Selon une étude publiée le 29 juin par Lipper FMI («Zen and The Art of Mutual Fund Maintenance»), les sociétés de gestion feraient bien d’y réfléchir à deux fois avant de lancer de nouveaux produits. En effet, sur dix des secteurs les plus populaires en 2009, un seul fonds attire en moyenne plus du tiers de la collecte nette. L'étude évoque même le «succès phénoménal» de Carmignac Patrimoine qui a drainé 98% de la collecte nette sur les fonds diversifiés. Autrement dit, les distributeurs sont encore soumis, semble-t-il, à des instincts grégaires forts qui devraient inciter les sociétés de gestion à la prudence avant de lancer un nouveau produit.L'étude montre aussi que, sur la durée, la performance n’affecte pas forcément la collecte. Pendant la première année d’existence du fonds assurément, puisque dans 85% des périodes considérées, les fonds du premier quartile ont réalisé la meilleure collecte. Mais cette proportion tombe à 75 % si l’historique de performance porte sur trois ans et à seulement 33% sur cinq ans.Autre enseignement de l'étude de Lipper FMI, la concurrence n’a pas favorisé une baisse des commissions, notamment parce que le secteur de la gestion d’actifs est un marché intermédié, que ce soit par le biais de conseillers indépendants outre-Manche (IFA), des banques privées en Suisse ou encore des banques de détail en Allemagne ou en Espagne, les investisseurs «retail» dans leur grande majorité n’investissent pas directement auprès des sociétés de gestion.Selon les données de Lipper, les frais de gestion pour les classes de parts retail s'élevaient dernièrement à 1,58% contre 1,38% fin 1999. Mais pour les institutionnels, les frais de gestion s’inscrivaient dernièrement à 0,85% contre 0,99% fin 1999. Selon l’auteur du rapport Ed Moisson, «la façon dont sont distribués les fonds en Europe a joué un rôle important sur les niveaux de commissions pratiqués pour les investisseurs retail. L'évolution du mix porduit actif/passif dans les gammes de fonds, la progression des fonds Ucits III, et les opportunités nouvelles avec Ucits IV, tout suggère une montée en puissance du débat sur les frais de gestion. Mais il faudra un choc sismique pour que soit modifiée la dynamique asset manager/distributeur».
D’après State Street Global Markets, l’indice mondial de la confiance des investisseurs a augmenté pour juin de 1,3 point à 89,7 par rapport au niveau corrigé de 88,4 relevé en mai. Le plus haut de l’année avait été constaté pour mars, avec 107,4.De fait, la confiance des investisseurs institutionnels a continué de baisser en Amérique du Nord, avec un repli de 6,3 points de l’indice régional à 92,2. En revanche, les indices régionaux pour l’Europe et l’Asie affichent des hausses respectives de 5,4 points à 97,7 et de 1,7 point à 102,6. Selon le Pr. Ken Froot, de Harvard, l’un des concepteurs de l’indice, les investisseurs institutionnels d’Amérique du Nord restent nerveux en ce mois de juin, et leur goût pour le risque retombe aux niveaux observés au printemps 2009.
Le fournisseur d’indices FTSE vient d’annoncer le lancement d’indices carbone les FTSE CDP Carbon Strategy Index Series, mises en place conjointement par le Carbon Disclosure Project qui représente plus de 500 investisseurs institutionnels dans le monde, et ENDS Carbon, le fournisseur de notations et d’indices de performance sur les émissions de carbone.Dans un premier temps, FTSE va proposer deux indices britanniques, le FTSE CDP Carbon Strategy All-Share Index et le FTSE CDP Carbon Strategy 350 Index. «Les deux indices ont été conçus pour répondre à une prise de conscience de l’impact potentiel significatif du changement climatique sur la rentabilité des investissements», souligne le fournisseur d’indices dans un communiqué. Sur la base du FTSE All-Share Index, c’est le groupe Unilever qui arrive en tête pour sa gestion des émissions carbone, devant BT Group, Morrson Supermarkets et Rolls-Royce.
Selon les données fournies par la Commission des valeurs espagnole (CNMV), les hedge funds ont des positions à découvert sur 38 titres cotés en Espagne, les deux valeurs les plus exposées en pourcentage du capital sont le Banco Popular (5,268 %) et Grifols (5,266 %), rapporte Cinco Días.Au travers de sa filiale de Londres, la Deutsche Bank est l’un des acteurs les plus actifs contre les valeurs espagnoles, avec 717,3 millions d’euros sur des shorts principalement contre le BBVA, le Popular, Grifols et Gamesa.Amber Capital a également vendu à découvert Abengoa, ACS, Sos Corporación et Prisa.Actuellement les titres les plus fréquemment attaqués sont les financières, avec le BBVA, le Santander, Bankinter, le Sabadell, Banco Valencia et le Banco Pastor.
Groupama AM se refuse à vouloir jouer les Cassandre. Son scénario pour les prochains mois n’est toutefois pas des plus optimistes. C’est ainsi que les experts de la société de gestion préconisent une extrême prudence sur les marchés d’actions en raison de l’incohérence croissante entre la chute des indices et des anticipations de bénéfices toujours revues en hausse.L’anomalie ne peut se résoudre que par une remontée des marchés actions ou par une forte révision à la baisse des résultats des entreprises. C’est la deuxième hypothèse que retient Groupama pour de multiples raisons: multiplication des plans de rigueur, pression fiscale accrue, pression sur la demande intérieure, notamment européenne, risque de déflation, réglementation plus contraignante et exigences de fonds propres accrus. Non seulement la croissance des bénéfices de la zone euro risque d’être entamée en 2010, mais elle pourrait carrément disparaître en 2010. D’où un positionnement défensif sur les actions avec une préférence pour les marchés américain et japonais. Le crédit bénéficie toujours d’un appétit pour le rendement de la part des institutionnels, ce qui limite le potentiel de tensions des primes de crédit tant que la liquidité des marchés reste assurée. Mais les incertitudes de la conjoncture incitent Groupama AM à réduire son allocation crédit en attente de visibilité, notamment sur le front politique. Les perspectives d’inflation restent particulièrement basses, Groupama a en outre allégé ses positions sur les indexées sur l’inflation quand elle ne les a pas supprimées complètement pour certains portefeuilles dont les indexées ne sont qu’une diversification. Sur les taux en zone euro, Groupama AM souligne que l’inexistence d’un fédéralisme politique au sein de la zone et la cacophonie d’annonces unilatérales limitent notablement les impacts du plan de sauvetage et de stabilité annoncé début mai. En outre, l’absence de précision, en amont sur les montants et les cibles des achats de dettes est perçue comme une faiblesse et traitée comme telle par les marchés. L’aversion pour le risque reste forte sur toutes les classes d’actifs alors que le manque de visibilité sur la suite est de plus en plus criant. Dans cet environnement, Groupama AM préconise une allocation tactique prudente sur les pays périphériques qui sont allégés au profit de l’Allemagne, de la Finlande et des Pays-Bas.
Les banques risquent d’être confrontées à une nouvelle menace émanant de l’immobilier commercial qui pourrait bien provoquer de nouvelles pertes dans le secteur financier, a estimé hier la Banque des règlements internationaux (BRI). «On peut s’attendre à ce que l’exposition à l’immobilier commercial entraîne de nouvelles pertes», a averti la Banque des règlements internationaux (BRI) dans son rapport annuel. Si la crise financière de 2007 a démarré avec une crise de l’immobilier résidentiel, cette fois c’est l’immobilier commercial, (entrepôts, bureaux...) aux Etats-Unis qui pourrait devenir problématique. Le secteur américain «a perdu plus d’un tiers de sa valeur par rapport à son pic et le taux d’impayés sur les prêts immobiliers commerciaux a dépassé 8%, soit le double par rapport à fin 2008», observe la BRI.
Selon L’Agefi suisse, Claudia Zeisberger, professeur à l’Insead, établie depuis une douzaine d’années à Singapour, souligne que Singapour affiche de grandes ambitions dans la gestion de fortune, avec pour objectif de doubler les actifs sous gestion dans les cinq prochaines années, tout en se prévalant d’un grand pragmatisme. Singapour se taille une part de 6% au marché mondial du private banking, tandis que celle de la Suisse atteint 18%. Les actifs gérés à Singapour se montaient à 300 milliards de dollars, en 2009, contre 50 milliards en 2000. Sa progression nettement supérieure à la moyenne va continuer, du fait de la forte croissance de l’Asie et de l’émergence de nouvelles fortunes. Le nombre de banques de gestion de fortune a plus que doublé en 10 ans, passant de 20 en 2000 à 42 en 2009.
Confrontés à la volatilité de leur marché domestique, les fonds chinois tentent de se diversifier en investissant dans les sociétés américaines. Ces derniers mois, les allocations dédiées au marché américain se sont inscrites en hausse, relève le Wall Street Journal. Les montants sont encore modestes puisque les fonds chinois ont investi moins de 700 millons de dollars dans les actions américaines, mais la tendance est intéressante. Les fonds chinois ne vont pas encore très loin pour investir : 70% des actifs alloués aux actions américaines sont investis à Hong Kong.Car la diversification est un nouveau concept pour les investisseurs chinois. Mais qui peut convaincre. Alors que la Bourse de Shanghai affiche un recul de 22% depuis le début de l’année, les fonds chinois investis à l'étranger ont limité la baisse à 7%.
The Wall Street Journal estime que les actions de sociétés servant des dividendes, qui ont les faveurs des retraités désireux d’augmenter leurs revenus, vont attirer encore davantage d’investisseurs après la crise financière. L’un des fonds susceptibles de bénéficier de cette tendance est le Franklin Rising Dividends Fund (FRDPX), qui affiche 2,3 milliards de dollars d’encours. Géré par Donal Taylor chez Franklin Templeton Investments, il affiche une performance annuelle de 6,31 % sur les dix ans au 25 juin, alors que dans le même temps le S&P 500 total return a perdu en moyenne 1,07 %.Le fonds n’investit que dans des sociétés qui ont augmenté leur dividende au moins huit fois sur les dix dernières années, dont la distribution a doublé sur cette période et dont le dividende doit être inférieur à 65 % des bénéfices pour laisser à l’entreprise de l’argent pour investir.Seules 120 sociétés ont passé ces différents filtres, donc Becton Dickinson et Abbott Laboratories dans la santé, Wal-Mart Stores et Damily Dollar Stores dans la distribution, Erie Indemnity aux assurances, Unioted Technologies, aux industrielles et IBM dans les technologies de l’information. Mais il n’y a aucune firme de Wall Street…
A l’adresse IP http://www.nachhaltige-immobilien-investments.de, Union Investment Real Estate (UIRE) vient d’ouvrir un nouveau portail dédié aux immeubles «durables» qui couvre le développement, la construction, l’assainissement et l’exploitation d’immeubles commerciaux.Selon le gestionnaire des banques populaires, il s’agit du premier site dans l’espace germanophone à traiter ces problèmes qui intéressent de plus en plus les investisseurs. Un sondage effectué par UIRE a en effet montré que les critères de développement durable font désormais partie intégrante de la stratégie des investisseurs en immobilier dans toute l’Europe.
Une étude* réalisée auprès de 332 clients de banques privées en Allemagne (au moins 0,6 million d’euros de liquidités, en Autriche (0,5 million et plus) et en Suisse (0,9 million de francs suisse et plus) par la division gestion d’actifs de l’Université Johannes Kepler de Linz, sous la direction du Pr. Teodoro D. Cocca, pour le compte de LGT Wealth & Asset Management montre que l’exposition moyenne aux actions se situe à 32 %, celle affectée aux liquidités se montant à 29 %. D’autre part, 16 % étaient réservés par ces investisseurs pour se prémunir contre l’inflation ou un scénario «worst case», sous forme de matières premières/or ou métaux précieux.Environ les deux tiers du total investi étaient placés sur le marché intérieur de chacun des pays, ce qui représente un risque important de concentration.D’autre part, l'étude a montré que la crise financière a provoqué d’importantes redistributions, au détriment des dérivés, des actions, des placements alternatifs et des fonds d’investissement, au profit des matières premières/or, des métaux précieux, du cash et d’autres valeurs concrètes. 48 % des personnes interrogées ont ainsi augmenté leur allocation aux matières premières/or ou métaux précieux, tandis que 31 % ont diminué leur exposition aux actions.La performance moyenne des portefeuilles est ressortie pour 2009 à 8,4 %, avec 83 % d’investisseurs dans le vert et 17 % dans le rouge. 48 % des personnes interrogées se disent satisfaites des rendements obtenus.Par ailleurs, l'étude montre que la proportion de clients avec une propension élevée à la prise de risque représentent 24 % de l'échantillon tandis que celle des investisseurs présentant une aversion marquée au risque, surtout les plus riches et les femmes, se situe à 17 %. En moyenne, la tolérance aux pertes se situe à 17 % de l’encours par an, avec un taux de 9 % pour les plus riches et les femmes.* LGT Private Banking Report 2010
Lors d’un déplacement à Berlin, George Soros s’est répandu dans la presse pour faire valoir le point de vue selon lequel les Européens font exactement le contraire de ce qui serait nécessaire actuellement : ils coupent dans les dépenses et cela plonge le continent dans une spirale déflationniste et cela à l’instigation de l’Allemagne, affirme-t-il dans une interview à Die Welt am Sonntag. L’union monétaire repose sur la peur allemande de l’inflation, mais il n’y a rien de prévu contre le danger inverse qui menace actuellement, la déflation. La paranoïa allemande au sujet de l’inflation paralyse aussi le Banque centrale européenne, qui devrait être beaucoup plus active dans cette situation. George Soros estime que le projet européen ne peut plus être sauvé que si l’Allemagne accepte son rôle de leader, ce qui veut dire concrètement qu’elle accepte de payer. Soutenir financièrement la Grèce et d’autres pays d’Europe méridionale est dans l’intérêt-même de l’Allemagne. Si l’Espagne ou un autre grand pays plonge, les banques allemandes risquent de plonger aussi : aider les partenaires de l’euro est beaucoup moins cher que de déblayer les ruines de son propre système bancaire.
L’association européenne de la gestion d’actifs (Efama) a annoncé le 28 juin le lancement d’un portail paneuropéen dédié aux Fund Processing Passports (FPP), le FPP étant le document de référence harmonisé mis au point par le secteur pour la présentation des principales caractéristiques opérationnelles d’un fonds afin de faciliter la négociation et le traitement des ordres.Le FPP a été conçu en étroite collaboration avec des spécialistes de l’information financière (Finesti, France FPP, FundConnect, Kneip, OeKB et WM Datenservice) et devrait notamment permettre des réductions de coûts, souligne l’Efama dans un communiqué.
George Szemere, spécialiste produits pour la gestion alternative chez Threadneedle, a entamé son périple en Europe continentale pour préparer le terrain au nouveau compartiment Threadneedle (Lux) American Absolute Alpha Fund de la sicav luxembourgeoise, une version coordonnée du hedge fund American Crescendo (70 millions de dollars) confiée au même gérant, Stephen Moore, qui, par ailleurs est responsable du 130/30 American Extended Alpha Fund (lire nos articles du 18 juin et du 16 mars 2010 ainsi que du 19 octobre 2009). Le fonds long/short d’actions nord-américaines lancé la semaine dernièr, ne bénéficie pas de l’agrément de l’AMF, au moins pour l’instant. Mais le gestionnaire espère pouvoir distribuer largement le nouveau produit dans divers pays européens ainsi qu’en Asie, grâce au statut OPCVM III. «Threadneedle pourra ainsi proposer aux investisseurs le choix entre deux produits similaires avec des liquidités et des réglementations différentes, sachant que le fonds coordonné à liquidité quotidienne a un objectif de performance de 8-10 % avec une volatilité ex ante inférieure à 5 % alors que l’American Crescendo, à liquidité mensuelle, vise plus de 10 % de performance avec une volatilité comprise entre 7 et 8 %» explique George Szemere.Formule éprouvée"La preuve que Threadneedle fonde de grands espoirs sur ce nouveau produit tient dans le fait que le gestionnaire britannique a investi 15 millions de dollars d’amorçage. Si l’on compte les 15-20 millions de dollars d’engagements fermes de clients qui attendent que le fonds obtienne l’agrément, le véritable démarrage se fera avec un encours suffisant pour permettre d’accueillir des souscriptions importantes d’ici trois à six mois», ajoute le spécialiste produit.L’argumentaire commercial de Threadneedle est très fourni : la maison a 3 milliards de dollars d’encours dans des stratégies de performance absolue et près de 10 milliards de dollars en actions américaines ; il existe depuis cinq ans au moins à Londres une solide expertise et une infrastructure pour gérer les ventes à découvert, sans compter que la gamme comporte un hedge fund long/short aux Etats-Unis (Accelerator, qui n’est pas un fonds de performance absolue). De plus, il faut reconnaître qu’il n’y a pas beaucoup de concurrence en Europe pour une telle stratégie sur cette classe d’actifs… alors que les gestionnaires américains ont tendance à être trop focalisés sur leurs problématiques locales, sans se préoccuper de l’environnement international.Le fonctionnementSelon George Szemere, le fonds compte actuellement entre 40 et 50 lignes «longues» et 80-100 positions courtes (la contrepartie du total return swap est BoA Merrill Lynch). Le taux de rotation pour la partie short du book se situe dans la moyenne de la profession (800-900 %) mais il est de beaucoup plus modeste pour la partie longue.D’une manière générale, le fonds n’investit en long un dollar pour un potentiel de gain de 3 dollars que dans des sociétés sous-valorisées avec une forte capacité de création de cash et de bénéfices.Stephen Moore peut choisir des titres de sociétés dans toutes les classes de capitalisations. Actuellement, le gérant favorise les biens de consommation discrétionnaire avec une position «net long» de 5 %, les financières (4 % net long) et les technologies de l’information (10 % net long). Dans le portefeuille des ventes à découvert, le fonds est 2,5 % net short sur les matériaux. Le taux de levier se situe à environ 100 %.Concernant les modalités, la commission de gestion se situe à 1,5 %, ce à quoi s’ajoute une commission de performance de 20 % avec un taux butoir correspondant à l’euribor 3 mois et un high watermark.
Selon la dernière enquête trimestrielle réalisée par Russell Investments, près de la moitié (47%) des gérants américains interrogés estiment que le marché est sous-évalué, alors qu’ils n'étaient que 28% à l’occasion d’ l’enquête de mars. Seulement 9% d’entre eux qualifient le marché de surévalué."Les gérants estiment que le marché est sous-évalué mais ils veulent aussi voir une progression très significative des bénéfices et une amélioration sur le front de l’emploi avant de prendre des risques», selon Mark Eibel, director, responsable des stratégies d’investissement de la clientèle chez Russell Investments.Les gérants sont ainsi 73% à citer les problèmes économiques en Europe comme un risque significatif pour la performance des actions américaines au cours des douze prochains mois.Manifestant une extrême sensibilité au risque, les gérants ont dans leur grande majorité donné davantage de poids à des classes d’actifs défensives. L’intérêt pour le monétaire a fait un bond de 10 points de poucentage à 16% après le niveau historiquement bas observé en mars dernier. Les Treasuries ont progressé de 6 points à 12%, alors les secteurs de la consommation et des services aux collectivités marquaient des gains de respectivement 5 points et 9 points. Le secteur des technologies a perdu 10 points mais reste le plus apprécié à 69%.
La société de gestion du Groupe Crédit Coopératif, Ecofi Investissements, a annoncé le 24 juin dans un communiqué qu’elle entendait réaffirmer son engagement en matière de finance éthique et solidaire et formaliser ses pratiques en faveur d’une gestion plus responsable dans le cadre des Principes de l’investissement responsable (PRI) de l’Organisation des Nations Unies.
Le patron de l’agence Bloomberg, Peter Grauer, a présenté le 24 juin sa stratégie en matière de développement durable. A l’occasion d’une conférence organisée à New York par Responsible Investor, Peter Grauer a indiqué que l’information et la recherche liées aux critères ESG allait devenir essentielle pour l’analyse des marchés actions. Il s’agit là d’une «zone de croissance à long terme». Bloomberg entend ainsi favoriser l’intégration de la démarche ESG dans le processus de décision des marchés de capitaux.
Selon Le Temps, les investisseurs veulent se protéger contre la chute de l’euro et les banques privées suisses continuent d’enregistrer des afflux de fonds en provenance de l’Europe. La masse sous gestion a augmenté de 6% depuis le début de l’année, à 156 milliards de francs, chez Lombard Odier, selon des propos d’Anne-Marie de Weck, associée de la banque, citée par Bloomberg. Selon l’agence financière, Bordier & Cie a enregistré une hausse similaire de ses fonds sous gestion, portant le total à 9,5 milliards. Pictet & Cie a vu ses actifs croître de 3,5% à 260,7 milliards au premier trimestre de cette année, tandis que Julius Baer a vu sa masse sous gestion grimper de 14%, à 175 milliards.
Les émetteurs d’ETF, compte tenu de leur poids important dans le capital des sociétés cotées, pourraient jouer un rôle dans la gouvernance de ces derniers, estime Plus24, le supplément argent de Il Sole – 24 Ore. Par exemple, BlackRock détient 3 % de Generali et d’Intesa Sanpaolo. Mais pour l’instant, le journal ne recense aucune prise de position forte de la part des gestionnaires passifs en Italie. Il n’y a pas non plus de trace d’exercice des droits de vote dans les assemblées des sociétés dans lesquelles les groupes financiers sont actionnaires via des ETF. Le constat est le même à l’international, indique l’hebdomadaire. BlackRock et les autres émetteurs d’ETF qui figurent parmi les principaux actionnaires de BP n’ont pas fait entendre leur voix, même après la fuite au large du golfe du Mexique, remarque Plus24.
Selon Asian Investor, le spécialiste de l’immobilier LaSalle Investment Management envisage de développer ses activités en Chine et au Japon et vient de recruter dans cette perspective Mark Gabbay en qualité de chief investment officer pour la zone Asie-Pacifique.Mark Gabbay, qui sera basé à Hong Kong, a plus de douze ans d’expérience dans la région, dernièrement chez Nomura International et avant chez Lehman Brothers. Seulement un cinquième des 40 milliards de dollars d’actifs sous gestion de LaSalle sont actuellement investis dans la zone Asie-Pacifique. La société souhaite porter cette part à 12 milliards de dollars dans les deux ou trois prochaines années.