La situation reste extrêmement tendue des deux côtés de l’Atlantique, en raison notamment du casse-tête de l’endettement, mais le pire n’est pas non plus certain. «Le marché a déjà intégré beaucoup d'éléments et le scénario noir d’une nouvelle crise n’est pas le plus probable», a lancé le 31 août Philippe Delienne, président de Convictions Asset Management.Dans le contexte actuel toujours très tourmenté, la société de gestion estime qu’il faut privilégier le stock picking, notamment parce que les actions offrent désormais de meilleurs rendements que les obligations alors que les valorisations n’ont jamais été aussi intéressantes. Toutefois, compte tenu de la volatilité chronique des marchés, la réexposition sur les actions ne peut-être que progressive. Convictions AM s’intéresse aux actions des marchés émergents et tout récemment aux actions américaines. Sur le plan sectoriel, les valeurs technologiques, les médias, l'énergie, les marques, la santé tiennent le haut du pavé ainsi que les sociétés ayant besoin d’une faible intensité capitalistique, le financement bancaire étant susceptible d'être un canal d’accès difficile pendant quelque temps. Enfin, la maison est également positive sur les obligations d’entreprises notées en catégorie d’investissement, les obligations jouissant d’un triple A et les devises émergentes.
L’indice de confiance des investisseurs calculé par State Street Global Markets a baissé de 12,9 points en août, à 89,6 contre 102,5 en juillet (chiffre corrigé). Le repli le plus significatif a été enregistré chez les investisseurs en Amérique du Nord, dont la confiance a diminué de 13,9 points pour s’établir à 88,6 points par rapport au niveau corrigé de 102,5 atteint en juillet. Ailleurs, le repli a été plus modéré. Ainsi, l’indice européen a décroché de 4,6 points à 90,5 par rapport à 95,1 (niveau corrigé) en juillet, tandis qu’en Asie, la confiance des investisseurs affiche un léger recul de 0,6 point, passant de 95,8 (niveau corrigé) pour s’établir à 95,2 points.« La forte volatilité des marchés ce mois-ci a fortement pesé sur la confiance des investisseurs, ce qui n’est probablement pas surprenant », estime State Street Global Markets dans un communiqué. « Les prévisions de croissance revues à la baisse, la dégradation de la note de la dette souveraine américaine, et les difficultés persistantes concernant le financement de la dette publique en Europe sont autant de facteurs ayant incité les investisseurs institutionnels à réduire leurs allocations en actifs à haut risque. La question cruciale qui se pose pour les investisseurs, c’est de savoir si l’augmentation du niveau de stress au sein du système financier se traduira par des effets concrets sur l’économie ».
Les investisseurs professionnels français ne manquent pas de confiance en leurs capacités à bien gérer les investissements qu’on leur a confiés, bien au contraire. Ils sont très souvent victimes de leur excès de confiance, un biais comportemental qu’ils partagent d’ailleurs avec les investisseurs particuliers. C’est ce qui ressort d’une étude de deux chercheurs de l’Université de Strasbourg réalisée en partenariat avec Morningstar et CCR Asset Management («Excès de confiance, perception du risque et prise de risque : le cas des professionnels de la finance» par MH.Brouihanne, M.Merli et P.Roger, juin 2011). L’objet de l'étude, rédigée sur la base d’un questionnaire auprès de 61 professionnels de la finance (directeurs financiers, gérants de portefeuilles, responsables trésoreries…), est de mettre en lumière les facteurs sous-jacents à la propension à prendre des risques. Les répondants sont majoritairement des hommes (52 sondés), âgés en moyenne de 44 ans. Deux séries de 10 questions, portant sur la culture générale et sur la culture financière, ont été posées aux participants, qui pouvaient choisir entre des réponses sous forme d’intervalles. Concrètement, à la question «Quelle est la longueur du Rhône en kilomètres ?», on pouvait très bien répondre «entre 0 et 5000 km» ou «entre 750 et 850 km». Les deux réponses sont bonnes, puisque le Rhône fait 812 km de long, mais le risque pris n’est pas le même. Or, en moyenne, les professionnels ont eu un score de 4,94 bonnes réponses sur 10 en culture générale et de 4,74 sur 10 en culture financière. De fait, les auteurs notent que le décalage est particulièrement important entre le nombre de bonnes réponses attendues par les personnes interrogées et leurs scores finaux. «Nous assistons clairement à un excès de confiance de la part des professionnels de la finance», souligne Maxime Merli, un des auteurs de l'étude, «surtout que les erreurs commises sont exclusivement liées à des intervalles de confiance trop étroits, soit des erreurs de calibrage, et non à des réponses aberrantes», ajoute le chercheur de l’Université de Strasbourg. Autre enseignement de l'étude : contrairement à ce que l’on pourrait attendre, avec cinq titres de sociétés pris comme base, les professionnels sondés anticipent une volatilité très inférieure à la moyenne historique, quelle que soit la fenêtre d’estimation retenue (1 à 3 ans, avec ou sans la crise). Victimes de leurs certitudes, les investisseurs professionnels laissent libre cours à leurs biais comportementaux. «Cet excès de confiance conduit les professionnels à des prises de risque importants», notent les auteurs de l'étude, qui soulignent que ce type de comportement se retrouve chez de très nombreuses corporations de spécialistes, comme les médecins, les juristes ou les étudiants.
La société d’Investissement Derivatives Capital a annoncé le lancement de ZEN autocall, un placement reposant sur un EMTN (structured Euro Medium Term Note) émis par le Crédit Agricole CIB Financial Solutions d’une durée maximum de huit ans. La performance du placement repose sur l’Eurostoxx 50 et présente un mécanisme de remboursement anticipé de l’année 1 à l’année 7. Concrètement, si l’indice enregistre une performance positive ou nulle par rapport à la date de constatation initiale, un mécanisme de remboursement anticipé est activé. L’investisseur reçoit alors son capital initial investi augmenté d’un gain de 10% par année écoulée. A la fin de l’année 8, le 28 octobre 2019, si l’indicateur de référence enregistre une performance positive ou nulle par rapport à la date de constatation initiale, l’investisseur reçoit son capital initial investi augmenté d’un gain de 80%. Si le mécanisme de remboursement anticipé n’a jamais été activé et si le cours de l’Eurostoxx 50 n’a pas baissé de plus de 50% depuis la date de constatation initiale, le capital est intégralement protégé. Enfin, si le mécanisme de remboursement anticipé n’a jamais été activé et si l’indice a baissé de plus de 50%, l’investisseur enregistre alors une perte en capital. Caractéristiques : Code Isin : FR0011073931Période de commercialisation : du 7 juillet 2011 au 28 octobre 2011Durée maximum : 8 ansValeur nominale : 1.000 € en assurance-vie et 50.000 € en compte-titres Date de constatation initiale : 28 octobre 2011Date de constatation finale : 28 octobre 2019Cadre de distribution : assurance-vie, contrat de capitalisation et compte-titres
L’agence de notation Fitch a annoncé le 30 août qu’elle allait probablement encore revoir à la baisse la perspective d'évolution de la dette chinoise libellée en yuans, après l’avoir passée de stable à négative en avril dernier.L’agence a justifié cette annonce par la hausse des défauts de paiement et la forte inflation actuelle, après une longue période de crédit facile. Fitch a également averti que les autorités chinoises auront du mal à répondre à un nouveau retournement de tendance économique, la hausse des prix et l’accumulation des créances douteuses auprès des établissements de crédit rendant impossible un nouveau plan de relance massif comme celui lancé il y a près de trois ans. En avril, Fitch avait revu de «stable» à «négative» la perspective d'évolution de la note de la Chine, pour sa dette libellée en monnaie locale, s’inquiétant de l’augmentation de la dette des ménages et des entreprises et de l’envolée des prix immobiliers. La dette en yuans de la Chine est notée actuellement «AA-", la dette en devises du pays étant notée «A+".
Bill Gross, fondateur de Pimco (groupe Allianz Global Investors) et gérant du Total Return Fund, a reconnu avoir perdu le sommeil à cause du mauvais timing d’un pari sur les Treasurys, rapporte The Wall Street Journal. Le gérant-vedette confesse que sa décision de liquider la totalité des positions du fonds en bons du Trésor US pour utiliser ensuite des dérivés afin de parier contre les obligations d’Etat en mars a été une «erreur».Depuis le début de l’année et jusqu'à mercredi, le Total Return Fund a généré pour ses investisseurs une performance de 2,99 %, se classant ainsi en 157ème position sur les 179 produits de la catégorie obligations à échéance intermédiaire chez Lipper. Et sur le mois à vendredi dernier, le fonds perd 0,56 % alors que le benchmark a gagné 2,01 %.
Durant la semaine au 23 août, les hedge funds et d’autres gros investisseurs américains ont augmenté de 15 % leurs positions longues nettes sur onze contrats à terme sur des matières premières agricoles, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung citant les chiffres collectés par Bloomberg auprès de la CFTC. Ces positions nettes acheteuses n’avaient plus été si élevées depuis début mai, ce qui s’explique par des projections selon lesquelles les productions de maïs et de soja devraient se révéler inférieures aux prévisions, entrainant ainsi une hausse des prix du fait de la pénurie. Ce pari vaut également pour le froment.
Julius Baer et Credit Lyonnais Securities Asia (CLSA) ont établi un partenariat en matière de recherche pour comprendre la consommation et le comportement d’investissement des millionnaires (HNWI ou high net worth individuals) en Asie, rapporte L’Agefi suisse. Cette alliance procure une analyse exclusive et approfondie du marché des personnes fortunées dans cette région. Le fort ancrage local de CLSA dans la région constitue un appui considérable pour Julius Baer Group, qui considère l’Asie comme son second marché domestique.Sur la base de prévisions de croissance relativement conservatrices pour l’Asie, le nombre de HNWI pourrait y progresser de 19% par an. Les fortunes en Asie recèlent un potentiel de croissance de 23% par en moyenne. Du coup, à ce rythme, le nombre de HNWI sera deux fois plus élevé dans cinq ans que celui de 2010, passant d’environ 1,2 million à 2,8 millions de personnes. La valeur estimée en dollar triplera presque, de 5.600 milliards à 15.000 milliards de dollars, d’après CLSA et Julius Baer.
Trop peu de fonds de pension britanniques ont adopté une approche d’investissement responsable, y compris des fonds promus par des entreprises qui sont en pointe en matière de développement durable, indique le Financial Times Fund Management, qui cite l’association UK Sustainable Investment and Finance Association (UK SIF). Dans ce contexte, UKSIF va demander aux entreprises de convaincre leurs fonds de pension d’améliorer leurs pratiques.
L’heure de vérité pour les fonds de performance absolue et les fonds flexibles multi-classes d’actifs ? Peut-être pas mais les turbulences boursières estivales les ont confrontés à un test grandeur nature, le plus important depuis la faillite de Lehman Brothers. Notamment les fonds de performance absolue qui sont censés enregistrer des performances positives dans tous les environnements de marché.Selon une étude réalisée par l’agence d'évaluation financière Fitch Ratings, les fonds européens de peformance absolue et les fonds flexibles européens multi-classes d’actifs ont subi durant les trois premières semaines d’août des pertes respectives de 2,5% et 7,6%. Depuis le début de l’année, ces fonds affichent des performances négatives de -3,5% et -8,9% respectivement. Toujours depuis le début de l’année, 77% des fonds de performance absolue sont en perte.Selon l'étude, de nombreux gérants ont été pris par surprise par l’ampleur du mouvement de baisse et certains mécanismes de protection, couvertures macro ou des risques extrêmes, n’ont pas été efficients dans certains cas. «La volatilité du marché observée en août a augmenté la dispersion des rendements des fonds, particulièrement en période de baisse. Compenser les pertes de 2011 est devenu une priorité absolue pour de nombreux fonds de performance absolue et flexibles, qui doivent respecter des budgets de risque très stricts», relève l’agence.
Les avoirs financiers des ménages allemands (numéraire, comptes en banque, actions, obligations, assurances, etc.) ont atteint au premier trimestre leur plus haut niveau depuis la première publication en 1991 de cet indicateur qui ne tient pas compte des propriétés immobilières ou des biens non financiers, a annoncé le 26 août la Bundesbank.Ils s’inscrivaient fin mars à 4.824 milliards d’euros, soit 4,4% de plus qu’au premier trimestre 2010, selon les statistiques publiées par la banque centrale allemande. En retranchant l’endettement des ménages, la richesse nette (mesurée en avoirs financiers) des Allemands s'élevait à 3.291 milliards d’euros fin mars. La Bundesbank souligne dans son communiqué que, crise de la dette oblige, les Allemands ont moins investi dans les obligations d’Etat, hors celles de l’Allemagne, jugées sûres, qui ont connu «de fortes augmentations». Au contraire, ils ont augmenté leurs placements en actions ainsi que dans les contrats d’assurance.La Banque centrale précise également qu’au premier trimestre les fonds d’investissement ont subi des sorties nettes de presque 3,5 milliards d’euros et sont revenus à 585,1 milliards contre 587,4 milliards trois mois plus tôt, après déjà des remboursements nets de 1 milliard en octobre-décembre. Les rachats ont surtout affecté les fonds obligataires.
En 2011, près de huit responsables de fonds de pension sur dix (78% très exactement) ont une poche de gestion alternative dans leur allocation, selon un sondage annuel réalisé par SEI Investments auprès de 106 responsables de fonds de pension à la tête d’actifs compris entre 25 millions de dollars et plus de 1 milliard de dollars. Ce pourcentage, dont la progression a certes été ralentie par la crise de 2007-2008, n’a cessé de croître, passant de 51% en 2008, à 53% en 2009 et 65% en 2010. A la nuance près que les allocations supérieures à 10% du portefeuille total ont diminué l’an dernier. En 2010, 77% des fonds de pension disposant d’actifs de plus de 300 millions de dollars consacraient au moins 10% de leur portefeuille à la gestion alternative, contre seulement 42% cette année pour des tailles similaires.
Jeudi soir, rapporte the Wall Street Journal, iShares (groupe BlackRock) a déposé auprès de la SEC une demande d’agrément pour des ETF qui répliqueraient des indices BlackRock. Cela pourrait lui permettre par exemple de gommer la frontière entre gestions active et passive pour certains produits et de concevoir, à l’instar de Wisdom Tree, des ETF qui correspondent davantage à de nouveaux concepts d’investissement qu'à des segments spécifiques de marché.Ainsi iShares pourrait par exemple lancer une gamme d’ETF qui investiraient à la fois en actions et en obligations pour générer une performance prédéfinie, par exemple 3 %, plutôt que de détenir un portefeuille d’actions à fort dividende ou bien d’obligations avec une échéance donnée.Une autre possibilité serait de lancer des ETF obligataires modifiés de manière à éviter qu’en période difficile ils ne donnent l’impression de trop s'écarter de leur benchmark.
Sur les deux derniers mois à fin juillet, les hedge funds ont dû faire face à des rachats nets pour un montant de 1,8 milliard de dollars, après avoir drainé 13,9 milliards de dollars sur les cinq premiers mois de l’année, selon des estimations de TrimTabs. Ces données sont néanmoins susceptibles de subir des modifications encore non négligeables dans la mesure où 21% des gérants de hedge funds n’ont pas encore communiqué sur l'évolution de leurs actifs et de leurs performances au mois de juillet.En juillet, les fonds multi-stratégies ont drainé un montant record de 16,2 milliards de dollars. Et sur les sept premiers mois de l’année, ces fonds ont dégagé une performance de 1,4%. Les fonds de fixed income et les fonds macro ont enregistré depuis le début de l’année des collectes significatives, 15,1 milliards de dollars pour les premiers, 9,5 milliards de dollars pour les seconds. On observe toutefois que les fonds de fixed income ont dégagé une performance de 5,1% sur sept mois alors que les fonds macro accusent une baisse de 1%.
Bank of America (BofA) a annoncé le 25 août avoir passé un accord avec Berkshire Hathaway, la société d’investissement de Warren Buffett, en vertu duquel cette dernière va investir cinq milliards de dollars dans le groupe bancaire américain.Concrètement, l’établissement financier va émettre au profit de Berkshire Hathaway 50.000 actions préférentielles valant 100.000 dollars chacune. Ces titres porteront un dividende de 6 % par an, payable sur une base trimestrielle. Ils pourront être rachetés à tout moment par la banque moyennant une prime de 5 %. Dans le cadre de cet accord, Berkshire Hathaway recevra des options pour acquérir 700 millions d’actions ordinaires Bank of America à un prix d’exercice de 7,14 dollars chacune. Ces options sont valables pour une période de 10 ans.
Sur les trois dernières semaines, le gestionnaire alternatif britannique Brevan Howard (32 milliards de dollars) a gagné près de 1,5 milliard de dollars grâce aux turbulences sur les marchés, parce qu’il était déjà positionné pour une baisse mondiale depuis le début de l'été, rapporte le Financial Times.Comme la plupart des hedge funds, Brevan Howard avait souffert de la volatilité ambiante depuis un an. Les gains récents permettent cependant à son Master Fund, qui n’avait rien gagné ni perdu, d’afficher à présent une performance de 11 % depuis le début de l’année, selon un proche du dossier. Cela dans un contexte où, en moyenne, les hedge funds global macro affichent une perte de 0,2 % depuis le début de l’année, d’après Hedge Fund Research.
Dans son dernier bulletin trimestriel, la société de gestion du groupe Acciona, Bestinver, indique qu’elle a continué de concentrer son portefefeuille international au premier semestre 2011, parce que l'équipe dirigée par Francisco García Paramés tient à faire de plus en plus confiance à des sociétés qu’elle connaît depuis longtemps, qui sont bien gérées, peu endettées et peu chères. Le ratio moyen cours/bénéfices du portefeuille international était de 7,6 fois. A fin juin, les 12 premières lignes de ses portefeuilles représentaient presque 64 % des encours et les 15 premières pesaient 70 %.D’autre part, Bestinver précise qu’au premier semestre, tous les fonds de la gamme ont affiché des gains. Les performances se sont échelonnées depuis le début de l’année entre 0,63 % pour le Bestinver Previsión et 5,86 % pour le Bestinver Global.
Les encours des ETF de la zone Asie-Pacifique hors Japon se sont accrus de près de 15% au premier semestre pour atteindre 61,2 milliards de dollars contre 53,3 milliards de dollars à la fin 2010, selon la dernière étude sectorielle de BlackRock, rapporte Asian Investor. Une évolution due pour beaucoup à la collecte nette, l’indice MSCI AC Asia Pacific n’ayant progressé que de seulement 0,5% durant la même période.Les actifs des ETF au niveau mondial affichent une augmentation de 10% à 1.440 milliards de dollars. La croissance asiatique se produit certes à partir d’une base beaucoup plus modeste mais il est vrai aussi qu’elle aurait pu être beaucoup plus importante dans la mesure où 50% ou plus des fonds institutionnels asiatiques investis dans les ETF vont dans des produits cotés hors de la région.L’Asie a le potentiel pour devenir le marché des ETF le plus dynamique du monde, mais, pour en arriver là, les investisseurs doivent être mieux formés à l’intérêt de produits spécifiques et à l’intégration de ces produits dans une stratégie de gestion de portefeuille efficace. Les promoteurs doivent pour leur part apprendre à développer des produits appropriés pour les investisseurs locaux, explique Nick Good, responsable Asie-Pacifique de iShares.State Street Global Advisors et iShares restent en tête des fournissuers d’ETF de la zone Asie-Pacifique hors Japon en termes d’actifs, avec respectivement 12,9 milliards de dollars et 9,8 milliards de dollars. Mais leur part de marché dans la région s’est réduite à 2,8%. Plusieurs sociétés de gestion, notamment chinoises, ont lancé leurs premiers ETF au premier semestre.
Comme Schroders, Legal & General Investment Management (LGIM) a désormais sa plate-forme «Matching Plus». Il s’agit en l’occurrence d’une solution «transparente, souple et facile à mettre en œuvre» pour optimiser la gestion sous contrainte de passif (LDI) des fonds de pension, indique le gestionnaire.Matching Plus permet de sélectionner des produits dans une gamme complète de fonds couvrant le passif afin de diminuer l’exposition aux fluctuations de taux d’intérêt et/ou de l’inflation, en combinaison avec des fonds visant à générer des performances. Cet assemblage offre la possibilité d'établir un pilotage sur mesure pour chaque fonds de pension.D’autre part, la plate-forme donne aux investisseurs la souplesse de changer de stratégie d’investissement au fur et à mesure de l'évolution de sa situation de financement. Elle a aussi été conçue de manière à minimiser l’impact de changements ultérieurs de la règlementation et dans la configuration des marchés.
Publiée mercredi 24 août sur le site de la FFSA, une étude réalisée par la fédération et le GEMA (*) portant sur le marché des plans d’épargne retraite populaire (Perp) en 2010 a recensé la souscription de 62 000 nouveaux plans auprès des sociétés d’assurances, soit une hausse de 2 % sur un an. Au total, plus 2,1 millions de PERP ont été ouverts. Fait remarquable : le nombre de nouvelles souscriptions s’est stabilisé en 2010 après une constante diminution depuis 2004. Sur l’ensemble de la population des salariés en activité, c’est-à-dire la population «cible», le taux de détention des PERP ressort à 8,8 fin 2010.Par ailleurs, les détenteurs de Perp ont versé 1,1 milliard d’euros de cotisations sur leur plan l’année dernière (+3 % par rapport à 2009), l’encours moyen des Perp en phase de constitution s’établissant à 3 000 euros et celui des plans en phase de liquidation à 21 000 euros. Enfin, les sociétés d’assurances ont versé 151 millions d’euros de prestations au titre des Perp en 2010, marquant une progression de 57 % par rapport à l’année précédente. Ces prestations représentent 2 % des provisions mathématiques des Perp au 31 décembre 2010. Ces dernières atteignent 6,5 milliards d’euros à la fin de l’année 2010 (+ 22 % par rapport à la fin de l’année précédente).(*) Féderation française des sociétés d’assurances et Groupement des entreprises mutuelles d’assurances