En cédant le contrôle de Babilou à Antin IP pour un peu moins de 1,5 milliard d’euros l’an dernier, les frères Carle ont ouvert la voie à une nouvelle vague de réorganisations capitalistiques dans le secteur des crèches. Jean-Emmanuel Rodocanachi, accompagné de la banque d’affaires Lazard, en a donc profité pour s’engouffrer dans la brèche en activant la vente de Grandir, son imposant réseau de crèches privées connu sous la marque Les Petits Chaperons Rouges. Le processus de cession, qui avait été révélé par L’Agefi, a finalement permis de mettre en exergue l’offre d’InfraVia. Le fonds aux quelque6 milliards d’actifs sous gestion s’est ainsi imposé face à Naxicap Partners et Ardian – pourtant pressenti comme favori de l’enchère – et est entré en négociations exclusives avec Eurazeo et Bpifrance, présents au capital depuis cinq ans. Cela en valorisant Grandir près de 850 millions d’euros, selon nos informations. Cofondé en 2000, Grandir est parvenu à se hisser au premier plan dans le domaine de l’éducation préscolaire, avec plus de 650 centres et 32.000 places pour les enfants âgés de 0 à 6 ans, en France, au Royaume-Uni, au Canada, aux Etats-Unis et en Allemagne. Dans l’Hexagone, il revendique être le premier opérateur en nombre de crèches, avec plus de 600 établissements, contre 250 en 2016. «La prochaine décennie sera portée par une attention renforcée à nos trois piliers de développement: les entreprises clientes, les familles, et les talents, avec l’ambition de faire de Grandir leur premier choix naturel», ambitionne son dirigeant et co-fondateur.
KKR a signé un accord définitif en vertu duquel KKR acquerra la totalité des intérêts de Global Infrastructure Partners (GIP) dans Highway Concessions One et sept actifs routiers d’une longueur totale de 487 kilomètres. HC1 est une plateforme en Inde qui gère le portefeuille routier de GIP, lequel s'étend sur sept États indiens. L’investissement est réalisé via le fonds KKR Asia Pacific Infrastructure Fund Grâce à l’acquisition de la participation de GIP dans HC1, KKR entend contribuer à renforcer et à étendre le réseau routier national de l’Inde, qui dessert environ 40 % du trafic total mais ne représente que 2 % du réseau routier du pays. Ce dernier investissement dans les infrastructures s’inscrit également dans le cadre des efforts déployés par le gouvernement pour améliorer la connectivité entre les villes, la National Highways Authority of India prévoyant de construire 60.000 kilomètres d’autoroutes au cours des cinq prochaines années, précise un communiqué. Cette opération représente le troisième investissement de KKR en Inde à partir du fonds KKR Asia Pacific Infrastructure et le premier investissement de la société dans le secteur des transports en Asie. Les investissements récents dans les infrastructures en Inde comprennent India Grid Trust (IndiGrid), une fiducie d’investissement dans les infrastructures, et Virescent Infrastructure, une société d'énergie renouvelable. Les détails de la transaction ne sont pas divulgués.
Legal & General Investment Management, la plus grande société de gestion britannique, a prévenu que les sociétés de private equity ne devraient pas être autorisées à acquérir Wm Morrison pour les «mauvaises raisons», comme profiter du portefeuille immobilier de la chaîne de supermarchés ou endetter la société. Ce commentaire de LGIM, l’un des 10 principaux actionnaires de Morrisons, intervient au moment d’une vague sans précédent de prises de participation de sociétés de private equity dans des entreprises britanniques. Morrisons a accepté une acquisition de 9,5 milliards de livres par Fortress et attiré l’intérêt d’autres sociétés de private equity, Clayton, Dubilier & Rice et Apollo.
Crédit Mutuel Equity, société d’investissement du groupe bancaire Crédit Mutuel Alliance Fédérale, est entré au capital de Kéa & Partners, un cabinet de conseil en stratégie français, après une levée de fonds de 23 millions d’euros réalisée par ce dernier, rapporte Les Echos. CME, qui gère 3,5milliards d’euros d’actifs au travers de 350 participations, investit une partie en fonds propres et devient actionnaire minoritaire de Kea & Partners, et une partie en financement bancaire classique auprès d’un pool autour de LCL avec les partenaires historiques du cabinet, la Banque Palatine, La Banque Postale et la Caisse d’Epargne. Les Echos précise qu’une partie de l’investissement a été mis en place avec des «obligations vertes» (ou «sustainable equity»), dont la rémunération variera en fonction de l’atteinte des objectifs RSE fixés. Le nouvel actionnaire, qui aura une place au conseil de surveillance du cabinet, sera aussi membre du comité de mission chargé précisément d'évaluer le respect des engagements pris. On apprend aussi dans l’article que CME s’est aussi définie comme «entreprise à mission».
Les encours des fonds espagnols s'élevaientà 299,6milliards d’euros fin juin selon les données préliminaires d’Inverco, l’association des professionnels de la gestion d’actifs en Espagne. La collecte nette, de 2,2 milliards d’euros,a représenté 45% de l’augmentation des encourspour le mois (+1,6% ou +4,8 milliards d’euros). Sur le premier semestre 2021, la collecte s'élève à 13,8 milliards d’euros, le meilleur semestre de souscriptions nettes depuis six ans. Les investisseurs espagnols ont largement favorisé les fonds globaux qui ont enregistré des entrées nettes de 3,7 milliards d’euros. Les fonds obligataires mixtes et actions mixtes ont attiré des flux nets respectifs de 439et 229 millions d’euros. Les stratégies de performance absolue et celles investies en actions espagnoles ont également terminé juin en territoire positif avec des collectes respectives de 53,1et 2,3 millions d’euros. A l’inverse, les fonds obligataires et actions internationales ont subi une lourde décollecte (-975millions d’euros pour les premierset -915,6 millions d’euros pour les seconds). Les fonds garantis, monétaires et la gestion passive ont également enregistré des sorties.
Capza a pris un ticket au capital de Web Geo Services, un éditeur français de plateforme API2 et partenaire premium de Google Maps, opérant sur le marché des « Location Based Services (LBS) » ou géolocalisation intelligente. L’opération a été réalisée via Capza Growth Tech4 qui est actuellement en cours de levée de fonds et vise 300 millions d’euros. Aucun montant n’est dévoilé pour l’opération Web Geo Services. Fondée en 2009 et basée à Montpellier, Web Geo Services (WGS) est particulièrement active sur cinq secteurs : le retail, la finance, l’e-business, la mobilité et l’hôtellerie / tourisme. « Nous avons soutenu Web Geo Services depuis 2012 et avons été ravis de les accompagner pendant cette phase clé de développement. L’entreprise a un positionnement solide sur le marché et nous sommes heureux que CAPZA & IRDI prennent le relais pour soutenir l’équipe de management dans leur roadmap afin de devenir le leader de la géolocalisation intelligente », indiquent David Manjarres et Ludovic Denis, Partners, Seventure Partners, Yvan-Michel Ehkirch, Managing Partner, Karista. Capza entre au capital du groupe en tant qu’actionnaire majoritaire aux côtés d’IRDI Capital Investissement, fonds d’investissement basé dans le sud-ouest de la France et actionnaire historique de la société, qui a décidé de réinvestir dans l’opération. L'équipe de direction de WGS réinvestira l’intégralité de ses produits de cession dans la société. Les autres actionnaires financiers historiques (Seventure Partners et Paris Region Venture Fund géré par Karista) sortent intégralement lors de l’opération.
Les obligations présentant une plus grande sensibilité aux informations sur le changement climatique sont associées à des rendements futurs plus faibles, montre une nouvelle étude menée par la chaire de recherche et d’enseignement sur la finance durable de Kedge Business School et Candriam. L’effet du risque climatique est plus prononcé durant les périodes où le changement climatique fait la une de l’actualité, comme lors de la tenue de conférences mondiales sur le climat. Les secteurs les plus sensibles à l’actualité climatique ne sont pas pour autant ceux qui émettent le plus de CO2. Par exemple, le secteur immobilier n’est pas le plus émetteur mais il est lié au droit immobilier, qui est fortement imprégné des enjeux climat. Enfin, les obligations à maturité plus longue sont plus affectées par l’actualité climatique. Par exemple, les obligations arrivant à échéance avant les objectifs climatiques de 2030 et 2050 imposés par l’Union européenne sont moins sensibles que celles arrivant à échéance après ces deux dates. L'étude a construit unbeta du changement climatiquequi reflète la sensibilité au risque climatique de 3.100 obligations européennes sur une période de cinq ans, de 2015 à 2020. Pour évaluer le risque climatique de l’obligation, les auteurs de l’étude ont construit unindice de sensibilisation au climat. L’indice intègre les articles d’actualité sur le climat comme source externe d’information sur le climat.Il utilise l’Observatoire des médias et du changement climatiquequi évalue 120 sources d’information dans 54 pays, dont 31 publications européennes.
Le gestionnaire d’actifs alternatif Ares Management est devenu actionnaire du club de football de première division espagnole Atletico Madrid. La société de gestion américaine a participé à une augmentation de capital de 181,5 millions d’euros survenue vendredi 25 juin. Ares Management a investi indirectement, à travers une société chèque en blanc (Special purpose acquisition company ou Spac en anglais) dansAlético Holdco, la holding de l'équipe espagnole. Ares Management détient 33,96% de la holding, ce qui équivaut à environ 20% du capital du club. Au total, le gestionnaire américain va injecter près de 120 millions d’euros dans le club de football madrilène. Un associé d’Ares Management, Mark Affolter, rejoindra le conseil d’administration de la holding.
Nieves Picallo a rejoint la succursale espagnole de la société de gestion américaine BNY Mellon IM en qualité de responsable des relations avec la clientèle. Elle évoluait précédemment dans les équipes de ventes de Merian Global Investors et de BrightSphere. L’intéressée a également travaillé chez BBVA dans le développement de l’activité, l’analyse de fonds et la gestion de portefeuille. Elle succède à Carsten Hinner, arrivé il y a un peu plus d’un an de DWS et passé commercial chez BNY Mellon IM. Nieves Picallo est rattachée à Ralph Elder, responsable de la société de gestion pour la péninsule ibérique et l’Amérique latine.
La société de gestion finlandaise Evli a annoncé ce 22 juin ses nouveaux objectifs climatiques afin d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. pour appuyer son ambition le groupe a en parallèle nommé sa directrice du développement durable, Outi Helenius, à son conseil d’administration. En étape intermédiaire, Evli se fixe comme objectif de réduire de moitié l’empreinte carbone de ses investissements d’ici 2030, "à condition que l’environnement d’investissement le permette», nuance-t-il toutefois. L’année de référence prise est celle de 2019. Le groupe compte aussi atteindre la neutralité carbone pour les émissions de ses propres activités (Scope 1 et 2 ) au plus tard en 2025. La société va constituer un comité de travail pour les années 2021-2022 afin d'évaluer comment l’objectif intermédiaire lié aux investissements peut être atteint à travers de réelles réductions d'émission carbone et de s’assurer que cet objectif sera conforme à l’Accord de Paris. Dans ce travail d'évaluation, le groupe compte utiliser, entre autres, un cadre d’objectifs définis scientifiquement (SBT – Science Based Targets). Evli gère au total de 15 milliards d’euros d’encours.
Blackstone va acquérir Home Partners of America, une société qui achète et loue des maisons individuelles, pour 6 milliards de dollars. Home Partners achète des maisons, les loue et offre à ses locataires la possibilité d’acheter à terme. La société détient plus de 17.000 logements aux Etats-Unis.
Mediolanum International Funds Ltd, la société de gestion européenne de la banque italienne Mediolanum, a alloué 500 millions d’euros à trois nouvelles boutiques de gestion dans le cadre de sa stratégie de multigestion. Les heureuses élues sont Pzena, Mondrian et Atlas. 220 millions d’euros seront investis dans la stratégie global valuede Pzena, une société de gestion value basée à New York. Cette dernière a été créée par Richard Pzena en 1995 et gère aujourd’hui 40 milliards d’euros. Selon l’accord de sub-advisory passé avec Mediolanum, Pzena sera l’un des gestionnaires du fonds Dynamic International Value Opportunity de la société d’origine italienne. MIFL va aussi confier 220 millions d’euros à la stratégie Global Equity de Mondrian, une société de gestion londonienne affichant un encours de 49 milliards d’euros. Enfin, MIFL va amorcer le fonds Infrastructure Global d’Atlas, une société de gestion spécialisée dans les infrastructures cotées avec un montant de 70 millions d’euros. Les trois sociétés de gestion bénéficieront de la plate-forme de distribution de MIFL en Italie, Espagne et Allemagne. Ces partenariats s’inscrivent dans le cadre de l’objectif de MIFL d’investir plus de 10 milliards d’euros dans des boutiques de gestion sur les cinq prochaines années, comme l’avait annoncé son directeur général, Furio Pietribiasi, à NewsManagers. Ils font suite à ceux déjà annoncés avec Sustainable Growth Advisers (SGA), NZS Capital, Cadence Investment Partners, Intermede Investment Partners et RWC Partners.
Le géant américain du capital investissement KKR a annoncé une prise de participation majoritaire au capital de l’indien Vini Cosmetics, une société de produits de beauté et de soins personnels. Un accord définitif a été signé aux termes duquel le groupe de cofondateurs de la société - dirigé par Darshan Patel, président et codirecteur général, et Dipam Patel, codirecteur général - et Sequoia Capital vendront une participation majoritaire dans la société à KKR pour un montant d’environ 625 millions de dollars américains. Les cofondateurs continueront à détenir une participation importante dans Vini et à collaborer avec KKR pour la prochaine phase de croissance de la société, assure le communiqué. En outre, l’investisseur actuel, WestBridge Capital, acquerra une participation supplémentaire auprès du groupe de fondateurs afin d’augmenter sa participation dans Vini. KKR réalise son investissement à partir de son fonds Asian Fund IV. Le groupe américain a engagé environ 5,7 milliards de dollars de capitaux propres dans le cadre de sa stratégie de capital-investissement depuis 2006 en Inde. Au cours des 12 derniers mois, la société a réalisé plusieurs investissements dans le pays, notamment dans JB Chemicals and Pharmaceuticals, une société de produits pharmaceutiques de marque à croissance rapide ; Lenskart, un détaillant de lunettes omnicanal ; Five Star, un prêteur aux petites entreprises ; Reliance Jio, une plateforme technologique de nouvelle génération qui fournit des services numériques qui se veulent abordables ; et Reliance Retail, dans le commerce de détail.
Les fondations Ikea et Rockefeller lancent un fonds dont ils espèrent qu’il pourra financer plus de 10 milliards de petits projets d’énergie renouvelable dans les pays émergents afin de tenter de sortir plus de 1 milliard de gens de la pauvreté énergétique, rapporte le Financial Times. Chaque fondation fournira 500 millions de capital risque. Elles espèrent ensuite attirer 10 milliards de dollars de fonds additionnels cette année de la part d’agence internationales de développement, avant de s’ouvrir aux investisseurs institutionnels. L’objectif est d’étendre les investissements en énergie renouvelable dans les pays comme l’Inde, le Nigeria et l’Ethiopie.
Microsoft et Alphabet s’opposent à l’inclusion de données environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) dans les documents officiels 10k, que la plupart des entreprises cotées doivent soumettre chaque année aux Etats-Unis, rapporte le Financial Times. Les groupes de technologie estiment qu’intégrer des informations ESG dans ces documents officiels les exposeraient à des risques juridiques éventuels, vu que de telles données sont sujettes à davantage d’incertitude que les données financières et sur les risques actuellement requises dans les 10k. Cette position les met en opposition frontale avec Pimco, Invesco et d’autres sociétés de gestion qui veulent que des informations ESG figurent dans les 10k. La SEC envisage de rendre ces publications obligatoires.
Mark Machin, l’ancien responsable du Canada Pension Plan Investment Board, rejoint Serendipity, une société de capital risque basée à Singapour, rapporte le Financial Times. L’intéressé avait démissionné du fonds canadien en février, après le tollé provoqué par sa décision de se faire vacciner au Moyen-Orient. Fondé en 2020, Serendipity investit dans les services financiers, la technologie et les entreprises centrées sur le climat.
Rétablissement. La Banque de France a sensiblement revu à la hausse ses prévisions de croissance. Dans ses nouvelles prévisions, présentées le 14 juin, elle table désormais sur un PIB en progression de 5,8 % en 2021, contre 5,5 % dans sa précédente estimation publiée en mars. La France se situerait ainsi bien au-dessus de la moyenne de la zone euro (4,6 %) et retrouverait son niveau d’activité pré-crise au cours du premier trimestre 2022.
BlackRock a levé 1,67 milliard de dollars pour un nouveau fonds de dette pour financer des data centers, des péages, des éoliennes et autres projets d’infrastructures dans le monde entier, rapporte le Wall Street Journal. Les montants levés représentent plus de trois fois l’objectif initial. Cela inclut 150 millions de capitaux pour des opérations de co-investissement.
Les hedge funds prévoient d’augmenter de manière significative leur exposition aux cryptomonnaies d’ici à 2026, montre un sondage d’Intertrust cité par le Financial Times. Les dirigeants prévoient de détenir une moyenne de 7,2 % de leurs actifs dans des cryptomonnaies dans cinq ans. Si cela est répliqué dans tout le secteur, cela équivaudrait à un total d’environ 312 milliards de dollars d’actifs dans les cryptomonnaies. 17 % des répondants s’attendent à détenir plus de 10 % dans des cryptomonnaies.