33%), moins qu’en Espagne (41%) et surtout moins qu’en Allemagne (44%). Le poids des actions, important en Belgique et en Espagne (43%) (42%), est de seulement 29% en France et même de 16% au Royaume-Uni.L’assurance vie (41%) bénéficie en France d’un régime fiscal attractif et d’une certaine ancienneté. Ce dernier point vaut également pour le Royaume-Uni (62%) où les fonds de pension sont également très développés. Conclusion :l’Europe de l’épargne reste dans les limbes. «Des établissements financiers en ligne ont travaillé ces dernières années à la mise en place de produits d’épargne susceptibles d’être proposés dans les différents pays de l’Union européenne. Pour le moment, ces initiatives n’ont pas abouti en raison des complexités réglementaires.», rappelle l'étude.
Le fournisseur d’indices S&P Dow Jones Indices a annoncé avoir enrichi sa famille d’indices dédiés aux critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) en prenant en compte plusieurs indices de référence comme leS&P Global 1200, Europe 350, S&P/ASX 200 etS&P Japan 500. Les nouveaux indices comprennent également des versions ESG d’indices midcap et large cap pays et régionaux couvrant les Amériques, l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique (EMEA), ainsi que l’Asie-Pacifique (APAC). Ces indices utilisent des scores ESG améliorés ainsi que des données granulaires qui soutiennent la méthodologie pour les inclusions et exclusions de sociétés.Tous ces indices ESG intègrent les critères d'éligibilité basés sur les scores ESG des sociétés, les activités des sociétés et lePacte Mondial des Nations Unies(UNGC). Les indices excluent les sociétés qui produisent du tabac, qui vendent du tabac, des produits liés au tabac ou encore des services qui représentent plus de 10% de leur chiffre d’affaires. Les indices excluent également les sociétés impliquées dans les armes controversées directement ou par le biais de participations de 25% ou plus dans une autre société impliquée dans les armes controversées. Les sociétés qui ne respectent pas le UNGC ouqui ont des scores UNGC médiocres se sont pas intégrés, pas plus que les sociétés qui affichent des scores S&P DJI ESG dans les 25% de sociétés les plus médiocres au sein de leurs groupes respectifs (Global Industry Classification Standard groups, GICS).Au total, S&P Dow Jones Indices propose 22 nouveaux indices ESG régionaux et pays :S&P/ASX 200 ESGS&P Europe 350 ESGS&P Japan 500 ESGS&P Global 1200 ESGS&P United States LargeMidCap ESGS&P Canada LargeMidCap ESGS&P Korea LargeMidCap ESGS&P North America LargeMidCap ESGS&P Europe Developed LargeMidCap ESGS&P Mid-East and Africa Developed LargeMidCap ESGS&P Asia Pacific Developed LargeMidCap ESGS&P Developed LargeMidCap ESGS&P Europe Emerging LargeMidCap ESGS&P Latin America Emerging LargeMidCap ESGS&P Mid-East and Africa Emerging LargeMidCap ESGS&P Asia Pacific Emerging Large MidCap ESGS&P Emerging LargeMidCap ESGS&P Global LargeMidCap ESGS&P Asia Pacific Developed ex Korea ESGS&P Asia Pacific Emerging Plus LargeMidCap ESGS&P Developed BMI ex Korea LargeMidCap ESGS&P Emerging Plus LargeMidCap ESG
UBS a annoncé mardi 21 mai avoir levé plus de 93 millions de dollars pour le nouveau fonds durable de Generation IM, la société de gestion co-fondée par Al Gore. BaptiséSustainable Solutions Fund III, le fonds vient de réaliser sa première clôture à plus d’un milliard de dollars. Le fonds vise à générer de l’alpha au travers d’investissements compris entre 50 et 150 millions de dollars dans des sociétés durables, c’est-à-direproposant des produits et services s’inscrivant dans une société bas carbone, équitable, prospère, sûre et saine. Le fonds investira dans des entreprises ayant une contribution positive nette à la société. Il aura pourobjectif d’accélérer la transition vers une économie durable. Sustainable Solutions Fund III concentrera ses investissements sur trois secteurs principaux : la santé planétaire, la santé des particuliers et l’inclusion financière. «Nous pensons que nous sommes aux prémisses d’une révolution technologique durable d’une ampleur comparable à la révolution industrielle et à un rythme s’approchant de la révolution digitale», a déclaré dans un communiqué Al Gore, co-fondateur et président deGeneration IM.
Sofinnova Partners, un acteur du capital-risque spécialisé dans les sciences de la vie, annonce le lancement de MD Start III, pour un montant de 48 millions d’euros, supérieur à l’objectif initial de 40 millions d’euros. «Avec ce nouveau fonds d’accélération medtech, Sofinnova Partners poursuit sa stratégie de croissance visant à couvrir l’ensemble de la chaîne de valeur dans les sciences de la vie à travers des fonds gérés par des équipes dédiées investissant depuis l’amorçage jusqu’aux phases plus matures», explique un communiqué. MD Start a été créé il y a dix ans par Sofinnova Partners et plusieurs entrepreneurs de la medtech proches de Sofinnova. La société a reçu le soutien dès l’origine du groupe international Medtronic. Les deux premiers millésimes, qui ont été levés sous la forme de sociétés indépendantes, ont permis de créer, financer et incuber sept entreprises. Pour ce troisième millésime, l’équipe de MD Start et le fonds sont intégrés à Sofinnova Partners. Ce troisième millésime de MD Start, «opère désormais sous l’ombrelle de Sofinnova Partners, avec une mission ambitieuse: développer pour les patients de nouvelles thérapies et interventions basées sur des dispositifs innovants, adressant des besoins médicaux non résolus à ce jour», explique Anne Osdoit, partner en charge de MD Start III. MD Start III a reçu le soutien de ses investisseurs historiques, le fonds French Tech Accélération, géré par Bpifrance pour le compte du SGPI, les industriels Medtronic et LivaNova, et la participation de plusieurs nouveaux investisseurs tels que le Fonds Européen d’Investissement (FEI) et Baxter Healthcare Corporation. En outre, «plusieurs serial-entrepreneurs de la medtech de renommée mondiale ont souscrit à MD Start III, lui apportant également leur expertise», conclut le communiqué.
Les sociétés de gestion ont exprimé au moins un vote «contre» à près des trois-quarts des assemblées générales qui ont eu lieu en 2018, selon la dernière étude de l’Association française de la gestion financière sur le sujet*. Ce niveau est en hausse par rapport aux années précédentes: il était de 65 % en 2017 et en 2016. Et ce, dans un contexte d’augmentation de la participation aux assemblées générales en 2018. Elle a progressé de 1 %, dont +5 % en Europe. Et près des deux tiers ont augmenté leur participation aux AG. Les rémunérations continuent de faire grincer des dents. Les gérants ont rejeté 43 % des résolutions afférentes à ce sujet à l’échelle mondiale, en hausse par rapport aux 39 % de 2017. Ils considèrent «qu’un manque de transparence persiste au niveau de l’information utilisée pour la fixation des rémunérations et notamment le détail des critères pris en compte pour déterminer de manière objectif l’attribution de stock-options et d’actions gratuites, ce qui constitue un point de discorde», explique l’AFG. Les dispositifs anti-OPA, qui permettent en période d’OPA d’émettre des bons de souscriptions d’actions ou de procéder à des rachats d’actions, sont également très contestés par les gérants à l’échelle mondiale, à hauteur de 39 %. En France, ce taux atteint 53 %. Les opérations financières arrivent en troisième position des résolutions les plus contestées, avec 29 %. «Les sociétés de gestion veillent tout particulièrement à ce que l’évolution de la structure du capital des sociétés investies ne conduisent pas à une dilution de leurs participations. Elles s’opposent en particulier aux résolutions permettant des augmentations de capital sans droit préférentiel de souscriptions», commente l’AFG. En amont des AG, le dialogue se développe avec les émetteurs, observe encore l’AFG. Ce dialogue s’exerce de manière systématique pour les principales lignes en portefeuille et de manière ciblée lorsque des axes d’amélioration sont détectés. Les principaux sujets de dialogue concernent la composition et le fonctionnement du conseil d’administration et des comités, les politiques de rémunération, de contenu des conventions réglementées, des opérations financières et des mécanismes anti-OPA, des transactions entre les parties liées et des problématiques RSE. * L'étude «Exercice des droits de vote par les sociétés de gestion en 2018" se base sur les réponses de 58 SGP, gérant un total de 480 milliards d’euros en actions cotées françaises ou étrangères. Les SGP exercent effectivement leurs droits de vote pour 74 % de leurs actions cotées en portefeuille.
La concurrence dans les télécoms en France n’empêche pas les investissements. Orange, SFR (Altice), Bouygues Telecom et Free (Iliad) ont augmenté leurs investissements dans l’Hexagone de 2,1% en 2018, pour les porter à un montant record de 9,8 milliards d’euros, selon les chiffres publiés par l’Arcep. Les quatre opérateurs français ont investi un total de 7 milliards d’euros dans les réseaux fixes, soit 6,1% de plus qu’en 2017, et 2,8 milliards d’euros dans les réseaux mobiles, un repli de 6,7% d’un an sur l’autre. La hausse des investissements dans le fixe a essentiellement été portée par le déploiement de la fibre (FttH). Au 31 décembre 2018, 13,6 millions de de bâtiments étaient éligibles à cette technologie.
Les sociétés de gestion commencent à s’intéresser au problème des déchets plastiques, observe le Financial Times fund management. BMO Global a dialogué l’an dernier avec 27 entreprises sur ce sujet. C’était le premier effort concerté de la société de gestion de Bank of Montreal face à ce problème. BMO a demandé aux entreprises de réduire le volume de plastiques à usage unique inutiles, d’améliorer le caractère recyclable du plastique et de redessiner les emballages pour réduire les déchets. Il prévoit d’étendre son engagement au-delà des sociétés travaillant dans l’alimentaire, les boissons et biens de consommation. BMO pense que les sociétés devront à terme dévoiler leur empreinte plastique. Schroders a été confronté à un manque de données lorsqu’il a commencé à examiner la question du plastique en 2018. Cela l’a encouragé à envoyer des questionnaires à une centaine d’entreprises dans le monde. MSCI a accueilli une réunion clients à Londres ce mois-ci pour discuter du problème du plastique et prévoit d’organiser d’autres événements de ce genre à Paris et Francfort dans l’année. Toutefois, aucune société de gestion connue n’a signé l’engagement de la fondation Ellen MacArthur, en collaboration avec le Programme des Nations Unies pour l’environnement, pour éliminer les plastiques non nécessaires et s’assurer que les plastiques qui restent peuvent être réutilisés, recyclés ou compostés.
LVMH a annoncé ce lundi le rachat du Château du Galoupet, signant sa première acquisition dans le vignoble provençal et ajoutant son premier rosé à son portefeuille de marques à l’heure où la demande pour ce type de vins est en plein essor. Le montant de l’acquisition, réalisée auprès d’une famille anglo-indienne, est estimé aux alentours de 30 millions d’euros et l’opération devrait être achevée au second semestre 2019.
Plusieurs actionnaires d’Uber de longue date, dont BlackRock et Tiger Global Management, ont renoncé à acheter davantage d’actions lors de l’introduction en Bourse, rapporte le Wall Street Journal, citant des sources proches du dossier. Au contraire, ils ont essayé de vendre des titres avant ou dans le cadre de l’IPO. Le comportement des investisseurs est emblématique d’un manque d’enthousiasme plus global pour la valeur depuis sa mise sur le marché. De nombreux fonds BlackRock avaient participé dans une levée de fonds pour Uber à des valorisations faibles, et la société a décidé qu’elle n’avait pas besoin d’en acheter davantage lors de l’introduction en Bourse. BlackRock détenait environ 9,8 millions d’actions Uber, qui valent désormais environ 410 millions de dollars. Plusieurs semaines avant l’IPO, BlackRock a ajouté son nom à la liste des vendeurs éventuels dans le cadre de l’option de surallocation (green shoe).