Verallia a annoncé le 9 juin avoir racheté l’équivalent de 1,3% de son capital au prix de 30,50 euros par action auprès de son premier actionnaire, Apollo Global Management, qui a vendu environ 10% du capital du fabricant d’emballages en verre par voie de placement privé accéléré. Le groupe américain de private equity conserve une participation d’environ 18% au capital de Verallia. Cette transaction a été effectuée dans le cadre du programme de rachat autorisé par la 11e résolution votée par l’assemblée générale des actionnaires du groupe français le 10 juin. Le règlement-livraison des titres interviendra le 11 juin prochain, et les actions rachetées seront annulées.
C’est le taux de croissance de la finance solidaire qui a dépassé les 20,3 milliards d’euros en 2020, selon Finansol qui voit là une année hors normes avec 837.000 nouvelles souscriptions de produits solidaires et la labellisation Finansol d’un contrat d’assurance-vie de la Maif dont les encours dépassent les 2 milliards d’euros. Les 20 milliards se répartissent entre l’épargne bancaire qui atteint 7,8 milliards d’euros (+59 %), l’épargne salariale, 11,7 milliards (+21 %) et l’épargne collectée par les entreprises solidaires, 800 millions (+15 %).
Dans l’industrie du private equity tricolore, KKR tient une place particulière. Le géant new-yorkais était à l’origine du plus gros LBO de France, grâce à son investissement dans Solocal en 2006, sur la base d’une valorisation de 6 milliards d’euros. Mais si l’opération sur l’ex-PagesJaunes est finalement restée dans les annales de la plus mauvaise des manières, l’investisseur n’a pas perdu goût pour la démesure. Il vient de prendre une participation minoritaire au capital de Cegid, par le biais de son fonds long-terme KKR Core Investment Strategy. L’opération, menée par le partenaire financier historique Silver Lake qui reste majoritaire au capital de Cegid, valorise l’éditeur de logiciels de gestion pas moins de 5,5 milliards d’euros. Un prix astronomique qui fait de ce nouvel LBO le deuxième plus gros de l’histoire du non-coté français. A titre de comparaison, l’offre publique d’achat qui avait été menée sur Cegid par Silver Lake et AltaOne Capital en 2016 s’était nouée sur la base d’une valorisation de 580 millions d’euros. D’une petite entreprise lyonnaise ayant vu le jour en 1983, Cegid est devenu un acteur majeur des solutions de gestion cloud pour les professionnels des métiers de la finance (ERP, trésorerie, fiscalité), des ressources humaines (paie, gestion des talents) et des secteurs de l’expertise comptable et du retail. La croissance hors du commun du groupe s’explique avant tout par la transition vers le SaaS de son business model et par les lourds investissements dans les solutions cloud de dernière génération. Mais aussi par la stratégie de croissance externe très active menée depuis 2017. Rien que cette année, Cegid s’est offert ACA et Cedricom, dans les logiciels de gestion de flux financiers, Dhatim dans la reconnaissance de texte, et TalentSoft dans les ressources humaines, pour quelque 450 millions d’euros. Le groupe dirigé par Pascal Houillon compte à ce jour près de 3.000 salariés pour un chiffre d’affaires de 498 millions d’euros.
Elliott Management a pris une participation importante dans Dropbox, sa dernière cible en date, rapporte le Wall Street Journal, citant des sources proches du dossier. L’investisseur activiste a prévenu Dropbox, qui fournit des services cloud, qu’il était devenu le principal actionnaire après le directeur général Drew Houston, selon ces sources. Cela sous-entend que le hedge fund détient plus de 10 % du capital, représentant plus de 800 millions de dollars.
Les sociétés de private equity songent de plus en plus à relier leur rémunération aux sujets environnementaux, sociaux et de gouvernance, rapporte le Wall Street Journal. Ces efforts, qui sont plus avancés en Europe qu’aux Etats-Unis, représenteraient un changement radical dans la manière dont les gérants de private equity sont payés. Habituellement, ils perçoivent 20 % des bénéfices lorsqu’un investissement est vendu. Par exemple, Future Business Partnership lie le paiement de sa rémunération à l'évaluation d’impact B, une mesure ESG liée aux objectifs de développement durable des Nations unies. L'établissement d’un lien entre les performances ESG et la rémunération se heurte toutefois à l’absence de normes convenues pour mesurer les effets des investissements.
Le fabricant de matériaux de construction Saint-Gobain a annoncé mardi avoir bouclé la cession de Lapeyre au fonds allemand Mutares, coté à la Bourse de Francfort. Les deux groupes étaient entrés en négociations exclusives en novembre 2020. L’accord de cession a été signé en décembre dernier mais l’opération, dont la réalisation était initialement prévue au premier trimestre, s’est heurtée aux réticences du personnel de Lapeyre, qui redoute des suppressions d’emplois.Lapeyre emploie environ 3.500 salariés et dispose de dix usines et 126 magasins en France. L’enseigne a réalisé en 2019 un chiffre d’affaires de 641 millions d’euros et accusé une perte d’exploitation de 34 millions d’euros.
Lancée en 2013 par Vincent Huguet et Hugo Lassiège, la marketplace de consulting freelance Malt poursuit son ascension. Elle a bouclé une série C de 80 millions d’euros, alimentée par Goldman Sachs et Eurazeo – lequel avait déjà mené la série B de 25 millions réalisée en 2019. Mais aussi par Serena et Isai, ses partenaires financiers historiques. Avec cette somme, Malt espère passer le cap du milliard d’euros de volume d’affaires d’ici trois ans, soit cinq fois plus qu’actuellement. La start-up regroupe pour l’instant une communauté de 250.000 freelances, dans un marché européen qui en compte près de six millions. Elle revendique 30.000 clients, dont une grande majorité des entreprises du CAC 40. Ses marges de croissance restent cependant très confortables. Afin de poursuivre sur sa lancée, Malt va donc accélérer son internationalisation, qui a déjà commencé en Allemagne et en Espagne. Malt avait notamment lancé en 2018 avec Qonto et Alan une plateforme regroupant divers services dédiés aux travailleurs indépendants.
Les investisseurs britanniques et européens se sont massivement détournés de Deliveroo, rapporte le Financial Times. Seulement quatre des 18.000 fonds de la région ont investi dans la société de livraison de plats cuisinés depuis son introduction en Bourse désastreuse en mars. Selon Morningstar, le seul fonds domicilié au Royaume-Uni à dévoiler qu’il a investi dans Deliveroo est géré par River and Mercantile pour la société de gestion de fortune AFH Group. Les trois autres fonds à détenir des actions du livreur sont Enginyers Accions Europe en Espagne et deux fonds européens de Morgan Stanley et Franklin Templeton. Presque tous les fonds qui soutiennent Deliveroo sont basés en Amérique du Nord et incluent des fonds de Fidelity, T Rowe Price et Federated Hermes.
Allianz Global Investors a levé 375 millions d’euros pour la troisième clôture de son fonds European Private Credit II. EPC II a attiré des assureurs et fonds de pension d’entreprises allemands, français, autrichiens et italiens aux côtés des entités du groupe Allianz. Le fonds EPC II vise une taille de 400 millions d’euros avec un plafond de 500 millions d’euros. La clôture finale du fonds est attendue au second semestre 2021. EPC II est exclusivement proposé aux investisseurs institutionnels européens. EPC II est l’un des fonds gérés par l’équipe d’investissement European Private Credit. Basée à Paris et à Munich, elle a réalisé 60 transactions à travers l’Europe pour un montant de 1,7 milliard d’euros de capital investi. Sa capacité d’engagement sur chaque transaction excède aujourd’hui 100 millions d’euros compte tenu de ses différents mandats pour Allianz et des investisseurs tiers.
Les Assurances du Crédit Mutuel et Crédit Mutuel Asset Management s’abstiendront sur la résolution 14, relative à la stratégie climat de l’entreprise Total, que cette dernière proposera lors de son assemblée générale du 28mai, indique un communiqué diffusé mercredi. Si cette résolution marque des «évolutions positives», dont «l’implication de la communauté actionnariale» et «l’acceptation d’engagements pour toutes les activités de Total», le Crédit Mutuel souligne que son abstention «vaut exigence pour la suite du processus». Celui-ci doit notamment «conduire très rapidement à la réduction de la production de pétrole et l’arrêt de l’activité d’exploration de nouveaux champs pétroliers» et «la définition d’objectifs intermédiaires pour assurer la crédibilité des objectifs 2050», indique-t-il.
Plusieurs sociétés de hedge funds ont récemment pris des mesures pour augmenter leurs investissements dans les sociétés non cotées, observe le Wall Street Journal. C’est le cas de Viking Global Investors, Maverick Capital, Lone Pine Capital. Viking cherche à lever 1 milliard de dollars auprès d’investisseurs pour son premier fonds dédié au private equity, selon des clients potentiels. Le nouveau fonds doit être bouclé le 1er octobre. Maverick a annoncé à ses investisseurs qu’il prévoyait de lancer un fonds croissance «late stage». Lone Pine augmente de 5 % à 15 % la part que ses hedge funds et fonds peuvent investir dans le non coté. Flight Deck Capital, un fonds lancé en mai par Jay Kahn avec 250 millions de dollars, a la possibilité d’investir un quart de ses encours dans des entreprises non cotées.
Accor a annoncé ce jeudi son intention de sponsoriser un véhicule d’investissement (Special purpose acquisition company, Spac) baptisé Accor Acquisition Company (AAC) qui sera coté sur Euronext Paris et dont l’objectif sera de lever environ 300 millions d’euros pour réaliser une opération de croissance externe.
Berkshire Hathaway a vendu la grande majorité de sa participation dans Wells Fargo au premier trimestre, se débarrassant d’un investissement qui était un pilier du portefeuille du conglomérat de Warren Buffett depuis 1989, rapporte le Financial Times. La société a dévoilé avoir cédé 99 % de sa participation restante dans la banque – soit 51,7 millions d’actions – réduisant sa participation dans Wells Fargo à seulement 26,4 millions de dollars fin mars. Berkshire fut l’un des principaux actionnaires de la banque, détenant près d’un dixième du capital de Wells en janvier 2018.
La récente volatilité du prix du bitcoin provoquée par Elon Musk a soulevé de nouveaux doutes parmi les gérants de fonds institutionnels concernant l’avenir des cryptomonnaies en tant que classe d’actifs, rapporte le Financial Times. UBS Wealth Management, Pimco, T Rowe Price et Glenmede Investment Management font partie des sociétés qui ont exprimé des réserves ces derniers jours au sujet du potentiel des investissements dans les cryptomonnaies. Les gestionnaires d’actifs se disent troublés par les signes montrant que, contrairement aux attentes, les cryptomonnaies ne deviennent pas moins volatiles avec le temps ou n’offrent pas aux investisseurs une couverture contre les turbulences des actions ou l’inflation.
KKR a signé un accord visant à acquérir une participation majoritaire dans ERM, qui revendique la place de plus grande société de conseil en développement durable au monde. KKR rachètera cette participation à Omers Private Equity et à Alberta Investment Management Corporation (AIMCo), l'équipe de direction et les partenaires d’ERM restant des investisseurs minoritaires. Les conditions financières de la transaction n’ont pas été divulguées. Au cours des 50 dernières années, ERM a acquis une expertise technique dans les domaines de l’environnement, de la santé, de la sécurité, des risques et des questions sociales via une équipe composée de plus de 5.500 consultants, dont 580 associés, répartis dans 150 bureaux dans plus de 40 pays. La société aide ses clients à élaborer leurs stratégies ESG, ainsi qu'à identifier et à résoudre leurs principaux problèmes de durabilité. En outre, ERM s’associe aux plus grandes organisations mondiales pour faire progresser la réflexion sur la durabilité par le biais de son institut SustainAbility. " Ce partenariat à long terme avec KKR nous permettra d'étendre et d’accélérer l’impact sur nos clients, et d’apporter de nouvelles capacités et technologies au secteur de la durabilité.», commente dans un communiqué Keryn James, directeur général d’ERM. Dans le cadre de l’investissement de KKR, les partenaires d’ERM resteront actionnaires de l’entreprise. L’investissement de KKR est réalisé dans le cadre de sa stratégie Core Investments. KKR précise être un client de longue date des services de conseil d’ERM. La transaction devrait être conclue au troisième trimestre 2021, sous réserve des approbations réglementaires et des autres conditions de clôture habituelles.
Rick Rieder, le responsable des obligations de BlackRock, sait depuis longtemps que faire de gros paris est le moyen le plus facile de se retrouver avec des pertes énormes, écrit le Wall Street Journal dans un portrait qui lui est consacré. Le responsable obligataire du plus grand gestionnaire d’actifs au monde affirme qu’il répartit largement ses paris face à une situation sans précédent. Il ne s’attend pas à ce que la reprise post-pandémie et les mesures de relance budgétaire déclenchent une vague d’inflation qui mettra fin au marché haussier des obligations, mais il couvre également ces paris ayant appris tôt dans sa carrière qu’avoir raison n’est pas synonyme de gagner de l’argent. Récemment, cela l’a amené à réduire les actifs sensibles à l’inflation et aux fluctuations des taux d’intérêt, à accroître les liquidités dans ses portefeuilles et à acheter davantage de prêts aux entreprises pour leurs rendements plus élevés. Aux clients qui l’appellent pour savoir si l'économie est en surchauffe, il répond que les hausses de prix sont probablement temporaires, mais que la Federal Reserve devra progressivement réduire son soutien à l'économie - une perspective qui ne lui fait pas peur. Sa position se distingue à un moment où de larges inquiétudes sur l’inflation ont envahi les marchés. BlackRock gère 9.000 milliards de dollars d’actifs et Rick Rieder en supervise environ 20 %. Cela suffit pour que ses décisions aient une portée bien au-delà de la société de gestion.
123 Investment Managers indique avoir conclu un partenariat avec La Poste Immo, filiale immobilière du groupe La Poste, et la Banque des Territoires, en vue d’accompagner la transformation d’anciens sites de La Poste en résidences services séniors. Ce partenariat se matérialise par une association d’123 Investment Managers, La Poste Immo et la Banque des Territoires au sein d’une nouvelle structure, la SCI Résidences Seniors La Poste, dont la détention du capital est répartie à hauteur de 59% par La Poste Immo, 21% par la Banque des Territoires et 20% par 123 Investment Managers, via son OPPCI 123 Parcours Résidentiel. Cette nouvelle structure va ainsi acquérir au fur et à mesure de leur réalisation une douzaine de résidences services séniors, idéalement situées en plein centre-ville (Amiens, Auch, Brest, Châteauroux, Metz, Perpignan, Roubaix, Saint-Etienne, Villefranche-de-Rouergue, Strasbourg, etc.). Les bâtiments issus du patrimoine postal seront restructurés dans le cadre du partenariat signé en 2020 avec Jardins d’Arcadie, Acapace, Bouygues Immobilier et Poste Immo et seront exploités par Les Jardins d’Arcadie à horizon 2023-2025, précise un communiqué.