Les administrateurs de fonds sont nombreux à avoir sous-estimé le niveau des investissements et de l’expertise nécessaires à des services de middle office solides, estime HSBC, selon COO Connect.Or, les hedge funds ont tendance à externaliser leurs opérations de middle office afin de limiter leurs frais généraux ainsi que les coûts pour l’investisseur. En outre, nombre d’entre eux mettent en œuvre des stratégies plus complexes en réponse à la demande des investisseurs pour des produits moins passifs et dépendants du beta après les turbulences de 2008. «Cette approche nécessite une gestion du risque active ainsi qu’une transparence accrue», estime Callum Runcie, directeur des ventes pour l’industrie alternative chez HSBC Securities Services. Compte tenu de la nature plutôt ésotérique de certaines de ces stratégies, certains administrateurs pourraient avoir quelques difficultés à mettre en œuvre les exigences des hedge funds. Les administrateurs vont notamment devoir traiter les caractéristiques de gré à gré (OTC) de certaines stratégies complexes mises en œuvre par les hedge funds. Et dans cette perspective, HSBC souligne qu’une équipe dédiée à la valorisation des instruments OTC est indispensable. Les grands acteurs peuvent avoir le savoir-faire nécessaire pour faire face à ce genre d’exigences mais les boutiques spécialisées sur ces stratégies peuvent aussi tirer leur épingle du jeu.
Les marchés mondiaux se sont effondrés ces dernières semaines, et de nombreux fonds ont effacé leurs gains de l’année en enregistrant des pertes importantes au cours de l'été. Qui sont ces grands perdants de la chute des marchés? Selon Lyxor, ce sont surtout les fonds utilisant des stratégies allant contre le marché qui ont souffert de la baisse des Bourses. Dans un récent livre blanc publié par Lyxor (Bruder B. and Gaussel. N (2011), Risk-Return Analysis of Dynamic Investment Strategies, Lyxor White Paper Series, Issue 7), les auteurs s’efforcent de démontrer que les stratégies de gestion dynamique en question utilisées notamment par les hedge funds sont généralement exposées à des risques extrêmes, c’est-à-dire des pertes peu fréquentes mais de grande amplitude, tandis que les stratégies suivant le marché présentent des risques plus limités.Le document analyse les mécanismes par lesquels certaines stratégies de gestion telles que le « moyennage à la baisse » ou la recherche systématique de « point d’entrée » peuvent conduire à des situations de faillite «si leur risque n’est pas préalablement identifié et maitrisé». Retrouvez l’intégralité du livre blanc en version PDF (en anglais) en pièce jointe..
Selon un sondage effectué par le suédois SEB Enskilda, quelque 32 % des investisseurs nordiques, principalement des fonds de pension, sont disposés à accroître cette année leur allocation à des hedge funds alors qu’ils ne sont plus que 2 % (contre 14 % en 2010) à envisager de réduire leur exposition à ce type de produits.SEB Enskilda précise que l’intérêt pour les hedge funds nordiques et européens a fortement diminué, 39 % du panel contre 78 % l’an dernier envisageant d’allouer des ressources à des hedge funds européens. L'étude montre aussi que 68 % des spécialistes interrogés (qui gèrent au total plus de 600 milliards de dollars) sont investis dans des fonds alternatifs coordonnés. D’autre part, 78 % des investisseurs soulignent qu’ils n’investiront que dans des single hedge funds, en évitant les fonds de hedge funds, qui ont la réputation de facturer «une couche supplémentaire de frais».
Le groupe Axa a annoncé le 23 août le lancement de son opération d’actionnariat salarié qui, comme chaque année, propose à ses collaborateurs, tant en France qu'à l’international, de souscrire à une augmentation de capital réservée. L’opération 2011, intitulée « Shareplan 2011 », se déroulera dans 42 pays et concernera plus de 110.000 collaborateurs, à qui seront proposées, dans la plupart des pays, une offre « classique » et une offre dite « à effet de levier ». L’investissement initial des souscripteurs dans l’offre à effet de levier est garanti. Le nombre maximum d’actions pouvant être émises dans le cadre de cette opération s’élève à 65.502.183 actions, correspondant à une augmentation de capital d’un montant nominal de près de 150 millions d’euros. Les actions nouvelles créées porteront jouissance à compter du 1er janvier 2011.
Dans une interview à la Börsen-Zeitung, Thomas Schmengler, directeur des acquisitions et des cessions, indique que, depuis la faillite de Lehman, Deka Immobilien a acheté des immeubles industriels et commerciaux pour 6 milliards d’euros. A long terme, l’objectif consiste à investir annuellement entre 2 milliards et 3 milliards d’euros tout en procédant à des cessions pour 1 milliard d’euros, afin de prendre les bénéfices. Le manager indique aussi que depuis le début de cette année, tous les fonds immobiliers offerts aux particuliers de Deka Immobilien affichent des souscriptions nettes.
L’appétit des investisseurs pour les marchés émergents semble se renforcer. Selon une étude que vient de publier Baring Asset Management, 12% des investisseurs interrogés entre le 1er et le 3 juillet dernier envisagent d’augmenter leur exposition aux marchés émergents au cours des douze prochains mois. Les investisseurs en quête d’opportunités dans les pays émergents n’a cessé d’augmenter depuis 2009 où elle se situait à 9%.Parallèlement, les actifs des fonds actions dédiés aux pays émergents sont passés de 6,2 milliards de livres en 2009, à 9,6 milliards en 2010 et 13,1 milliards en 2011, selon les chiffres de l’Association britannique de la gestion financière (IMA). L’enquête relève que les investisseurs privilégient sur le court terme et le long terme, une diversification de leur exposition à l’ensemble des pays émergents, ce qui est essentiel compte tenu des profils de risques/rendements très disparates proposés par ces pays. A noter aussi que 17% des hommes envisagent d’investir dans les pays émergents contre seulement 9% de femmes. Toutefois, les femmes semblent s’intéresser de plus en plus aux marchés émergents puisqu’elles n'étaient que 5% en 2009 à envisager une exposition à la classe d’actifs.
Le groupe suisse UBS a nommé David Hayward Evans en qualité de responsable de la philanthropie et de l’investissement responsable pour la région Asie-Pacifique, rapporte Wealthbriefing.Il sera basé à Singapour et travaillera en étroite collaboration avec Christina Tung et Jenny Santi, responsables des activités philanthropiques à Hong Kong et Singapour respectivement.David Hayward Evans travaillait précédemment aux Nations Unies, pour le compte du fonds international de lutte contre le sida (Global Fund To Fight Aids).
State Street vient de recruter John Sin en qualité de responsable des ventes et du développement des activités du groupe en Asie septentrionale (hors Chine), rapporte Asian Investor. Basé à Hong Kong, John Sin aura en charge Hong Kong, la Corée du Sud et Taiwan.Il travaillait précédemment chez BNY Mellon à Hong Kong mais avait commencé sa carrière chez State Street.State Street souhaite renforcer sa force de frappe dans les activités d’adminsitration de fonds en Asie dans le cadre de son objectif de doublement des revenus hors Etats-Unis d’ici à la fin de 2014.
Les hedge funds sont de plus en plus baissiers, selon le Financial Times. Selon le Data Explorers Long Short Ratio pour les actions américaines, les investisseurs ont augmenté leurs positions vendeuses depuis mai, date à laquelle le montant relatif des paris à la baisse était à son plus faible niveau depuis 2005. Ce ratio ressort à 11,71, ce qui signifie que les positions longues sont 12 fois supérieures aux positions courtes. En mai, il était à 13,19.
Durant la troisième semaine d’août, la faiblesse des perspectives économiques a dominé la stratégie des investisseurs. La plupart des catégories de fonds ont subi des rachats. Selon EPFR Global, la semaine au 17 août s’est ainsi terminée pour les fonds obligataires à haut rendement et les fonds de matières premières par une décollecte de plus de 2 milliards de dollars.En revanche, les investisseurs sont de plus en plus friands pour les actions à dividende. Depuis le début de l’année, les fonds actions qui s’intéressent plus particulièrement aux titres à dividende ont enregistré une collecte de près de 13 milliards de dollars alors que l’ensemble des fonds actions accuse dans le même temps une décollecte de plus de 45 milliards de dollars. Les fonds obligataires ont terminé la semaine sous revue sur une décollecte nette de 4,1 milliards de dollars, les fonds actions accusant pour leur part une décollecte de 5,81 milliards de dollars, soit malgré tout moins du quart du montant observé la semaine précédente. Les fonds monétaires, qui avaient drainé des montants records récemment, ont enregistré une collecte nette de seulement 1,93 milliard de dollars. La décollecte des fonds d’actions émergentes s’est ralentie pour revenir à 2,77 milliards de dollars, la moitié de ce montant étant à mettre sur le compte des fonds actions asiatiques hors Japon, les investisseurs ayant des doutes sur le maintien à un niveau élevé des exportations des pays de la région. En Europe, dans un paysage dévasté par les turbulences boursières, les fonds d’actions allemandes ont tout de même tiré leur épingle du jeu avec une collecte nette de plus de 1 milliard de dollars.
L’indice de l’International Strategy & Investment Group qui mesure les positions de 35 hedge funds gérant environ 84 milliards de dollars est tombé le 16 août à 45,8, contre un plus haut de 2011 à 54,2 en février, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Cela signifie concrètement que les positions à la vente ont atteint leur niveau le plus élevé depuis deux ans et que les hedge funds du monde entier s’attendent à une poursuite de la chute des cours des actions.
La société de gestion QS Investors, qui jusqu'à l’an dernier appartenait au pôle gestion institutionnelle de la Deutsche Bank et qui a été rachetée par les salariés, envisage de lancer un fonds de protection contre l’inflation de 1 milliard de dollars d’ici à la fin de l’année, rapporte le Wall Street Journal.La firme basée à New York, dont les actifs sous gestion s'élèvent à 13,4 milliards de dollars, précise que ce fonds, le Liquid alpha Fund, sera un véhicule conforme à la directive Ucits, avec notamment une liquidité quotidienne.
Les performances passées ne préjugent pas des peformances futures... Et, selon TCF Investment, les performances passées ne préjugent pas non plus des performances passées… Au cours des douze dernières années, explique TCF Investment, le secteur des fonds d’investissement a infligé une rotation de 100 % aux fonds proposés aux clients retail et à ses conseillers. Les dernières statistiques annuelles de l’association britannique de la gestion financière (IMA), qui portent sur les données à fin 2010, montrent ainsi que sur la période, chaque jour ouvrable a vu peu ou prou la création d’un fonds alors que parallèlement un fonds était fermé ou fusionné. En effet, sur douze ans, 2.660 fonds ont été lancés et 2.486 fonds ont été fermés ou fusionnés. Fin 1999, le nombre total de fonds disponibles s'élevait à 2.437. A la fin décembre 2010, le nombre de fonds disponibles s’inscrivait à … 2.574. Selon TCF Investment, il est très peu probable que le niveau de rotation observé ait été réalisé au bénéfice de la clientèle. Les coûts liés à la fermeture, à la fusion ou au lancement d’autant de fonds ont dû représenter plusieurs millions de livres de dépenses fiscales, juridiques et autres portés finalement par les investisseurs. Il est aussi raisonnable de penser, poursuit TCF Investment, que les fonds fermés ou fusionnés sont des produits qui n’ont pas été à la hauteur des attentes. Sur les douze ans considérés, environ la moitié des fonds ont été fermés ou fusionnés sur n’importe quelle période glissante de cinq ans, ce qui signifie que leurs historiques de performance sont également passés aux oubliettes et ne figurent plus dans les tableaux de recensement des performances. Autrement dit, «quiconque s’intéresse à la performance moyenne du secteur sur cinq ans ne prend connaissance que de 50 % de l’historique, la meilleure partie», souligne David Norman, CEO de TCF Investment Funds. C’est dire en effet que «les historiques des performances passées ne constituent même pas un guide fiable sur les performances passées, sans parler des performances futures"…
Dans un environnement de marchés instables, les fonds de fonds dédiés à l’Afrique semblent une oasis de stabilité. Selon le fournisseur de données sur les hedge funds PerTrac et HedgeNews Africa, une société spécialisée dans les informations sur la gestion alternative en Afrique, les fonds de fonds africains ont non seulement surperformé le marché dans les phases baissières entre juillet 2009 et juin 2011 mais ils ont aussi affiché des rendements moins corrélés et volatifs que le marché.Dans les marchés baissiers des deux dernières années, l’indice composite des fonds de fonds calculé par HedgeNews Africa a surperformé le S&P 500 TR de 42,93% et le MSCI EAFE-Neet de 38,55%. Par ailleurs, les rendements de l’indice composite des fonds de fonds est resté dans une fourchette de fluctuation comprise entre -2% et +2% alors que le S&P 500 TR et le MSCI EAFE-Net affichent des fourchettes de -10% à +10%. PerTrac a publié ces conclusions à la suite d’un nouvel accord passé avec HedgeNews Africa dont les bases de données seront ajoutées à la plate-forme d’analyse de PerTrac à destination des investisseurs et des gestionnaires de fonds.
Un sondage effectué par Schroder Property KAG auprès de 112 investisseurs professionnels allemands fait apparaître qu’un tiers de ces institutionnels envisagerait de liquider ses placements dans des fonds immobiliers offerts au public sur les douze prochains mois. Environ 65 % de ces investisseurs ont actuellement des parts de ces fonds en portefeuille, mais seuls 33 % ont l’intention d’augmenter leur exposition à ces produits, toujours pour les douze prochains mois.En d’autres termes, la nouvelle législation entrée en vigueur en avril 2011 (lire notre article du 14 février) ne convainc pas : 47 % des spécialistes interrogés estiment que les mesures adoptées ne sont globalement pas adéquates et 84 % estiment qu’elles ne justifient pas une augmentation de leur exposition à ces fonds.Ces résultats risquent de compliquer les projets de réouverture des gestionnaires qui ont dû geler les remboursements de 11 fonds immobiliers ouverts. Quatre ont d’ailleurs déjà décidé de liquider leurs produits. Tous ces fonds gelés ou en instance de liquidation représentent un encours voisin de 30 milliards d’euros.Sur les douze mois au 30 juin 2011, l’encours total des fonds immobiliers offerts au public a diminué de 3 milliards d’euros, à 85,03 milliards. Une évolution à laquelle la perte moyenne de 2,7 % enregistrée par le secteur en 2010, malgré une hausse des prix de l’immobilier (surtout résidentiel), n’est probablement pas étrangère.
La Frankfurter Allgemeine Zeitung rapporte que Swiss Life indique avoir ramené au premier semestre la part de son portefeuille d’investissements (114 milliards de francs au total) consacrée aux actions de 3,1 % à 1,1 % pour investir en obligations d’entreprises et en immobilier.Cette réduction correspond arithmétiquement à 2,3 milliards de francs ou 2 milliards d’euros. Au 30 juin, le portefeuille actions se composait à 51 % de valeurs suisses, à 35 % de titres français et à 16 % d’actions allemandes.Cependant, Swiss Life est confronté à un risque de change important sur son portefeuille d’obligations d’entreprises, puisque 50 % sont libellés en euros et 25 % en dollars.
Le CEO pour la zone Asie–Pacifique de RCM (groupe Allianz Global Investors), Mark Konyn, a indiqué vouloir accentuer ses efforts de distribution en direction des investisseurs occidentaux, notamment américains, européens et australiens, rapporte Asian Investor.RCM entend promouvoir l’ensemble de son offre sur l’Asie, entre autres les actions chinoises, au moment où les investisseurs institutionnels occidentaux s’intéressent de plus en plus à des mandats spécialisés. Malgré les turbulences des dernières semaines, les investisseurs vont continuer à s’intéresser aux actifs risqués, notamment ceux des marchés émergents, estime Mark Konyn, ne serait-ce qu’en raison de la volonté de la Réserve fédérale américaine de maintenir ses taux à leur niveau actuel jusqu’en 2013.
Le fonds de pension californien CalPERS a annoncé le 15 août qu’il avait approuvé un programme d’investissement de 200 millions de dollars pour les nouveaux gérants spécialisés dans l’immobilier dont les actifs sous gestion sont inférieurs à 1 milliard de dollars.CalPERS a par ailleurs indiqué que l’agence d'évaluation financière Fitch Ratings avait confirmé son triple A.
Les hedge funds basés en Asie ont été contraints de vendre des actions pour respecter les règles de gestion des risques mises en place après la crise financière de 2008. Cela a exacerbé la chute des marchés d’actions dans la région, selon des banquiers et des gérants de fonds cités par The Wall Street Journal. «Les risk managers ont pris le pas sur les gérants de portefeuille», résume Paul J. Andersson, responsable des ventes de dérivés actions et convertibles pan-asiatiques chez Citigroup à Hong Kong.
La plupart des gérants s’attendent à un nouveau ralentissement au second semestre de la collecte des fonds obligataires européens, selon la dernière enquête trimestrielle réalisée fin juillet par Fitch Ratings auprès d’un échantillon représentant quelque 4.300 milliards de dollars d’actifs de fixed income.Les deux tiers (67%) des investisseurs dans le fixed income prédisent un ralentissement des flux dans les fonds obligataires européens au second semestre. Un investisseur sur quatre ne prévoit pas de réallocation significative durant le semestre et seulement 7% estiment que le ralentissement prévu pourrait prendre fin assez rapidement. Ce sondage vient ainsi confirmer les inquiétudes des investisseurs sur le fixed income en tant que classe d’actifs, avec notamment la perte de son statut d’actif sans risque. Les rendements des titres gouvernementaux sont en risque, en raison de l’inflation, principalement dans les pays émergents, et des problèmes de dette souveraine dans les marchés développés.