L’encours de parts émises par les OPCVM non monétaires de la zone euro est ressorti en hausse à 5354 milliards d’euros en avril 2010, contre 5 293 milliards en mars, sous l’effet de l’augmentation de la valeur des parts ainsi que par des émissions nettes. Sur la même période, l’encours des parts émises par les OPCVM monétaires de la zone euro est passé de 1175 milliards d’euros à 1186 milliards.Les souscriptions nettes de parts d’OPCVM non monétaires de la zone euro sont ressorties à 29 milliards d’euros en avril2010, tandis que les souscriptions nettes de parts d’OPCVM monétaires se sont établies à 1milliard. Le rythme de progression annuel des émissions de parts d’OPCVM non monétaires de la zone euro, calculé sur la base des transactions, s’est inscrit à 12,4% en avril2010. S’agissant des OPCVM monétaires, ce taux est ressorti à –10,3% sur la même période. En ce qui concerne la ventilation par stratégies de placement, le rythme de progression annuel des parts émises par les fonds «obligations» est ressorti à 17,8% en avril 2010. Les souscriptions nettes de parts émises par les fonds «obligations» se sont élevées à 15 milliards d’euros. S’agissant des fonds «actions», le taux de croissance s’est établi à 14,8% et les souscriptions nettes sont ressorties à ‑1 milliard d’euros. Pour les fonds mixtes, le taux de croissance a atteint 5,1% et les souscriptions nettes se sont établies à 12 milliards d’euros.
Mark Donovan, CEO de Robeco Investment Management (RIM) et co-fondateur ainsi que lead portfolio manager de Robeco Boston Partners, a entamé un périple européen pour convaincre les investisseurs européens d’adhérer à la solution de diversification que constitue le nouveau fonds d’actions américaines de grande capitalisation Robeco US Large Cap Equity lancé début janvier au Luxembourg et qui a déjà drainé environ 250 millions de dollars. Ce compartiment reprend une stratégie de Boston Partners et RIM en place depuis 1995 et dont l’encours se situe à une quinzaine de milliards, avec plus de 5 milliards pour le fonds «modèle» de droit américain.De passage à Paris, Mark Donovan a insisté mercredi sur le fait que l'économie américaine est clairement sortie de la récession et que les entreprises du pays connaissent une forte reprise de leurs bénéfices. De plus, les grandes capitalisations, qui ont sous-performé les petites et moyennes capitalisations, sont mieux armées pour affronter les turbulences en profitant de leur taille, de leur exposition aux marchés mondiaux, de marques bénéficiant d’une notoriété internationales et d’un accès aisé au capital. D’une manière générale, toutefois, le gérant considère que les actions américaines sont encore très attrayantes actuellement.Pour RIM et Boston Partners, avec un taux de 72 % de paris actifs par rapport à l’indice Russell 1000 Value, la période qui s’ouvre devrait être propice aux «stock-pickers» au fur et à mesure que la hausse des marchés deviendra plus sélective. Dans le cas de la filiale américaine de Robeco, le choix des quelque 80 titres du fonds s’effectue dans la zone de convergence de faibles valorisations, de fondamentaux robustes et d’un momentum positif, toute position ne satisfaisant plus à l’un des trois critères étant liquidée. Cela posé, Mark Donovan a précisé à Newsmanagers qu’en moyenne un titre est conservé 18 mois en portefeuille.Cette stratégie, appliquée pour le Robeco Boston Partners Large Cap Value, a permis de générer depuis le lancement (1er juin 1995) une performance annualisée de 9,51 % contre 6,58 % pour le S&P 500 et 7,79 % pour le Russell 1000 Value.A noter par ailleurs que, pour l’instant, RIM étudie encore les implications du nouveau positionnement du groupe Robeco en matière de développement durable (lire notre article du 12 février), mais n’en a pas encore mis en pratique les principes. La transposition devrait s’effectuer dans un délai relativement court.
Selon Asian Investor, le spécialiste de l’immobilier LaSalle Investment Management envisage de développer ses activités en Chine et au Japon et vient de recruter dans cette perspective Mark Gabbay en qualité de chief investment officer pour la zone Asie-Pacifique.Mark Gabbay, qui sera basé à Hong Kong, a plus de douze ans d’expérience dans la région, dernièrement chez Nomura International et avant chez Lehman Brothers. Seulement un cinquième des 40 milliards de dollars d’actifs sous gestion de LaSalle sont actuellement investis dans la zone Asie-Pacifique. La société souhaite porter cette part à 12 milliards de dollars dans les deux ou trois prochaines années.
Union Investment Institutional a constaté qu’en réaction à la crise financière et aux turbulences sur les marchés de capitaux, les investisseurs institutionnels ont tendance à se départir de leur allocation d’actifs stratégique rigide pour adopter une approche davantage orientrée sur le court terme, avec un pilotage tactique de leurs placements, a indiqué Thomas Bosser, directeur général.Cela se traduit par une focalisation croissante sur des concept de garantie active et dynamique, notamment sous l’angle de la performance absolue, avec une optimisation de l’utilisation des budgets de risque.Chez Union Institutional (banques populaires allemandes), les principaux groupes de clientèle sont les banques et les grandes entreprises (51 %), les associations et les pouvoirs publics avec 29 % et les assureurs avec 13 %. Toutefois, Thomas Bossert constate aussi un intérêt croissant des investisseurs anglo-saxons et scandinaves pour ce genre de stratégies.L’encours des fonds Immuno d’Union est passé de 59 millions d’euros en 1995 à 21,5 milliards fin mars et il pourrait augmenter à 29 milliards d’ici à 2014, estime Thomas Bossert. Les souscriptions nettes du premier trimestre 2010 ont porté sur 1,2 milliard d’euros.
Les émetteurs d’ETF, compte tenu de leur poids important dans le capital des sociétés cotées, pourraient jouer un rôle dans la gouvernance de ces derniers, estime Plus24, le supplément argent de Il Sole – 24 Ore. Par exemple, BlackRock détient 3 % de Generali et d’Intesa Sanpaolo. Mais pour l’instant, le journal ne recense aucune prise de position forte de la part des gestionnaires passifs en Italie. Il n’y a pas non plus de trace d’exercice des droits de vote dans les assemblées des sociétés dans lesquelles les groupes financiers sont actionnaires via des ETF. Le constat est le même à l’international, indique l’hebdomadaire. BlackRock et les autres émetteurs d’ETF qui figurent parmi les principaux actionnaires de BP n’ont pas fait entendre leur voix, même après la fuite au large du golfe du Mexique, remarque Plus24.
BGFi Consulting a annoncé le 23 juin la création d’Aavana, une société dédiée à l’accompagnement des organisations dans le pilotage de leur transformation vers un modèle plus respectueux des enjeux environnementaux et sociétaux sans altérer leurs résultats économiques.
Selon L’Agefi suisse, l’économiste Valérie Issumo, qui a travaillé pendant une quinzaine d’années dans le trading de soft commodities, est l’initiatrice d’un projet de bourse éthique de l’eau. Cette bourse mettrait en relation les producteurs de certaines marchandises qui ont une forte empreinte en eau (par exemple l’or ou le blé) et les distributeurs d’eau potable, qui livreraient gratuitement 40 litres d’eau/jour/habitant aux populations pauvres. Ces volumes d’eau fournis par des investissements en infrastructure seraient principalement financés par les consommations des secteurs agricoles et industriels. Ces derniers représentent respectivement 70% et 15% de la consommation en eau. Valérie Issumo voit un parallélisme avec la bourse du CO2 où il est proposé de régler une problématique environnementale et globale par des mécanismes de marché. L’arbitrage entre le négoce de titres éthiques d’eau et de pétrole, gaz, autres sources d’énergie ou carbone devrait également être possible en raison de leur interaction.
Malgré le rebond observé sur le marché boursier et les premiers signes de redressement des indicateurs économiques, les investisseurs fortunés ne se sont pas précipités dans la chasse à la performance ou vers des placements à risque, selon le 14ème World Wealth Report publié le 22 juin par Merrill Lynch Global Wealth Management1 et Capgemini. Prudents, les millionnaires attendent principalement des banques privées et de leurs conseillers une gestion efficace des risques (pour 90% des personnes interrogées), transparence et simplicité (pour 93% d’entre eux) et des conseils spécialisés (pour 93% d’entre eux). Ils tiennent particulièrement à travailler étroitement avec leurs conseillers pour bien comprendre la nature et le potentiel d’investissements spécifiques mais également pour contrôler leur risque de perte et obtenir des conseils adaptés à leurs objectifs et leur profil de risque.« Quel que soit le montant de leur fortune, la crise a frappé les investisseurs, et ceci, non seulement sur le plan financier mais également sur le plan émotionnel », explique Gilles Dard, président de l’activité gestion privée France et Europe continentale de Merrill Lynch. « Beaucoup d’entre eux ont subi de lourdes pertes financières, ont vu leur épargne retraite fondre ou n’ont pas pu trouver de financements alors qu’ils cherchaient à monter une nouvelle entreprise ou obtenir des prêts.»« Compte tenu de l’impact de la crise sur la fortune des investisseurs et de leur confiance toujours fragile, il n’est pas étonnant que l’affectif s’ajoute au rationnel lors de la prise de décisions d’investissement », souligne Laurence Chrétien, en charge de cette étude pour la France au sein de Capgemini Consulting France. « Les sociétés de gestion privée et les conseillers l’ont bien compris et affinent dès à présent leurs approches pour améliorer le dialogue avec leurs clients et répondre au mieux à leurs préoccupations. »Bien que les personnes fortunées fassent à nouveau confiance à leurs conseillers et aux sociétés de gestion privée, ce n’est pas encore totalement le cas vis-à-vis des autorités de régulation et des marchés financiers. Si 59% des millionnaires affirment faire confiance à leurs conseillers et 56% à leur société de gestion privée, 71% d’entre eux se méfient toujours des organismes de régulation sensés surveiller les marchés et protéger les investisseurs. Dans ce climat de méfiance, les sociétés de gestion privée et les conseillers doivent surmonter les hésitations et faire face à la prudence des investisseurs pour que ceux-ci effectuent les placements qui leur permettraient de recouvrer leurs pertes.Les clients attendent un changement profond de la relation avec leurs sociétés de gestion privée et privilégient celles qui font preuve d’une meilleure compréhension de leurs besoins sur les plans émotionnel et rationnel. La recherche dans le domaine de la « finance comportementale » a montré depuis longtemps que la psychologie et les émotions incitent les investisseurs à adopter des comportements irrationnels incompatibles avec la « théorie moderne du portefeuille ».« De nombreuses sociétés de gestion privée ont déjà commencé à intégrer les facteurs comportementaux dans les stratégies d’investissement et le conseil global qu’elles apportent à leurs clients fortunés. Cependant, à terme, la mise en place d’une stratégie financière rentable fondée sur le comportement implique d’être capable d’obtenir régulièrement des informations pertinentes pour répondre le plus efficacement possible aux attentes des millionnaires », commente Gilles Dard.Même si la finance comportementale présente un intérêt pour toutes les banques privées, ces dernières ne l’appliqueront pas nécessairement de la même manière. « S’adapter à ces nouvelles réalités du marché et au changement de comportement des clients nécessitera différents niveaux de transformation pouvant potentiellement toucher tous les aspects du modèle opérationnel, ce qui inclut les produits, les processus, les plateformes ainsi que les services des banques privées », ajoute Laurence Chrétien.Les adaptations spécifiques que chaque établissement sera amené à faire dépendront de sa taille, de son positionnement, de sa spécialisation, de sa vision du futur, mais également de sa volonté et de sa capacité à évoluer. Il sera essentiel de décliner à grande échelle un conseil personnalisé, des produits pertinents et des services innovants pour répondre aux besoins de tous les clients fortunés.
Dans un entretien aux Echos, Marcus Grubb, responsable de la stratégie d’investissement du Conseil mondial de l’or, relève que la requalification de l’or comme actif financier à part entière procède à un rythme lent mais souligne que «le fait nouveau est que les investisseurs attirés par l’or augmentent de jour en jour. La place du métal jaune dans leurs allocations d’actifs croît sans cesse. Aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, les gestions de fortune lui consacrent désormais entre 5 et 10% de leurs capitaux. Les banques privées suisses en font autant. Schroders a décidé récemment de lui dédier 15% de son allocation d’actifs idéale. Outre-Manche, les fonds alternatifs sont sur la même longueur d’onde. A Londres, les fonds uniquement longs ont placé 200 millions des 7 milliards de livres qu’ils gèrent sur les «trackers» or». Seuls manquent encore à l’appel les fonds de pension et les assurances, qui ont très peu de métal jaune dans leurs allocations.
Les personnes fortunées ont privilégié l’an dernier les placements à rendement garanti, selon le 14ème World Wealth Report publié le 22 juin par Merrill Lynch Global Wealth Management et Capgemini. Les investissements sur le marché obligataire ont ainsi représente 31% de leur portefeuille en 2009 contre 29% en 2008. La part des actions a également augmenté, passant de 25% en 2008 à 29% en 2009, grâce à la reprise des marchés boursiers. La proportion de leurs investissements monétaires a, quant à elle, légèrement diminué. Les millionnaires sud-américains et japonais sont restés les plus conservateurs en investissant 52% de leur portefeuille dans les actifs liquides, les dépôts ou les obligations, et ce malgré la flambée du marché des actions.Les investissements dans l’immobilier résidentiel ont retrouvé quelques faveurs en 2009, leur part au sein des investissements immobiliers passant de 45% à 48%. Les millionnaires ont ainsi montré une préférence pour les biens tangibles en cherchant les bonnes affaires consécutives à la chute des prix dans ce secteur. La part du patrimoine immobilier commercial a de son côté légèrement diminué, passant de 28% à 27% dans un contexte de chute des revenus de location, de faible demande et d’accroissement de l’offre.La diversification géographique fait aussi partie des changements très nets dans les allocations d’actifs en 2009. « La distribution géographique des actifs des millionnaires a également évolué en 2009, ces derniers demandant des rendements plus élevés et une plus grande diversification de leurs portefeuilles », précise Laurence Chrétien, en charge du rapport pour la France au sein de Capgemini Consulting. Dans l’ensemble, à l’exception de l’Amérique latine, les millionnaires ont augmenté en 2009 la part de leurs investissements hors marché domestique. « Ce flux d’actifs pourrait notamment s’orienter vers les marchés émergents, en raison de la forte croissance économique attendue dans ces pays au cours des prochaines années » ajoute Laurence Chrétien. Ce changement va à l’encontre de la tendance générale observée durant la crise où les personnes fortunées rapatriaient leurs actifs vers leur marché domestique. D’ici 2011, les millionnaires d’Amérique du Nord et d’Europe, à la recherche d’une plus grande rentabilité, devraient continuer d’augmenter leurs investissements en Asie-Pacifique. Parallèlement, les millionnaires européens sont susceptibles d’accroître leurs placements en Amérique du Nord afin de stabiliser leurs portefeuilles.« Cette répartition des actifs nous montre que, malgré des signes de reprise et de croissance économique, la confiance des millionnaires a été ébranlée par la crise financière. C’est pourquoi ils adoptent une approche plus équilibrée de l’investissement et de la prise de risque. Ils privilégient ainsi des rendements plus sûrs et plus réguliers », selon Gilles Dard, président de l’activité gestion privée France et Europe continentale de Merrill Lynch. « Pour répondre aux besoins des investisseurs les plus prudents, les sociétés de gestion privée doivent identifier clairement et prendre en considération les caractéristiques comportementales de leurs clients dans le cadre d’un conseil spécialisé et indépendant, permettant une gestion efficace de leurs portefeuilles et du risque sur le long terme. » (voir article par ailleurs)
Prudence, prudence. Pour les équipes d’AllianzGI Investments Europe, c’est la sous le signe de la plus grande prudence qu’il convient d’aborder le second semestre. «Les marchés restent vulnérables. Les risques sont encore devant nous sur la dette souveraine et les risques d’exécution sur l’assainissement des finances publiques sont élevés», a ainsi souligné le 22 juin Franck Dixmier, chief investment officer, à l’occasion de la présentation de la stratégie d’investissement de AllianzGI Investments Europe pour les prochains mois.Les marchés boursiers sont certes peu chers mais la persistance de risques nombreux s’est traduite par un retour généralisé de la volatilité sur la plupart des actifs risqués et par un phénomène de retour aux corrélations. Dans ce contexte, «il faut rester très précautionneux et jouer très tactiquement les perspectives d’allocation», estime Mathieu Pivovard, responsable de la gestion diversifiée.C’est ainsi que Catherine Garrigues, responsable de la gestion actions, relève que l’environnement actuel reste difficile à interpréter . Car si les trois fondements d’un marché haussier demeurent intacts, à savoir la reprise économique mondiale, la rentabilité élevée des entreprises et des taux du marché monétaire proches de zéro, le risque et la volatilité des marchés développés ont considérablement augmenté, tandis que les valorisations sont attractives. Catherine Garrigues prône en conséquence la prudence dans la construction des portefeuilles, avec une approche sélective dans trois directions, géographique, sectorielle et thématique. En termes de pays, l’Allemagne, l’Europe du Nord, les Pays-Bas et la Suisse ont la préférence.Le secteurs de la pharmacie, des technologies, de la consommation courante et de la chimie sont privilégiés au détriment des opérateurs télécoms, des services publics et des banques. Et sur le plan thématique, sont surpondérées les valeurs présentant une exposition aux économies émergentes, celles qui peuvent profiter du niveau actuel de l’euro qui devrait se situer autour de 1,15 en 2011, ainsi que certaines valeurs des marchés périphériques du sud de l’Europe qui ont été pénalisées par le facteur pays. Sur l’obligataire, dans des marchés soumis à des pressions sans précédent, l’Allemagne a été confirmée comme l’unique et ultime emprunteur souverain sans risque. Dans un tel contexte et compte tenu des années qui seront nécessaires aux ajustements budgétaires, le risque souverain devient un facteur déterminant dans la construction des portefeuilles obligataires, et pousse AllianzGI à maintenir une surpondération sur l’Allemagne et une sous-pondération sur la France qui prend toutefois les mesures d’ajustement qui s’imposent et qui saura gérer la situation. Du côté du crédit, les fondamentaux restent solides et les anticipations de taux de défaut sont faibles pour cette année et 2011, grâce aux multiples restructurations. Cependant, même si les valorisations redeviennent attrayantes, le potentiel de performance semble limité, estime Alexandre Caminade, responsable de la gestion et de l’analyse crédit. Dans un tel environnement et compte tenu d’une volatilité élevée, le crédit, notamment sur le segment du haut rendement, conserve un attrait, mais davantage pour son rendement que pour son potentiel de plus-value.
Le Fonds de réserve pour les retraites (FRR) a annoncé le 22 juin qu’il avait résilié un mandat de gestion contracté avec Allianz Global Investors France et dont, par délégation, la gestion financière était assurée par une entité soeur, Nicholas Applegate Capital Management, également filiale du groupe Allianz Global Investors. Le FRR précise dans un communiqué que le mandat a été résilié «du fait de performances relatives durablement insatisfaisantes».Ce mandat portait sur la gestion d’un portefeuille d’actions petites capitalisations américaines pour un montant de 172 millions d’euros au 28 mai dernier.
Il n’y aura pas de récession à double détente (double-dip) et nous nous trouvons actuellement dans une correction intermédiaire. Actuellement, nous sommes à peu près au tiers du nouveau cycle et c’est le bon moment pour ajouter du risque à ses portefeuilles, a insisté lundi à Paris Luc Richdale, «product specialist» chez JPMorgan Asset Management (JPMAM). Dans les pays émergents du monde entier, le ratio cours/valeur comptable est désormais, avec 1,8 à 1,85 en dessous de sa moyenne historique de 1,9 et les gérants de JPMAM n’ont actuellement aucun problème de valorisation. Ils ont continué d’investir sur la Chine, à contre-courant, et ils misent tactiquement sur la région Europe/Moyen-Orient/Afrique (EMEA).JPMAM, qui gère au total 54,9 milliards d’euros en actions émergentes et commercialise 25 fonds de cette catégorie, a présenté aux investisseurs les expertises de son gérant Oleg Biryulyov, qui gère avec son équipe plus de 6 milliards de dollars dans des fonds EMEA. L’intéressé est en particulier responsable du fonds Russie, qui pèse 2,1 milliards d’euros contre 200 millions début janvier 2009 et 2,7 milliards fin avril 2010. Ce fonds, qui affichait 1,2 milliard de dollars en juin 2008, a gagné plus de 100 % l’an dernier. Ce produit a fait l’objet d’un «soft closing» parce que les actifs sous gestion s’approchent de la barre des 2 % de la capitalisation locale que JPMAM s’est fait une règle de ne pas franchir (ils se situent actuellement à environ 1,7 %). Le fonds Europe émergente, qui pèse 1,3 milliard de dollars, a lui aussi fait l’objet d’un «soft-closing».Tactique et stratégieSelon Oleg Biryulyov, il convient actuellement, pour les pays de la zone EMEA, de privilégier sur le plan tactique le thème du pétrole, en plus de la liquidité et de la croissance mondiales. La Russie et la Turquie (le futur Brésil, avec un point d’interrogation), qui sont des pays aux situations diamétralement opposées, ont en commun d'être actuellement très bon marché.Sur le plan stratégique, le gérant considère que les principaux soutiens de l’activité dans la zone EMEA resteront la consommation des ménages et les infrastructures. Le fonds Emerging EMEA Equity affiche un encours de 638 millions de dollars fin mai.Cela posé, l’Afrique peut se révéler «le dernier marché frontière», avec une richesse en ressources naturelles qui intéressent la Chine (Impala Platinum), des besoins en investissements d’infrastructures et une démographie propice à la consommation des ménages (shoprite). Le fonds Afrique de JPMAM pèse environ 150 millions de dollars.
La réunion entre Prudential et Fidelity, l’un de ses principaux actionnaires avec près de 3 % du capital, a été «cordiale», selon le groupe d’assurances cité par le Financial Times. La société de gestion n’a pas demandé directement la démission de Harvey McGrath, le président de Pru. Ce dernier était devenu la cible du mécontentement des investisseurs après l’échec du rachat de l’activité asiatique d’AIG.
Selon Hedge Week, des estimations de Preqin montrent que les investissements institutionnels dans les hedge funds sont à nouveau à hausse depuis la fin de 2009. Les investisseurs institutionnels fournissent ainsi 72 % des capitaux à disposition des hedge funds.
Alors qu’ils viennent de traverser un mois de mai calamiteux et que les législateurs partout dans le monde souhaitent encadrer plus strictement leurs activités, les hedge funds et la gestion continuent continuent de susciter des vocations.Ces derniers jours, la presse anglo-saxonne a évoqué plusieurs projets en cours. C’est ainsi que Pierre-Henri Flamand, un ancien de Goldman Sachs, a confirmé qu’il envisageait de lancer à l’automne un hedge fund «event-driven» nommé Edoma Capital, doté d’environ 1 milliard de dollars. Le hedge fund sera basé à Genève, probablement pour échapper au durcissement de la fiscalité britannique intervenu récemment.Un ancien trader de Merrill Lynch, Frédéric Marino, devrait pour sa part lancer dans le courant de l'été un hedge fund nommé FM Capital Partners avec le soutien du gouvernement libyen qui, selon le quotidien britannique The Independent, y aurait investi des centaines de millions de dollars. Frederic Marino a mis sur pied le hedge fund il y a déjà presque un an et compte s’entourer de quelque 40 collaborateurs d’ici à l’automne. Parmi les cadres du fonds figurent notamment Mohamed Taher Siala, ancien sous-scrétaire d’Etat aux affaires étrangères, et Khaled Kagigi, qui pilote un fonds du gouvernement libyen qui investit en Afrique.Les activités du fonds comprendront des stratégies traditionnelles de hedge funds ainsi que des travaux de recherche d’opportunités d’investissement sur le sol africain.Dans ce contexte, l’agence Bloomberg a indiqué que Citigroup envisageait de consacrer 750 millions de dollars aux hedge funds cette année et 1 milliard de dollars l’an prochain…
Le fonds de pension californien CalPERS ( California Public Employees’ Retirement System) a indiqué le 18 juin qu’il avait pris une participation de 12,7% dans l’aéroport de Gatwick pour un montant de 106 millions de livres (155 millions de dollars) auprès du fonds d’infrastructures Global Infrastructure Partners (GIP).GIP avait piloté l’acquisition de Gatwick auprès de BAA en décembre 2009 pour un montant de quelque 1,5 milliard de livres. L’acquisition de cette participation constitue le premier investissement en direct de CalPERS dans le cadre de son programme d’infrastructures lancé en 2007 et qui prévoit un engagement dans les infrastructures de 1,5% du total des actifs du fonds de pension.
En janvier-mai les prix du gaz naturel aux Etats-Unis ont chuté de 22 % et beaucoup de hedge funds suiveurs de tendance ont été pris à contre-pied parce que la tendance s’est brutalement inversée, avec un gain de 15 % depuis le début de juin, rapporte The Wall Street JournalParmi les sinistrés figurent cinq fonds de Morgan Stanley Smith Barney, qui ont perdu plus de 120 millions de dollars sur les 640 millions investis. Le même sort a touché le Bristol Energy Fund (qui avait atteint 500 millions de dollars) et plusieurs fonds plus petits de SandRidge Capital, qui a perdu 19 %, dont 15 % durant la première quinzaine de juin. Superfund USA a également perdu de l’argent sur ses paris sur le gaz naturel qui représentent 1 % de son encours de 1,25 milliard de dollars.En revanche, Auspice Capital Advisors a gagné de l’argent sur le gaz naturel dans son ETF spécialisé ainsi que dans un fonds diversifié de matières premières. Le Claymore Natural Gas Commodity ETF a gagné 7,4 % depuis fin mai. Le londonien BlueCrest Capital Management affiche également une performance de 2 % sur la première quinzaine de juin, son BlueTrend Fund de 10 milliards de dollars profitant de plus-values de trading sur le gaz naturel. Il avait perdu 8 % en mai.
Depuis le 10 juin, il est obligatoire de communiquer à la CNMV les positions à découvert dépassant 0,2 % du capital de n’importe quelle valeur espagnole. Quand elles dépassent 0,5 %, le régulateur les publie. Ainsi, rapporte Cinco Días, plusieurs établissements ont déclaré des positions courtes pour 1.218 millions d’euros sur 15 sociétés espagnoles, les plus visées en pourcentage du capital étant BME (3,9 %), Grifols (3,4 %) et le Banco Popular (3,2 %). C’est la Deutsche Bank qui a misé le plus (750 millions d’euros) contre les sociétés espagnoles BBVA, Banco Popular, Gamesa et Grifols. On trouve par ailleurs les gestionnaires américains de hedge funds Amber Capital, Morton Holdings et Eminence Capital. Il y a aussi Mason Capital Management, John A. Griffin et Marshall Wace
Malgré la crise financière, une grande majorité des étudiants et jeunes diplômés en finance reste ouverte aux opportunités d’emplois à l'étranger, selon une enquête réalisée par eFinancialCareers.fr auprès de 206 étudiants et jeunes diplômés envisageant de travailler dans le secteur de la finance.Seuls 21% concentreraient leurs recherches uniquement sur le marché français. Parmi les 79% prêts à s’expatrier, plus de la moitié aimeraient travailler dans un pays européen, Londres étant leur ville européenne préférée pour débuter une carrière dans le secteur de la finance (mentionnée par 62% d’entre eux).