Dans un entretien à L’Agefi Hebdo, Michael Turner, responsable de la stratégie globale chez Aberdeen Asset Management, revient sur les conséquences d’un éventuel défaut grec sur les marchés. Il estime qu'à l’heure actuelle, les valeurs bancaires «sont en première ligne et subissent les plus grosses dégradations». Mais il est selon lui évident que la situation n’est pas favorable aux entreprises du secteur privé, «qui ont toutes les chances de se faire entraîner dans cette tourmente», souligne-t-il. En réaction, Aberdeen AM reste sur une position tout à fait défensive sur les titres en portefeuille, et s’est assuré «contre d’éventuels retours de bâtons en prenant des options», ajoute Michael Turner. Le marché est déjà largement préparé à un défaut de la Grèce, notamment en raison de l’incertitude qui règne autour de la décision des bailleurs de fonds, rappelle le spécialiste, précisant que pour lui, «la sortie de la Grèce de la zone euro ne va pas forcément de soi».
Au deuxième trimestre, les rachats d’actions des entreprises du S&P 500 ont progressé de 41% par rapport à la même période un an plus tôt à 109,2 milliards de dollars, rapporte Les Echos. Il s’agit du montant trimestriel le plus élevé depuis la mi-2008, selon les données préliminaires de Standard & Poor’s Indices.Au total, en un semestre, les grandes entreprises outre-Atlantique ont acquis presque 200 milliards de dollars, dépassant les dividendes versés (115 milliards sur le premier semestre). Elles profitent de la baisse des cours pour lancer des programmes de rachats d’actions, alors qu’elles sont assises sur presque 1.000 milliards de dollars de cash.
Quelles solutions obligataires pour la rentrée 2011? Dans le contexte actuel, Robeco estime qu’une approche dynamique est indispensable. «La gestion active est primordiale dans un environnement de forte volatilité», a indiqué le 20 septembre Edith Siermann, responsable gestion obligataire et membre du comité de direction Robeco AM, de passage à Paris. «La période que nous traversons est difficile mais très favorable pour l’investissement obligataire. Elle pourrait d’ailleurs nous montrer l’importance de la gestion active», a-t-elle ajouté en contrepoint aux débats sur les mérites respectifs des gestions passive et active.Edith Siermann préconise de favoriser une allocation se concentrant davantage sur une combinaison des risques absolus et relatifs, de ne pas hésiter à prendre des décisions d’actifs plus franches, reposant sur un horizon à un an et sur une vision du cycle de marché et enfin, de faire usage des allocations tactiques et de diversification des classes d’actifs, afin de surmonter le faible coussin de rendement obligataire. Sur le crédit par exemple, Robeco relève que les valorisations sont revenues aux niveaux de 2009 et offrent de nouveaux points d’entrée. Dans ce contexte, Robeco, qui affirme qu’il faut être «contrarian» sur le crédit, notamment sur le high yield, a une position longue beta, dans l’attente de fortes surperformances dans les mois à venir. Au terme du premier semestre 2011, les actifs obligataires sous gestion de Robeco s’élevaient à quelque 38 milliards d’euros, dont près de 17 milliards d’euros dans le crédit.
Investir dans les dispositifs collectifs est devenu une démarche naturelle pour 82% des salariés et 88% des chefs d’entreprise en 2011, selon le dernier Baromètre de l'épargne et retraite entreprises (E&RE) qui célèbre cette année son dixième anniversaire (1). L’E&RE est désormais «connue et reconnue» aussi bien par les chefs d’entreprise que par les salariés. Si les cadres sont les mieux informés (67%), les salariés dans leur ensemble s’estiment bien informés à 55%, ce qui représente une progression de 23 points en dix ans.Désormais, 41% des salariés se disent bien informés sur l’actionnariat salarié. Ce résultat est le fruit d’une progression continue depuis l’origine du baromètre : + 17 points depuis 2002. Or, ce niveau d’information est largement sous-estimé par les chefs d’entreprise, qui ne sont que 27% à juger leurs salariés bien informés en la matière. Par ailleurs, les salariés et les chefs d’entreprise s’accordent aujourd’hui sur l’attrait de l’actionnariat salarié : 82% des salariés considèrent que « le fait de devenir actionnaire de son entreprise » est une bonne chose (+15 points en dix ans) à l’instar des chefs d’entreprise qui considèrent à 79% qu’ «avoir des salariés actionnaires » est une bonne chose pour l’entreprise. Ainsi, ces deux cibles plébiscitent l’actionnariat salarié, chacune pour son intérêt bien compris. Le Baromètre s’est enrichi cette année d’un examen de la perception auprès des salariés et des chefs d’entreprise de la réforme des retraites de 2010. Paradoxalement, la notoriété de la réforme est étonnamment faible puisque près d’un salarié sur trois (28% dont 42% d’ouvriers) et près d’un chef d’entreprise sur dix (8%) déclarent ne pas en avoir entendu parler. Si les deux cibles jugent cette réforme ni suffisante, ni précise, celle-ci a néanmoins été majoritairement perçue comme compréhensible. Certaines mesures sont citées spontanément : 67% des chefs d’entreprise et 61% des salariés mentionnent le report de l’âge égal de départ à la retraite et respectivement 48% et 45% évoquent l’allongement de la durée de cotisation. Malgré l’enjeu des retraites, l’emploi et le pouvoir d’achat restent les deux préoccupations principales des salariés, reléguant le financement de la retraite en troisième position. Les cadres sont désormais 43% à se déclarer préoccupés par leur pouvoir d’achat. Ceci explique, en partie, la faible implication des salariés face à leur retraite : seuls 24% d’entre eux ont essayé d’en évaluer le montant. Cela dit, la proportion de salariés déclarant recevoir suffisamment d’informations sur leur retraite est majoritaire pour la première fois en dix ans (50%, soit +4 points). Une progression qui aurait pu être toutefois plus marquée compte tenu de la réforme des retraites, des débats qui l’ont accompagnée et de sa médiatisation. Par ailleurs, cette réforme n’apaise pas les inquiétudes sur le système des retraites. En effet, seuls 10% des salariés se disent rassurés et un cadre sur trois déclare ne faire confiance à personne pour l’aider à se constituer une épargne retraite. Une situation amplifiée par le manque de confiance dans les interlocuteurs habituels : si le banquier reste le contact privilégié pour 41% des salariés, 45% de ceux qui estiment le montant de leur future retraite le font, seuls, par le biais de simulateurs en ligne. (1) Le Baromètre Tendances Epargne & Retraite Entreprise a été mis en place en 2002 par BNP Pariba Epargne & Retraite Entreprises et Altedia.
Avec la forte hausse des prix des denrées alimentaires, de l’énergie et des produits de base, l’inflation est une source de préoccupations pour les investisseurs institutionnels français et fait aujourd’hui partie de leurs anticipations. C’est ce qui ressort d’une récente enquête menée par Aberdeen en collaboration avec Image & Finance. Menée auprès de 40 grands investisseurs de long terme, représentant 541 milliards d’euros, soit 30 % des actifs gérés à long terme par les institutions et grandes entreprises en France, l’enquête a été menée aux mois de mai et juin 2011. Au moment de la conduite du sondage, 70 % des répondants s’attendaient à un retour de l’inflation au sein de la zone euro à un horizon d’un an. Excluant un scénario de retour structurel d’inflation (hors matérialisation d’un scénario « catastrophe » de type implosion de la zone euro), le scénario inflationniste anticipé par les investisseurs se traduit, au niveau des anticipations de taux d’intérêt à court et long terme, par une hausse progressive des taux.En matière de gestion financière, une résurgence de l’inflation aurait des conséquences notables pour 84 % des investisseurs de long terme sondés par Aberdeen.Une telle situation les amènerait alors à réviser leurs allocations stratégiques. «Pour autant, ils ne prévoient généralement pas de modifications en matière de benchmark, celui-ci intégrant déjà, dans la plupart des cas, une composante inflation», note l’enquête. En réponse aux risques inflationnistes, les institutionnels feront en priorité évoluer la poche taux (à 97 %) et renforceront leur exposition aux actifs réels. Au sein des poches taux, le renforcement des obligations indexées à l’inflation est la solution centrale choisis par les investisseurs (90 %). Celle-ci s’accompagne d’une réduction de la duration pour 65 % des sondés et, de manière plus marginale (56 %), du recours à des instruments de couverture (taux et inflation). En parallèle, le renforcement des placements en actifs réels (l’immobilier et, dans une moindre mesure, l’or, le pétrole ou les métaux précieux) est également fréquemment évoqué par les professionnels (64 %). En revanche, les actions ne recueillent pas la faveur des investisseurs institutionnels. Selon Aberdeen AM, «on retrouve là une caractéristique du marché institutionnel français, pénalisé par des facteurs structurels et règlementaires (Solvabilité II, raccourcissement des horizons de placement des régimes de retraite ...). Seuls 33 % affirment qu’ils pourraient faire davantage appel aux actions. Parmi ceux-là, la priorité irait vers les actions jouant le «pricing power».
BNP Paribas Securities Services a annoncé le 20 septembre l’enrichissement de son offre de gestion du collatéral pour y intégrer les produits dérivés de gré à gré (OTC) à compensation centralisée, tel que le prévoit la nouvelle réglementation, avec l’objectif de réduire les coûts et le niveau de complexité pour les investisseurs institutionnels.Les investisseurs institutionnels ont toujours été habitués à traiter des opérations de gré à gré «normales» non centralisées. Toutefois, souligne BNP Paribas SS, l’instauration du Dodd-Frank Act aux Etats-Unis et de la Réglementation sur les Infrastructures de marché européennes (EMIR) devraient entraîner le transfert de très nombreuses opérations OTC sur les plateformes électroniques et leur compensation par des contreparties centrales. En permettant de visualiser en temps réel les opérations compensées de manière centrale ou bilatérale, le service de BNP Paribas Securities Services aide les investisseurs institutionnels à gérer le collatéral et les mesures de risque associées à des contreparties diverses - négociateurs, compensateurs et contreparties centrales - et à s’adapter à l'évolution des conditions d'éligibilité des titres. Selon Hélène Virello, responsable de la gestion du collatéral chez BNP Paribas Securities Services, «le nouvel environnement réglementaire, bien que salutaire pour les clients et pour la viabilité des marchés financiers, suscite encore de vives inquiétudes dans le secteur». La nouvelle réglementation posera en effet des problèmes aux intervenants de marché qui ne disposent pas des ressources nécessaires pour s’adapter à certaines évolutions. C’est sur ce point que BNP Paribas peut aider ses clients à prendre une longueur d’avance sur leurs concurrents. La compensation centralisée des dérivés OTC est l’une des activités qui peut se révéler difficile. Les investisseurs institutionnels - malgré leur expertise en produits OTC - n’ont jamais eu à les compenser de manière centrale,» poursuit Hélène Virello, qui est également responsable des services de valorisation indépendante des produits OTC au sein de la banque.
Patron de la gestion d’actifs du groupe Deutsche Bank et donc de Deutsche Asset Management (DeAM), Kevin Parker indique dans un entretien avec le Financial Times Fund Management (FTfm) que cette ligne de métier est désormais réorganisée.Actuellement, la gestion institutionnelle est totalement réorientée en direction des consultants, avec 50 % de produits notés et un taux de réussite de 60-70 % des fonds retenus en finale dans les appels d’offres. DeAM se focalise sur l’obligataire et l’alternatif parce qu’en matière d’actions les institutionnels préfèrent soit les stratégies passives, soit les hedge funds.DeAM a aussi affecté 300 personnes à la recherche sur les sept méga-tendances (dont le changement climatique) qui vont déterminer l'évolution de la gestion d’actifs dans le monde.
Les gérants de hedge funds estiment que les marchés émergents proposent des tendances plus prévisibles que les marchés développés et que, en utilisant une palette d’instruments comprenant les devises, les taux d’intérêt et les obligations, ils peuvent éviter les rendements volatils caractéristiques des investissements dans les actions émergentes, rapporte Financial News.Kay Haigh, un ancien responsable de Deutsche Bank qui a monté sa propre entité, Avantium Investment Management, envisage ainsi de lancer un hedge fund macro dédié aux marchés émergents le 10 octobre prochain. Selon des estimations de Michele Gesualdi, un des gérants de la société de fonds de fonds Kairos Partners, les fonds macro internationaux accusent depuis le début de l’année un recul de l’ordre de 3% à 4% en moyenne alors que les fonds macro dédiés aux marchés émergents affichent sur la même période un gain compris entre 2% et 3% en moyenne.
Selon un sondage effectué par TNS Infrastest pour la Commerzbank entre les 18 et 30 juillet auprès d’un échantillon de 1.000 personnes en Allemagne, 19 % du panel sont disposés à acheter des parts de fonds d’investissement et 12 % des actions.D’après Martin Zielke, membre du directoire de la Commerzbank chargé de la clientèle de particuliers et de professionnels, de nombreux investisseurs jugent la préservation de leur patrimoine plus importante qu’une maximisation des rendements. Dès lors, investir en valeurs mobilières est indispensable, puisque la rémunération de l'épargne est trop faible.Le sondage montre aussi que 66 % personnes interrogées qui détiennent déjà des valeurs mobilières ont l’intention d’opérer de nouveaux investissements en actions et en parts de fonds d’investissement
Aujourd’hui, les actifs les plus «sécurisants», comme l’or, le monétaire, le Bund, les US T notes, le franc suisse et le yen, sont très chers. A contrario, les actifs risqués ne sont pas chers, note Jean-Marie Mercadal, directeur général adjoint en charge des gestions. Ainsi, les valorisations des actions sont au plus bas depuis 20 ans. «Le PER des actions européennes est de 8, tandis qu’il est de 12 pour les actions américains. Côté obligations high yield, elles ont baissé de 8 % pendant l’été, les spreads se sont écartés de 300 points de base (pb) et elles procurent près de 10 % de rendement», précise-t-il. En toute logique, il conviendrait aujourd’hui d’investir dans les actifs plus risqués. «Mais cela implique, d’une part, d’être intimement convaincu que le système, et notamment la zone euro, ne va pas exploser et d’autre part, d’avoir du temps devant soi», souligne Jean-Marie Mercadal. Le scénario d’un démantèlement de la zone euro n’est pas celui qu’il privilégie - il lui accorde une probabilité de 30 % -, ni celui qu’il préfère, mais cela reste clairement une possibilité, qui en tout cas fait paniquer les marchés. Au total, Jean-Marie Mercadal conseille plutôt d’investir dans les obligations convertibles, «une classe d’actifs intervenant à la frontière de ce monde binaire». Il recommande aussi les actions américaines, afin de profiter de l’exposition au dollar, et les actifs émergents, quels qu’ils soient. Chez OFI AM, «nous n’avons bizarrement pas subi de rachats», indique le directeur général adjoint en charge des gestions. Il faut dire, les investisseurs étaient peu revenus sur les actions. Le pôle obligations convertibles, qui représente un encours de 1,1 milliard d’euros, devrait encore profiter de ce nouvel environnement. Pour finir, Jean-Marie Mercadal estime que le retour de la confiance des marchés passera par la publication par les banques de leur exposition aux obligations des Etats périphériques. «Cela permettrait d’évaluer le scénario de sortie à l’euro. Aujourd’hui, les marchés sont dans le flou le plus complet, d’autant que les stress test n’ont pas porté sur les dettes périphériques». Il ajoute qu’aujourd’hui, la panique boursière est plus liée aux hésitations politiques, et que cela est très difficile à mesurer pour un gérant d’actifs.
Le fonds de pension danois investit 375 millions de couronnes danoises, soit quelque 50 millions d’euros, dans un fonds immobilier international dans le cadre de sa stratégie de renforcement de ses investissements dans l’immobilier en dehors du territoire national, rapporte le site IPERealEstate.PKA, qui a ces dernières années privilégié les investissements dans l’immobilier au Danemark, a ainsi investi dans le fonds SPF II géré par le danois Sparinvest qui vise une performance annuelle de l’ordre de 13%. Avec ce nouvel engagement, les investissements de PKA dans l’immobilier international s'élèvent à 1,4 milliard de couronnes, les investissements sur le marché immobilier danois représentant 11,5 milliards de couronnes. Les actifs sous gestion de PKA s'élèvent à environ 150 milliards de couronnes danoises, soit un peu plus de 20 milliards d’euros.
Durant la semaine au 14 septembre, c’est bien évidemment la crainte d’un défaut grec qui a motivé le comportement des investisseurs. Les rachats sur les fonds d’actions et d’obligations européennes ont atteint leur plus haut niveau depuis cinq semaines, selon les données communiquées par EPFR Global.Les fonds d’actions dans leur ensemble ont toutefois enregistré une collecte nette de 9 milliards de dollars. Il est vrai que les fonds d’actions américaines ont réalisé leur plus forte collecte depuis la mi-juin 2008 mais uniquement par le biais d’un seul fonds indiciel qui a drainé plus de 12 milliards de dollars sur la semaine. Toutefois, hors ce flux exceptionnel, les rachats subis par les fonds gérés activement ont été peu ou prou compensés par les souscriptions des fonds gérés passivement. En Europe, les fonds d’actions ont été durement affectés par l’envolée des rendements sur les dettes grecque et italienne. Les rachats de la semaine ont pour la première fois depuis le début de l’année entraîné une décollecte nette sur l’année à la mi-septembre, les rachats de la clientèle retail effaçant les engagements de la clientèle institutionnelle en faveur des fonds d’actions allemandes. Les fonds obligataires, grâce notamment à l’intérêt pour les marchés émergents et américain, ont terminé la semaine sous revue sur une collecte nette de 2,62 milliards de dollars. Fin de partie en revanche pour les fonds monétaires qui, après plusieurs semaines de rachats significatifs, ont subi une décollecte nette de 16,7 milliards de dollars en raison des interrogations sur le rôle du crédit court terme pour les banques européennes dans le cadre de leur politique de financement.
Philip Poole, récemment nommé responsable de la stratégie macro et d’investissement de HSBC Global Asset Management (HSBC GAM), devrait prochaienement présenter une stratégie d’investissement «maison» unique qui sera adoptée par l’ensemble des différentes divisions de la société, rapporte Asian Investor.Cette décision fait suite à l’abandon par le groupe de différentes marques, Halbis pour la gestion alternative, Sinopia pour les produits quantitatifs et structurés, ou encore Republic pour la gestion de fortune privée, au bénéfice d’une seule marque, HSBC Global Asset Management. Les analystes et gérants des différentes entités concernées ont néanmoins continué comme précédemment de produire leurs propres scénarios macroéconomiques et d’investissement, ce qui a pu entraîner parfois l’envoi de messages contradictoires à destination de la clientèle. D’où la décision de parler désormais d’une seule voix en ce qui concerne les prévisions macro et les stratégies d’investissement. Les actifs sous gestion de HSBC GAM s'élèvent à environ 465 milliards de dollars.
Le patron de Paulson & Co, John Paulson, a présenté ses excuses pour la volatilité inhabituelle de ses fonds et il a promis de compenser les pertes récentes ; il a reconnu avoir commis des erreurs et annoncé qu’il effectue des ajustements.Mais, note The Wall Street Journal, il y a un point sur lequel il a affirmé ne pas avoir changé, c’est son penchant haussier. Pour lui, les problèmes des Etats-Unis peuvent être résolus, les Etats-Unis ne sont pas l’Europe. L'économie et la Bourse américaines vont s’améliorer.
Interrogés par L’Agefi, Marie-Suzanne Mazelier et Thomas Giquel, gérants investment grade chez Amundi notent qu’avec des primes de crédit de 300 points de base, les niveaux atteints récemment sont plus larges qu’en 2008-2009, après la faillite de la banque Lehman Brothers. Ainsi le taux de défaut implicite mesuré par ces spreads serait proche de 22% sur un horizon de 5 ans. Ces niveaux semblent exagérés selon les deux professionnels qui, à court terme, et compte tenu de la volatilité liée notamment à la crise des dettes souveraines, profitent des niveaux de valorisation atteints pour renforcer l’exposition en titres industriels de maturité intermédiaire.
Lors de la Conférence annuelle de l’International Corporate Governance Network (ICGN) à Paris, Dominique Sennequier, CEO d’Axa Private Equity (28 milliards de dollars d’encours fin juin), a expliqué que l’investissement responsable fait désormais partie intégrante à tous les stades de l’activité de son groupe (lire notre article du 14 septembre). Cela s’explique, outre par des raisons éthiques, par le fait qu’Axa PE conserve ses investissements en moyenne cinq ans, et s’engage donc sur la durée. Le gestionnaire demande aux sociétés dans lesquelles il envisage d’investir qu’ils communiquent leur doctrine et leurs pratiques en matière environnementale, sociale et de gouvernance (ESG). Ce parti-pris s'étend aussi aux investissements en infrastructures, pour lesquels AXA PE s’est assuré le concours d’un consultant spécialisé, en l’occurrence Ethifinance.Mais Axa PE n’est pas seul dans le monde du private equity à prendre en compte ces critères. Dominique Sennequier a constaté que parmi les signataires des Principes de l’investissement responsable des Nations-Unies (UN-PRI), 98 sont des acteurs du private equity, dont 57 européens (avec 22 français). Quant au Private Equity Council des Nations-Unies (PEC), il comprend des maisons qui ont mis au point leur propre code d’investissement responsables, avec un contenu similaire aux UN-PRI, mais sans obligation de reporting. Cela posé, KKR publie un rapport spécial consacré aux thématiques ESG, et Axa PE consacre une partie de son rapport à ce sujet.Parmi les membres du PEC, on relève des noms prestigieux comme Axa PE, Apax, Apollo, Bain, Blackstone, Carlyle, KKR, Permira, Providence, Silver Lake et TPG Capital.
Fin 2010, selon la National Association of State Retirement Administrators, l’allocation des fonds de pension des Etats américains aux hedge funds était de 10 % contre 3 % en 2001. C’est largement moins que l’exposition des fondations universitaires, constate The Wall Street Journal.Néanmoins, les fonds de pension, qui étaient en moyenne investis à 50,9 % en actions fin décembre, pourraient vouloir changer leur allocation pour des produits moins volatils et cela devrait profiter aux fonds de hedge funds avant de se lancer dans des investissements en direct dans des single hedge funds.Les fonds de hedge funds sont le moyen le plus rapide de faire évoluer les allocations d’actifs, comme l’explique T.J. Carlson, le CIO du Kentucky Retirement System.
L’un des ateliers sur les «sujets chauds» de la conférence annuelle de l’International Corporate Governance Network (ICGN) à Paris mardi était consacré à l’investissement responsable dans les «autres classes d’actifs». De fait, Dominique Sennequier, CEO d’Axa Private Equity, Tatiana Bosteels, head of Responsible Property Investment chez Hermes Real Estate, et Daniel Summerfield, co-head of Responsible Investment du fonds de pension Universities Superannuation Scheme (USS) et spécialiste de l’investissement dans les hedge funds, sont tombés d’accord sur deux constatations : les investisseurs allouent une part croissante de leur portefeuille aux actifs alternatifs et ils commencent à attendre les mêmes normes d’investissement responsable pour toutes les classes d’actifs. Et les professionnels de la gestion en sont arrivés à présent au stade de la mise en œuvre pour se conformer à ces attentes.C’est le cas pour Axa Private Equity, qui a désormais intégré les principes environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) à toutes les étapes du processus, depuis la due diligence avant l’investissement jusqu'à la revente, pour toutes les différentes activités couvertes par le private equity. Le groupe a même inventé la redistribution d’une partie des plus-values de cession aux salariés de l’entreprise concernée, ce qui est loin de faire l’unanimité dans la profession. Mais Dominique Sennequier explique que cette ristourne sur la performance permet d’obtenir l’adhésion des syndicats et augmente les chances de réaliser des transactions plus nombreuses.Comme Dominique Sennequier pour le private equity, Tatiana Bosteels estime que l’investissement dans l’immobilier s’inscrit dans une optique de long terme et un environnement réglementaire de plus en plus strict, qui impose la prise en compte des critères ESG, la responsabilité du gestionnaire étant d’autant plus importante qu’il est aussi impliqué dans la gestion physique des actifs. La profession commence à prendre en compte ce contexte, mais manque encore d’outils de mesure fiables.Pour Daniel Summerfield, les investisseurs attendent des hedge funds surtout un surcroît de transparence et la nomination d’administrateurs véritablement indépendants, et un jugement tout récent aux îles Caïman vient d’ailleurs de fixer le cahier des charges qui incombent aux administrateurs.Enfin, Heike Reichelt, Head of Investor Relations and New Products de la Banque Mondiale, a souligné que l’investissement responsable a également pris racine dans le domaine obligataire, avec les «Green Bonds» que son employeur a développés et émis à la demande de SEB et de fonds de pension nordiques désireux, sans disposer des ressources d’analyse en interne, de contribuer par exemple à la réduction des émissions de gaz à effet de serre ou au développement des énergies renouvelables dans des pays à revenu moyen. Ce marché représente déjà 12 milliards de dollars, dont 2,5 milliards émis en 15 monnaies par la Banque Mondiale et 1,3 milliard émis par la Banque Européenne d’Investissement. La Société de Finance Internationale et la Banque Asiatique de Développement ont également émis des Green Bonds.
Un nombre croissant d’investisseurs anticipent une récession en Europe dans les douze prochains mois, selon le dernier sondage réalisé par BofA Merrill Lynch entre les 1er et 8 septembre auprès d’un échantillon de 286 gérants dont les actifs sous gestion s'élèvent à quelque 831 milliards de dollars.Plus précisément, 55% des gérants européens estiment que l’Europe pourrait enregistrer deux trimestres consécutifs de croissance négative au cours des douze prochains mois. En juillet dernier, seulement 14% des participants au sondage envisageaient une telle éventualité.Les investisseurs sont aussi de plus en plus nombreux à se focaliser sur les risques liés aux problématiques de dette souveraine et au secteur bancaire, 68% des participants au sondage mettant la crise de la dette dans la zone euro en tête de ces risques, contre 60% en août et 43% en juin dernier. La confiance vis-à-vis des banques européennes se retrouve par ailleurs à son plus bas niveau depuis janvier 2003.Ces perspectives négatives se retrouvent bien évidemment dans les stratégies d’investissement des gérants, avec 38% d’entre eux qui sous-pondèrent les actions européennes contre 15% le mois précédent. A l'échelle mondiale, les actions sont sous-pondérées (à hauteur de 5%) pour la première fois depuis plus de deux ans. «L’enquête montre que le sentiment sur l’Europe est si négatif que le risque de contagion au reste de la planète a considérablement augmenté», indique Gary Baker, responsable de la stratégie sur les actions européennes chez BofA Merrill Lynch Research.BofA Merrill souligne que l’indicateur composite ML Risk & Liquidity mesurant l’aversion des investisseurs au risque s’est inscrit début septembre à des niveaux jamais vus depuis mars 2009, dans le sillage de la dernière crise financière. Le sondage indique que 45% des investisseurs prennent moins de risques qu’il est d’usage par rapport aux indices de référence, soit une augmentation de près de 20 points de pourcentage par rapport au mois d’août.Corollaires de ces évolutions, les investisseurs maintiennent des poches de liquidité importantes, 4,9% sur l’ensemble de leurs portefeuilles, un tiers d’entre eux étant surpondéré en cash. Ils sont par ailleurs mieux disposés vis-à-vis des obligations, la part des investisseurs sous-pondérés étant de 21% début septembre contre 45% en juillet dernier.La détérioration des perspectives en Europe a déprimé le sentiment des investisseurs sur les autres régions du monde. C’est ainsi que 42% des gérants japonais prévoient une amélioration de la situation économique dans les douze prochains mois, contre 75% un mois plus tôt. De la même façon, 30% des gérants régionaux s’attendent à un ralentissement de l'économie chinoise au cours des douze prochains mois, contre 11% en août.
Mutual Fund Wire rapporte qu'à fin août, le Total Return Bond Bund de Pimco géré par Bill Gross avait remonté son allocation aux Treasurys américains à 16 % contre 10 % fin juillet.