Dans un contexte marqué par les incertitudes concernant notamment la vigueur de la reprise économique mondiale et les aléas de la dette grecque, les investisseurs ont adopté une attitude plutôt conservatrice au deuxième trimestre 2011. Selon les dernières estimations communiquées par EPFR Global, les fonds obligataires ont ainsi enregistré au deuxième trimestre une collecte nette de 54,89 milliards de dollars alors que les fonds actions accusaient une décollecte nette de 2,1 milliards de dollars. Au premier trimestre, la collecte nette des fonds obligataires s'était élevée à un peu plus de 85 milliards de dollars mais celle des fonds actions avait atteint près 49,5 milliards de dollars. Au sein de la classe obligataire, la décollecte s’est poursuivie sur les obligations européennes avec des rachats pour un montant de 6,05 milliards de dollars contre 15,13 milliards de dollars au premier trimestre. Les fonds d’obligations à haut rendement ont subi une décollecte de plus de 8 milliards de dollars en juin. Sur l’ensemble du trimestre, la décollecte atteint néanmoins un peu plus de 1 milliard de dollars, après une collecte supérieure à 15 milliards au premier trimestre. Les fonds d’obligations émergentes, qui ont continué d’attirer les investisseurs, terminent le deuxième trimestre sur une collecte nette de 12,3 milliards de dollars contre 14,19 milliards de dollars un trimestre plus tôt. Du côté des actions, les investisseurs sont revenus sur les marchés émergents, avec une collecte de 9,9 milliards de dollars au deuxième trimestre alors que le premier trimestre s'était terminé sur une décollecte nette de 2,38 milliards de dollars. On observe en revanche un désamour marqué vis-à-vis des actions américaines qui ont subi une décollecte nette de 4,74 milliards au deuxième trimestre alors qu’elles avaient enregistré une collecte de plus de 20 milliards au premier trimestre. Du côté sectoriel, les fonds dédiés à la santé et aux biotechnologies ont enregistré une collecte nette proche de 4 milliards de dollars entre avril et juin contre 3,48 milliards au premier trimestre.
D’après The Wall Street Journal, l'équipe «inflation» de Pimco (Allianz Global Investors) dirigée par Mihir Worah a réalisé une plus-value d’environ 50 millions de dollars en investissant dans des TIPS (Treasury Inflation Protected Securities) tout au long du premier semestre et notamment lors de la dernière adjudication du 23 juin. Morgan Stanley a en revanche accusé une forte perte en vendant des TIPS à découvert, bien qu’initialement ce pari d’Edward Glenn Hadden, le patron de la division taux, ait été gagnant.
Cinco Días revient sur la composition du fonds de fonds Smart-ISH d’Abante Asesores (lire nos articles des 7 et 29 juin) pour préciser que l’objectif non écrit est de générer une performance annuelle de 10 %. La sélection, précise le journal n’a pas pour objectif de constituer un portefeuille équilibré mais d’avoir «un léger penchant agressif». L’article liste ensuite les différents fonds retenus et les qualités de chacun tels que les voit Ángel Olea, le directeur des investissements d’Abante.
Certains fonds alternatifs emblématiques du secteur enregistrent des contre-performances depuis le début de l’année, notamment dans la stratégie «global macro», confrontée à un environnement et à une conjoncture déroutants et instables, rapporte Les Echos. Sur les cinq premiers mois de l’année, les gérants «global macro» ont perdu en moyenne 1,5%, selon les indices Edhec-Risk Alternative, ce qui en fait une des trois plus mauvaises performances des grandes stratégies alternatives.
Burton Malkiel, bien connu des milieux de la finance depuis la publication en 1973 d’un ouvrage réédité tous les quatre ans depuis cette date («A Random Walk Down Wall Street»), persiste et signe. Malgré le développement de la gestion passive et des ETF, il estime que les gérants actifs sont toujours trop nombreux, rapporte Financial News.Selon le professeur d'économie à Princeton, le niveau optimal de gestion passive se trouve autour des trois quarts et «le cœur d’un portefeuille devrait être géré de façon passive. Aux Etats-Unis, il y a tout au plus un quart à un tiers de fonds gérés de façon passive», relève Burton Malkiel.
Le britannique F&C a décidé de placer les fonds ouverts et les investment trusts sous la responsabilité de Charlie Porter, déjà en charge des premiers, rapporte Fund Web.En outre, Ed Morse prendra la fonction nouvellement créée de responsable du développement des activités liées aux investment trusts, tandis que Mike Woodward reste en place à la tête du pôle qui leur est dédié.
Prudential Real Estate Investors a annoncé le 30 juin le recrutement de David Skinner en qualité de responsable du développement des activités de la société dans le secteur des programmes de retraite à contributions définies, du type 401(k).David Skinner travaillait précédemment chez JP Morgan où il était responsable de la distribution et des ventes de produits à contributions définies auprès des institutionnels.
Le pôle de gestion de fortune privée de JP Morgan en Asie vient de recruter Edwin Lim, Gabriel Chan et Patrice Huang, tous trois issus de la banque privée du groupe DBS pour la couverture du marché chinois, rapporte FinanceAsia.En outre Eric Goh, précédemment chez BNP Paribas, rejoint l'équipe du pôle gestion de fortune à Singapour.
La marque n’est en général pas suffisamment exploitée par les acteurs de la gestion de fortune pour attirer la clientèle potentielle restant en dehors du marché. Telle est l’une des principales conclusions d’une étude réalisée sur un échantillon représentant 3.500 milliards de dollars (30% environ du marché dans son ensemble) que vient de publier l’agence d’intelligence économique Scorpio Partnership.Selon Sebastian Dovey, associé senior chez Scorpio Partnership, les marques constituent un outil essentiel qui peut contribuer à la croissance des actifs issus des grandes fortunes. D’ailleurs, souligne l'étude, près de 80% des actifs de ce marché sont gérés par une vingtaine de grandes enseignes internationales, à l’instar des UBS, Credit Suisse, Bank of America Merrill Lynch ou encore Rockefeller. De grandes enseignes qui ont réussi chacune à créer une mégamarque. Cette dimension essentielle de la notoriété d’un établissement est souvent négligée, souligne l'étude, le développement de la marque étant considérée comme la dernière des priorités alors qu’elle peut contribuer fortement à attirer de nouveaux clients. Dans cette perspective, le rôle des collaborateurs est un vrai défi pour le secteur de la gestion d’actifs. Mais pour que leurs interventions soient vraiment efficaces, l'étude relève qu’un certain nombre d’obstacles doivent être levés, par exemple le manque d’engagement des dirigeants en faveur de la marque, la mauvaise connaissance de la clientèle, due au déficit de données mais aussi aux insuffisances de la segmentation et de la tarification.
Le groupe brésilien BTG Pactual, à la fois banque d’investissement et gestionnaire d’actifs, vient de boucler le plus gros fonds brésilien de private equity, rapporte le Financial Times. Après seulement six mois de collecte, BTG a recueilli un montant record de 1,5 milliard de dollars, supérieur d’un tiers à l’objectif initial.Selon les estimations, les fonds levés cette année au Brésil pourraient se situer autour de 10 à 11 milliards de dollars, soit le double du montant enregistré l’an dernier.
State Street Corp a annoncé le 29 juin le lancement de son centre de recherche appliquée, The Center for Applied Research, qui procurera des données stratégiques aux clients quant à l'état actuel et futur du secteur de la gestion d’actifs.Axé sur la recherche de base effectuée à partir de ressources disponibles au sein du secteur des services financiers et à travers l’ensemble du groupe State Street, le Center for Applied Research a pour objectif de produire des études sur des thèmes d’actualité importants pour les investisseurs dans le monde. Fort du succès de la série Vision, qui propose des dossiers de recherche produits par State Street, le centre publie des études de fond sur l’avenir des marchés financiers et le secteur mondial de la gestion d’actifs. Kelly McKenna, vice présidente senior et Suzanne Duncan, qui a été nommée responsable mondial de la recherche pour le centre, sont en charge de cette nouvelle initiative.
Après avoir réduit son exposition courant 2010, Convictions Asset Management revient progressivement sur les actions, notamment les actions européennes, où se trouve une bonne partie du potentiel, a indiqué le 29 juin à l’occasion d’un point de presse Alexandre Hezez, responsable de la gestion. Dans le fonds Convictions Premium par exemple, la poche actions, il y a quelques jours autour de 20%, est remontée à 27%. Parallèlement à cette remontée des actions dans les portefeuilles, Convictions AM se déleste progressivement des obligations d’entreprises à haut rendement, dont la poche avait culminé autour de 30% du total à l'été 2010. Convictions AM met également en œuvre une reprise progressive des expositions aux devises OCDE mais aussi aux devises émergentes, en donnant la priorité à celles qui sont fortement sous-évaluées.
Dans le sillage de la crise financière, les investisseurs institutionnels, tout particulièrement les fonds de pension et les fonds souverains, sont de plus en plus nombreux à investir en direct dans les hedge funds, selon une enquête internationale réalisée par Citi Prime Finance auprès d’un échantillon d’une soixantaine de grands investisseurs représentant près 1.700 milliards de dollars d’actifs et de gérant de hedge funds à la tête de 186 milliards de dollars d’actifs (1). Une évolution qui pourrait donc se faire au détriment des traditionnels fonds de fonds.Contrairement à l’idée reçue selon laquelle les fonds alloués en direct vont d’abord aux plus gros gérants de hedge funds, l’enquête montre que ce sont les hedge funds de taille plus modeste, avec des actifs compris entre 1 milliard de dollars et 5 milliards de dollars, qui enregistrent la plus croissance en net en 2010. Les hedge funds dans cette fourchette sont les favoris des allocataires, une fourchette qui peut tomber à 500 millions d’encours dans les pays développés et à 250 millions dans les pays émergents. Toutefois, les hedge funds avec des encours entre 250 et 500 millions de dollars posent des problèmes de taille pour les allocataires directs qui ont souvent des limites juridiques ou discrétionnaires et dont les allocations ne peuvent dépasser de 10% à 25% du total des actifs d’un hedge fund. A côté du problème de la taille, il y a aussi le nombre croissant d’obstacles à franchir pour franchir le seuil institutionnel. Le fait d'être sélectionné dans une liste de consultant ne fait pas non plus l’unanimité, les consultants ayant tendance à favoriser les gérants les plus gros, avec des actifs sous gestion supérieurs à 5 milliards de dollars. (1) «Global Pension and Sovereign Wealth Fund Investment in Hedge Funds: The Growth and Impact of Direct Investing», juin 2011
A quelques encablures de la trêve estivale, dans un contexte de marchés toujours très difficile, les grands gestionnaires restent attachés aux actifs risqués. Il y a quelques jours, Franck Nicolas, directeur allocation globale et ALM chez Natixis Asset Management, préconisait une modeste surexposition aux actions dans toutes les stratégies. Le 28 juin, AllianzGI Investments Europe s’est également engagé pour les actions, notamment européennes, avec une allocation de 65% sur la base d’un portefeuille 50% actions/50% obligations. «Nous sélectionnons toujours nos titres selon les mêmes critères de visibilité: une présence sur des vecteurs, dans des pays ou des zones porteurs de croissance, comme les marchés émergents, un bilan de qualité, une trésorerie abondante, les moyens de verser durablement un dividende conséquent et la capacité à défendre ses prix de vente», explique Catherine Garrigues, responsable de la gestion actions chez AllianzGI Investments Europe. D’où un intérêt marqué pour la chimie «dont les marges dépassent les plus hauts atteints en 2008» ainsi que pour les biens de consommation discrétionnaires et les matériaux. Catherine Garrigues retient également la pharmacie en Europe, très bon marché, dont la dynamique est modérée mais qui dispose de marges élevées et stables et d’une trésorerie exceptionnelle. Côté crédit, Alexandre Caminade, responsable de la gestion et de l’analyse crédit, relève que dans un marché sans réelle tendance, les obligations privées restent insensibles à la tempête sur la dette souveraine à la faveur de deux principaux facteurs. Tout d’abord, l’excellente qualité des bilans et de la rentabilité des entreprises. Ensuite, une demande qui reste forte, car les investisseurs disposent de liquidités abondantes et considèrent les obligations d’entreprises comme rémunératrices et bien plus sûres que certains emprunts d’Etat.«Nous nous intéressons toujours plus particulièrement à la dette high yield pour la rémunération offerte, ainsi que l’amélioration du risque induite par la réduction de l’endettement et un taux de défaut qui devrait rester faible», estime Alexandre Caminade.
Lors de la présentation de ses «perspectives trimestrielles» le 28 juin, Groupama Asset Management a adopté une attitude globalement sereine face aux multiples incertitudes ambiantes dans le monde et sur les marchés. Pour reprendre l’expression de Philippe-Henri Burlisson, directeur des gestions fondamentales, «il ne faut pas compter les mauvaises nouvelles deux fois».Et, au final, explique Antoine de Salins , directeur des gestions, «nous avons repris un peu d’actions et nous avons 5 % de cash». De fait, par rapport à la lettre Gestion et Stratégies publiée le même jour sur le site de la société de gestion, il semble que le portefeuille modèle ait encore un peu évolué en faveur des actions, qui sont décidément très bon marché, avec une exposition de 52 % dans une allocation dite équilibrée, la part des taux étant restreinte à 43 %.au lieu de 47 % (le monétaire reste à 5 %).Néanmoins, les spécialistes de Groupama sont «sélectivement» positifs sur les actions et neutres sur le crédit. Et, dans l’ensemble, ils demeurent prudents comme ils l’ont été depuis le début de cette année, ce qui a permis au consensus de s’aligner en se repliant progressivement sur les prévisions défendues par l'équipe de la rue de Miromesnil à Paris.
Selon le rapport de Bolsas y Mercados Españoles (BME, la part des investisseurs étrangers au capital des sociétés espagnoles avait diminué fin 2010 à 39,2 % contre 40,1 % un an plus tôt, rapporte Cinco Días. La diminution est importante dans le secteur financier. Le pourcentage du capital des sociétés de l’Ibex détenu par les banques était tombé à 4,6 % fin décembre contre 9,4 % fin 2007. En ce qui concerne la détention d’actions de l’Ibex par les fonds d’investissement et sicav, elle a baissé à 5,6 % contre 7,2 % fin 2006.
Malgré la crise des dettes européennes, les inquiétudes sur la croissance aux Etats-Unis ou en Chine et le tsunami au Japon, l’activité primaire (introductions en Bourse, augmentations de capital, obligations convertibles, etc.) a augmenté de 19%, à plus de 407 milliards de dollars, au premier semestre. Les montants levés sur les cinq continents ont ainsi presque retrouvé leur niveau d’avant-crise puisqu’il s’agit du meilleur premier semestre depuis 2007 (480 milliards), selon les données de Dealogic pour «Les Echos». On note toutefois une grande disparité géographique, avec notamment un recul des volumes de 12% en Asie à 124 milliards de dollars, après il est vrai une très forte activité au premier semestre 2010.
Sur la dernière décennie, cinq innovations ont apporté de la valeur, selon les fonds de pension interrogés par Create dans le cadre d’une étude publiée lundi 27 juin (*). Il s’agit des actions marchés émergents, des obligations marchés émergents, des obligations à haut rendement, du LDI et des ETF. A contrario, les innovations ayant délivré le moins de valeur sont, selon eux, le levier, les produits structurés, les fonds devises et l’alpha portable. Pour les années qui viennent, les fonds de pension veulent que les sociétés de gestion prennent quatre mesures. La première est de dégager un meilleur rendement par unité de risque avec une structure de frais plus symétrique. Ensuite, ils réclament une plus grande transparence et simplicité. Ils demandent également qu’il y ait toujours une part de jugement humain dans les modèles de risque et les processus d’investissement. Enfin, ils appellent de leurs vœux une plus grande proximité avec les clients.(*) Investment Innovations: raising the bar
Selon un sondage Forsa commandé par comdirect bank, rapporte la Börsen-Zeitung, plus de la moitié des particuliers en Allemagne n’ont jamais entendu parler de produits d’investissement «durables» et un dixième seulement connaît des placements «verts» sans toutefois les utiliser. Seuls 2 % ont déjà souscrit un produit d’investissement durable. Et 15 % ont déjà réfléchi à investir dans de tels produits, mais n’ont pas encore pu s’y résoudre.
Le redressement relatif des marchés étant désormais en bonne voie, la composition des portefeuilles institutionnels européens apparaît plus claire. Selon la 11ème édition de l’enquête EIAMS (European Institutional Asset Management Survey) soutenue par Invesco, les obligations «représentent le futur». Cette dernière enquête, qui porte principalement sur les fonds de pension et les compagnies d’assurances européens, fait en effet état d’une hausse durable de la part des obligations dans les portefeuilles institutionnels européens, tandis que la part des actions a été quelque peu réduite et celle de l’immobilier a été seulement maintenue dans les portefeuilles entre 2009 et 2010.La part globale des obligations est passée de 51% en 2009 à 58% en 2010, niveau le plus élevé depuis 2006. Les actions sont tombées à 27% des actifs en 2010 contre 29% en 2009, mais ce niveau reste supérieur à celui de 2008, l’année de la crise (25%). Les investissements alternatifs ont bien résisté (environ 12% des portefeuilles) tandis que l’immobilier a maintenu sa part moyenne de 7%. Les produits de trésorerie, qui représentaient 5% des portefeuilles en 2009 et 10% en 2008, sont tombés à 2%, les investisseurs ayant fait leur retour sur le marché. Tous les signaux sont au vert pour les obligations. En Europe, la duration moyenne des engagements des investisseurs est passée de 15,69 ans en 2009 à 16,37 ans, inversant la tendance baissière observée dans les enquêtes précédentes. De plus, 22% des répondants ont déclaré qu’ils avaient l’intention d’accroître leur allocation aux obligations, alors que 16% comptent la réduire. Selon Michael Gartmann, managing director et directeur de l’activité institutionnelle en Allemagne chez Invesco, le recentrage marqué sur les obligations pourrait refléter notamment la prudence des investisseurs à l’égard de la reprise économique mondiale et les pressions que les exigences de la directive Solvabilité II font peser sur le secteur de l’assurance. Les obligations d’entreprise semblent être les grandes gagnantes du regain d’intérêt des investisseurs pour l’obligataire aux dépens des emprunts d’Etat. Si plus d’un cinquième des investisseurs ont l’intention d’accroître leur allocation obligataire, 31% ont décidé de réduire leur allocation aux obligations d’Etat et 30% privilégient les obligations d’entreprise. L’enquête témoigne également d’un intérêt grandissant pour la dette des pays émergents qui s’explique par les craintes inflationnistes, les faibles rendements des obligations d’Etat et l’idée de plus en plus répandue selon laquelle la dette souveraine des pays développés ne peut plus être considérée comme une classe d’actifs sans risque. Toutefois, en dépit de la domination croissante des obligations, «les jeux ne sont pas encore faits entre les différentes classes d’actifs», tempère Michael Gartmann: 19% des investisseurs ont l’intention d’accroître leur allocation aux actions et 26% leur allocation à l’immobilier, alors que 15% et 7% respectivement comptent réduire ces composantes. Seuls les grands investisseurs (plus de 5 milliards d’euros d’actifs, représentés principalement par des compagnies d’assurances au sein de l’échantillon) ont réduit leurs avoirs en actions tout en augmentant fortement la part des obligations. A noter par ailleurs que l’enquête confirme la tendance des investisseurs à avoir recours à des gérants externes, avec 67% des répondants contre 64% en 2009. Les investisseurs n’hésitent toutefois plus à changer de prestataire et ils sont de plus en plus nombreux à mettre un terme à leurs relations avec les gérants externes (53%, contre 40% en 2009).