Les fonds et ETF d’iShares et de State Street ont été les plus recherchés sur le marché américain au mois d’avril, selon des statistiques communiquées par Morningstar. Les deux géants américains ont enregistré des entrées nettes de respectivement 8 milliards de dollars et 7,5 milliards de dollars, largement devant Vanguard qui affiche des flux nets positifs de seulement 5,5 milliards de dollars, sa collecte la plus faible sur un mois depuis 2013. A l’autre bout du spectre, Oakmark a subi des sorties nettes de 2,5 milliards de dollars durant le mois sous revue. Morningstar souligne que les fonds d’actions américaines gérés passivement ne sont pas loin d’atteindre le niveau des fonds d’actions américaines gérés activement, avec des encours de 4.300 milliards de dollars à fin avril, soit un écart de seulement 6 milliards de dollars par rapport au total des fonds actifs. Les mutual funds et ETF ne sont certes pas représentatifs du marché des actions américaines au sens large mais ces chiffres illustrent malgré tout la tendance marquée en faveur des fonds à bas coûts. Les fonds d’actions américaines gérés activement ont chaque année depuis 2006 enregistré des sorties nettes, avec des entrées nettes à peu près équivalentes dans les stratégies passives. En avril, les fonds d’actions américaines gérés passivement ont attiré plus de 39 milliards de dollars, contre des sorties nettes de 22,2 milliards de dollars pour les stratégies actives équivalentes. Du côté des obligations fiscalisées, la tendance est la même, avec des entrées nettes de 25 milliards de dollars pour les stratégies passives contre 17 milliards de dollars dans les contreparties actives.
123 IM et Sigma Gestion ont annoncé jeudi 16 mai avoir accompagné les dirigeants de l’Usine (concept de salles de sport haut de gamme) dans le rachat de la totalité des titres détenus depuis 2015 par Lagardère Sport & Entertainment (60% du capital). Cette opération a été financée par les fonds 123 IM à hauteur de 2,2 millions d’euros(en actions et obligations convertibles)en co-investissement avec les fonds Sigma Gestion ayant investi à hauteur de 1,8 million d’euros. 123 IM a également accompagné les dirigeants de l’Usine dans la levée d’une dette de 4 millions d’eurosafin de refinancer les comptes courants de Lagardère ayant permis le financement des travaux du nouveau Club l’Usine situé dans la gare Saint-Lazare.
Paref Gestion a annoncé jeudi 16 mai l’acquisition del’immeuble de bureaux« Le Kansas » situé à Nantes. L’opération a été réalisée pour le compte de la SCPI Interpierre France, spécialisée en immobilier d’entreprise. Acquis pour un montant de 5,7 millions d’euroscet actif dispose de deux étages de bureaux et de parkings en sous-sol et en extérieur, pour une surface totale de 4.530 m². L’actif, multi-locataires, bénéficie de signatures telles que le groupe DARTY et la Direction Régionale des Finances Publiques. «Il offre un taux de rendement en ligne avec les objectifs de distribution du fonds, supérieur à 5 %», précise Paref Gestion dans un communiqué. Dans cette opération Paref Gestion a été conseillé par l’étude Oudot et associés et la société Socotec.
La 21ème conférence des investisseurs pour la croissance, organisée par France Invest le 16 mai dernier, a été l’occasion pour quatre spécialistes de l’infrastructure de faire le point sur les nouvelles tendances en Europe.
T. Rowe Price Associates a vendu environ 81 % de ses actions Tesla sur les trois premiers mois de l’année, rapporte le Wall Street Journal. La société de gestion était l’un des principaux investisseurs du fabricant de voitures électriques. Elle détenait 1,7 million d’actions Tesla au 31 mars, contre 8,9 millions fin 2018, selon des documents déposés auprès de la Securities and Exchange Commission. Cette décision intervient alors que l’action Tesla a perdu 30 % sur les douze mois à mercredi dernier, alors que le S&P gagnait 14 %.
Le fonds Vision Fund de Softbank a coordonné un tour de table de 200 millions de dollars (178 millions d’euros) dans l'épicier en ligne indien Grofers, selon le Financial Times. Il inclut d’autres investisseurs initiaux comme Tiger Global et Sequoia. Créé en 2013, ce dernier proposait initialement un service de livraison à domicile de biens venant de commerces de proximité, avant de changer de modèle et de gérer ses propres stocks. Deux mois auparavant, Vision Fund avait bouclé un investissement de 413 millions de dollars pour l’entreprise de logistique en e-commerce indienne Delhivery.
Pas confiants du tout, les investisseurs. Plus du tiers d’entre eux (34%) ont pris des protections en prévision d’une forte baisse des marchés actions au cours des trois prochains mois, un niveau jamais vu dans l’histoire du Fund Manager Survey de Bank of America Merrill Lynch, dont le dernier a été réalisé entre les 3 et 9 mai auprès d’un échantillon de 250 participants représentant au total un encours de687 milliards de dollars. Les professionnels de l’investissement ont mis la guerre commerciale en tête des principaux risques du moment (37%), largement devant un ralentissement de la croissance chinoise (16%). Cela dit, malgré l’absence d’accord entre Washington et Pékin, les préoccupations relatives au conflit commercial restent très en retrait par rapport à leur niveau de l'été dernier. Les investisseurs sont «bien couverts mais pas positionnés pour une rupture des discussions commerciales», a commenté Michael Hartnett, stratégiste en chef de la banque. «Les investisseurs ne voient pas beaucoup de raisons d’acheter en mai, à moins que les trois C -crédit, consommateur et Chine-, créent la surprise rapidement dans le sens de la hausse», a-t-il ajouté. En termes d’allocation, le cash reste stable à 4,6% pour le troisième mois consécutif. La part des actions internationales perd 6 points de pourcentage avec une surpondération à 11%. Les marchés émergents restent la région préférée des investisseurs, avec une surpondération à 34%. Les obligations restent hors concours, avec une sous-pondération de 34%, un niveau jamais vu depuis sept ans.
La Française Real Estate Managersa acquis, auprès d’une entité gérée par Tishman Speyer, l’immeuble Smart’Up, situé à Châtillon. Annoncée via un communiqué mercredi 15 mai, l’opérationa été réalisée pour le compte des SCPILF Grand Paris Patrimoine, Épargne Foncière, Crédit Mutuel Pierre 1, Sélectinvest 1, Pierre Privilège et Eurofoncière 2. L’immeuble Smart’Up est certifié BREEAM, HQE et labelisé BBC. Il développe environ 23.000 m² de bureaux et services. Il est entièrement loué à la société Compass Group France et à une enseigne de la grande distribution, dans le cadre de baux de longue durée. La transaction a été réalisée par Cushman & Wakefield. Dans cette opération, La Française REM était conseillée par l’étude 14 Pyramide, le cabinet Jeantet, le cabinet Saint-Honoré Partenaires ainsi que le cabinet Fairway pour le financement. Celui-ci a été structuré par la Banque Européenne du Crédit Mutuel, assistée par l’étude Victoires Notaires associés et par le cabinet Archers. Tishman Speyer était conseillé par l’office notarial Wargny Katz et le cabinet De Pardieu Brocas Maffei.
La société d’investissement Wendela annoncé lundi 13 maila signature d’un accord sur la renégociation de la dette financière de Cromology, un des leaders européens de la peinture décorative, au terme d’un processus initié au 4e trimestre 2018. Wendel investira 125 millions d’euros en fonds propres aux côtés de la nouvelle équipe de management. Les nouveaux fonds propres serviront à renforcer la structure financière de Cromology, notamment avec un allègement de son endettement par remboursement anticipé de sa dette senior à hauteur de 75 millions d’euros. Ils permettront également à la société de mettre en œuvre son plan de transformation et de financer ses investissements. «Afin d’avoir les marges de manœuvre suffisantes pour mener ce plan de retournement, Wendel et Cromology ont obtenu des prêteurs un effort significatif avec en particulier un allongement de la maturité de la dette senior à 5 ans et un assouplissement majeur des covenants financiers», explique Wendel dans un communiqué. La réalisation des opérations prévues par cet accord aura lieu d’ici la fin du 1er semestre 2019 sous réserve de la levée des conditions suspensives usuelles notamment documentaires.
Le tierce-partie marketeur latino-américainVolcom Capital, qui est le distributeur attitré du gestionnaire d’actifs britannique Baillie Gifford depuis août 2018 en Amérique latine, va proposer 16 fonds de la société de gestion aux investisseurs colombiens, rapporte Citywire Americas. Volcom Capital a obtenu le permis de bureau de représentation en Colombie qui va lui permettre de distribuer les fonds de Baillie Gifford auprès des investisseurs locaux. Laprincipalecibledu gestionnaire britannique demeureles fonds de pension colombiens.
La société de gestion Capital Croissance a annoncé la levée concomitante de deux nouveaux véhicules: d’une part, Cairn Capital II, le successeur de son fonds d’entrepreneurs destiné aux PME de croissance, doté de 140 millions d’euros; d’autre part, K2 Business Club, un programme d’investissement de 200 millions d’euros pour accompagner sur le long terme un nombre limité d’ETI de croissance. « Nous avons lancé le fund-raising de CairnCapital II début septembre 2018 avec un objectif de 100 millions d’euros ; en 3 mois nous avions dépassé le hard-cap fixé à 120 millions d’euros et avons finalement obtenu près de 200 millions d’euros de demandes de souscription », se félicite Eric Neuplanche, président-fondateur de Capital Croissance. « Nous avons limité le fonds à 140 millions d’euros pour rester sur les opérations small-cap et pour avoir une frontière claire avec notre nouveau véhicule, K2 Business Club » ajoute Eric Neuplanche. Les investisseurs de Cairn Capital II sont à la fois composés des investisseurs historiques qui ont renouvelé leur confiance à 90 %, dont Bpifrance et Ardian/AXA France, d’une centaine de nouveaux investisseurs privés et d’un nouvel investisseur institutionnel, LGT Capital Partners. CAIRN Capital II poursuivra la même stratégie d’investissement que celle engagée par le Club d’Entrepreneurs depuis 2013, à savoir financer, en tant qu’actionnaire de référence (majoritaire ou minoritaire) des opérations de réorganisation du capital (MBO, OBO, MBI…) et de capital-développement pour des PME de croissance rentables entre 5 et 75 M€ de chiffre d’affaires. Les tickets d’investissement unitaires du nouveau véhicule seront compris entre 5 et 15 millions d’euros. « La principale nouveauté de notre deuxième fonds d’entrepreneurs est d’avoir réussi à allonger la durée du fonds à 13 ans, extensible à 15 ans. C’est cohérent avec notre typologie d’investisseurs et avec notre volonté de « donner du sens à l’investissement », ce qui nécessite du temps. » commente Julie Masson, associée de Capital Croissance. Concomitamment à la levée de Cairn Capital II, Capital Croissance lance un programmeavec l’appui de 13 investisseurs familiaux : K2 Business Club. Ce programme d’investissement de long terme vise à déployer environ 200 millions d’euros sur un nombre restreint d’opportunités.K2 Business Club est un « Club de Familles » qui a pour vocation d’accompagner sur la durée, jusqu’à 15 ans, environ 5 à 6 PME ou ETI de croissance, notamment familiales, pour leur permettre de changer de dimension. Les tickets d’investissement seront compris entre 15 et 50 millions d’euros par opération, qu’elle soit minoritaire ou majoritaire. « Il s’agit de sélectionner des PME et ETI présentes sur des secteurs très porteurs sur le long terme (alimentation durable, santé/beauté/bien-être, sécurité des biens et des personnes, loisirs, IT/digital, green business, luxe, logistique, silver economy…) et de les accompagner, sans pression sur le temps, dans leurs projets de développement (acquisitions, international…) et de transformation (digital, organisation…) » précise Cédric Boxberger, Associé de Capital Croissance. Parmi les 13 actionnaires familiaux qui ont constitué K2 Business Club, on retrouve Edouard de Jenlis (Magimix), la famille Bourrelier (Bricorama), le groupe Amaury (propriétaire de l’Equipe et du Tour de France), Enthéos (famille Parmentier), Financière du Cèdre (famille Barral), Enowe (Hugues Souparis, fondateur de Surys, anciennement Hologram Industries) ou encore WH (holding de Dominique du Peloux, ancien DG de Chequers).
Tikehau Capital a annoncé ce lundi 13 mai avoir investi 23 millions de livres (26 millions d’euros) dans la société britannique de dispositifs médicaux technologiques Medtrade Products Limited. L’investissement a été réalisé par le fonds paneuropéen de capital-développement dédié aux entreprises de taille intermédiaire en forte croissance de sa filiale de gestion d’actifs Tikehau Investment Management. L’objectif de ce fonds minoritaire est de cibler des structures à fort potentiel sur des marchés en développement. Il s’agit de la cinquième transaction opérée par ce fonds en moins de 12 mois. Au travers de cet investissement, Tikehau Capital «apportera un soutien stratégique et opérationnel pour accélérer le développement de la société et poursuivre son expansion internationale», indique la société dans un communiqué. «Ce partenariat va également permettre de consolider la position de Medtrade en tant que leader sur le marché et permettre à son équipe dirigeante de premier plan de poursuivre le développement d’un portefeuille de produits différenciés et innovants et de stimuler la croissance de l’entreprise», complète-t-elle.
La disponibilité limitée du personnel qualifié est l’entrave à l’investissement la plus souvent citée pour 75% des entreprises, selon l’enquête en France de la Banque européenne d’investissement.
La plateforme de VTC Heetch a levé 38 millions de dollars (34 millions d’euros)dans le cadre d’un nouveau tour de table (série B) réalisé auprès de Cathay Innovation et Total Ventures. Ces deux nouveaux investisseurs rejoignent les actionnaires historiquesInnov’Allianz, Idinvest Partners, Alven, Felix Capital, et Via-ID, qui ont renouvelé leur participation. La levée de fonds, orchestrée par la banque d’affaires Arma Partners, permettra àHeetch de renforcer ses équipes techniques et accélérer son développement en France, en Belgique et en Afrique.Heetch estime en effet, grâce à cette levée de fonds,se positionner comme le «seul acteur indépendant de cette taille, choix stratégique pour bénéficier d’une liberté totale et d’opportunités futures sur ce gigantesque marché qu’est la mobilité». Depuis 2018, Heetch a accéléré son développement international, notamment en Afrique. La société est aujourd’hui présente dans 4 pays (France, Belgique, Maroc, Côte d’Ivoire) et prévoit d’en ouvrir 3 autres en 2019 (Algérie, Cameroun et Sénégal).Heetch est par ailleurs en train de finaliser son implantation en Algérie, à Alger, prévue pour cet été. En Afrique Centrale et de l’Ouest, Heetch a choisi la Côte d’Ivoire (Abidjan) comme premier pays test mais a aussi prévu de lancer son service au Cameroun et au Sénégal d’ici la fin d’année 2019.
Unigestion a annoncé ce 7 mai un renforcement de ses capacités en matière d’environnement, de responsabilité sociale et de gouvernance (ESG) avec la mise en œuvre d’une solution ESG Risk Ratings de Sustainalytics. Selon un communiqué, cette solution permettra à Unigestion d’affiner encore ses indicateurs ESG internes existants au niveau de la sécurité et d'étendre son analyse de l’empreinte ESG des secteurs et des pays dans les différentes classes d’actifs gérés par la société. Elle aidera Unigestion non seulement à éviter les risques ESG futurs, mais aussi à mieux exploiter les nouvelles opportunités offertes par l’investissement durable. Unigestion s’efforce également de mettre en œuvre les objectifs de développement durable des Nations Unies dans son offre d’investissement et de renforcer ses capacités en matière de solutions ESG sur mesure qui intègrent les besoins spécifiques des clients. «L’intégration des critères ESG dans nos processus décisionnels est cruciale pour que nos équipes comprennent mieux le profil risque-rendement de nos investissements», a commenté Alexei Jourovski, responsable des actions chez Unigestion, cité dans le communiqué.